Montréal
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| Montréal | |
|---|---|
![]() Détail | Image:Flag of Montreal.svg Détail |
| Pays | Image:Flag of Canada.svg Canada |
| Province | Image:Flag of Quebec.svg Québec |
| Statut de la municipalité | Ville |
| Code géographique | 24 66023 |
| Date de constitution | 1er janvier 2002 |
| Maire Mandat en cours | Gérald Tremblay Union des citoyens et des citoyennes de l’Île de Montréal Janvier 2006 - janvier 2010 |
| Latitude Longitude | 45° 28' 00" Nord 73° 45' 00" Ouest |
| Superficie | 363,52<ref>Ville de Montréal - Répertoire des municipalités - Ministère des affaires municipales et des régions, consulté le 5 novembre 2006</ref> km² |
| Population | 1 637 563 hab. (2006) |
| Densité | 4504,7 hab./km² |
| Gentilé | Montréalais, Montréalaise |
Montréal (se prononce Image:Ltspkr.png/mɔ̃ʀeal/ en français international, /mɒ̃ɾeal/ avec l'accent québécois et Image:Ltspkr.png/ˌmʌntɹiˈɒːl/ en anglais) est à la fois région administrative et métropole du Québec (la plus grande ville du Québec). Elle représente aussi la deuxième ville canadienne en importance et la seule métropole francophone en Amérique du Nord. Considérée comme étant la quatrième ville francophone au monde après Kinshasa, Paris et Abidjan, elle représente, du point de vue de la proportion de ses habitants qui sont de langue maternelle française, la deuxième plus grande agglomération francophone dans le monde. La ville a accueilli l'exposition universelle de 1967 et les Jeux Olympiques d'été de 1976.
La ville est un centre majeur du commerce, de l'industrie, de la culture, de la finance et des affaires internationales. La population de l'île de Montréal est d'environ 1,9 million d'habitants, tandis qu'environ 3,7 millions de personnes habitent le Grand Montréal. Environ 67 % de la population est francophone (de culture et de langue française), environ 23 % sont néo-canadiens (de culture autre que française et anglaise), tandis que 10 % sont anglophones (de culture et de langue anglaise), faisant de Montréal une ville multiculturelle.
Sommaire |
[modifier] Présentation
Montréal est située sur l'île du même nom, la plus grande de l'archipel d'Hochelaga, au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la rivière des Outaouais. En amont, la rivière des Outaouais se jette dans le lac des Deux-Montagnes pour se diviser en trois branches principales, dont la rivière des Prairies et le fleuve Saint-Laurent qui bordent l'île de Montréal au nord et au sud, respectivement. De fait, Montréal possède plus de 266 kilomètres de rives.
L'agglomération se compose également de 75 îles et îlots, dont l'île Jésus qui forme la ville de Laval, l'île Perrot, l'île Bizard, l'île des Sœurs, l'île Sainte-Hélène et l'île Notre-Dame.
La ville tient son nom de la proximité immédiate du mont Royal, montagne et vaste espace vert urbain, aujourd'hui ceint par l'urbanisation et porteur de l'image de la ville.
Près de 3 607 200 personnes habitent la région métropolitaine de Montréal<ref>Statistique Canada, 2004.</ref>. La population de l'île de Montréal est de quelque 1 850 000 personnes et celle de la ville comme telle, d'un million et demi.
Au sud-est de l'île, le Vieux-Montréal constitue le centre historique et abrite de nombreux attraits, notamment le Vieux-Port, la place Jacques-Cartier, l'hôtel de ville, la place d'Armes, et la basilique Notre-Dame.
Le centre-ville de Montréal recèle plusieurs gratte-ciels modernes tels le 1000 De La Gauchetière, le 1250 René-Lévesque, la tour CIBC, la tour de la Bourse. La plus célèbre reste la place Ville-Marie, conçue par l'architecte Ieoh Ming Pei (1962) et qui a consacré le déplacement du centre-ville en son site actuel. Cette tour cruciforme est sise au-dessus d'un centre commercial souterrain qui constitue la plaque tournante de la ville souterraine, l'une des plus grandes au monde, donnant accès à des centaines de commerces, restaurants, bureaux et boutiques intérieurs, ainsi qu'au réseau de métro et aux principaux terminus de transport, le tout à l'abri des intempéries.
Le Parc olympique situé dans l'est de la ville comprend le Biodôme (musée moderne et laboratoire permanent en écologie), l'Insectarium, et le Jardin botanique, le second jardin botanique en importance au monde après celui de Kew, en Angleterre. La ville de Montréal possède aussi un Planétarium ainsi qu'un musée dédié à l'eau, la Biosphère. De nombreux festivals sont organisés annuellement à Montréal.Avec son énorme village gai, le plus grand quartier du genre en Amérique du Nord et l'un des plus grands au monde, Montréal est l'un des pôles de la vie gaie et lesbienne au Canada. Montréal fut choisie, entre 1999 et 2000, afin de faire partie du groupe sélect de capitales gaies mondiales, comprenant, en 1999, les villes de Montréal, Paris, Munich, Manchester, Sydney et en 2000, Amsterdam, Berlin, Manchester et Paris. En 2006, elle accueille les premiers Outgames mondiaux (Jeux olympiques LGBT).
[modifier] Histoire
- Article détaillé : Histoire de Montréal.
- Article détaillé : Chronologie de l'histoire de Montréal.
[modifier] De Hochelaga à la traite des fourrures
Le village fortifié d'Hochelaga, des Iroquoiens du Saint-Laurent, se trouvait sur l'île lors de la visite de Jacques Cartier en octobre 1535. Il l'avait baptisée « Mons realis » (Mont royal en latin). Au XXe siècle, des archéologues découvrirent des artefacts permettant d'évaluer une présence humaine environ 3000 à 4000 ans avant notre ère. Toutefois, à l'époque de la fondation de la ville de Québec par Samuel de Champlain le 3 juillet 1608, il n'y avait plus de trace du village d'Hochelaga; son emplacement demeure inconnu.
En 1615, Samuel de Champlain émet l'idée d'une nouvelle ville sur le fleuve Saint-Laurent en vue de promouvoir la religion catholique parmi les Indiens de la Nouvelle-France.
Les Français ne s'y sont installés que le 17 mai 1642, quand un groupe de prêtres, religieuses et colons de la Société Notre-Dame de Montréal menés par Paul Chomedey de Maisonneuve a fondé le village de Ville-Marie. Parmi ces colonisateurs, on note Jeanne Mance qui fonda bientôt l'Hôtel-Dieu de Montréal, le premier hôpital d'Amérique du Nord.
En 1680, on dénombre 493 personnes à Montréal ; 75 Parisiens, 68 Normands, 54 Aunisiens (La Rochelle), 35 Angevins, 34 Poitevins, 28 Manceaux, 23 Saintongeais, 17 Bretons, 16 Percherons, 13 Angoumois, 12 Champenois et 10 Picards.
En août 1701, 1300 Amérindiens du nord-est de l'Amérique se réunirent à Montréal (qui comptait alors 1200 habitants) pour établir une paix entre leurs différentes nations ainsi qu'avec les Français. La Grande paix de Montréal, comme fut nommé ce traité, permit la fin des hostilités handicapant le commerce des fourrures en Nouvelle-France. À cette même époque, la ville compte plus de 2000 âmes.
Le village a ainsi grandi et est devenu un centre important de la traite des fourrures. Ce fut le point de départ de l'exploration française de l'intérieur par des explorateurs tels Louis Jolliet, La Salle, La Vérendrye et Duluth.
Des remparts de bois sont construits dès 1725, puis la ville est fortifiée vers 1740 et reste française jusqu'en 1760, lorsque le Duc de Lévis se rend à l'armée britannique commandée par Lord Jeffrey Amherst.
[modifier] Régime colonial britannique et industrialisation
En 1759, la ville française de Montréal comptait plus de 5000 âmes. Après la conquête britannique de 1760, Montréal ressemble beaucoup aux villes de province française. Le fond de population et l'immense majorité est partout française. Mais le peuple francophone reste un peuple conquis. Les classes riches sont pour la plupart anglaises. Bien que le français soit la langue presque universellement parlée, la plupart des journaux, les affiches, et jusqu'aux enseignes des marchands français sont en anglais.
La croissance rapide de la ville fut accélérée par la construction en 1824 du canal de Lachine, permettant aux navires de franchir les rapides de Lachine au sud de l'île. L'industrie artisanale a peu à peu cédé la place à une industrialisation plus poussée. La seconde moitié du XIXe siècle a amené le rapide développement du chemin de fer et la compagnie ferroviaire du Canadien Pacifique y installa son siège social en 1880, faisant de la ville le nœud ferroviaire du Canada.
Entre les épidémies et les grands incendies, Montréal, alors le centre d'un vaste arrière-pays, développa une solide bourgeoisie commerciale puis industrielle, principalement anglaise. Elle fut cependant desservie par les troubles politiques lors de la rébellion des Patriotes de 1837-1838. Le Parlement du Canada-Uni y était situé entre 1843 et 1849 avant son incendie par des émeutiers anglais.
Le fort développement des banques et des autres institutions financières à la même époque donne l'élan permettant à Montréal de devenir le centre financier canadien durant toute la première moitié du XXe siècle. Une idée fort répandue veut que l'arrivée au pouvoir des indépendantistes québécois à Montréal dans la deuxième moitié du XXe siècle entraîne le déclin économique et démographique de Montréal (Paul-André Linteau, Montréal, Boréal, 1992, science politique).
[modifier] Ville internationale contemporaine
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| Source : Ville de Montréal | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Le déplacement graduel des populations vers l'ouest achèvera le déclassement de Montréal durant les décennies suivantes. Une importante restructuration industrielle et un développement des industries culturelles donneront ensuite un second souffle à la ville.
Le statut international de la ville a été assuré par l'Exposition universelle de 1967, tenue en même temps que les célébrations du 325e anniversaire de la ville et par les Jeux Olympiques d'été de 1976.
En date du 1er janvier 2002, l'ensemble des municipalités situées sur l'île de Montréal, totalisant une population de 1 871 774 personnes, ainsi que sur plusieurs îles périphériques qui composaient jusqu'à présent la Communauté urbaine de Montréal, furent fusionnées par une loi du gouvernement du Québec pour former la nouvelle ville de Montréal.
Vingt-sept banlieues ont ainsi été intégrées à l'ancienne ville et transformées en arrondissements, contre la volonté de certaines d'entre elles, particulièrement des banlieues anglophones du secteur ouest de l'île.
Après l'élection d'un gouvernement Libéral à Québec, un référendum sur les défusions municipales eut lieu le 20 juin 2004. Sur les 22 municipalités fusionnées en 2002 qui ont obtenu d'avoir la tenue d'un référendum sur la défusion suite à la signature de registres, 15 ont voté pour redevenir des municipalités autonomes. Cela leur fut accordé en date du 1er janvier 2006, bien qu'avec des pouvoirs réduits. La ville de Montréal et les municipalités défusionnées se retrouvent au sein d'un conseil d'agglomération qui gère les compétences d'agglomération (ex. : police, pompiers, eau, développement économique) et les villes défusionnées gèrent les compétences de proximité (loisirs, travaux publics, etc.).
| | Image:Flag of Quebec.svg |
|---|---|
| Montréal – Québec (capitale) – Laval – Gatineau – Longueuil Sherbrooke – Saguenay – Lévis – Trois-Rivières – Terrebonne | |
[modifier] Événements historiques
- Article détaillé : Chronologie municipale de Montréal.
- En 1643 est érigée la première croix sur le mont Royal par Paul Chomedey de Maisonneuve, fondateur de la ville, pour accomplir un vœu qu'il avait fait à la Sainte Vierge après avoir prié pour l'arrêt d'une inondation dévastatrice.
- C'est aux alentours de 1740 que sont construites les fortifications de Montréal, remplaçant les anciens remparts de bois. De 1804 à 1812 elles sont démolies, suite aux pressions populaires. De nos jours ne subsistent qu'une mince portion des remparts, notamment au parc du Champ-de-Mars et au Musée Pointe-à-Callière.
- C'est en 1925 que débute la construction du pont Jacques-Cartier qui est inauguré le 14 mai 1930. Une légende urbaine veut que les quatre embouts de la travée principale, dont l'apparence leur a mérité le surnom de « tours Eiffel », aient été offerts par la France. Cependant, ils étaient prévus au plan original.
- Le 14 octobre 1966 marque l'inauguration du métro de Montréal.
- En 1967 a lieu l'Exposition universelle de Montréal, Terre des Hommes.
- Le discours de Charles de Gaulle depuis le balcon de l'Hôtel de Ville en 1967. Voir l'affaire du « Québec libre ».
- En 1976, Montréal accueille les XXIe Jeux Olympiques d'été.
- En 1980, Montréal accueille les Floralies Internationales sur les sites des îles Notre-Dame et Sainte-Hélène (désormais le Parc Jean-Drapeau).
- En 1993, Montréal remporte sa dernière coupe Stanley avec Le Canadien.
- En 2004, les Expos jouent leur dernier match au Stade Olympique, avant de déménager à Washington.
- En 2005, Montréal reçoit les Championnats du monde des sports aquatiques de la FINA.
- En 2006, Montréal reçoit les Premiers Jeux gays Outgames.
[modifier] Administration municipale
- Article détaillé : Liste des maires de Montréal.
Le maire actuel de Montréal est Gérald Tremblay, membre de l'Union des citoyens et des citoyennes de l'Île de Montréal (UCIM).
[modifier] Conseils et commissions
[modifier] Conseil de ville
Le Conseil de ville, élu démocratiquement, est l'organe décisionnel principal de la ville. Il consiste en 64 membres (45 conseillers de ville et 19 maires d'arrondissement) en sus du maire, provenant de l'ensemble des arrondissements de la ville de Montréal. Le conseil a juridiction dans plusieurs domaines, incluant la sécurité publique, les échanges intergouvernementaux, l'environnement, l'urbanisme et certains programmes de subventions. Le Conseil de ville est également en charge de superviser ou approuver certaines décisions des conseils d'arrondissements.
[modifier] Conseil exécutif
Relevant directement du Conseil de ville, le Conseil exécutif est en charge de la préparation de divers documents, tels le budget ou les règlements municipaux qui sont ensuite soumis au jugement du Conseil de ville. Il est en charge notamment de l'octroi des contrats, des subventions, de la gestion des ressources humaines et financières, de l'approvisionnement et des édifices municipaux.
[modifier] Conseils d'arrondissement
Au nombre de 19, ils consistent en un maire, siégeant également au Conseil de ville, et en un minimum de cinq conseillers (incluant les conseillers de ville). Au total, les 19 arrondissements comprennent 40 conseillers d'arrondissement. Ils sont en charge, localement, de l'urbanisme, de l'enlèvement des matières résiduelles, de la culture, des loisirs, du développement communautaire, des parcs, de la voirie, de l'habitation, des ressources humaines, de la prévention des incendies, de la gestion financière et des tarifications non fiscales.
[modifier] Commissions du conseil
Les sept commissions du conseil sont chargées des consultations publiques et de la réception des commentaires et des critiques liés à leur programme d'activité. Elles sont avant tout des organes de consultation, donc non décisionnels, contrairement au conseil exécutif. Leur mission consiste à bien informer et éclairer le choix des membres du conseil de ville et à favoriser la participation des citoyens dans les débats publics. Chaque commission est formée de sept à neuf membres élus (à l'exception d'un représentant du gouvernement du Québec à la Commission sur la sécurité publique), incluant un président et un vice-président.
[modifier] Partis politiques
| Parti | Initiales | Fondation | Gouvernement | Maire | Maires d'arrondissement | Conseiller de la ville | Conseiller d'arrondissement | Total d'élus |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Union des citoyens et des citoyennes de l'Île de Montréal | UCIM | 2001 | 2002 - […] | 1 | 16 | 32 | 33 | 82 |
| Parti Vision Montréal | VM | 1994 | 1994-2002 | - | 2 | 9 | 4 | 15 |
| Équipe Anjou<ref>L'Équipe Anjou n'a présenté des candidats que dans l'arrondissement Anjou.</ref> | ÉA | ? | - | - | 1 | 1 | 3 | 5 |
| Projet Montréal<ref>Au niveau des règlements du conseil municipal, Projet Montréal n'est pas un parti politique. Un minimum de deux élus doivent siéger au conseil pour être considérer comme un parti.</ref> | PM | 2005 | - | - | - | 1 | - | 1 |
| Indépendant | - | - | - | - | - | 2 | - | 2 |
| Parti Éléphant Blanc de Montréal | PÉBM | 8 août 1989 | - | - | - | - | - | 0 |
Source : Ville de Montréal.<ref>Ville de Montréal. Liste - Élus et districts électoraux des arrondissements. En ligne. (page consultée le 1 décembre 2006).</ref>
[modifier] Arrondissements
Les arrondissements de la ville de Montréal consistent en 19 territoires formant la ville de Montréal.
- Ahuntsic-Cartierville
- Anjou
- Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce
- Lachine
- LaSalle
- Le Plateau-Mont-Royal
- Le Sud-Ouest
- L'Île-Bizard–Sainte-Geneviève
- Mercier–Hochelaga-Maisonneuve
- Montréal-Nord
- Outremont
- Pierrefonds-Roxboro
- Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles
- Rosemont–La Petite-Patrie
- Saint-Laurent
- Saint-Léonard
- Verdun
- Ville-Marie
- Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension
[modifier] Démographie
La Région métropolitaine de Montréal comprend une population de 3 635 733 habitants (2005), selon Statistique Canada. Ce nombre inclut les habitants des villes avoisinantes de Laval, Longueuil et de quelques autres petites municipalités. C'est la 30e plus importante aire urbaine des Amériques et la 77e mondialement.
Les fusions municipales de 2002 ont réduit le nombre de ces municipalités de 109 à 66. La ville de Montréal en tant que telle comprend près de 1,5 million d'habitants depuis les défusions du 1er janvier 2006. Ce nombre élevé d'habitants justifie le fait que la ville de Montréal possède, avec la ville de Laval, son propre district postal, débutant par la lettre H.
[modifier] Langues
La majorité des habitants de la Communauté métropolitaine de Montréal (environ 68,8 %) ont le français pour langue maternelle, une part non négligeable (18,9 %) de la population est néo-canadienne, n'ayant ni le français ni l'anglais comme langue d'origine tandis qu'environ 12,3 % se déclarent anglophones. Sur l'ensemble de l'île de Montréal, le constat change alors qu'environ 53 % de la population se déclare francophone, 29 % allophone et 18 % anglophone. Cependant, la majorité des citoyens ont à tout le moins une connaissance pratique de l'une des deux langues majoritaires et la plupart des allophones ont le français ou l'anglais comme langue seconde. Près de 53 % des Montréalais sont bilingues français et anglais, 29 % des gens parlent uniquement le français et 13 % des Montréalais parlent seulement l'anglais (surtout concentrés dans l'ouest de l'île de Montréal). Certaines personnes ne sont pas capables de communiquer en français ni en anglais. La tendance qu'ont les nouveaux immigrants à apprendre l'une des deux langues majoritaires s'est accélérée depuis l'introduction de la Charte de la langue française durant les années 1970. L'italien, l'allemand, le portugais, l'espagnol, le grec, mais aussi l'arabe, le cantonais et l'hindi sont également des langues utilisées à Montréal (due à l’immigration). L'usage du français à la maison, en général, progresse dans la Communauté métropolitaine de Montréal. La population anglophone a continué de diminuer de 1996 à 2001. Sa proportion est passée de 13,7 % en 1996 à 12,8 % en 2001. La proportion de francophones s'est légèrement accrue durant cette période quinquennale, passant de 67,9 % à 68,1 %.
[modifier] Immigration
La population d'origine européenne est en vaste majorité de descendance française, irlandaise et italienne, toujours selon Statistique Canada<ref>Statistique Canada.</ref>. Les quatre groupes ethniques en importance sur l'île de Montréal étaient, en 2001, les Canadiens, (population établie au Canada depuis plusieurs générations) à 55,7 % (1 885 085), les Français à 26,6 % (900 485), les Italiens à 6,6 % (224 460) et les Irlandais à 4,7 % (161 235). Dans la ville de Montréal, toujours en 2001, les descendants de francophones ou anglophones canadiens d'identité ancestrale, de Français, d'Italiens, d'Haïtiens, de Chinois et de Grecs étaient en majorité. Ceux identifiés en tant que canadiens d'identité dite ancestrale, selon la loi sur les langues officielles du Canada, sont majoritairement de descendance française, irlandaise ou anglaise, ou leurs familles ayant élu domicile sur le territoire depuis plusieurs générations. Souvent vue comme une ville multiculturelle, Montréal reste cependant la métropole la plus homogène en Amérique du nord. Voici la répartition de la population par couleur de peau.
- Blancs : 2 886 400 soit 86,8 % ;
- Noirs : 129 705 soit 3,9 % ;
- Arabes : 67 830 soit 2,0 % ;
- Asiatiques : 56 655 soit 1,7 % ;
- Chinois : 50 115 soit 1,5 % ;
- Multi-races : 46 900 soit 1,4 %.
[modifier] Religion
Voir aussi Archidiocèse de Montréal.
Pour une ville nord-américaine de son importance, Montréal fut dotée d'un grand nombre d'églises et de temples, d'où son surnom, au XIXe siècle, de « ville aux cent clochers ». Près de 84 % de la population de la ville se déclare de tradition catholique, la vaste majorité de l'Église catholique romaine. Cet héritage provient principalement du nombre élevé de descendants et d'immigrants français, italiens, irlandais et portugais. La présence des religions protestantes et orthodoxes, beaucoup moins importantes, est due principalement aux immigrants anglais, grecs et libanais.
Depuis la révolution tranquille des années 1960, très peu de Québécois francophones pratiquent leur religion. La proportion de chrétiens pratiquants au Québec est désormais beaucoup moins élevée que la même proportion ailleurs en Amérique du Nord.
Parmi les religions de tradition non chrétienne, on retrouve en majorité la religion musulmane, principalement dû au fait de nouveaux immigrants. La communauté juive de Montréal, bien qu'en déclin, a eu un impact significatif sur les plans culturels, artistiques, économiques et gastronomiques depuis le XVIIIe siècle. Il y a également de petites communautés bouddhistes, sikhs, bahá'íes et hindoues.
[modifier] Célébrités
- Article détaillé : Liste de Montréalais célèbres.
De nombreuses personnalités sont issues de l'agglomération de Montréal. Parmi elles, on peut citer des chanteurs tels que Leonard Cohen, Michel Rivard et Mylène Farmer, le poète Émile Nelligan, des politiciens tels que les deux ex-Premiers ministres du Canada Pierre Elliott Trudeau et Paul Martin, la joueuse de tennis Mary Pierce, l'astrophysicien et écologiste célèbre Hubert Reeves ou encore l'écrivain Saul Bellow, Prix Nobel de littérature.
[modifier] Géographie
[modifier] Quartiers
Outre la division légale de la ville en arrondissements, Montréal possède différents quartiers. Ils représentent des secteurs spécifiques de la ville. En voici quelques-uns :
- Le Centre-Sud
- Hochelaga-Maisonneuve
- Le mont Royal et ses alentours
- La petite Italie
- La pointe Saint-Charles
- Saint-Henri
- Le Pôle des Rapides
- Le Quartier chinois de Montréal
- Le Quartier du Musée
- Le Quartier international de Montréal
- Le Quartier latin de Montréal
- Le Vieux-Montréal
- Le Red Light
[modifier] Attraits régionaux
À partir de Montréal, quelques circuits récréatifs ou touristiques sont accessibles. On compte parmi eux les montagnes des Laurentides, dont Mont-Tremblant, une importante station de ski, la route des vins de l'Estrie et le mont Saint-Hilaire, reconnu par l'Unesco comme la première réserve de biosphère au Canada.
[modifier] Région métropolitaine
Voir la carte de la région métropolitaine de Montréal.
La région métropolitaine de Montréal est le principal bassin de population du Québec, avec près de la moitié (47 %) de la population québécoise, et le principal centre économique de la province. Elle s'étend sur près de 4000 kilomètres carrés, allant jusqu'à la ville de Saint-Jérôme au nord-ouest, aux MRC (municipalités régionales de comté) de Roussillon et de La Vallée-du-Richelieu à l'est, de Vaudreuil-Soulanges au sud-ouest jusqu'à Lavaltrie au nord-est.La région métropolitaine comprend 65 municipalités et s'étend sur cinq régions administratives : Montréal (totalité), Laval (totalité), les Laurentides, Lanaudière et la Montérégie.
[modifier] Économie
- Article détaillé : Économie de Montréal.
Seconde métropole du Canada, Montréal demeure un centre culturel, industriel, commercial et financier très important. Elle est également une importante ville portuaire, au débouché de la voie maritime du Saint-Laurent qui la relie aux centres industriels des Grands Lacs. En tant que port le plus important de l'Est du Canada, c'est un point de transbordement pour les céréales, les produits pétroliers, la machinerie et les produits manufacturés. Pour cette raison, la ville fait partie de l'axe principal des chemins de fer canadiens et demeure une ville ferroviaire très importante.
Les industries montréalaises incluent l'aéronautique, la pharmaceutique, les hautes technologies, les études supérieures (avec quatre universités), les jeux vidéo, le textile, la mode, l'électronique, le matériel de transport, le tabac et l'imprimerie. Parmi les entreprises importantes ou particulièrement connues de la région montréalaise, on peut citer Bombardier, Hydro-Québec, BCE, Power Corporation, le Canadien National, la Banque Nationale du Canada, Air Canada, Alcan, SNC-Lavalin, Saputo, CGI, Quebecor, Domtar et Métro Richelieu.
Montréal possède un marché boursier important, avec la Bourse de Montréal et NASDAQ Canada. Depuis le 7 décembre 2005, la Bourse de Montréal s'est unie au Chicago Climate Exchange, dans la foulée de la Conférence concernant la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), afin de créer le Marché climatique de Montréal, un marché de produits environnementaux.
[modifier] Statistiques
En 2006, le taux de chômage est de 13,1 % sur l'île de Montréal et de 11,2 % dans l'agglomération. Les taux les plus élevés sont dans les arrondissements de Ville-Marie, Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Villeray-Saint-Michel-Parc Extension, Verdun, Sud-Ouest, Lasalle et Montréal-Nord<ref>Atlas socio-économique montréalais.</ref>.
Les secteurs d'activités de la population montréalaise (sur l'île) sont<ref>Atlas socio-économique montréalais.</ref> :
- Services à la production : 14,2 % ;
- Services de distribution : 9,2 % ;
- Services à la consommation : 25 % ;
- Services gouvernementaux, d'enseignement et de santé : 20,8 % ;
- Secteur manufacturier : 16,8 % ;
- Secteur de la construction : 2,7 %.
[modifier] Organisations internationales
La ville possède près de 71 sièges d'organisations internationales, dont 67 organisations non gouvernementales (ONG)<ref>Montréal en bref.</ref>. Parmi celles-ci, on retrouve notamment :
- L'Organisation de l'Aviation Civile Internationale (OACI), une agence des Nations unies ;
- L'Association Internationale du Transport Aérien (IATA) ;
- L'Agence Mondiale Antidopage (AMA), un organisme olympique ;
- L'Institut de Statistique de l'UNESCO (ISU).
[modifier] Culture et communications
[modifier] Festivals et événements
- Article détaillé : liste des festivals et événements à Montréal.
De nombreux festivals ont lieu chaque année à Montréal. Compte tenu de l'hiver peu clément, la majorité de ceux-ci ont lieu durant la période estivale, tels le fameux Festival International de Jazz de Montréal ou encore les FrancoFolies de Montréal. À l'occasion du Festival de Jazz, de grandes sections des rues du centre-ville sont fermées pour laisser place à des scènes extérieures, lieux de spectacles gratuits, et à la circulation piétonnière. La ville comporte également de nombreux festivals musicaux et cinématographiques. On dit que Montreal est la meilleure ville au Canada pour les divertissements, grâce aux activités nombreuses qu'elle offre.
Chaque dimanche d'été ensoleillé, un certain nombre de gens se réunissent pour les Tam-tams du mont Royal, rendez-vous interculturel et musical très populaire, notamment auprès des jeunes. Le centre du rassemblement est le monument à Sir George-Étienne Cartier, au parc Mont-Royal.
[modifier] Lieux culturels
Montréal est un important centre de la culture québécoise et est internationalement reconnue pour son effervescence culturelle. Le complexe culturel de la Place des Arts abrite le Musée d'art contemporain et plusieurs théâtres. Il est le siège de l'Opéra de Montréal et de l'Orchestre symphonique de Montréal. Ce dernier devrait recevoir une salle spécialement construite sur un site adjacent dans les prochaines années.
On trouve à Montréal une importante culture des cafés, un peu sur le modèle français. En effet, contrairement à la plupart des autres villes universitaires nord-américaines, il n'est pas rare de voir des étudiants travailler en groupe dans les cafés montréalais, surtout aux abords des trois campus universitaires du centre-ville.
[modifier] Musées et théâtres
- Article détaillé : liste des musées et théâtres de Montréal.
La ville possède de nombreux musées depuis le musée d'archéologie et d'histoire de Montréal en passant par le célèbre Musée des beaux-arts ou encore le Musée Juste pour Rire, sans compter les nombreux théâtres dont la liste ne cesse de s'allonger depuis une trentaine d'années. Parmi ceux-ci, on retient notamment le Théâtre St-Denis, le Théâtre du Rideau Vert ou encore le Théâtre du Nouveau Monde, fondé en 1951.
[modifier] Monuments
- Article détaillé : liste des monuments de Montréal.
Les monuments de la ville se réfèrent principalement à l'une ou l'autre de ses cultures francophone ou anglophone. La Société Notre-Dame de Montréal qui a fondé Ville-Marie est commémorée par un obélisque situé à la place d'Youville et son principal fondateur, Paul Chomedey de Maisonneuve, par une statue au centre de la place d'Armes.
L'époque des explorateurs français est commémorée par la préservation de deux de leurs maisons. Celle d'Antoine Laumet de La Mothe, sieur de Cadillac, fondateur de la ville de Détroit aux États-Unis, se situe à l'angle des rues Notre-Dame et Saint-Laurent. Celle de René Robert Cavelier de La Salle, célèbre explorateur de la région du Mississippi, se trouve à l'angle des rues Saint-Paul et Saint-Pierre, dans le Vieux-Montréal.
Claude de Ramezay, devenu gouverneur de Montréal en 1704, se fit construire l'année suivante une maison qui allait devenir plus tard le quartier général de l'armée d'invasion des rebelles Américains, par la suite une cour de justice, ainsi qu'un établissement éducationnel pour finalement devenir définitivement un musée en 1895. La structure a souvent été retravaillée et agrandie, notamment l'addition en 1903 de la tourelle qui donne au bâtiment sa silhouette et la grande rénovation des années 1970 qui a solidifié les fondations. Situé à l'angle des rues Notre-Dame et Saint-Claude, juste en face de l'Hôtel de Ville, le Musée du Château Ramezay est un important lieu d'histoire montréalaise.
Le passage au régime britannique est commémoré par la Colonne Nelson, un des monuments les plus controversés de la ville, situé sur la place Jacques-Cartier et représentant pour certains les visées impérialistes britanniques, ainsi que la statue de la reine Victoria, au Square Victoria. Un rappel du Canadien de jadis se trouve sur la Maison du Patriote, rue Saint-Paul dans le Vieux-Montréal. Un monument à Sir George-Étienne Cartier, un des pères de la confédération canadienne, trône à l'entrée du parc Mont-Royal.
Le catholicisme est aussi partie intégrante de la culture montréalaise et québécoise. La Pietà, datant de 1855 et située dans le Mausolée La Pietà du cimetière Notre-Dame-des-Neiges, qui est une reproduction grandeur nature de la sculpture de Michel-Ange de la Basilique Saint-Pierre au Vatican.
[modifier] Patrimoine religieux
- Article détaillé : liste du patrimoine religieux de Montréal.
La religion, qui fut la raison même de la fondation de la ville, possède à Montréal un passé riche et très complexe, s'étant au fil des années enrichi de nombreuses croyances, outre le catholicisme. La ville est en effet renommée pour sa richesse en églises et temples de toutes dénomination, qui lui ont valu au XIXe siècle le surnom de « ville aux cent clochers ».
Parmi les édifices les plus importants historiquement, on retrouve notamment l'Oratoire Saint-Joseph, la plus grande église dédiée à ce saint au monde, la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, première église de Montréal ainsi que la Basilique Notre-Dame, la deuxième plus grande église en Amérique.
[modifier] Autres
D'autres points importants de la vie culturelle montréalaise sont l'Agora de la danse, le Centre commémoratif de l'Holocauste et Tohu, la Cité des Arts du Cirque.
[modifier] Éducation
Montréal a l'une des proportions les plus élevées d'étudiants postsecondaires de toutes les grandes villes d'Amérique du Nord, grâce à ses quatre universités urbaines et à leurs écoles affiliées. Toutes proportions gardées, sa population étudiante est comparable à celle de Boston, laquelle est réputée pour comporter la plus grande concentration de lauréats de prix Nobel au monde.
Bien que les universités soient divisées linguistiquement, l'université Concordia, officiellement bilingue, comportent certains départements où il est possible de remettre des travaux en français ou en anglais, bien que ce soit une université anglophone. L'Université de Montréal, établissement francophone, permet aussi à ses étudiants de remettre leurs travaux soit en français ou en anglais. L'université de langue anglaise McGill offre par ailleurs aussi ce service.
| Universités de l'agglomération de Montréal | |
|
Université Concordia | Université de Montréal | Université du Québec à Montréal | Université McGill | |
[modifier] Universités francophones
Deux grandes universités francophones sont situées à Montréal. Elles sont fréquentées par des montréalais, mais aussi des gens d'autres régions du Québec et du Canada. De nombreux étudiants provenant d'une multitude de pays choisissent d'étudier dans ces universités francophones de réputation internationale. L'Université de Montréal (U de M) est l'une des dix grandes universités du Canada en plus d'être la plus importante du Québec. L'UdeM est la première université francophone établie à Montréal et la deuxième plus grande après la Sorbonne, en France.
- HEC Montréal (affiliée à l'Université de Montréal)
- L'École polytechnique de Montréal (affiliée à l'Université de Montréal)
- Centre hospitalier de l'Université de Montréal
- L'Université du Québec à Montréal (UQAM) est affiliée à l'Université du Québec. Son pavillon principal est situé là où a été créée la première université francophone de la ville.
- École de design
- École de langues
- École supérieure de mode de Montréal
- École de technologie supérieure (ETS, affiliée à l'Université du Québec)
- École nationale d'administration publique (ENAP, affiliée à l'UQAM)
- Institut national de la recherche scientifique (INRS, affiliée à l'Université du Québec)
[modifier] Universités anglophones
Deux universités anglophones attirent un nombre important d'étudiants des États-Unis d'Amérique, notamment. Celles-ci sont en grande partie responsables de la forte population étudiante de l'arrondissement de Ville-Marie et du quartier de Notre-Dame-de-Grâce.
L'Université Concordia, de réputation plus moderne et ouverte à tous, est officiellement bilingue : les élèves peuvent remettre leurs travaux et faire leurs examens en français ou en anglais. Concordia est couramment en expansion, avec la construction et l'acquisition de nouveaux édifices, dont le moderne pavillon d'informatique, génie électrique et arts, ainsi que l'édifice historique de l'ancien couvent des Sœurs grises.
L'Université McGill, de réputation plus traditionnelle, est une des universités les plus anciennes au Canada. Elle est considérée comme l'une des universités canadiennes les plus prestigieuses au monde, comptant parmi les meilleures universités de l'Amérique du Nord et celles du monde de tradition anglo-saxonne. Selon le Times Higher Education Supplement, McGill est la meilleure université canadienne et l'une des 25 meilleures au monde.
- Quatier étudiant traditionnel : le ghetto McGill
- Association avec Marianopolis College pour le programme de musique
- Hôpitaux universitaires : Hôpital Royal Victoria sur le campus, faisant partie du CUSM
[modifier] Autres
| Précédée par: Anvers | Capitale mondiale du livre 2005 | Succédée par : Turin |
La Grande Bibliothèque du Québec est sise à Montréal, comprenant la collection de la Bibliothèque nationale du Québec. Elle est situé au centre-ville (arrondissement Ville-Marie), au nord du Quartier Latin. Ouverte depuis le 3 mai 2005, elle remplace l'ancienne bibliothèque de la rue Sherbrooke. Notamment, le niveau 3 contient la Collection Saint-Sulpice, construite à partir de l'année 1844. Avec des ouvrages aussi anciens, elle est à caractère patrimonial et doit donc être consultée sur place. Elle s'est enrichie au fil des années de collections privées, telles celles de Louis-Joseph Papineau et Louis-Hippolyte Lafontaine.
Montréal comporte également plusieurs cégeps, des établissements de niveau collégial offrant aussi des formations professionnelles. Voir la liste des cégeps de Montréal.
[modifier] Médias
- Article détaillé : liste des médias de Montréal.
Montréal est un centre médiatique très important, vu sa situation de métropole du Québec. S'y trouvent en effet les bureaux des quotidiens la Presse et le Devoir ainsi que de Radio-Canada, sans compter les nombreux autres médias locaux comme Télé-Québec, TQS ou TVA.
[modifier] Transport
Montréal est une ville où le transport en commun est plutôt développé. En effet, en 2002, près de 33 % de la population active déclarait se rendre au travail en utilisant ce mode de transport, 52,4 % utilisaient la voiture en tant que conducteurs (4,3 % en tant que passager), 8,2 % s'y rendaient à pied tandis que de 2 % des Montréalais préféraient la bicyclette<ref>Montréal en bref, 2001.</ref>. En 2006, la part de l'automobile est de 68 %, celle des transports en commun, 22 % et celle du transport actif (marche, etc.), 10 %, selon l'ASSSM<ref>Le Devoir, Louis-Gilles Francœur, Montréal victime de l'auto - Les autorités proposent un sérieux coup de barre pour protéger la santé publique, 23 mai 2006, pages A1 et A10.</ref>. Le taux d'utilisation du transport en commun est faible par rapport à la Suède (41 %) et au Danemark ou aux Pays-Bas (46 %), mais plus élevé qu'aux États-Unis d'Amérique (7 %).
En termes de qualité de l'air, mesurée par l'indice IQA, les réseaux routiers sont responsables de 73 % des émissions de monoxyde de carbone, par rapport à 4 % pour les avions. Ce taux relativement bas pour le transport aérien est cependant dû en partie à l'application de normes assez récentes de l'OACI. Toujours selon l'ASSSM, les mortalités dues au smog intense atteignent les 1 500 par année et, les lendemains d'épisodes de smog, les visites aux urgences des hôpitaux augmentent de 22 %.
[modifier] Aéroports
La ville est desservie par deux aéroports internationaux :
- L'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau (autrefois l'aéroport Dorval) pour le transport des passagers ;
- L'aéroport de Mirabel pour le fret et les marchandises.
[modifier] Métro
- Article détaillé : Métro de Montréal.
La ville est également desservie par un réseau de métro entièrement souterrain (à cause de la rigueur de l'hiver) inauguré en 1966 pour l'Exposition universelle qui eut lieu dans la ville l'année suivante. Ce fut le premier métro du monde à se doter d'un système de roulement entièrement pneumatique. Il fut bâti d'après les plans du métro parisien, en collaboration avec les ingénieurs de la RATP et de la société Michelin. Il compte actuellement 65 stations s'étendant sur 66 km de réseau et transporte quotidiennement plus de 700 000 





