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Montréal

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Montréal

Détail
Image:Flag of Montreal.svg
Détail
Pays Image:Flag of Canada.svg Canada
Province Image:Flag of Quebec.svg Québec
Statut de la municipalité Ville
Code géographique 24 66023
Date de constitution 1er janvier 2002
Maire
Mandat en cours
Gérald Tremblay
Union des citoyens et des citoyennes de l’Île de Montréal
Janvier 2006 - janvier 2010
Latitude
Longitude
45° 28' 00" Nord
73° 45' 00" Ouest
Superficie 363,52<ref>Ville de Montréal - Répertoire des municipalités - Ministère des affaires municipales et des régions, consulté le 5 novembre 2006</ref> km²
Population 1 637 563 hab.
(2006)
Densité 4504,7 hab./km²
Gentilé Montréalais, Montréalaise
Localisation de Montréal au Québec

Montréal (se prononce Image:Ltspkr.png/mɔ̃ʀeal/ en français international, /mɒ̃ɾeal/ avec l'accent québécois et Image:Ltspkr.png/ˌmʌntɹiˈɒːl/ en anglais) est à la fois région administrative et métropole du Québec (la plus grande ville du Québec). Elle représente aussi la deuxième ville canadienne en importance et la seule métropole francophone en Amérique du Nord. Considérée comme étant la quatrième ville francophone au monde après Kinshasa, Paris et Abidjan, elle représente, du point de vue de la proportion de ses habitants qui sont de langue maternelle française, la deuxième plus grande agglomération francophone dans le monde. La ville a accueilli l'exposition universelle de 1967 et les Jeux Olympiques d'été de 1976.

La ville est un centre majeur du commerce, de l'industrie, de la culture, de la finance et des affaires internationales. La population de l'île de Montréal est d'environ 1,9 million d'habitants, tandis qu'environ 3,7 millions de personnes habitent le Grand Montréal. Environ 67 % de la population est francophone (de culture et de langue française), environ 23 % sont néo-canadiens (de culture autre que française et anglaise), tandis que 10 % sont anglophones (de culture et de langue anglaise), faisant de Montréal une ville multiculturelle.

Sommaire

[modifier] Présentation

Montréal est située sur l'île du même nom, la plus grande de l'archipel d'Hochelaga, au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la rivière des Outaouais. En amont, la rivière des Outaouais se jette dans le lac des Deux-Montagnes pour se diviser en trois branches principales, dont la rivière des Prairies et le fleuve Saint-Laurent qui bordent l'île de Montréal au nord et au sud, respectivement. De fait, Montréal possède plus de 266 kilomètres de rives.

L'agglomération se compose également de 75 îles et îlots, dont l'île Jésus qui forme la ville de Laval, l'île Perrot, l'île Bizard, l'île des Sœurs, l'île Sainte-Hélène et l'île Notre-Dame.

La ville tient son nom de la proximité immédiate du mont Royal, montagne et vaste espace vert urbain, aujourd'hui ceint par l'urbanisation et porteur de l'image de la ville.

Près de 3 607 200 personnes habitent la région métropolitaine de Montréal<ref>Statistique Canada, 2004.</ref>. La population de l'île de Montréal est de quelque 1 850 000 personnes et celle de la ville comme telle, d'un million et demi.

Au sud-est de l'île, le Vieux-Montréal constitue le centre historique et abrite de nombreux attraits, notamment le Vieux-Port, la place Jacques-Cartier, l'hôtel de ville, la place d'Armes, et la basilique Notre-Dame.

Centre-ville de Montréal, avec le 1000 De La Gauchetière, la cathédrale Marie-Reine-du-Monde et le 1250 René-Lévesque

Le centre-ville de Montréal recèle plusieurs gratte-ciels modernes tels le 1000 De La Gauchetière, le 1250 René-Lévesque, la tour CIBC, la tour de la Bourse. La plus célèbre reste la place Ville-Marie, conçue par l'architecte Ieoh Ming Pei (1962) et qui a consacré le déplacement du centre-ville en son site actuel. Cette tour cruciforme est sise au-dessus d'un centre commercial souterrain qui constitue la plaque tournante de la ville souterraine, l'une des plus grandes au monde, donnant accès à des centaines de commerces, restaurants, bureaux et boutiques intérieurs, ainsi qu'au réseau de métro et aux principaux terminus de transport, le tout à l'abri des intempéries.

Le Parc olympique situé dans l'est de la ville comprend le Biodôme (musée moderne et laboratoire permanent en écologie), l'Insectarium, et le Jardin botanique, le second jardin botanique en importance au monde après celui de Kew, en Angleterre. La ville de Montréal possède aussi un Planétarium ainsi qu'un musée dédié à l'eau, la Biosphère. De nombreux festivals sont organisés annuellement à Montréal.

Avec son énorme village gai, le plus grand quartier du genre en Amérique du Nord et l'un des plus grands au monde, Montréal est l'un des pôles de la vie gaie et lesbienne au Canada. Montréal fut choisie, entre 1999 et 2000, afin de faire partie du groupe sélect de capitales gaies mondiales, comprenant, en 1999, les villes de Montréal, Paris, Munich, Manchester, Sydney et en 2000, Amsterdam, Berlin, Manchester et Paris. En 2006, elle accueille les premiers Outgames mondiaux (Jeux olympiques LGBT).

[modifier] Histoire

Article détaillé : Histoire de Montréal.
Article détaillé : Chronologie de l'histoire de Montréal.

[modifier] De Hochelaga à la traite des fourrures

Le village fortifié d'Hochelaga, des Iroquoiens du Saint-Laurent, se trouvait sur l'île lors de la visite de Jacques Cartier en octobre 1535. Il l'avait baptisée « Mons realis » (Mont royal en latin). Au XXe siècle, des archéologues découvrirent des artefacts permettant d'évaluer une présence humaine environ 3000 à 4000 ans avant notre ère. Toutefois, à l'époque de la fondation de la ville de Québec par Samuel de Champlain le 3 juillet 1608, il n'y avait plus de trace du village d'Hochelaga; son emplacement demeure inconnu.

En 1615, Samuel de Champlain émet l'idée d'une nouvelle ville sur le fleuve Saint-Laurent en vue de promouvoir la religion catholique parmi les Indiens de la Nouvelle-France.

Les Français ne s'y sont installés que le 17 mai 1642, quand un groupe de prêtres, religieuses et colons de la Société Notre-Dame de Montréal menés par Paul Chomedey de Maisonneuve a fondé le village de Ville-Marie. Parmi ces colonisateurs, on note Jeanne Mance qui fonda bientôt l'Hôtel-Dieu de Montréal, le premier hôpital d'Amérique du Nord.

En 1680, on dénombre 493 personnes à Montréal ; 75 Parisiens, 68 Normands, 54 Aunisiens (La Rochelle), 35 Angevins, 34 Poitevins, 28 Manceaux, 23 Saintongeais, 17 Bretons, 16 Percherons, 13 Angoumois, 12 Champenois et 10 Picards.

En août 1701, 1300 Amérindiens du nord-est de l'Amérique se réunirent à Montréal (qui comptait alors 1200 habitants) pour établir une paix entre leurs différentes nations ainsi qu'avec les Français. La Grande paix de Montréal, comme fut nommé ce traité, permit la fin des hostilités handicapant le commerce des fourrures en Nouvelle-France. À cette même époque, la ville compte plus de 2000 âmes.

Le village a ainsi grandi et est devenu un centre important de la traite des fourrures. Ce fut le point de départ de l'exploration française de l'intérieur par des explorateurs tels Louis Jolliet, La Salle, La Vérendrye et Duluth.

Des remparts de bois sont construits dès 1725, puis la ville est fortifiée vers 1740 et reste française jusqu'en 1760, lorsque le Duc de Lévis se rend à l'armée britannique commandée par Lord Jeffrey Amherst.

[modifier] Régime colonial britannique et industrialisation

Capitulation de Montréal face à l'armée britannique le 8 septembre 1760. En 1759, la ville française de Montréal comptait plus de 5000 âmes. Après la conquête britannique de 1760, Montréal ressemble beaucoup aux villes de province française. Le fond de population et l'immense majorité est partout française. Mais le peuple francophone reste un peuple conquis. Les classes riches sont pour la plupart anglaises. Bien que le français soit la langue presque universellement parlée, la plupart des journaux, les affiches, et jusqu'aux enseignes des marchands français sont en anglais.


La croissance rapide de la ville fut accélérée par la construction en 1824 du canal de Lachine, permettant aux navires de franchir les rapides de Lachine au sud de l'île. L'industrie artisanale a peu à peu cédé la place à une industrialisation plus poussée. La seconde moitié du XIXe siècle a amené le rapide développement du chemin de fer et la compagnie ferroviaire du Canadien Pacifique y installa son siège social en 1880, faisant de la ville le nœud ferroviaire du Canada.

Entre les épidémies et les grands incendies, Montréal, alors le centre d'un vaste arrière-pays, développa une solide bourgeoisie commerciale puis industrielle, principalement anglaise. Elle fut cependant desservie par les troubles politiques lors de la rébellion des Patriotes de 1837-1838. Le Parlement du Canada-Uni y était situé entre 1843 et 1849 avant son incendie par des émeutiers anglais.

Le fort développement des banques et des autres institutions financières à la même époque donne l'élan permettant à Montréal de devenir le centre financier canadien durant toute la première moitié du XXe siècle. Une idée fort répandue veut que l'arrivée au pouvoir des indépendantistes québécois à Montréal dans la deuxième moitié du XXe siècle entraîne le déclin économique et démographique de Montréal (Paul-André Linteau, Montréal, Boréal, 1992, science politique).

[modifier] Ville internationale contemporaine

Évolution de la population de Montréal
Année Habitants
1801 9000
1811 13 300
1821 18 767
1831 27 297
1841 40 356
1851 57 715
1861 90 323
1871 107 225
1881 140 747
1891 216 650
1901 267 730
Année Habitants
1911 467 986
1921 618 506
1931 818 577
1941 903 007
1951 1 036 542
1961 1 257 537
1971 1 214 532
1981 1 018 609
1991 1 017 666
2001 1 812 723
2006 1 580 494
Source : Ville de Montréal

Le déplacement graduel des populations vers l'ouest achèvera le déclassement de Montréal durant les décennies suivantes. Une importante restructuration industrielle et un développement des industries culturelles donneront ensuite un second souffle à la ville.

Le statut international de la ville a été assuré par l'Exposition universelle de 1967, tenue en même temps que les célébrations du 325e anniversaire de la ville et par les Jeux Olympiques d'été de 1976.

En date du 1er janvier 2002, l'ensemble des municipalités situées sur l'île de Montréal, totalisant une population de 1 871 774 personnes, ainsi que sur plusieurs îles périphériques qui composaient jusqu'à présent la Communauté urbaine de Montréal, furent fusionnées par une loi du gouvernement du Québec pour former la nouvelle ville de Montréal.

Vingt-sept banlieues ont ainsi été intégrées à l'ancienne ville et transformées en arrondissements, contre la volonté de certaines d'entre elles, particulièrement des banlieues anglophones du secteur ouest de l'île.

Après l'élection d'un gouvernement Libéral à Québec, un référendum sur les défusions municipales eut lieu le 20 juin 2004. Sur les 22 municipalités fusionnées en 2002 qui ont obtenu d'avoir la tenue d'un référendum sur la défusion suite à la signature de registres, 15 ont voté pour redevenir des municipalités autonomes. Cela leur fut accordé en date du 1er janvier 2006, bien qu'avec des pouvoirs réduits. La ville de Montréal et les municipalités défusionnées se retrouvent au sein d'un conseil d'agglomération qui gère les compétences d'agglomération (ex. : police, pompiers, eau, développement économique) et les villes défusionnées gèrent les compétences de proximité (loisirs, travaux publics, etc.).


 
Liste des 10 plus grandes villes du Québec
Image:Flag of Quebec.svg
Montréal – Québec (capitale) – Laval – Gatineau – Longueuil
Sherbrooke – Saguenay – Lévis – Trois-Rivières – Terrebonne


[modifier] Événements historiques

Image:Biosphère Montréal.jpg


Article détaillé : Chronologie municipale de Montréal.

[modifier] Administration municipale

Article détaillé : Liste des maires de Montréal.

Le maire actuel de Montréal est Gérald Tremblay, membre de l'Union des citoyens et des citoyennes de l'Île de Montréal (UCIM).

[modifier] Conseils et commissions

[modifier] Conseil de ville

Image:Searchtool.svg Voir l’article Conseil municipal de Montréal.

Le Conseil de ville, élu démocratiquement, est l'organe décisionnel principal de la ville. Il consiste en 64 membres (45 conseillers de ville et 19 maires d'arrondissement) en sus du maire, provenant de l'ensemble des arrondissements de la ville de Montréal. Le conseil a juridiction dans plusieurs domaines, incluant la sécurité publique, les échanges intergouvernementaux, l'environnement, l'urbanisme et certains programmes de subventions. Le Conseil de ville est également en charge de superviser ou approuver certaines décisions des conseils d'arrondissements.

[modifier] Conseil exécutif

Relevant directement du Conseil de ville, le Conseil exécutif est en charge de la préparation de divers documents, tels le budget ou les règlements municipaux qui sont ensuite soumis au jugement du Conseil de ville. Il est en charge notamment de l'octroi des contrats, des subventions, de la gestion des ressources humaines et financières, de l'approvisionnement et des édifices municipaux.

[modifier] Conseils d'arrondissement

Au nombre de 19, ils consistent en un maire, siégeant également au Conseil de ville, et en un minimum de cinq conseillers (incluant les conseillers de ville). Au total, les 19 arrondissements comprennent 40 conseillers d'arrondissement. Ils sont en charge, localement, de l'urbanisme, de l'enlèvement des matières résiduelles, de la culture, des loisirs, du développement communautaire, des parcs, de la voirie, de l'habitation, des ressources humaines, de la prévention des incendies, de la gestion financière et des tarifications non fiscales.

[modifier] Commissions du conseil

Les sept commissions du conseil sont chargées des consultations publiques et de la réception des commentaires et des critiques liés à leur programme d'activité. Elles sont avant tout des organes de consultation, donc non décisionnels, contrairement au conseil exécutif. Leur mission consiste à bien informer et éclairer le choix des membres du conseil de ville et à favoriser la participation des citoyens dans les débats publics. Chaque commission est formée de sept à neuf membres élus (à l'exception d'un représentant du gouvernement du Québec à la Commission sur la sécurité publique), incluant un président et un vice-président.

[modifier] Partis politiques

Parti Initiales Fondation Gouvernement Maire Maires d'arrondissement Conseiller de la ville Conseiller d'arrondissement Total d'élus
Union des citoyens et des citoyennes de l'Île de Montréal UCIM 2001 2002 - […] 1 16 32 33 82
Parti Vision Montréal VM 1994 1994-2002 - 2 9 4 15
Équipe Anjou<ref>L'Équipe Anjou n'a présenté des candidats que dans l'arrondissement Anjou.</ref> ÉA  ? - - 1 1 3 5
Projet Montréal<ref>Au niveau des règlements du conseil municipal, Projet Montréal n'est pas un parti politique. Un minimum de deux élus doivent siéger au conseil pour être considérer comme un parti.</ref> PM 2005 - - - 1 - 1
Indépendant - - - - - 2 - 2
Parti Éléphant Blanc de Montréal PÉBM 8 août 1989 - - - - - 0

Source : Ville de Montréal.<ref>Ville de Montréal. Liste - Élus et districts électoraux des arrondissements. En ligne. (page consultée le 1 décembre 2006).</ref>

[modifier] Arrondissements

Les arrondissements de la ville de Montréal consistent en 19 territoires formant la ville de Montréal.

[modifier] Démographie

La Région métropolitaine de Montréal comprend une population de 3 635 733 habitants (2005), selon Statistique Canada. Ce nombre inclut les habitants des villes avoisinantes de Laval, Longueuil et de quelques autres petites municipalités. C'est la 30e plus importante aire urbaine des Amériques et la 77e mondialement.

Les fusions municipales de 2002 ont réduit le nombre de ces municipalités de 109 à 66. La ville de Montréal en tant que telle comprend près de 1,5 million d'habitants depuis les défusions du 1er janvier 2006. Ce nombre élevé d'habitants justifie le fait que la ville de Montréal possède, avec la ville de Laval, son propre district postal, débutant par la lettre H.

[modifier] Langues

La majorité des habitants de la Communauté métropolitaine de Montréal (environ 68,8 %) ont le français pour langue maternelle, une part non négligeable (18,9 %) de la population est néo-canadienne, n'ayant ni le français ni l'anglais comme langue d'origine tandis qu'environ 12,3 % se déclarent anglophones. Sur l'ensemble de l'île de Montréal, le constat change alors qu'environ 53 % de la population se déclare francophone, 29 % allophone et 18 % anglophone. Cependant, la majorité des citoyens ont à tout le moins une connaissance pratique de l'une des deux langues majoritaires et la plupart des allophones ont le français ou l'anglais comme langue seconde. Près de 53 % des Montréalais sont bilingues français et anglais, 29 % des gens parlent uniquement le français et 13 % des Montréalais parlent seulement l'anglais (surtout concentrés dans l'ouest de l'île de Montréal). Certaines personnes ne sont pas capables de communiquer en français ni en anglais. La tendance qu'ont les nouveaux immigrants à apprendre l'une des deux langues majoritaires s'est accélérée depuis l'introduction de la Charte de la langue française durant les années 1970. L'italien, l'allemand, le portugais, l'espagnol, le grec, mais aussi l'arabe, le cantonais et l'hindi sont également des langues utilisées à Montréal (due à l’immigration). L'usage du français à la maison, en général, progresse dans la Communauté métropolitaine de Montréal. La population anglophone a continué de diminuer de 1996 à 2001. Sa proportion est passée de 13,7 % en 1996 à 12,8 % en 2001. La proportion de francophones s'est légèrement accrue durant cette période quinquennale, passant de 67,9 % à 68,1 %.

[modifier] Immigration

La population d'origine européenne est en vaste majorité de descendance française, irlandaise et italienne, toujours selon Statistique Canada<ref>Statistique Canada.</ref>. Les quatre groupes ethniques en importance sur l'île de Montréal étaient, en 2001, les Canadiens, (population établie au Canada depuis plusieurs générations) à 55,7 % (1 885 085), les Français à 26,6 % (900 485), les Italiens à 6,6 % (224 460) et les Irlandais à 4,7 % (161 235). Dans la ville de Montréal, toujours en 2001, les descendants de francophones ou anglophones canadiens d'identité ancestrale, de Français, d'Italiens, d'Haïtiens, de Chinois et de Grecs étaient en majorité. Ceux identifiés en tant que canadiens d'identité dite ancestrale, selon la loi sur les langues officielles du Canada, sont majoritairement de descendance française, irlandaise ou anglaise, ou leurs familles ayant élu domicile sur le territoire depuis plusieurs générations. Souvent vue comme une ville multiculturelle, Montréal reste cependant la métropole la plus homogène en Amérique du nord. Voici la répartition de la population par couleur de peau.

  • Blancs : 2 886 400 soit 86,8 % ;
  • Noirs : 129 705 soit 3,9 % ;
  • Arabes : 67 830 soit 2,0 % ;
  • Asiatiques : 56 655 soit 1,7 % ;
  • Chinois : 50 115 soit 1,5 % ;
  • Multi-races : 46 900 soit 1,4 %.

[modifier] Religion

Voir aussi Archidiocèse de Montréal.

Pour une ville nord-américaine de son importance, Montréal fut dotée d'un grand nombre d'églises et de temples, d'où son surnom, au XIXe siècle, de « ville aux cent clochers ». Près de 84 % de la population de la ville se déclare de tradition catholique, la vaste majorité de l'Église catholique romaine. Cet héritage provient principalement du nombre élevé de descendants et d'immigrants français, italiens, irlandais et portugais. La présence des religions protestantes et orthodoxes, beaucoup moins importantes, est due principalement aux immigrants anglais, grecs et libanais.

Depuis la révolution tranquille des années 1960, très peu de Québécois francophones pratiquent leur religion. La proportion de chrétiens pratiquants au Québec est désormais beaucoup moins élevée que la même proportion ailleurs en Amérique du Nord.

Parmi les religions de tradition non chrétienne, on retrouve en majorité la religion musulmane, principalement dû au fait de nouveaux immigrants. La communauté juive de Montréal, bien qu'en déclin, a eu un impact significatif sur les plans culturels, artistiques, économiques et gastronomiques depuis le XVIIIe siècle. Il y a également de petites communautés bouddhistes, sikhs, bahá'íes et hindoues.

[modifier] Célébrités

Article détaillé : Liste de Montréalais célèbres.

De nombreuses personnalités sont issues de l'agglomération de Montréal. Parmi elles, on peut citer des chanteurs tels que Leonard Cohen, Michel Rivard et Mylène Farmer, le poète Émile Nelligan, des politiciens tels que les deux ex-Premiers ministres du Canada Pierre Elliott Trudeau et Paul Martin, la joueuse de tennis Mary Pierce, l'astrophysicien et écologiste célèbre Hubert Reeves ou encore l'écrivain Saul Bellow, Prix Nobel de littérature.

[modifier] Géographie

[modifier] Quartiers

Vue sur Montréal et son Vieux-Port

Outre la division légale de la ville en arrondissements, Montréal possède différents quartiers. Ils représentent des secteurs spécifiques de la ville. En voici quelques-uns :

[modifier] Attraits régionaux

À partir de Montréal, quelques circuits récréatifs ou touristiques sont accessibles. On compte parmi eux les montagnes des Laurentides, dont Mont-Tremblant, une importante station de ski, la route des vins de l'Estrie et le mont Saint-Hilaire, reconnu par l'Unesco comme la première réserve de biosphère au Canada.

[modifier] Région métropolitaine

Voir la carte de la région métropolitaine de Montréal.

La région métropolitaine de Montréal est le principal bassin de population du Québec, avec près de la moitié (47 %) de la population québécoise, et le principal centre économique de la province. Elle s'étend sur près de 4000 kilomètres carrés, allant jusqu'à la ville de Saint-Jérôme au nord-ouest, aux MRC (municipalités régionales de comté) de Roussillon et de La Vallée-du-Richelieu à l'est, de Vaudreuil-Soulanges au sud-ouest jusqu'à Lavaltrie au nord-est.

La région métropolitaine comprend 65 municipalités et s'étend sur cinq régions administratives : Montréal (totalité), Laval (totalité), les Laurentides, Lanaudière et la Montérégie.

[modifier] Économie

Article détaillé : Économie de Montréal.

Seconde métropole du Canada, Montréal demeure un centre culturel, industriel, commercial et financier très important. Elle est également une importante ville portuaire, au débouché de la voie maritime du Saint-Laurent qui la relie aux centres industriels des Grands Lacs. En tant que port le plus important de l'Est du Canada, c'est un point de transbordement pour les céréales, les produits pétroliers, la machinerie et les produits manufacturés. Pour cette raison, la ville fait partie de l'axe principal des chemins de fer canadiens et demeure une ville ferroviaire très importante.

Les industries montréalaises incluent l'aéronautique, la pharmaceutique, les hautes technologies, les études supérieures (avec quatre universités), les jeux vidéo, le textile, la mode, l'électronique, le matériel de transport, le tabac et l'imprimerie. Parmi les entreprises importantes ou particulièrement connues de la région montréalaise, on peut citer Bombardier, Hydro-Québec, BCE, Power Corporation, le Canadien National, la Banque Nationale du Canada, Air Canada, Alcan, SNC-Lavalin, Saputo, CGI, Quebecor, Domtar et Métro Richelieu.

Montréal possède un marché boursier important, avec la Bourse de Montréal et NASDAQ Canada. Depuis le 7 décembre 2005, la Bourse de Montréal s'est unie au Chicago Climate Exchange, dans la foulée de la Conférence concernant la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), afin de créer le Marché climatique de Montréal, un marché de produits environnementaux.

[modifier] Statistiques

En 2006, le taux de chômage est de 13,1 % sur l'île de Montréal et de 11,2 % dans l'agglomération. Les taux les plus élevés sont dans les arrondissements de Ville-Marie, Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Villeray-Saint-Michel-Parc Extension, Verdun, Sud-Ouest, Lasalle et Montréal-Nord<ref>Atlas socio-économique montréalais.</ref>.

Les secteurs d'activités de la population montréalaise (sur l'île) sont<ref>Atlas socio-économique montréalais.</ref> :

  • Services à la production : 14,2 % ;
  • Services de distribution : 9,2 % ;
  • Services à la consommation : 25 % ;
  • Services gouvernementaux, d'enseignement et de santé : 20,8 % ;
  • Secteur manufacturier : 16,8 % ;
  • Secteur de la construction : 2,7 %.

[modifier] Organisations internationales

La ville possède près de 71 sièges d'organisations internationales, dont 67 organisations non gouvernementales (ONG)<ref>Montréal en bref.</ref>. Parmi celles-ci, on retrouve notamment :

[modifier] Culture et communications

[modifier] Festivals et événements

Article détaillé : liste des festivals et événements à Montréal.

De nombreux festivals ont lieu chaque année à Montréal. Compte tenu de l'hiver peu clément, la majorité de ceux-ci ont lieu durant la période estivale, tels le fameux Festival International de Jazz de Montréal ou encore les FrancoFolies de Montréal. À l'occasion du Festival de Jazz, de grandes sections des rues du centre-ville sont fermées pour laisser place à des scènes extérieures, lieux de spectacles gratuits, et à la circulation piétonnière. La ville comporte également de nombreux festivals musicaux et cinématographiques. On dit que Montreal est la meilleure ville au Canada pour les divertissements, grâce aux activités nombreuses qu'elle offre.

Chaque dimanche d'été ensoleillé, un certain nombre de gens se réunissent pour les Tam-tams du mont Royal, rendez-vous interculturel et musical très populaire, notamment auprès des jeunes. Le centre du rassemblement est le monument à Sir George-Étienne Cartier, au parc Mont-Royal.

[modifier] Lieux culturels

Montréal est un important centre de la culture québécoise et est internationalement reconnue pour son effervescence culturelle. Le complexe culturel de la Place des Arts abrite le Musée d'art contemporain et plusieurs théâtres. Il est le siège de l'Opéra de Montréal et de l'Orchestre symphonique de Montréal. Ce dernier devrait recevoir une salle spécialement construite sur un site adjacent dans les prochaines années.

On trouve à Montréal une importante culture des cafés, un peu sur le modèle français. En effet, contrairement à la plupart des autres villes universitaires nord-américaines, il n'est pas rare de voir des étudiants travailler en groupe dans les cafés montréalais, surtout aux abords des trois campus universitaires du centre-ville.

[modifier] Musées et théâtres

Article détaillé : liste des musées et théâtres de Montréal.

La ville possède de nombreux musées depuis le musée d'archéologie et d'histoire de Montréal en passant par le célèbre Musée des beaux-arts ou encore le Musée Juste pour Rire, sans compter les nombreux théâtres dont la liste ne cesse de s'allonger depuis une trentaine d'années. Parmi ceux-ci, on retient notamment le Théâtre St-Denis, le Théâtre du Rideau Vert ou encore le Théâtre du Nouveau Monde, fondé en 1951.

[modifier] Monuments

Article détaillé : liste des monuments de Montréal.

Les monuments de la ville se réfèrent principalement à l'une ou l'autre de ses cultures francophone ou anglophone. La Société Notre-Dame de Montréal qui a fondé Ville-Marie est commémorée par un obélisque situé à la place d'Youville et son principal fondateur, Paul Chomedey de Maisonneuve, par une statue au centre de la place d'Armes.

L'époque des explorateurs français est commémorée par la préservation de deux de leurs maisons. Celle d'Antoine Laumet de La Mothe, sieur de Cadillac, fondateur de la ville de Détroit aux États-Unis, se situe à l'angle des rues Notre-Dame et Saint-Laurent. Celle de René Robert Cavelier de La Salle, célèbre explorateur de la région du Mississippi, se trouve à l'angle des rues Saint-Paul et Saint-Pierre, dans le Vieux-Montréal.

Claude de Ramezay, devenu gouverneur de Montréal en 1704, se fit construire l'année suivante une maison qui allait devenir plus tard le quartier général de l'armée d'invasion des rebelles Américains, par la suite une cour de justice, ainsi qu'un établissement éducationnel pour finalement devenir définitivement un musée en 1895. La structure a souvent été retravaillée et agrandie, notamment l'addition en 1903 de la tourelle qui donne au bâtiment sa silhouette et la grande rénovation des années 1970 qui a solidifié les fondations. Situé à l'angle des rues Notre-Dame et Saint-Claude, juste en face de l'Hôtel de Ville, le Musée du Château Ramezay est un important lieu d'histoire montréalaise.

Le passage au régime britannique est commémoré par la Colonne Nelson, un des monuments les plus controversés de la ville, situé sur la place Jacques-Cartier et représentant pour certains les visées impérialistes britanniques, ainsi que la statue de la reine Victoria, au Square Victoria. Un rappel du Canadien de jadis se trouve sur la Maison du Patriote, rue Saint-Paul dans le Vieux-Montréal. Un monument à Sir George-Étienne Cartier, un des pères de la confédération canadienne, trône à l'entrée du parc Mont-Royal.

Le catholicisme est aussi partie intégrante de la culture montréalaise et québécoise. La Pietà, datant de 1855 et située dans le Mausolée La Pietà du cimetière Notre-Dame-des-Neiges, qui est une reproduction grandeur nature de la sculpture de Michel-Ange de la Basilique Saint-Pierre au Vatican.

[modifier] Patrimoine religieux

Article détaillé : liste du patrimoine religieux de Montréal.
Basilique Notre-Dame de Montréal

La religion, qui fut la raison même de la fondation de la ville, possède à Montréal un passé riche et très complexe, s'étant au fil des années enrichi de nombreuses croyances, outre le catholicisme. La ville est en effet renommée pour sa richesse en églises et temples de toutes dénomination, qui lui ont valu au XIXe siècle le surnom de « ville aux cent clochers ».

Parmi les édifices les plus importants historiquement, on retrouve notamment l'Oratoire Saint-Joseph, la plus grande église dédiée à ce saint au monde, la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, première église de Montréal ainsi que la Basilique Notre-Dame, la deuxième plus grande église en Amérique.

[modifier] Autres

D'autres points importants de la vie culturelle montréalaise sont l'Agora de la danse, le Centre commémoratif de l'Holocauste et Tohu, la Cité des Arts du Cirque.

[modifier] Éducation

Montréal a l'une des proportions les plus élevées d'étudiants postsecondaires de toutes les grandes villes d'Amérique du Nord, grâce à ses quatre universités urbaines et à leurs écoles affiliées. Toutes proportions gardées, sa population étudiante est comparable à celle de Boston, laquelle est réputée pour comporter la plus grande concentration de lauréats de prix Nobel au monde.

Bien que les universités soient divisées linguistiquement, l'université Concordia, officiellement bilingue, comportent certains départements où il est possible de remettre des travaux en français ou en anglais, bien que ce soit une université anglophone. L'Université de Montréal, établissement francophone, permet aussi à ses étudiants de remettre leurs travaux soit en français ou en anglais. L'université de langue anglaise McGill offre par ailleurs aussi ce service.


Universités de l'agglomération de Montréal

Université Concordia | Université de Montréal | Université du Québec à Montréal | Université McGill


[modifier] Universités francophones

Deux grandes universités francophones sont situées à Montréal. Elles sont fréquentées par des montréalais, mais aussi des gens d'autres régions du Québec et du Canada. De nombreux étudiants provenant d'une multitude de pays choisissent d'étudier dans ces universités francophones de réputation internationale. L'Université de Montréal (U de M) est l'une des dix grandes universités du Canada en plus d'être la plus importante du Québec. L'UdeM est la première université francophone établie à Montréal et la deuxième plus grande après la Sorbonne, en France.

[modifier] Universités anglophones

Deux universités anglophones attirent un nombre important d'étudiants des États-Unis d'Amérique, notamment. Celles-ci sont en grande partie responsables de la forte population étudiante de l'arrondissement de Ville-Marie et du quartier de Notre-Dame-de-Grâce.

L'Université Concordia, de réputation plus moderne et ouverte à tous, est officiellement bilingue : les élèves peuvent remettre leurs travaux et faire leurs examens en français ou en anglais. Concordia est couramment en expansion, avec la construction et l'acquisition de nouveaux édifices, dont le moderne pavillon d'informatique, génie électrique et arts, ainsi que l'édifice historique de l'ancien couvent des Sœurs grises.

L'Université McGill, de réputation plus traditionnelle, est une des universités les plus anciennes au Canada. Elle est considérée comme l'une des universités canadiennes les plus prestigieuses au monde, comptant parmi les meilleures universités de l'Amérique du Nord et celles du monde de tradition anglo-saxonne. Selon le Times Higher Education Supplement, McGill est la meilleure université canadienne et l'une des 25 meilleures au monde.

[modifier] Autres


Précédée par:
Anvers
Capitale mondiale du livre
2005
Succédée par :
Turin


La Grande Bibliothèque du Québec est sise à Montréal, comprenant la collection de la Bibliothèque nationale du Québec. Elle est situé au centre-ville (arrondissement Ville-Marie), au nord du Quartier Latin. Ouverte depuis le 3 mai 2005, elle remplace l'ancienne bibliothèque de la rue Sherbrooke. Notamment, le niveau 3 contient la Collection Saint-Sulpice, construite à partir de l'année 1844. Avec des ouvrages aussi anciens, elle est à caractère patrimonial et doit donc être consultée sur place. Elle s'est enrichie au fil des années de collections privées, telles celles de Louis-Joseph Papineau et Louis-Hippolyte Lafontaine.

Montréal comporte également plusieurs cégeps, des établissements de niveau collégial offrant aussi des formations professionnelles. Voir la liste des cégeps de Montréal.

[modifier] Médias

Article détaillé : liste des médias de Montréal.

Montréal est un centre médiatique très important, vu sa situation de métropole du Québec. S'y trouvent en effet les bureaux des quotidiens la Presse et le Devoir ainsi que de Radio-Canada, sans compter les nombreux autres médias locaux comme Télé-Québec, TQS ou TVA.

[modifier] Transport

Montréal est une ville où le transport en commun est plutôt développé. En effet, en 2002, près de 33 % de la population active déclarait se rendre au travail en utilisant ce mode de transport, 52,4 % utilisaient la voiture en tant que conducteurs (4,3 % en tant que passager), 8,2 % s'y rendaient à pied tandis que de 2 % des Montréalais préféraient la bicyclette<ref>Montréal en bref, 2001.</ref>. En 2006, la part de l'automobile est de 68 %, celle des transports en commun, 22 % et celle du transport actif (marche, etc.), 10 %, selon l'ASSSM<ref>Le Devoir, Louis-Gilles Francœur, Montréal victime de l'auto - Les autorités proposent un sérieux coup de barre pour protéger la santé publique, 23 mai 2006, pages A1 et A10.</ref>. Le taux d'utilisation du transport en commun est faible par rapport à la Suède (41 %) et au Danemark ou aux Pays-Bas (46 %), mais plus élevé qu'aux États-Unis d'Amérique (7 %).

En termes de qualité de l'air, mesurée par l'indice IQA, les réseaux routiers sont responsables de 73 % des émissions de monoxyde de carbone, par rapport à 4 % pour les avions. Ce taux relativement bas pour le transport aérien est cependant dû en partie à l'application de normes assez récentes de l'OACI. Toujours selon l'ASSSM, les mortalités dues au smog intense atteignent les 1 500 par année et, les lendemains d'épisodes de smog, les visites aux urgences des hôpitaux augmentent de 22 %.

[modifier] Aéroports

La ville est desservie par deux aéroports internationaux :

[modifier] Métro

Plan du métro de Montréal
Article détaillé : Métro de Montréal.

La ville est également desservie par un réseau de métro entièrement souterrain (à cause de la rigueur de l'hiver) inauguré en 1966 pour l'Exposition universelle qui eut lieu dans la ville l'année suivante. Ce fut le premier métro du monde à se doter d'un système de roulement entièrement pneumatique. Il fut bâti d'après les plans du métro parisien, en collaboration avec les ingénieurs de la RATP et de la société Michelin. Il compte actuellement 65 stations s'étendant sur 66 km de réseau et transporte quotidiennement plus de 700 000 passagers. Il est géré par la Société de transport de Montréal (STM).

En plus d'avoir chaque station dessinée par un architecte différent, le métro de Montréal est unique au monde de par son abondance d'œuvres d'art, qui ornent plusieurs des stations du réseau. En effet, lors de sa construction mais surtout lors des prolongements, les architectes devaient intégrer une œuvre particulière à la station dont ils étaient chargés des travaux. De plus, Montréal fut, avec Stockholm, pionnière pour l'installation d'art public dans le métro. Dans une cinquantaine de stations figurent plus d'une centaine d'œuvres publiques, dont des sculptures, des vitraux et des peintures murales, réalisées par des artistes de renom, dont un certain nombre de signataires du Refus global.

Un prolongement de la ligne orange du métro à Laval, au nord de Montréal, est actuellement en construction. Trois nouvelles stations seront ainsi inaugurées en 2007, malgré un retard d'un an et un important dépassement du coût initial.

[modifier] Réseau ferroviaire

[modifier] Réseaux de trains longue distance

VIA Rail, dont le siège social est situé à Montréal, procure un service de transport ferroviaire pour passagers vers de nombreuses autres villes canadiennes, entre autres vers la ville de Québec et Toronto.

Amtrak, le réseau ferroviaire national des États-Unis, relie Montréal à New York quotidiennement avec l'Adirondack.

[modifier] Réseau de trains de banlieue

Article détaillé : Agence métropolitaine de transport.

Image:Montreal reseau trains banlieue.png

Montréal est desservie par un réseau de trains de banlieue comportant actuellement cinq lignes :

  • Montréal/Dorion-Rigaud ;
  • Montréal/Deux-Montagnes ;
  • Montréal/Blainville ;
  • Montréal/Mont-Saint-Hilaire ;
  • Montréal/Delson-Candiac.

Quatre stations effectuent la correspondance avec le réseau de métro, soit les stations Lucien-L'Allier, Vendôme, Bonaventure et Parc.

Les tarifs sont établis en fonction de zones spécifiques, allant de 1 à 7. Pour utiliser le train, les utilisateurs doivent se prémunir d'un ticket TRAM (Zones 1 à 3), qui donne également un accès aux autobus et au réseau de métro ou un ticket TRAIN (Zones 1 à 6), ne donnant accès qu'au réseau de trains de banlieue.

La ligne Montréal/Estrie, planifiée par Transport Québec, est prévue pour 2007. Le nom précis de la voie n'est pas encore établi. Un prolongement de la ligne Montréal/Blainville est en construction, ce qui amènera à un changement de nom en une ligne Montréal/Saint-Jérôme.

Gares ferroviaires patrimoniales :

[modifier] Transport de marchandises

Le Chemin de fer Canadien Pacifique (CFCP) et la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada (CN) opèrent tous deux des services de transport de marchandises à destination de plusieurs villes du Canada et des États-Unis.

[modifier] Autobus

Le réseau d'autobus de la ville de Montréal est très développé et compte 169 lignes d'autobus de jour et 20 trajets de nuit. Le 22 novembre 1919 marque la mise en place de la première ligne d'autobus à Montréal, sur la rue Saint-Étienne, soit l'ancien accès principal au pont Victoria.

Une navette opérée par un groupe privé (l'aérobus) relie l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau au centre-ville de Montréal, via la Station centrale Berri-UQAM située sur le boulevard de Maisonneuve Est, qui est également le centre principal des arrivées et départs d'autobus depuis les différentes régions du Québec, du Canada et des États-Unis.

Voir le plan de l'ensemble du réseau de la STM.

[modifier] Taxis

Montréal possède plus de 420 postes d'attente et près de 4445 voitures de taxi, gérés par vingt-trois associations de services. Chaque année, près de trente-sept millions de déplacements sont ainsi effectués. En date du 14 novembre 2005, la tarification est de 3,15 $ de base, auquel s'ajoute 1,45 $ pour chaque kilomètre de déplacement. Des frais de 0,55 $ par minute d'attente sont également applicables.

Il existe également une tarification spéciale pour l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau dans les agglomérations A-5, A-11 et A-12, qui consiste en une tarification forfaitaire de 35 $ la course dans les zones applicables et identifiées par la vignette apposée à cet effet.

[modifier] Réseau routier

Autoroutes principales
et secondaires
déviation collectrice
10
13
15
20 520, 720
25
40 440, 640

L'île de Montréal comporte de nombreux axes routiers importants. L'autoroute 640 est désignée comme autoroute de déviation, permettant d'éviter de traverser la ville. Cependant, elle n'est pas complétée, puisqu'elle n'est rattachée à l'autoroute principale, la 40, qu'à une extrémité. <ref> Numérotation des routes et des sorties d'autoroutes, Transports Québec </ref>

L'autoroute 720, creusée directement en dessous des gratte-ciels du district financier et du quartier international, est aussi bien connue sous le nom d'autoroute-tunnel Ville-Marie. Sa construction a marqué une étape importante de l'histoire du développement du centre-ville de Montréal. Elle débute à partir de l'autoroute Décarie (15) à l'ouest du centre-ville, permet d'éviter les nombreux feux de circulation du cœur de la ville et débouche à l'est sur la rue Notre-Dame qui longe le fleuve et mène vers le port.

Le 22 décembre 2005, le gouvernement a annoncé son intention de parachever l'autoroute 25 jusqu'à Laval à l'aide d'un partenariat public-privé, avec la construction d'un nouveau pont enjambant la rivière des Prairies <ref>Communiqué du gouvernement, 22 décembre 2005</ref>. Cette annonce controversée est critiquée par plusieurs, dont des groupes écologistes et la ville de Montréal qui souhaiteraient plutôt voir le gouvernement investir dans les transports en commun.

[modifier] Transport maritime

Le port de Montréal, situé en marge du fleuve Saint-Laurent au sud-est de l'île, est le second port en importance au Canada après Vancouver, toutes catégories confondues et le premier en termes de trafic de conteneurs. Il accueille aussi bien les navires océaniques que les bateaux plus modestes, à destination des Grands lacs. En 2005, plus de 35 000 passagers ont transité à Montréal à bord de navires de croisière alors que le trafic de marchandises totalisait près de 19 millions de tonnes métriques de marchandises <ref>Site web du port de Montréal</ref>.

[modifier] Réseau cyclable

Montréal possède un réseau cyclable modeste, sauf dans le sud-ouest de l'île (arrondissements de LaSalle, de Verdun, du Sud-Ouest, de Ville-Marie du Plateau-Mont-Royal de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension ). Le réseau montréalais est rattaché à la route verte québécoise, itinéraire cyclable qui devrait s'étendre, à son achèvement, sur près de 4 300 km, ce qui en fera le plus grand itinéraire cyclable d'Amérique.

Parmi les pistes cyclables les plus fréquentées, on retrouve la piste cyclable des berges, qui relie l'arrondissement Verdun aux limites ouest de Lachine, longeant sur toute sa longueur la fleuve Saint-Laurent ou encore l'itinéraire nord-sud, passant par les rues Christophe-Colomb, Boyer et Berri, pour se terminer dans le Vieux Port de Montréal. Les cyclistes souhaitant se rendre sur la rive-sud de Montréal peuvent emprunter le pont Jacques-Cartier ou encore la passerelle au nord du pont Victoria reliant l'île de Montréal aux îles Sainte-Hélène et Notre-Dame, elles-mêmes reliées à la ville de Longueuil.

Pour une carte complète du réseau cyclable montréalais, voir le site Internet de Vélo Québec.


[modifier] Environnement

[modifier] Climat

Précipitations moyennes mensuelles entre 1971 et 2000
Source : Environnement Canada
°C moyenne
quotidienne
Chutes de pluie
(mm)
Chutes de neige
(cm)
Janvier -10,4 25,6 49,6
Février -8,9 18,4 43,8
Mars -2,4 35,8 35
Avril 5,7 63 12,4
Mai 13,3 75,2 0,3
Juin 17,9 84,4 0
Juillet 20,9 90,1 0
Août 19,5 94,2 0
Septembre 14,4 91,3 0
Octobre 7,9 75,5 2
Novembre 1,6 70,9 22,6
Décembre -6,6 35,7 48,5

Les variations annuelles de température dans la région de Montréal sont d'environ 40 °C. Le climat très varié fait inévitablement partie intégrante de la culture montréalaise.

Le mois de janvier est, avec une température moyenne de -10,4 °C, le mois le plus froid de l'année à Montréal tandis qu'en juillet la moyenne est de 20,9 °C, ce qui en fait le mois le plus chaud. La plus basse température jamais observée est de -37,8 °C, le 15 janvier 1957. La plus haute, soit 37,6 °C, a été observée le 1er août 1975. Selon une étude<ref>Ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, 5 décembre 2005.</ref> publiée le 5 décembre 2005 par le gouvernement du Québec, les régions du sud-ouest de la province se seraient considérablement réchauffées entre 1960 et 2003, encaissant une hausse des températures moyennes de 1 à 1,25 °C, comparativement à une moyenne planétaire d'environ 0,6 °C.

Les précipitations sont abondantes et régulières toute l'année. En temps normal, il tombe près de 2,14 mètres de neige chaque hiver. Le déneigement coûte à la ville de Montréal près de cinquante millions de dollars chaque hiver. Les orages sont fréquents l'été, ce qui en fait la saison avec le plus de précipitations, mais aussi la plus ensoleillée.

De plus petites précipitations de neige sont habituelles à la fin du printemps. De même l'été indien est fréquent à l'automne. La différence principale entre les accumulations de neige dans le nord de la France et dans le sud du Québec tient du fait que la neige tend à s'accumuler davantage pour de longues périodes au Québec. Ceci implique des coûts de déneigement élevés, mais aussi une luminosité ambiante plus élevée, c'est-à-dire des paysages urbains avec davantage de contrastes (causé par le blanc de la neige) que de tons de gris uniformes.

Quelques phénomènes météorologiques plus rares, tels les aurores boréales (davantage à l'extérieur de la ville, mais tout de même présentes dans la région montréalaise) et les tempêtes magnétiques ont lieu occasionnellement à Montréal.

[modifier] Adaptation au climat

Le Montréal souterrain (RÉSO), ou la ville intérieure, est une alternative urbaine populaire aux extrêmes climatiques de l'hiver froid et de l'été humide. En effet, Montréal possède près de 30 km de passages piétonniers souterrains permettant de se rendre aux principaux attraits et bâtiments du centre-ville (du Centre Bell jusqu'à la Place des Arts) sans jamais s'exposer aux intempéries.

Ces dernières années, un petit nombre d'initiatives ont été mises de l'avant afin de répandre le concept de toit vert, alternative écologique urbaine qui permet, avec un pourcentage relativement peu élevé de toits verts, de diminuer significativement la température et la pollution atmosphérique à l'intérieur d'une ville.

[modifier] Faune et flore

Montréal comporte une flore et une faune diversifiées dont, entre autres, l'érable à sucre, symbole persistant de la ville et du Québec de par la production de sirop d'érable. La ville possède en outre un riche patrimoine arboricole dans ses espaces verts, parcs et en bordure de ses rues. Elle opère sa propre pépinière de production d'arbres adaptés à ses besoins et aux contraintes du milieu urbain. La Pépinière de la Ville de Montréal est située à l'Assomption, une localité au nord-est de Montréal.

[modifier] Espaces verts

Article détaillé : liste des parcs et espaces verts de Montréal.
Le versant est du mont Royal

La ville comporte des centaines de parcs et autres espaces verts. Le parc du Mont-Royal est le plus important espace vert de Montréal et probablement le plus connu. Aménagé en 1876 par Frederick Law Olmsted, qui fut notamment le paysagiste du Central Park à New York, il a une superficie d'environ 2 km². Les plus importants espaces verts de Montréal sont :

[modifier] Événements notables

[modifier] Sports

Image:11th FINA World Championships.JPG

[modifier] Événements sportifs

Jeux Olympiques :

Course automobiles :

Cyclisme :

Natation :

Tennis :

Jeux du Québec :

Outgames mondiaux :

[modifier] Équipes sportives professionnelles

Franchises professionnelles actuelles :

Logo Club Ligue Enceinte Fondation Championnats
Montreal Canadiens Logo Canadiens de Montréal NHL Centre Bell 1909 24
Montreal Alouettes logo Alouettes de Montréal LCF Stade Molson

Stade Olympique

1996 6</td>
Montreal Impact Logo Impact de Montréal United Soccer Leagues Complexe sportif Claude-Robillard 1993 2</td>
Image:800px-Matrix 150.jpg</td> Matrix de Montréal Association Américaine de Basketball Centre Pierre Charbonneau 2005 0

Franchises professionnelles passées :

Logo Club Ligue Enceinte Existence Championnats
Logo des Expos de Montréal Expos de Montréal LMB Parc Jarry et Stade olympique 1969-2005 0
</td> Maroons de Montréal LNH Forum de Montréal 1924-1938 2
</td> Wanderers de Montréal LNH Westmount Arena 1917-1918 1
Image:Mont76.gif Express de Montréal Ligue Nationale de Crosse Centre Bell 2001-2004 0
Roadrunners de Montréal Ligue Nationale de Roller-Hockey Centre Molson 1996-1999 0
Manic de Montréal Ligue nord-américaine de soccer (LNAS) Stade olympique 1981-1983 0

[modifier] Clubs sportifs

[modifier] Tourisme

Montréal a reçu 7,3 millions de touristes en 2005*. Ceux-ci ont engendré des revenus de 2,5 milliards de dollars. L'industrie touristique employait 71 700 personnes, en 2005.

(*)Source: Tourisme Montréal [1]

[modifier] Héraldique

D'argent à la croix de gueules cantonnée :
au 1er d'une fleur de lis d'azur ;
au 2e d'une rose de gueules tigée, feuillée et pointée de sinople ;
au 3e d'un chardon de pourpre tigé et feuillé de sinople ;
au 4e d'un trèfle de sinople.
Timbré d'un castor couché sur écot au naturel.
L'écu entouré d'un rinceau de feuilles d'érable de sinople.

[modifier] Description

  • La devise Concordia Salus vient du latin signifiant « le salut par la concorde » ;
  • La croix héraldique fait écho à la pensée chrétienne ayant contribué à la fondation de Montréal ;
  • L'écu est d'argent, rappelant ainsi les premières armoiries de la ville créées par Jacques Viger, le premier maire de Montréal. Ses contours sont de forme française, à l'image de celles du gouvernement du Québec ;
  • Les feuilles d'érable à sucre (Acer saccharum) entourant les armoiries de Montréal symbolisent les bonnes relations qu'ont les divers éléments de la population montréalaise ;
  • Le castor est un reflet du caractère industrieux des montréalais ayant favorisé la croissance de la ville ;
  • Les quatre éléments végétaux du champ de l'écu représentent autant d'emblèmes nationaux, symbolisant l'origine ethnique historique de la ville de Montréal :

[modifier] Lieux et communes en France

Montréal est aussi le nom de plusieurs lieux, dont sept communes en France. Claude de Pontbryand, fils du seigneur de Montréal (aujourd'hui dans le Gers), accompagnait Jacques Cartier en 1535. Cette curieuse coïncidence ne démontre cependant pas une éventuelle origine gersoise du nom de Montréal.

[modifier] Notes

<references />

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

Géographie Architecture Personnalités Autres

[modifier] Liens externes

Wikimedia Commons propose des documents multimédia sur Montréal.
Le Wiktionnaire possède une entrée pour « Montréal ».
Vues panoramiques 


Municipalités de l'agglomération de Montréal

Baie-D'Urfé - Beaconsfield - Côte-Saint-Luc - Dollard-Des Ormeaux - Dorval - Hampstead - Kirkland - L'Île-Dorval - Mont-Royal - Montréal - Montréal-Est - Montréal-Ouest - Pointe-Claire - Sainte-Anne-de-Bellevue - Senneville - Westmount



Arrondissements de la ville de Montréal Image:Flag of Montreal.svg

Ahuntsic-Cartierville - Anjou - Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce - Lachine - LaSalle - Le Plateau-Mont-Royal - Le Sud-Ouest - L'Île-Bizard–Sainte-Geneviève - Mercier–Hochelaga-Maisonneuve - Montréal-Nord - Outremont - Pierrefonds-Roxboro - Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles - Rosemont–La Petite-Patrie - Saint-Laurent - Saint-Léonard - Verdun - Ville-Marie - Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension


Image:Flag of Montreal.svg Circonscriptions électorales de l'île de Montréal Image:Flag of Montreal.svg
Circonscriptions fédérales

Ahuntsic  Bourassa  Hochelaga  Honoré-Mercier  Jeanne-Le Ber  Lac-Saint-Louis  La Pointe-de-l'Île  LaSalle—Émard  Laurier—Sainte-Marie  Mont-Royal  Notre-Dame-de-Grâce—Lachine  Outremont  Papineau  Pierrefonds—Dollard  Rosemont—La Petite-Patrie  Saint-Laurent—Cartierville  Saint-Léonard—Saint-Michel  Westmount—Ville-Marie

Circonscriptions provinciales

Acadie  Anjou  Bourassa-Sauvé  Bourget  Crémazie  D'Arcy-McGee  Gouin  Hochelaga-Maisonneuve  Jacques-Cartier  Jeanne-Mance—Viger  LaFontaine  Laurier-Dorion  Marguerite-Bourgeoys  Marquette  Mercier   Mont-Royal  Nelligan  Notre-Dame-de-Grâce  Outremont  Pointe-aux-Trembles  Robert-Baldwin  Rosemont  Saint-Henri—Sainte-Anne  Saint-Laurent  Sainte-Marie—Saint-Jacques  Verdun  Viau  Westmount—Saint-Louis


Image:Flag of Quebec.svg Régions du Québec Image:Flag of Quebec.svg

Abitibi-Témiscamingue · Bas-Saint-Laurent · Capitale-Nationale · Centre-du-Québec · Chaudière-Appalaches · Côte-Nord · Estrie · Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine · Lanaudière · Laurentides · Laval · Mauricie · Montérégie · Montréal · Nord-du-Québec · Outaouais · Saguenay–Lac-Saint-Jean

Voir aussi : Liste des MRC du Québec

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