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Missile M51

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Pour la galaxie voir M51


M51
Image:Missile-ballistique-M5-eclate.jpg
Fonction MSBS
Constructeur EADS Space Transportation
Coût à l'unité 120 millions d'euros (développement inclus)
Déploiement prévu en 2010
Caractérisques
Moteur 3 étages à propergols solides de 180 t de poussée
Masse au lancement 56 t
Longueur 12 m
Diamètre 2,3 m
Envergure
Vitesse Mach 25
Portée >8 000 km
Altitude de croisière 1000 km
Charge 6 à 10 têtes TN 75 de 110 kt, remplacées par des TNO de 100 kt en 2015
Guidage Inertiel recalé par visée stellaire
Précision 200 m
Fusée
Plateforme de lancement SNLE-NG


Le missile M51 est un missile balistique français de type mer-sol-balistique-stratégique (MSBS), destiné à équiper les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) de nouvelle génération de la Force océanique stratégique française (FOST) à compter de 2010. Il sera mis en service sur les SNLE Le Terrible, puis sur Le Vigilant, Le Triomphant et Le Téméraire après refonte.

Sommaire

[modifier] Caractéristiques

C'est un missile à trois étages, d'une hauteur de 12 mètres, d'une masse totale supérieure à 50 tonnes (56 maximum, contre 35 tonnes pour le missile M45) qui a été conçu afin de pouvoir être lancé depuis un sous-marin en plongée. Éjecté par une « chasse » d’air comprimé, le missile jaillit de l’eau puis allume son moteur à quelques dizaines de mètres de la surface.

Ses étages sont dotés de propulseurs à propergols solides équipés de tuyères à butées flexibles, développant 180 tonnes de poussée, ce qui lui permet d'atteindre la vitesse de Mach 25 (30 000 km/h). Les structures sont réalisées en fibre de carbone/époxy bobinée. Sa propulsion est identique à celle des « boosters » (moteurs auxiliaires) de la fusée civile Ariane 5. Il s’agit d'un carburant solide (perchlorate d’ammonium), qui se présente sous la forme d’une gomme noirâtre.

Le M51 diffère de son prédécesseur actuellement en service, le M45, non seulement en terme de dimensions, mais également d'interface avec les tubes de lancement. Il présente également de nombreuses améliorations.

Alors que les missiles M45 avaient une portée de l'ordre de 6 000 km, ce nouveau vecteur spatial a des performances balistiques qui lui confèrent une portée supérieure à 8 000 km en configuration standard (la portée maximale, bien que tenue secrète et dépendante du nombre d'ogives embarquées, est estimée supérieure à 10 000 km), après avoir assuré un vol pouvant dépasser 1 000 km d’altitude, l'ensemble avec une précision améliorée par rapport aux missiles actuels M45. Ces caractéristiques permettent aux sous-marins d’étendre leurs zones de patrouille, ce qui les rend moins localisables. Chaque sous-marin embarque seize missiles stratégiques.

Le missile M51 dispose d’une capacité d’emport accrue, pouvant aller jusqu'à près du double de celle du M-45, et ce grâce à l'adoption d'un profil de coiffe hydrodynamique trapu complété par un réducteur de traînée aérodynamique. Armé pour commencer de l'ogive furtive TN 75 de 110 kt (de 6 à 10 têtes) qui équipe l'actuel M-45, le missile M-51 sera ensuite équipé de la nouvelle tête nucléaire océanique (TNO) en 2015.

Il est également doté d'une capacité multi-objectifs lui permettant de frapper plusieurs objectifs éloignés grâce à un système d'espacement des têtes intégré à la partie haute du missile.

[modifier] Historique

Le programme de développement du missile M51 s'inscrit dans l'évolution de la force de dissuasion française, initiée par le missile M1 entrée en service en 1971.

Lancé en 1992 et confirmé en février 1996, ce projet de développement d'une nouvelle génération de missiles balistiques a nécessité une phase de développement ayant mobilisé près d'un millier d'ingénieurs et de techniciens pendant 4 ans. Sa durée de développement a été réduite de manière à pouvoir équiper directement la nouvelle génération de sous-marin nucléaire lanceur d'engins, cet aménagement du calendrier permettant une économie globale de plus de 800 millions d'euros sur le développement de l'ensemble des programmes SNLE-NG, M45 et M51.

Le développement du système de mise en œuvre à la base opérationnelle de l’Île Longue à été lancé en 2000.

Une première campagne de 8 essais de lancement (qui ont tous été conduits avec succès, à Toulon) de maquettes "Jonas" (Virginie et Magali) instrumentées échelle 1 du M51 a commencé le 27 novembre 2003 et s'est achevée 17 octobre 2005.

Un premier vol expérimental du missile stratégique M51 (sans arme) a été effectué le 9 novembre 2006. Lancé vers 9h45 du Centre d’Essais des Landes à Biscarosse, il a atteint, environ un quart d'heure plus tard son point d’impact, dans l'Atlantique nord, au large des côtes américaines, après être rentré dans l’atmosphère à une vitesse de Mach 25.

D’autres tests, sans doute moins de dix, auront lieu, dont certains en mer, au large de Quimper, avant la mise en service du missile qui interviendra en 2010, dans sa déclinaison M51.1.

En 2015, il sera décliné dans une version M51.2 lui permettant d'exploiter la nouvelle tête nucléaire océanique (TNO), plus furtive, dotée de meilleures aides à la pénétration, et d'une puissance estimée de 100 kt, qui est actuellement développée par le Commissariat à l'énergie atomique (CEA).

[modifier] Contractants

Le service des programmes nucléaires et de missile de la délégation générale pour l'armement (DGA), qui est en charge de la direction du programme, a notifié fin 2004 à EADS une commande d’un montant de 3 milliards d’euros pour la production du missile balistique M51.

Comme pour tous les systèmes de missiles balistiques de la force de dissuasion française, EADS Space Transportation est responsable du développement et de la production des missiles M51 ainsi que de leur système de mise en œuvre à la Base opérationnelle de l’Île Longue et à bord des sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE), en association avec la Direction des constructions navales (DCN). Pendant toute la durée de vie des systèmes elle sera responsable de leur maintien en condition opérationnelle.

Le GIE G2P, composé de Snecma Propulsion Solide et de SME (SNPE Matériaux Énergétiques) assurent quant à lui la maîtrise d’œuvre de la propulsion, en co-traitance avec EADS Space Transportation.

Les travaux d’intégration ont lieu sur la Base de Lancement Balistique (BLB) au Centre d’Essais des Landes à Biscarosse.

[modifier] Critiques

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En 2006, le missile M-51 a été l'objet d'une campagne intitulée « Non aux missiles M51 »<ref>Brochure « Non aux missiles M51 » Image:Page white acrobat.png [ pdf</span>], provenant du site Web de la campagne « Non au missile M51 »</ref>, initiée par des organisations antinucléaires et pacifistes hostiles au nucléaire en général (et à plus forte raison aux armes nucléaires), et qui a rassemblé 1 500 à 2 000 personnes (notamment Noël Mamère).

[modifier] Notes et références

<references/>

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

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Voir également
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