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Mexique

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Estados Unidos Mexicanos (es)
Mexique (fr)
Image:Flag of Mexico.svg Image:Mexico COA.svg
(Détails) (Détails)
Devise nationale : aucune
Image:LocationMexico.png
Langues officielles Espagnol
Capitale Mexico
19° 0' N, 99° 0' O
[[{{{lien_villes}}}|Plus grande ville]] Mexico
Gouvernement
 - Président
Rép. fédérale
Felipe Calderón
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 13e
1 972 550 km²
2,5
Population
 - Totale (2006)
 - Densité
Classé 11e
107 449 525 hab.
54 hab./km²
Indépendance
 - Déclarée
 - Fin de la guerre
d'indépendance
De l'Espagne
16 septembre 1810
27 septembre 1821
Gentilé Mexicain, mexicaine
Monnaie Peso mexicain($)1€ = 14.06 Pesos (MXN)
Fuseau horaire UTC -7 à -9
Hymne national Himno Nacional Mexicano
Domaine internet .mx
Indicatif
téléphonique
+ 52

Le Mexique (en espagnol Estados Unidos Mexicanos, « États-Unis mexicains », ou México) est un pays d’Amérique du Nord, situé au sud des États-Unis (dont il est en partie séparé par le Río Grande, dit le Río Bravo par les Mexicains) et bordé au sud par le Guatemala et le Belize. Son nom officiel est États-Unis mexicains ou États-Unis du Mexique. Avec plus de 100 millions d’habitants, dont 20 dans la capitale Mexico, le Mexique est le plus peuplé des pays de langue espagnole. Après le Brésil et l’Argentine ce pays américain est le troisième en taille d’Amérique latine et le deuxième en population. Il enregistre depuis 2002 le premier PIB d’Amérique latine devant le Brésil. Le mot « Mexique » vient du nahuatl Mēxihco (API : /meː.ɕiʔ.ko/) dont la signification exacte est incertaine mais pourrait être lieu de la divinité Mexi ou au nombril de la lune, dans une traduction mot à mot.

Sommaire

[modifier] Dénomination

Image:CodexMendoza01.jpg Le Mexique est une entité politique qui naît durant le XIXe siècle. Certains précurseurs de l’Indépendance appelaient le pays qui n’était pas encore né l'America mexicana (Amérique mexicaine), y compris Morelos qui n’utilisait jamais le mot de Mexique dans le Sentimientos de la Nación. La dernière délibération fut soutenue au congrès de Chilpancingo (1813), où certains députés proposèrent Anáhuac, terme que les mexicas employaient pour désigner les territoires qu’ils dominaient (Cem Anáhuac Tenochca Tlalpan = le Monde, terre Tenochca). Finalement il fut décidé que le nom de la nouvelle nation serait México, le Mexique.

[modifier] Étymologie

Il existe diverses hypothèses sur la signification du mot México. Ce qui est certain c’est qu’il s’agit d’un vocable d’origine nahuatl, avec lequel les Mexicas désignaient la capitale de leur État. L’hypothèse la plus communément admise est celle qui indique que le nom du pays a pour origine les vocables mētztli = lune, xictli = nombril ou centre, et -co = suffixe de lieu. D’après cette forme, le mot México signifie lieu du centre de la lune, ou plus précisément, le lac de la lune, qui a été un des noms que les mexicas utilisaient pour désigner le lac Texcoco. La toponymie nahuatl, en plus d’être descriptive, était chargée de certains sens mystiques, connus seulement par certains initiés, comme le signale Sahagún dans son Historia de las cosas de la Nueva España. Dans cette interprétation ésotérique, le nom accordé au Mexique signifie Centre du Monde, et c’est ainsi que la ville de Mexico est représentée dans plusieurs codex, comme le lieu où confluent tous les cours d’eau qui traverse l’ Anáhuac (le monde, la terre entourée par les eaux).

Une autre hypothèse est celle qui relie le nom du pays avec celui du dieu Mexi (prononcé en nahuatl [’me∫i]), donné à leur dieu tutélaire Huitzilopochtli, le colibri de gauche. De cette forme, Mexico est le lieu où habite Huitzilopochtli. Selon les chroniques mexicas, Huitzilopochtli sorti cette tribu de Aztlán (un lieu mythique, que certains pensent qu’il est situé à Nayarit ou dans le Nouveau-Mexique) pour les emmener vers une terre promise. Pour se rendre en ce lieu, la tribu a dû voyager pendant deux cents ans. Arrivés sur l’îlot de Mexihco sur le lac de Texcoco, le signe donné par leur dieu et leur prêtre principal, appelé Ténoch.

Quand les Espagnols firent la rencontre de ce peuple et qu’ils transcrivirent leur langue, naturellement ils le firent en suivant les règles de la langue espagnole de l’époque. La langue nahuatl possède un son /∫/ (comme chien) et ce son a été représenté par la lettre x en espagnol, et bien que la prononciation ait changée, la graphie de Mexico conserva le x pour des raisons étymologiques et historiques, comme autant d’autres noms de sites et d’objets dont les noms ont une origine mésoaméricaine.

Certains auteurs (particulièrement en Espagne) écrivent le nom du pays ou de la capitale comme ceci : Méjico. Même si les deux formes sont considérées correctes par l’Académie royale de la langue espagnole, c’est la même institution qui suggère la forme México et l’utilisation du x dans tous ses dérivés. Historiquement, la majorité des hispanophones ont utilisé la graphie avec un x.

[modifier] Histoire

Article détaillé : Histoire du Mexique.

[modifier] Époque préhispanique

Le territoire aurait été découvert et peuplé par des groupes de chasseur-cueilleurs il y a environ trente mille ans. L’agriculture se serait développée au Mexique vers 9000 av. JC, même si la culture la plus importante de l’agriculture mésoaméricaine, le maïs, n’a été domestiquée qu’aux alentour de 5000 av. JC. Des preuves archéologiques montrent que les premières poteries ont été produites vers 2500 av. JC, ce qui marque le début de la civilisation mésoaméricaine car c’est par définition ce qui caractérise les sociétés sédentaires.

Avant le développement de l’agriculture intensive (entre 1800 et 1500 av. JC), les sociétés mésoaméricaines étaient égalitaires, c’est-à-dire qu’il s’agissait de groupes humains avec une différenciation sociale naissante, basée sur des différence de genre, d’âge, et de groupes de parenté.

Étant donné que la construction des systèmes d’irrigation requiert une main d’œuvre conséquente, nous pouvons considérer que le développement de sociétés stratifiés en Mésoamérique eut lieu au même moment, même si celles-ci se sont consolidées pendant l’époque préclassique tardive et l’époque classique précoce. Vers 100 ap JC, la ville de Teotihuacan évolue vers le premier État complexe de la région, se plaçant avec la Chine, l’Inde, l’Égypte et le Pérou dans la liste des premiers États de l’humanité.

Pendant plus de trois mille ans, le Mexique a été le berceau de civilisations avancées telles que les Olmèques, les Tarasques, les Mexicas, et les Mayas. En outre il fût le théâtre de plusieurs États, comme Tlaxcala, Colima et Tenochtitlan, qui se sont établis et développés dans le centre et le sud du territoire actuel du pays entre 100 ap JC et peu après l’arrivée des Espagnols en Amérique.

Les antiques habitants du territoire mexicain atteignirent un niveau très avancé pour l’époque en mathématiques, en astronomie, en architecture, en botanique et ainsi que dans d’autres champs de la connaissance. Quand bien même ils appartenaient à des cultures différentes et leur développement se trouvaient à diverses étapes, les amérindiens qui habitaient ce territoire partageaient une cosmogonie similaire.

Les cultures olmèque, teotihuacaine, toltèque, maya et mexica étendirent leur influence à d’autres régions, consolidèrent leur pouvoir et influencèrent l’art, le commerce, la politique, la technologie et la théologie. Les mexicas furent les premiers au monde à pratiquer l’éducation obligatoire pour tous, sans distinction de genre ou de classe. Il y avait deux types d’écoles: le tepochcalli, pour les études pratiques et militaire, et le calmecac, pour apprendre l’écriture, l’astronomie, l’art de gouverner, la théologie et d’autres savoirs.

[modifier] Époque coloniale

En 1519, Hernán Cortés est arrivé sur l’île de Cozumel et à partir de là il commença son incursion dans le territoire mexicain actuel, qui se termina par la déroute de l’empire Aztèque, remis à Cortès et à ses alliés en 1521. Non sans rencontrer une féroce opposition de la part des Aztèques, qui lutteront pendant deux ans avant leur chute. Moctezuma II, Cuitláhuac et Cuauhtémoc furent les derniers empereurs aztèques. Il y a alors fondation d’une vaste colonie de l’Empire espagnol qui était appelé la Nouvelle-Espagne, et qui plus tard étendit son territoire avec les explorations et les conquêtes d’Hernán Cortés et d’autres explorateurs espagnols, jusqu’à englober une bonne partie du sud du territoire actuel des États-Unis.

Plus tard les missionnaires espagnols arrivèrent dans le pays dans le but d’évangéliser la population qui avait survécu à la conquête afin de les christianiser pour qu’ils oublient leur ancienne religion qui incluait entre autre des sacrifices humains. Parmi ces évangélisateurs, Toribio de Benavente "Motolinia" et Bartolomé de las Casas se sont distingués pour leur souci et la protection de la population indigène.

Dès le 17 avril 1535 l’administration de la Nouvelle-Espagne est confiée à un Vice-roi, le premier sera Antonio de Mendoza, nommé par Charles Quint.

Les trois siècles de domination espagnole coïncident avec la création du Mexique en tant que la nation latine, hispanique, catholique et métisse que nous connaissons aujourd’hui. Bien que sévèrement négligée dans les manuels d’histoire mexicaine, les arts, la culture et la façon de vivre des Mexicains actuels redonnent son importance à la période de la Vice-royauté de la Nouvelle-Espagne, plus longue que celle du Mexique indépendant et qui a crée les fondements de l’ethos mexicain actuel: la langue espagnole, la religion catholique, le métissage, l’architecture, la gastronomie (synthèse unique de saveurs préhispaniques et hispaniques), les fêtes, la structure familiale, le droit et beaucoup d’autres aspects.


[modifier] Indépendance

Article détaillé : Guerre d'indépendance du Mexique.

L’événement déclencheur du mouvement indépendantiste créole fut la conquête et l’occupation française de l’Espagne, au début du XIXe  siècle par les troupes de Napoléon, mais l’avènement des idées libérales, en Espagne même, n’y est pas étrangère. Dans plusieurs régions d’Amérique latine, des révoltes indépendantistes éclatent. Le Mexique ne fait pas exception. Les premières tentatives séparatistes de la Nouvelle-Espagne correspondent à la «conspiration de la Profesa» (ainsi nommée d’après le temple dans lequel les conspirateurs se réunissaient pour boire du chocolat et pour de soi-disant réunions littéraires, afin d’occulter leurs intentions réelles) dans la ville de Mexico. Ce groupe peut compter sur la sympathie du vice-roi Iturrigaray, mais le mouvement anti-indépendantiste veille et fait destituer le Vice-roi. Les tenants de l’Espagne, commerçants pour la plupart font nommer un vice-roi, sénile, à leur solde, Pedro de Garibay qui signe des mandats d’arrestation concernant quiconque est soupçonné d’idées indépendantistes.

Il faut attendre le 16 septembre 1810 pour que, par son Grito de Dolores, Miguel Hidalgo fasse se lever le peuple du Mexique contre la domination espagnole. Il est suivi par la population et commence avec succès la conquête des villes. Alors que Mexico est à sa portée, sans défense, le 30 octobre 1810, pour une raison mystérieuse, il renonce à sa capture et ordonne la retraite vers Valladolid. Il sera plus tard capturé et exécuté le 30 juillet 1811. Mais le mouvement est lancé et d’autres comme José María Morelos, Vicente Guerrero, Guadalupe Victoria ou Agustín de Iturbide prennent la relève. Dans cette lutte, certains sont sincères et se battent pour un idéal, comme La Corregidora que les mexicains vénèrent encore à ce jour, d’autres simplement ambitieux ou opportunistes comme Agustín de Iturbide. Ils n’en arrivent pas moins à leurs fins, le 28 septembre 1821, le vice-roi de Nouvelle-Espagne, Juan O’Donojú signe l’Acte d’indépendance du Mexique.

Le 21 juillet 1822, Agustín de Iturbide se fait couronner Augustin Ier, empereur constitutionnel du Mexique, son règne ne durera pas un an. Il est renversé le 19 mars 1823.

Le 4 octobre 1824 le Mexique se dote d’une constitution, la République est née, son premier président est Guadalupe Victoria. Il dirigera le pays pendant 5 ans, ensuite coup d’État et contre coup se succèdent à un rythme effréné, trois présidents en 1829. Il faut attendre Anastasio Bustamante en 1830 pour qu’un semblant de calme se fasse jour, il dirigera le pays jusqu’en 1832. Ensuite les luttes de pouvoir reprennent.

Durant l’automne 1835, le Texas, État de la république fédérale du Mexique, se révolte contre la dictature du président mexicain Antonio López de Santa Anna (siège de Fort-Alamo, 6 mars 1836) et proclame, en mars 1836, la « République indépendante du Texas ».

[modifier] Guerre américano-mexicaine

Article détaillé : Guerre américano-mexicaine.

En 1836 le Texas proclame son indépendance du Mexique, il sera annexé cinq ans plus tard par les États-Unis. En 1846 le Mexique revendique le territoire compris entre le rio Bravo et le rio Nueces. En effet, la limite de la province texane était le rio Nueces situé à 300 km au nord du rio Bravo. Dès lors la guerre éclate entre le Mexique et les États-Unis et durera de 1846 à 1848.

Les troupes américaines envahissent le pays et l’occupent de 1847 à 1848. Après la bataille de Chapultepec, le 14 septembre 1847, les troupes américaines hissent le drapeau américain sur le Palais National: la ville de Mexico est occupée. Sous le contrôle de Winfield Scott, ses troupes exécutent de nombreux soldats du bataillon Saint Patrick, déserteurs de l’US Army, qui collaboraient avec la résistance mexicaine face à l’occupant.

La guerre se termine par la signature du traité de Guadeloupe Hidalgo par lequel le Mexique reconnaît le rio Bravo comme étant sa frontière avec le Texas. De plus, le Mexique cède plus de 40 % de son territoire aux États-Unis, soit près de 2 000 000 de km². Les États de Californie, Nouveau-Mexique, Arizona, Nevada, Utah, la majeure partie du Colorado et le sud-ouest du Wyoming représentent les territoires que les États-Unis ont annexés suite à la guerre américano-mexicaine.

[modifier] Protectorat français

Article détaillé : Expédition du Mexique.

En 1861, le gouvernement mexicain de Juárez décide la suspension du paiement de sa dette extérieure. La France, l’un des principaux créanciers du Mexique, décide alors avec l’appui de l’Espagne et de l’Angleterre d’intervenir militairement pour obliger le gouvernement mexicain à honorer ses dettes. Les forces maritimes européennes arrivent à Veracruz en 1862. Le gouvernement Mexicain après des négociations diplomatiques arrive à obtenir des Anglais et des Espagnols leurs retraits. La France continue donc seule cette expédition visant à établir un protectorat sur le Mexique.

À part la bataille de Puebla, gagnée par les forces mexicaines sous le commandement d’Ignacio Zaragoza, la campagne militaire française est un succès. Devant l’avancée des forces françaises, le gouvernement mexicain de Juárez est contraint de s’exiler à San Luis Potosí le 31 mai 1863 puis finalement à Paso del Norte près de la frontière avec les États-Unis. En juin 1863, Mexico tombe sous le contrôle des forces de Napoléon III. Le 10 juillet, l’Assemblée des Notables nomme Maximilien d’Autriche empereur du Mexique.

Dès la fin de la guerre de sécession en 1865, Juárez trouve auprès des États-Unis un soutien contre la présence française. Ce nouvel appui diplomatique et militaire tout comme l’affaiblissement du Second Empire forcent les troupes françaises à se retirer du Mexique.

Le second empire mexicain durera jusqu’en 1867. L’empereur Maximilien est exécuté à Santiago de Querétaro et les conservateurs (anciens alliés des Français) reconnaissent Juárez président du Mexique.


[modifier] La dictadure de Porfirio Díaz : El Porfiriato

Benito Juárez resta au pouvoir jusqu’à sa mort le 18 juillet 1872. Les dernières années de son gouvernement furent très critiquées par les différentes factions au sein des libéraux. À la mort de Juarez, Sebastian Lerdo de Tejada occupa la présidence et inscrivit dans la constitution les réformes promulguées pendant la période 1855-1856. Quand Sebastian Lerdo de Tejada tenta de se faire réélire, les partisans de Porfirio Diaz lancèrent une insurrection et prirent le pouvoir alors même que la loi présidentielle aurait dû désigner José Maria Iglesias. Porfirio Diaz devint président du Mexique en 1876, début du régime connu en espagnol sous le nom de El Porfiriato et qui allait durer jusqu’en 1910.

La dictature de Diaz fut interrompue pendant 4 années sous le gouvernement de Manuel Gonzales, ami du dictateur et évidemment soumis à son autorité. Pendant cette période les lois de réforme (en particulier la loi Lerdo) servirent de cadre pour favoriser la concentration des terres aux mains d’une minorité de propriétaires terriens. Les paysans étaient contraints au travail dans les haciendas et certains groupes indigènes se montrèrent particulièrement rebelles, comme les yaquis ou les mayas qui furent obligés de travailler jusqu’à la mort dans des lieux comme Valle Nacional, la Vallée du rio Yaqui ou le Yucatan.

Au cours du Porfiriato, l’investissement étranger fut favorisé. José Yves Limantour, Mexicain d’origine française, fut placé à la tête de ce plan de développement économique. La plus grande partie des investissements furent d’origine française, suivi par les Anglais, les Américains, les Allemands et les Espagnols. Les mines, le pétrole, les chemins de fers, le textile, les plantations de sucre : tous étaient entre les mains des étrangers. Le pays connut une période de grande prospérité mais les fruits de cette croissance étaient confisqués par une minorité alors que la majeure partie de la population restait dans la misère. Lors du fameux entretien Diaz - Creelman, le dictateur estima que le Mexique était prêt pour la démocratie. Ces opposants le crurent sur parole et se présentèrent aux élections de 1910. Ces élections furent gagnées par Francisco Madero. Diaz ne reconnu pas le résultat des élections ce qui marqua le début de la Révolution mexicaine.

[modifier] Révolution

Article détaillé : Révolution mexicaine.

Le long régime autoritaire de Porfirio Díaz entraîna la Révolution mexicaine de 1910, portée en partie par la masse des paysans pauvres travaillant dans les haciendas : au nord les forces de Pancho Villa, au sud celles d’Emiliano Zapata. Les forces révolutionnaires villistes et zapatistes furent finalement vaincues par l’armée régulière, mais certaines de leurs revendications (comme l’instauration d’une réforme agraire pour restituer la terre aux paysans et démanteler les grands domaines fonciers) ont été reprises dans la nouvelle Constitution de 1917. Si officiellement, la révolution mexicaine s’est terminée en 1917, les coups d’État et les troubles du pouvoir central ont cependant duré jusqu’aux années 1930.

[modifier] Mexique moderne

Les années 1930 furent marquées par le régime de Cárdenas et par les nationalisations, comme la création de Pemex (en espagnol Petróleos Mexicanos, Pétroles mexicains). Le Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI) fut fondé à la fin de la révolution et dirigea le pays sans interruption jusqu’en 2000, date de la victoire de Vicente Fox Quesada, candidat du PAN. (Voir la Liste des présidents du Mexique.)

Des mouvements révolutionnaires sont toujours en activité au Mexique avec notamment l’émergence de l’EZLN dans le sud du Mexique au Chiapas. Mené par le sous-commandant Marcos, ce mouvement réclame des modifications de la constitution afin de déléguer plus d’autonomie pour les villages indigènes surtout en termes de santé et d’éducation. Une des particularités de ce mouvement est qu’il ne cherche pas à obtenir le pouvoir au Mexique mais plutôt à exercer une pression sur les pouvoirs en place. Son caractère pacifiste lui permet d’acquérir une certaine notoriété au sein des communautés indigènes du Mexique ainsi que dans le milieu altermondialiste à l’échelle internationale.

En 2006 les résultats des élections nationales, qui donnent la majorité vainqueur par un infime pourcentage de voix, sont contestés par l’opposition, qui dénonce des centaines d’irrégularités<ref>"Les preuves de la fraude électorale".</ref>, alors que les observateurs internationaux ont conclu à des élections "propres". Un million de personnes descendent dans la rue à deux reprises pour montrer la contestation d’une partie de la population quant au résultat du scrutin<ref>"Mexico paralysée par une manifestation de la gauche".</ref> . le 9 août Un recomptage partiel à commencé, là où des irrégularités ont été prouvées <ref>Présidentielle mexicaine: début du recomptage partiel</ref>

En mai 2006 une grève des enseignants à Oaxaca devient le détonateur d’un important soulèvement populaire.

[modifier] Politique

Article détaillé : Politique du Mexique.

Le Mexique est une république fédérale composée de 31 États et d’un District Fédéral. La séparation des trois pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) est garantie par la constitution de 1917.

[modifier] Le pouvoir exécutif

Le chef de l’exécutif est le président de la République, élu pour une période de 6 ans, non renouvelable, au suffrage universel direct à un seul tour et à la majorité relative. Il n’y a pas de Premier ministre. Le président nomme et révoque les ministres, le procureur général (ministre de la Justice), les ambassadeurs et les consuls généraux. En cas de démission ou de décès, le Congrès désigne un président intérimaire. Le président peut émettre des décrets dans le domaine économique et financier grâce aux pouvoirs que lui délègue le Congrès.

Depuis 2000, Vicente Fox (PAN) est le président du Mexique après avoir recueilli 43,43 % des suffrages aux élections présidentielles du 2 juillet 2000 contre 36,88 % pour Francisco Labastida (PRI) et 17 % pour Cuauhtémoc Cárdenas (PRD).

À condition de disposer d’un appui au sein du corps législatif, le gouvernement fédéral dispose de plus de pouvoirs que son équivalent nord-américain. Il peut destituer les gouverneurs des États élus au suffrage universel pour faute grave, corruption, etc. Par ailleurs, les revenus fiscaux sont réservés en majeure partie au Gouvernement fédéral qui n’en redistribue qu’une faible part aux États.

Le résultat de l’élection présidentielle du 2 juillet 2006, annoncé par l’IFE (Institut fédéral électoral), donne Felipe Calderón (PAN) gagnant, avec une infime avance sur son adversaire Andrés Manuel López Obrador (coalition Pour le Bien de Tous). Felipe Calderón a recueilli 35,88 % des votes contre 35,31 % pour Andrés Manuel López Obrador. Le vrai perdant de ce scrutin est certainement le PRI, dont le candidat Roberto Madrazo n’a recueilli que 22,27 % des votes.

Au 13 juillet, 359 recours de non-conformité ont été introduits devant le TEPJF (Tribunal électoral du pouvoir judiciaire de la fédération), 227 présentés par la coalition Pour le Bien de Tous (PRD-PT-Convergence), 131 par le PAN et 1 par l’Alliance pour le Mexique (PRI-PVEM).
Le 6 septembre, le TEPJF a donné sa décision (sans appel) et a confirmé la victoire de Felipe Calderon qui prendra officiellement ses fonctions le 1er décembre.

[modifier] Le pouvoir législatif

Le Congrès est divisé en deux chambres : la Chambre des députés et le Sénat. Depuis 1997, le Congrès joue un plus grand rôle puisque l’opposition obtint plus de sièges grâce à la désignation de 200 sièges de députés élus à la proportionnelle.

  • Le Sénat: Les sénateurs sont élus tous les 6 ans. Le Sénat compte 128 sénateurs, soit 4 sénateurs par entité fédérative. En 2000 : le Sénat était dominé par le PRI avec 60 sièges, suivi du PAN avec 46 et enfin 15 pour le PRD. Le reste des sénateurs sont soit indépendants, soit appartiennent à d’autres partis plus petits. Suite aux élections de juillet 2006, le Sénat a vu le poids du PAN et du PRD s’accroître au détriment du PRI. Le PAN devient donc la première force politique avec 53 sénateurs, suivi par le PRD avec 37 à égalité avec le PRI. Néanmoins, le PAN n’a pas la majorité absolue au Sénat.
  • La Chambre des députés: Les députés sont élus au suffrage universel direct tous les 3 ans. La Chambre compte 500 représentants. 300 circonscriptions électorales désignent chacune un député et 200 autres députés sont élus au suffrage proportionnel à travers tout le pays. Les 200 sièges désignés de façon proportionnelle ont été créés pour permettre aux petits partis d’accéder plus facilement à la Chambre. En 2003, la composition de la chambre était de 223 sièges pour le PRI, 148 pour le PAN, 97 pour le PRD. Le PAN n’ayant pas de majorité à la chambre ne peut passer de lois sans l’appui des autres partis politiques. Suite aux élections de juillet 2006, le PRI a perdu un grand nombre de députés au profit du PAN et du PRD. En effet, le PAN devient la première force politique à la Chambre des députés avec 207 sièges, suivi par le PRD avec 160 sièges et en 3e position le PRI avec seulement 119 sièges. Néanmoins, le PAN n’a pas la majorité absolue à la Chambre des députés et devra donc obtenir l’appui de l’opposition pour faire passer ses lois.

[modifier] États fédéraux

Article détaillé : États du Mexique.

Le Mexique est composé de 31 États et d’un district fédéral :

[modifier] Le Chiapas et l’EZLN

Article détaillé : Armée zapatiste de libération nationale.

Image:Ezln.jpg Image:Subcomandante Marcos.jpg À la fin du XXe  siècle, les défavorisés du Chiapas dénoncèrent le manque d’intérêt porté par les pouvoirs publics à leur État, l’un des plus pauvres du Mexique. L’une des principales revendications est le fait qu’un grand nombre d’indigènes doivent payer des taxes à des propriétaires terriens absents, malgré le fait que depuis les années 1920 le gouvernement mexicain a promis aux paysans la propriété des terres qu’ils ont cultivé depuis des générations. L’article 27 de la Constitution garantie aux indigènes le droit à un ejido ou propriété collective.

La réforme agraire fut terminée dans la plus grande partie du pays mais le Chiapas fut une exception. La crise de 1982 mit un terme au contrôle de l’économie par l’État et les privatisations qui s’ensuivirent donnèrent une place prépondérante aux entreprises privées. La réforme agraire cessa dès lors d’être une priorité. Sous la présidence de Carlos Salinas de Gortari l’ouverture du pays au commerce mondial devint une priorité. La vague de réformes libérales eurent pour effet de moderniser une économie fermée et protectionniste vers une économie insérée dans le commerce mondial. Le gouvernement suspendit le droit constitutionnel pour les communautés rurales à posséder des ejidos. L’accord de libre-échange d’Amérique du Nord (ALENA) mis en application le 1er janvier 1994 fut considéré par les peuples indigènes du Chiapas comme une preuve de plus que le gouvernement fédéral les laissait de côté: le centre et le nord du pays se développait rapidement grâce à la proximité géographique avec le grand voisin du Nord alors que le sud du pays restait dans la pauvreté et le sous-développement.

C’est dans ce climat qu’est né l’Armée zapatiste de libération nationale ou Ejercito Zapatista de Libéracion Nacional. Les zapatistes sont un mouvement pacifiste qui fut "poussé" à utiliser les armes pour garantir le droit aux indigènes aux ejidos. Le Sous-commandant Marcos, le leader du mouvement zapatiste réussit à sensibiliser la communauté international, grâce aux nouvelles technologies de l’information (internet notamment), à la lutte des peuples indigènes du Chiapas.

En août 2003, l’EZLN déclara tout le territoire zapatiste comme autonome du Mexique. Depuis, l’EZLN a privilégié le travail avec le gouvernement afin de développer la santé et l’éducation dans les communautés indigènes défavorisée du Chiapas.


[modifier] Géographie

Article détaillé : Géographie du Mexique.
Carte du Mexique

Le Mexique est un pays situé en Amérique du Nord. Il partage des frontières terrestres avec les États-Unis (3326 km) au Nord et avec le Belize (250 km) et Guatemala (962 km) au Sud. Il possède de nombreuses façades maritimes (10 143 km) notamment avec l’océan Pacifique et le golfe de Californie (7338 km) à l’Ouest et avec la mer des Caraïbes et le golfe du Mexique (2805 km) à l’Est. La superficie totale du pays est de 1 972 550 km² en incluant environ 6000 km² d’îles dans l’océan Pacifique, le golfe de Californie, la mer des Caraïbes et le golfe du Mexique. La zone économique exclusive (ZEE) mexicaine s’étend sur 370 km à partir de chaque côte et totalise environ 2,7 millions de km². Le territoire comporte aussi quelques îles comme Guadalupe et Revillagigedo (Pacifique). On trouve aussi de nombreux volcans. Le pic de Orizaba culmine à 5700 m, tandis que le point le moins élevé est la Laguna Salada qui se trouve à 10 m en dessous du niveau de la mer. Le pays est sujet aux tremblements de terre, parfois très violents.

Parmi les ressources naturelles, on trouve l’argent, le cuivre, le gaz naturel, l’or, le pétrole, le plomb et le zinc.

[modifier] Relief

Le Mexique est traversé par deux principales chaînes de montagne : La Sierra Madre Occidentale et la Sierra Madre Orientale. La Sierra Madre Occidentale à l’Ouest est le prolongement de la Sierra Nevada de Californie et la Sierra Madre Orientale à l’Est est la prolongement des Montagnes Rocheuses du Nouveau-Mexique et du Texas. Entre les deux principales chaînes de montagnes se trouve le plateau mexicain. La cordillère néovolcanique marque la limite sud des Sierra Madres occidentale et orientale. Le Mexique compte également d’autres chaines de montagne moins importantes comme la chaine de montage californienne, la Sierra Madre del Sur, la Sierra Madre de Oaxaca, la Sierra Madre de Chiapas, et la Meseta Central de Chiapas.

Principales chaines de Montagne et plateau principal

  • La Sierra Madre Occidentale s’étend sur 1250 km à 50 km au sud de la frontière avec les États-Unis et rejoint la cordillère néovolcanique après le Rio Santiago. Le Cordillère néovolcanique traverse d’Est en Ouest le centre du Mexique. Au Nord, la Sierra Madre Occidentale est située à environ 300 km des côtes occidentales mais à proximité de la cordillère Néovolcanique elle n’est plus qu’à 5 km de la côte pacifique. La Sierra Madre Occidentale s’élève à environ 2250 m d’altitude avec des sommets atteignant 3000 m.
  • La Sierra Madre Orientale commence à la frontière entre le Texas et le Mexique et continue sur 1350 km jusqu’à atteindre le Cofre de Perote un des sommets principaux de la cordillère Néovolcanique. Comme pour la Sierra Madre Occidentale, la Sierra Madre Orientale se rapproche progressivement des côtes en se rapprochant de l’extrémité sud. En effet elle ne se situe plus alors qu’a 75 km du golfe du Mexique. La Sierra Madre Orientale s’élève à environ 2200 m d’altitude avec des sommets atteignant 3000 m.


  • Le plateau mexicain s’étend lui aussi de la frontière avec les États-Unis jusqu’à la cordillère néovolcanique et occupe une vaste superficie entre les Sierra Madres Occidentale et Orientale.

Le plateau fut divisé par le passé entre la Mesa del Norte et la Mesa Centra, néanmoins aujourd’hui les géographes considèrent ces deux parties comme appartenant au même plateau.

Le nord du plateau s’élève à environ 1100 m d’altitude et s’étend du rio Bravo jusqu’à l’État de Zacatecas et l’État de San Luis Potosí. La région compte avec de nombreuses dépressions dont la plus grande est le Bolsón de Mapimi.
Le sud du plateau est plus haut puisqu’il s’élève à environ 2000 m. Il comporte de nombreuses vallées qui ont été formée par d’ancien lacs. Plusieurs des plus importantes villes mexicaines comme la ville de Mexico ou Guadalajara sont situées dans ces vallées.


  • La cordillère néovolcanique est une ceinture de 900 km de long et 130 km de large qui s’étend de l’océan Pacifique jusqu’au golfe du Mexique. La Cordillère commence au rio Bravo et continue jusqu’au sud de Colima où elle va vers l’est en suivant le 19e parallèle pour finir au centre de l’État de Veracruz. La région est caractérisée par une activité sismique importante et compte les sommets volcaniques les plus hauts. La Cordillère possède trois sommets dépassant les 5000 m d’altitude : Pico de Orizaba ou Citlatépetl qui est le 3ème plus haut sommet d’Amérique du Nord, le Popocatépetl et l’Iztaccíhuatl qui sont tous deux près de Mexico. La cordillère néovolcanique est considérée comme la division géologique entre l’Amérique du Nord et l’Amérique centrale.


[modifier] Cours d’eau

Image:Riogrande.jpg Le Mexique a environ 150 fleuves et rivières. Les 2/3 de ces derniers se déversent dans l’océan Pacifique et 1/3 dans le golfe du Mexique ou la mer des Caraïbes. Malgré l’apparente abondance d’eau, les volumes d’eau sont répartis de manière très inéquitable à travers le pays. En effet, cinq rivières, (l’Usumacinta, la Grijalva, le Papaloapán, le Coatzacoalcos, et le Pánuco) totalisent 52% du volume annuel moyen d’eau. Ces 5 rivières se déversent dans le golfe du Mexique. Seul le rio Panuco n’est pas dans le sud-est mexicain. Le Nord et le Centre du Mexique qui couvre 47% du territoire et regroupe près de 60% de la population ont moins de 10% des ressources d’eau du pays.

Le Mexique possède peu de cours d’eau navigables.

Le Río Grande est appelé Río Bravo par les Mexicains.

[modifier] Climat

  • Le Mexique est divisé en deux zones par le Tropique du Cancer, l’une tempérée et l’autre sa partie sud se trouve dans la zone intertropicale et. Le climat varie avec l’altitude. Les tierras calientes (terres chaudes), comprenant les plaines côtières, s’élevant jusqu’à environ 915 m. Au nord du 24e parallèle, les températures sont plus froides pendant les mois d’hiver, tandis qu’au sud, elles restent constantes le long de l’année. Elles varient néanmoins en fonction de l’altitude.

Les zones au sud du 24e parallèle :

Jusqu’à 1000 m (les côtes et la péninsule du Yucatan) : ont une température moyenne comprise entre 24°C et 28°C. La température reste élevée toute l’année avec seulement 5°C de différence entre les moyennes de températures d’hivers et d’été.
Entre 1000 et 2000 m la température moyenne est comprise entre 16°C et 20°C. Les villes et villages à cette altitude au sud du 24ème parallèle jouissent d’un climat relativement constant et d’agréables températures tout au long de l’année alors que les régions au nord ont un climat aux variations saisonnières plus marquées.
Au dessus de 2000 m la température moyenne est comprise entre 8°C et 12°C dans la cordillère néovolcanique.
La ville de Mexico, perchée à 2300 m, a une température moyenne de 15°C avec un agréable été et un hiver doux. Les moyennes quotidiennes hautes et basses pour le mois de mai (le plus chaud) sont de 26°C et 12°C. Les moyennes quotidiennes hautes et basses pour le mois de janvier (le plus froid) sont de 19°C et 6°C.

Les pluies varient beaucoup selon la situation géographique et les saisons. Aride ou semi-aride en Basse Californie, le Nord-Ouest de l’État de Sonora, les plateaux du Nord et un partie des plateaux du Sud. Il pleut dans ces régions en moyenne entre 300 et 600 millimètres par an. Dans les plateaux du Sud et notamment les régions les plus peuplées (comme Mexico et Guadalajara) il pleut en moyenne entre 600 et 1000 millimètres. Les basses terres le long du golfe du Mexique reçoivent plus de 1000 millimètres de pluies à l’année. La région au sud-est de Tabasco reçoit approximativement 2000 millimètres de pluies à l’année ! Il neige occasionnellement sur certains des plateaux du nord et des hauts sommets de la Sierra Madre Occidentale et de la Sierra Madre Orientale.

  • Saison humide ou saison des pluies :

Le Mexique connaît une saison humide (ou saison des pluies) et une saison sèche marquées. La saison des pluies dure, dans la majeure partie du pays, de juin à mi-octobre. Il pleut nettement moins le reste de l’année. Février et juillet sont respectivement le mois le plus sec et le plus humide. Par exemple, la ville de Mexico reçoit environ 5 millimètres de pluies en février et 300 millimètres en juillet. Les régions côtières, et spécialement celle du golfe du Mexique reçoivent leurs précipitations maximales en septembre. Tabasco enregistre plus de 300 millimètres de pluies pendant ce mois.

Une petite partie de la côte nord-ouest du Mexique autour de la ville de Tijuana possède un climat méditerranéen avec des brumes importantes et une saison des pluies en hiver.

  • Ouragans :

Le Mexique est situé dans la ceinture des ouragans et toutes les régions côtières sont susceptibles de subir une de ces tempêtes de juin à novembre. Les ouragans de la côte pacifique sont moins fréquents et souvent moins violents que ceux qui affectent la côte est du pays. Plusieurs ouragans frappent chaque année les côtes du golfe du Mexique et de la mer des Caraïbes, avec des vents violents qui peuvent dépasser les 200 km/h, qui mettent en péril la vie des habitants et provoquent des dégâts importants aux hôtels et habitations de la région.

[modifier] Économie

Article détaillé : Économie du Mexique.

[modifier] Agrégats macroéconomique

PIB 2005 (Prix et PPA<ref>PPA signifie Parité du Pouvoir d’ Achat.</ref> courant) : 1006 milliards de dollars (estimation)
PIB / hab. : 9600 dollars
Source: OCDE - Liste des pays par PIB


[modifier] Pétrole et gaz

Image:Lazaro-Cardenas-Expropiando.jpg

  • Pétrole : les champs pétrolifères se situent principalement dans les États de Veracruz, de Tabasco, de Chiapas et de Campeche (70% de l’exploitation nationale). Depuis le gouvernement du président Lazaro Cardenas qui décida la nationalisation du pétrole, la compagnie d’État Pemex a le monopole de l’exploitation, production, transport et commercialisation du pétrole sur le territoire mexicain. Le Mexique est le 5e producteur mondial de pétrole et le 9e exportateur. La quasi-totalité des exportations de pétrole mexicain se font en direction des États-Unis dont il est le troisième fournisseur. Néanmoins, le déclin du principal gisement, Cantarell, laisse présager une baisse de la production du pays dans les années à venir, ce qui inquiète beaucoup le gouvernement.
  • Gaz: Pemex possède uniquement le monopole de l’exploitation et de la production de gaz naturel au Mexique. En effet, depuis 1995 le gouvernement a autorisé l’investissement privé dans le transport, la distribution et le stockage de gaz naturel.

Même si le pétrole ne représente aujourd’hui qu’une partie des exportations mexicaines, les ressources financière dégagées par Pemex financent 30% du budget de l’État. Cette situation a permis aux mexicains de bénéficier d’une certaine clémence fiscale. En effet, le Mexique est le pays de l’OCDE et de toute l’Amérique latine dont le ratio recette fiscale / PIB est le plus faible (entre 15 et 17% contre une moyenne de 30% pour les pays de l’OCDE).

[modifier] Secteur primaire

Le secteur primaire représente 4% du PIB et emploie 18% de la population active.

  • L’agriculture mexicaine: caractérisée par une faible productivité a dû s’adapter à la forte concurrence induite par l’ALENA signé avec les États-Unis et le Canada. Le pays a développé des filières agricoles notamment dans les avocats.
  • Vin et spiritueux: la production de vin connaît une croissance importante ces dernières années même si elle est encore loin en termes de qualité. Par contre le Mexique produit de nombreux spiritueux dont la tequila faite à partir de la distillation de l’Agave bleue. 50% de la production de tequila sont exportés vers les États-Unis. La tequila possède un AOC et ne peut provenir que d’une région déterminée, située principalement dans l’État de Jalisco.
  • Mines: le Mexique exporte de nombreux minéraux, notamment l’argent dont il est le premier producteur mondial.
  • Pêche et faune marine

[modifier] Secteur secondaire

L’industrie représente 26,5% du PIB (2004) et emploi 24% de la population active.

  • L’industrie lourde: dans des secteurs comme le ciment, le verre et l’acier. Le Mexique compte de nombreux champions nationaux dont quelques-uns ont une véritable dimension internationale. Cemex est le 2e producteur de ciment au monde juste après le français Lafarge. Vitro, Grupo Alfa, Metalsa… sont d’autres exemples de ces nouvelles multinationales mexicaines.
  • La bière: le Mexique compte importante industrie de la bière. Avec des marques connues internationalement comme Corona, Sol, Tecate… Les bières mexicaines ont connu un formidable essor à l’international et sont bues dans tous les continents. Deux groupes principaux se partagent le marché : Grupo Modelo site et Cerveceria Cuauhtemoc Moctezuma site
  • La production automobile: alors que le Mexique ne compte aucune marque nationale d’automobile, il en est la 9e producteur mondial. Le Mexique attire les grands groupes comme Ford, General Motors, Renault Nissan, Daimler Chrysler… grâce à sa proximité géographique et le traité de libre échange signé avec les États-Unis et le Canada. En 2004 le secteur employait environ 600 000 personnes et les perspectives de développement sont très positives. De nombreux groupes pensent investir massivement au Mexique pour développer leurs infrastructures. Le dernier en date, le groupe Ford pense investir 9 milliards de dollars<ref>Eric Leser, Joëlle Stolz, « Ford envisage d’investir massivement au Mexique » dans Le Monde du 17/06/2006 [lire en ligne]</ref>.
  • Les NTIC: Le secteur des nouvelles technologies connaît un fort développement au Mexique et en particulier dans la région de Guadalajara. Devenue la vitrine du Mexique en tant que ville des nouvelles technologies, Guadalajara est considérée comme la Silicon Valley mexicaine. Les groupes comme IBM, Hitachi, HP, Intel, Siemens ou Kodak investissent massivement dans la région.

[modifier] Secteur tertiaire

Le secteur tertiaire représente 69,5% du PIB et emploi 58% de la population active.

  • Le tourisme: est l’une des toutes premières industries du pays. Avec une riche variété de paysage, climats et de plages le Mexique a fortement investit pour développer ce secteur qui emploi beaucoup de personnes. Connues internationalement les stations balnéaires comme Cancun, Acapulco, Puerto Vallarta attirent des millions de touristes tous les ans.
  • L’audiovisuel: le Mexique produit et exporte de nombreuses séries connues sous le nom de telenovelas. Feuilletons à l’eau de rose, ils attirent des millions de téléspectateurs. Le paysage audiovisuel est dominé par deux groupes : Televisa et TV Azteca. Ces dernières années, les chaines mexicaines se développent au États-Unis afin d’offrir à la communauté hispanique des programmes spécifiques.
  • Les télécommunications: En 2004, le Mexique comptait 38 millions d’utilisateurs de téléphones mobiles pour 104 millions d’habitants, c’est-à-dire qu’environ 36% de la population disposait d’un téléphone mobile contre plus de 68% dans l’Union européenne. Le marché est dominé par l’ex-monopole d’État Telmex qui appartient à Carlos Slim, l’homme le plus riche d’Amérique latine et l’une des plus grandes fortunes mondiales. Le pays compte également 17 millions d’utilisateurs internet. La couverture est assez bonne dans les grandes villes à la différence des zones rurales.

[modifier] L’économie depuis la signature de l’ALENA

En janvier 1994, le Mexique, le Canada et les États-Unis signent l’Accord de libre échange d’Amérique du Nord ALENA créant ainsi la plus vaste zone de libre-échange du monde. L’ALENA a fortement transformé le Mexique qui passa d’une politique économique marquée par son fort protectionnisme à une politique économique basée sur le libre-échange et l’insertion dans l’économie mondiale. L’année même de la mise en application de l’ALENA, le Mexique connut une grave crise économique marquée par un forte dévaluation du peso. Les raisons de cette crises sont multiples, difficile mais nécessaire adaptation du tissu économique à cet nouvel environnement économique, politique monétaire, confiance des investisseurs internationaux, problèmes de la dette…

Depuis 1994, l’économie mexicaine s’est remise de la crise économique. Les exportations ont connu une croissance très importantes, notamment en direction des États-Unis et du Canada. Les maquiladoras ou zones franches sont un des éléments importants de ce succès. Aujourd’hui le Mexique représente 50% des importations et exportations d’Amérique latine et est devenu la 8e puissance commerciale du monde. Le PIB mexicain en valeur est le plus élevé d’Amérique latine, devant le Brésil et l’Argentine et la 11e puissance économique selon ce même critère.

En 2000, le Mexique connu sa première alternance politique depuis plus de 70 ans avec l’arrivée au pouvoir de Vicente Fox. Ce dernier continua la politique économique de ses prédécesseurs avec un politique budgétaire et monétaire rigoureuse. L’inflation a fortement baissé et les finances publiques ont été fortement améliorées notamment grâce à la hausse du prix du pétrole dont le Mexique est le 5e exportateur mondial. La dette publique ne représente plus aujourd’hui que 23.5% du PIB et la dette extérieure mexicaine a été classée par Standard & Poor’s BBB soit le niveau le plus haut jamais atteint par le Mexique et la meilleure notation des grandes économies d’Amérique Latine.

Afin de diversifier les débouchés des exportations mexicaines (dont plus de 80% sont faites avec les États-Unis et le Canada), le Mexique a signé un grand nombre de traités de libre-échanges, notamment avec l’Union européenne, le Japon, Israël

Entre 2001 et 2003, le Mexique connu une croissance économique médiocre. (-0,3% en 2001, +0,9% en 2002 et +1.4% en 2003). En effet, La Chine est devenu un concurrent important du Mexique, le salaire dans les ateliers chinois étant en moyenne 4 fois moins élevé qu’au Mexique. Le Mexique doit donc adapter son modèle économique à cette nouvelle situation internationale, notamment à travers de réformes structurelles qui malheureusement se font très lentement.

Depuis 2004, la croissance économique s’est fortement accélérée. +4.3% en 2004 et +3.8% en 2005 (estimations). De nombreuses entreprises revenant au Mexique après être parties en Asie. Néanmoins, pour que cette reprise puisse être pérenne et que le Mexique puisse remplir les objectifs du millénaire dans la lutte contre la pauvreté qui touche encore 40% de la population, d’importantes réformes structurelles doivent être entreprises.

Las remesas, ces remises ou transferts de fonds de la part des émigrés mexicains pour leurs familles qui sont restées au Mexique ont représenté en 2005 un record de plus de 20 milliards de dollars. Cela est l’équivalent de la moitié de la valeur des exportations pétrolières du pays, qui représentent à leur tour moins de 10% des exportations totales de biens, au contraire des décennies précédentes où les exportations pétrolières prévalaient dans la balance courante. Cette formidable manne est supérieure aux investissements étrangers au Mexique et permet d’améliorer la situation économique de nombreuses familles rurales.

Il reste d’importants défis que le Mexique doit surmonter

L’inégale répartition des richesses au sein de la population (indice de Gini 53,1 en 1998)
Les inégalités de développement entre les États du Nord et du centre riches et les États du Sud pauvres.
Les prochaines élections présidentielles de 2006 qui seront un test pour la démocratie au Mexique
L’amélioration de la compétitivité de l’économie mexicaine face à la Chine ou à l’Inde

[modifier] Démographie et villes

[modifier] Transition démographique

Article détaillé : Démographie du Mexique.

Image:México - Tasa de crecimiento natural.png Image:México-Población total.png Image:Mexique répartition âges.jpg

Pendant tout le XIXe  siècle, la population du Mexique a seulement doublé. Cette tendance continuera pendant les deux premières décennies du XXe  siècle. En 1920 on assiste même à une perte de 2 millions d’habitants. Ce phénomène peut s’expliquer à cause de la Révolution mexicaine entre 1910 et 1920.

Le taux de croissance de la population s’est fortement accéléré entre 1930 et 1980, avec des chiffres supérieurs à 3%. La population mexicaine doublait tous les 20 ans et à ce rythme on estimait 120 million d’habitants au Mexique en 2000. Le gouvernement fédéral créa alors le Conseil national de la population, CONAPO, avec pour mission d’établir des politiques de contrôle de la natalité et réaliser des études sur la population du pays. Ces mesures furent positives et le taux de croissance de la population baissa jusqu’à 1,6% sur la période 1995 et 2000. En 2005, la population mexicaine s’élevait à 103 millions d’habitants.

L’espérance de vie passa de 36 ans en 1895 à 75,19 ans en 2005. On estime donc que le Mexique vient de rentrer dans la dernière phase de transition démographique. En effet, le taux de fécondité n’est plus que de 2,45 enfants par femme, et la mortalité infantile est de 20.91 décès pour 1000 naissances.

Taux de croissance naturelle et totale de la population (chiffres 2005)

En effet, le solde migratoire est traditionnellement négatif et s’élève à plus de 450 000 Mexicains par an. Les États-Unis restent la première destination.

Même si aujourd’hui le Mexique a une population jeune (seulement 5,6% de la population a plus de 65 ans), le vieillissement de la population a commencé et s’accélèrera dans les prochaines années.

[modifier] Exode rural et urbanisation

Article détaillé : Villes du Mexique.
Les 10 principales zones metropolitaines
Ville Pop. (2000)
Mexico (DF-Méx-Hgo) 19.231.829
Guadalajara (Jal) 4.095.853
Monterrey (NL) 3.664.331
Puebla-Tlaxcala (Pue-Tlax) 2.109.049
Toluca de Lerdo (Méx) 1.610.786
Tijuana (BC) 1.484.005
León (Gto) 1.425.210
Ciudad Juárez (Chih) 1.313.338
Torreón (Coah-Dgo) 1.110.890
San Luis Potosí (SLP) 957.753

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Au début du siècle, près de 90% de la population vivait dans les zones rurales. Lors du recensement de 1960 la population urbaine devint majoritaire pour la première fois avec 50.6% de la population mexicaine vivant dans les villes et grandes agglomérations. Le nombre de personnes qui habitait dans leur État natal était en 1895 de 96,6% alors qu’en 1950 plus de 80% des Mexicains habitaient dans un autre État que celui où ils sont nés. À travers ces chiffres on peut se rendre compte du phénomène de développement industriel des moyennes et grandes agglomérations mexicaines et l’exode rural qui y est lié. Aujourd’hui les mexicains continuent à être très mobiles à l’intérieur du pays notamment entre les différentes agglomérations. Néanmoins on peut considérer que l’exode rural massif des décennies précédentes fait parti du passé.

Les États qui concentrent la plus grande partie de la population mexicaine sont le district fédéral et les États de Mexico, Jalisco, Nuevo Leon, Puebla et Veracruz. À l’inverse les moins peuplés sont Campeche, la Baja California Sur et le Quintana Roo. Néanmoins ces deux derniers États connaissent des taux de croissance parmi les plus élevés du pays à cause du développement de l’industrie touristique notamment les villes comme Cancun qui concentre 50% de la population du Quintana Roo, ou Los Cabos et La Paz qui sont devenu un eldorado pour les Américains.

La zone métropolitaine de la ville de Mexico concentre 18 396 677 habitants (chiffres 2000), ce qui fait d’elle la ville la plus peuplée du monde. Guadalajara et Monterrey sont respectivement la 2e et la 3e plus grande villes du pays avec chacune plus de 3 millions d’habitants.

[modifier] Crime, drogue et pauvreté

Selon la Banque Mondiale, le Mexique s’est hissé à la 12e place sur l’échelle des puissances économiques mondiales. Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) donne en 2005 au Mexique un IDH de 0,814 ce qui le classe au 53e rang mondial et dans la catégorie des pays à développement humain élevé (pays dont l’IDH est > 0,8).

Néanmoins il existe une forte polarisation des revenus entre riches et pauvres. Cette situation contribue aux taux élevés de criminalité<ref>(en)Criminalité et loi au Mexique sur Mexican Law Review</ref> dans la ville de Mexico. La corruption à de nombreux niveaux de la police et de l’administration a empêché le succès de la lutte contre le crime organisé et de la délinquance. Néanmoins, la situation dans le reste du pays est tout à fait différente. Les Mexicains ont la réputation d’être des personnes honnêtes et serviables.

La corruption de la police et des militaires est un des principaux problèmes du Mexique. Le marché très lucratif de la drogue et de l’émigration illégale vers les États-Unis finance les cartels mexicains. Ces derniers fournissent plus de la moitié des méthamphétamines aux États-Unis. Le gouvernement fédéral a lancé une grande campagne pour améliorer la sécurité et lutter contre le crime organisé en misant sur les nouvelles technologies. L’ex-maire de New York, Rudolph Giuliani, connu pour ses succès contre la criminalité dans la capitale économique des États-Unis, a même été embauché pour répéter son exploit dans la ville de Mexico. En général on peut dire que la police fédérale (l’équivalent de la gendarmerie) est peu corrompue. Ses agents ont vu leurs salaires fortement revalorisés et le niveau d’éducation y est beaucoup plus élevé que dans les autres polices.

La ville de Mexico reste un cas particulier au Mexique. On y dénombre entre 2000 et 3000 crimes par an. Seuls 600 de ces actes criminels sont dénoncés à la police. Néanmoins, le nombre de meurtres n’est pas aussi important que les chiffres de la criminalité pourrait le faire croire. Il y a en moyenne, dans la ville de Mexico, 2,5 meurtres par jour, ce qui est relativement faible vu l’importance de sa population (environ 20 millions d’habitants). En comparaison, Washington connaît un taux de meurtres par habitant 5 fois plus important.

[modifier] Indigènes et émigration mexicaine

Principaux groupes indigènes au Mexique
Groupe Population
Náhuatl 2.445.969
Maya (yucatèque) 1.475.575
Zapoteco 777.253
Mixteco 726.601
Otomí 646.875
Totonaca 411.266
Tzotzil 406.962
Tzeltal 384.074
Mazahua 326.660
Mazateco 305.836
Source: CDI (2000) [1]

Le Mexique compte un peu plus de 106 millions d’habitants soit le pays hispanophone le plus peuplé largement devant l’Espagne et le 3e pays le plus peuplé du continent américain après les États-Unis et le Brésil. Au niveau mondial c’est le onzième pays le plus peuplé du monde après la Chine, l’Inde, les États-Unis, l’Indonésie, le Brésil, le Pakistan, le Bangladesh, la Russie, le Nigeria, et le Japon.

La population qui parle les langues indigènes (unique critère retenu par l’INEGI pour designer la population indigène) passa de 17% en 1895 à seulement 7% en 2000. Néanmoins en nombre absolu elle a cru en passant de 1 million en 1895 à 7 millions en 2000. Les spécialistes<ref>http://estadis.eluniversal.com.mx/nacion/127113.html</ref> concordent pour dire qu’il y a plutôt 12,7 millions d’indigènes qui parlent ou non une langue indigène) au Mexique. Jusqu’en 1980, les populations indigènes émigraient en direction des métropoles régionales proche de leur lieu de naissance mais à partir des années 1990 l’émigration indigène se fit massivement en direction des États-Unis.

Les États-Unis sont le pays où vivent le plus de mexicain après le Mexique. Il se dit que Los Angeles, la plus grande ville de Californie est aussi la deuxième ville mexicaine en terme de population car le nombre d’immigrés et de descendant de mexicains dépasse largement les 4 million de personnes qui vivent à Guadalajara, seconde métropole mexicaine.. La présence des mexicains de l’autre côté du Rio Grande commence los de l’annexion par les États-Unis d’immenses territoires mexicains. Ainsi un certain nombre de mexicains se trouvèrent de facto en territoire américain mais gardèrent leur coutume et leur langue. L’État du Nouveau-Mexique illustre bien cela. À ce nombre, il faut ajouter le nombre important de braceros qui partirent vivre aux États-Unis, parfois temporairement grâce à un accord laboral entre les gouvernements de Washington et de Mexico. Les dernières crises économiques du Mexique ont favorisé l’émigration vers le nord et on estime qu’au début du XXe siècle près de 38 million de Mexicains ou descendants de Mexicains vivent aux États-Unis. La grande partie de ceux-ci se situent en Californie, au Texas et au Nouveau-Mexique. On compte aussi d’importantes communautés de Mexicains dans le Vieux Continent, notamment en Espagne, en Allemagne, en France et au Royaume-Uni.

[modifier] Éducation

Article détaillé : Liste des universités mexicaines.

Le Mexique a fait d’important progrès au niveau éducatif ces deux dernières décennies. En 2004, le taux d’alphabétisation était de 92,2% et celui des jeunes de 15-24 ans de 96%. L’enseignement primaire et secondaire (9 ans) est gratuit et obligatoire. Même si plusieurs programmes d’éducation bilingue existent depuis les années 1960 pour la communauté indigène, c’est depuis la réforme constitutionnelle à la fin des années 1990 qui permet véritablement leur essor avec des manuels scolaires écrits dans une douzaine de langues indigènes. Aujourd’hui la grande majorité des indigènes sont bilingues.

En 1970, le Mexique fut le premier pays au monde à mettre en place un système d’enseignement à distance. Les écoles qui utilisent ce système sont appelées telesecundarias. La diffusion de ce système s’étend aussi à certains pays d’Amérique centrale, à la Colombie et même à certains États du Sud des États-Unis.

Les deux universités publiques mexicaines les plus connues sont l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM)<ref>http://www.unam.mx</ref> fondée en 1551 et l’Institut polytechnique national (IPN)<ref>http://www.unam.mx</ref> qui ont un grand prestige dans toute l’Amérique latine. Néanmoins, aujourd’hui certaines universités privées jouissent d’une excellente réputation parfois supérieure à celles des universités publiques. Les trois principales universités privées de reconnaissance internationale sont l’Institut technologique d’études supérieures de Monterrey (ITESM)<ref>http://www.itesm.mx</ref> qui est souvent désigné comme le TEC de Monterrey, l’Institut technologique autonome de Mexico (ITAM)<ref>http://www.itam.com.mx</ref>, et l’Université ibéro-américaine<ref>http://www.uia.mx</ref>. Ces universités ont connu une croissance importante et ont su nouer des partenariats avec des universités étrangères les plus prestigieuses.

[modifier] Culture

Article détaillé : Culture du Mexique.

[modifier] Langues nationales

Articles détaillés : Langues mayas et Nahuatl.
Principales langues indigènes<ref>Población indígena (1) por lengua (2), porcentaje de hablantes de lengua indígena y ubicación geográfica, México, 2000, Comisión Nacional para el desarrollo de los pueblos indígenas, 2000</ref>
Langue Pers.
Náhuatl 1.659.029
Maya (yucatèque) 892.723
Mixtèque (Tu’un sávi) 510.801
Zapotèque (Binizaa) 505.992
Tzotzil (Batsil k’op) 356.349
Tzeltal (K’op o winik atel) 336.448
Otomí (Hñä hñü) 327.319
Totonaco (Tachihuiin) 271.847
Mazatèque (Ha shuta enima) 246.198
Huaxtèque (Téenek) 173.233

La constitution mexicaine concède le statut de langues nationales à l’espagnol et à plus de 60 langues indigènes parlées par 7% de la population. Néanmoins même si il n’existe pas de déclaration légale qui fasse de l’espagnol la langue officielle, c’est celle-ci est utilisée pour tous les documents officiels et est parlée par la quasi totalité des mexicains. Les langues indigènes sont parlé par plus de 2 millions de personnes vivant du le sud-est du Mexique jusqu’au Honduras. Leurs origines remontent à plus de cinq millénaires. De l’époque dite classique (ca. 300–800 ap. J.-C.) à la conquête espagnole, certaines de ces langues (en particulier le maya classique oriental et le nahuatl) furent écrites sur des bâtiments, de la poterie et des codex, grâce à un système d’écriture hiéroglypique.

Les deux langues indigènes qui sont le plus parlées sont :

Les langues indigènes ont eu une grande importance tout au long de l’histoire et la culture mexicaine. Ainsi, le nom du pays trouve son origine dans la langue nahuatl avec metztli (lune) et xictli (nombril) qui ensemble veulent dire « nombril de la lune »réf. nécessaire. Les indigènes prononçaient meshico (avec une fricative palato-alvéolaire) et les Espagnols l’écrivirent México, le son de la lettre x ayant ensuite évolué en espagnol. De nombreux mots espagnols sont d’origine amérindienne, par exemple<ref>(es) Entrées « cenote », « tlapalería et tianguis » du Diccionario de la Lengua Española publié par l’Académie espagnole.</ref> :

  • cenote, un puits naturel des massifs calcaires (du maya dz'onot, passé en français) ;
  • tlapalería, magasin d’articles de bricolage (du nahuatl tlapalli et du suffixe -ería) ;
  • tianguis, marché ouvert (du nahuatl tianquiztli) ;

sans compter les nombreux produits de l’échange colombien.

<div style="clear:both;" />

[modifier] Religion

Image:Catedral de México.jpg

  • Répartition de la population par confessions

La grande majorité (89 %) des Mexicains sont catholiques et 6 % protestants principalement concentrés à Mexico. Le judaïsme est présent au Mexique depuis des siècles. On dénombre aujourd’hui entre 45 000 et 60 000 juifs au Mexique. L’Islam est très minoritaire et est pratiqué principalement par les communautés immigrés de pays musulmans. Un pourcentage très faible d’indiens du Chiapas s’y sont converti. La tradition anticléricale du pays prit fin en 1991 avec l’adoption d’amendements constitutionnels qui accordent un statut légal aux institutions religieuses et autorisent notamment l’organisation d’écoles paroissiales.

  • La Vierge de Guadalupe

La sainte patronne du Mexique est la Vierge de Guadalupe. Elle fait l’objet d’une véritable vénération au Mexique tout comme de nombreux pays d’Amérique latine. Selon l’anthropologue Eric R. Wolf, la Vierge de Guadalupe est un symbole qui lie la famille, le politique et la religion; le passé colonial et le présent avec des traits indigènes, espagnols et mexicains.<ref>http://countrystudies.us/mexico/61.htm</ref>. Les Mexicains ont édifié une basilique moderne à son honneur près du site où elle fit son apparition. Ce monument catholique reçoit environ 14 millions de visiteurs chaque année.

Cette ferveur religieuse s’étend aussi à d’autres pays d’Amérique latine, aux USA et même en France. Le 12 décembre (jour de sa fête) les mariachis chantent à Notre-Dame de Paris où la communauté mexicaine de France a offert une reproduction de la Vierge.

[modifier] Sport


Articles détaillés : Jeux Olympiques d'été de 1968, Coupe du monde de football de 1986 et Coupe du monde de football de 1970.

Le Mexique a déjà, par le passé, accueilli les Jeux Olympiques, en 1968, ainsi que deux coupes du monde de football, en 1970 et en 1986.


Article détaillé : Équipe du Mexique de football.

Le sport national traditionnel est un sport équestre appelé charrería, mais le plus populaire est le football, devancé par le baseball sur la côte atlantiqueréf. nécessaire. Les principales équipes de football sont Las águilas del América, Las Chivas rayadas de Guadalajara et Los Tigres de la Universidad de Nuevo Leónréf. nécessaire.

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[modifier] Gastronomie

Articles détaillés : Cuisine mexicaine et Téquila.

Image:Mexico.Salsa.02.jpg La cuisine mexicaine est très riche, très variée et avec un grand nombre d’épices. Elle trouve son origine au temps de la conquête espagnole, même si elle a de nombreuses influences indigènes. D’un côté, le maïs, les piments, les haricots rouges, les courges, l’avocat, la patate douce, les tomates, le cacao, la vanille, la dinde et de nombreux fruits et condiments originaires du nouveau monde qu’il serait trop long d’énumérer ici. De même, certaines pratiques culinaires employées encore aujourd’hui sont issues des peuples préhispaniques, comme la nixtamalisation du maïs ou le broyage sur molcajete (mortier traditionnel) et metate. De l’autre côté, les espagnols introduisirent les viandes des animaux domestiqués dans l’ancien monde tel que le porc, de bœuf et le poulet; mais aussi le poivre, le sucre, le lait et ses dérivés, le blé, et le riz, les agrumes et une multitude d’ingrédients qui forment aujourd’hui une part importante de l’alimentation des mexicains.

De cette fusion de deux traditions millénaires émergea le pozole, le mole et les tamales dans leurs formes actuelles, le chocolat, une grande variété de pains, de tacos et un grand répertoire de grignotages mexicains (antojitos). Aussi des boissons comme l’atole, le chamurrado, le chocolat au lait et les boissons rafraîchissantes aromatisées aux fruits. Des desserts aussi comme l’acitron et une gamme complète de bonbons cristallisés, le rompope, la cajeta, la jericaya et un vaste répertoire de délices créés dans les couvents partout dans le pays.

[modifier] Arts

  • Frida Kahlo fut l’un des plus grands peintres mexicains. Ses peintures font de nombreuses références aux cultures indigènes du pays. Son style est un mélange de réalisme, symbolisme et surréalisme. Elle fut l’épouse d’un autre grand artiste mexicain : Diego Rivera. Communiste convaincue, elle hébergea Trotsky lors de son exil au Mexique.
  • Diego Rivera: un des leaders du mouvement muraliste et cubiste du Mexique. Communiste convaincu, il voit dans les grandes fresques murales le moyen de rendre accessible l’art au peuple.
  • Luis Barragán: architecte mondialement reconnu, notamment à travers le prix Pritzker qu’il obtient en 1980, il donne corps au mouvement moderne dans l’architecture mexicaine.
  • José Clemente Orozco: peintre muraliste dont les réalisations ornent bon nombre de bâtiments mexicains des plus illustres et dont les thèmes sont généralement l’histoire mexicaine


[modifier] Musique

Article détaillé : Mariachi.

Le temre de mariachi désigne tout à la fois un type de formation musicale originaire du Mexique, le style de musique associé, et une culture musicale. Un groupe de mariachis est constitué au moins de deux violons, deux trompettes, un joueur de guitare espagnole, un vihuela et d’un guitarron. Certaines formations comportent plusieurs dizaines de musiciens. Les mariachis sont originaires de l’État de Jalisco.

De nombreux groupes ou musiciens américains ont été influencés par la musique mexicaine : Flaco Jimenez, Los Lobos

Des styles musicaux et danses populaires sont la banda (Nord) et la salsa (reste du pays).

[modifier] Jours fériés et fêtes

Article détaillé : Fêtes du Mexique.
  • Jours fériés officiels
    • 1er janvier : Nouvel an
    • 5 février : Jour de la Constitution
    • 21 mars : Natalicio de Benito Juárez
    • 1er mai : Fête du travail
    • 16 septembre : Anniversaire de l’Indépendance du Mexique
    • 20 novembre : Anniversaire de la révolution mexicaine
    • 1er décembre : Prise de possession présidentielle (tous les six ans)
    • 25 décembre : Noël
  • Autres fêtes
    • 24 février : Jour du drapeau mexicain
    • 5 mai : Jour de la victoire de Puebla (les Mexicains célèbrent la victoire contre les troupes françaises à Puebla de Los Angeles qui empêche les Français de poursuivre leur route vers Mexico le 5 mai 1862)
    • 12 octobre : Jour de la race (célébration de la découverte de l’Amérique et du mélange des peuples)
    • 2 novembre : Fête des morts (fête typiquement mexicaine ; lors de cette fête les Mexicains vont aux cimetières pour célébrer leurs morts. Ils décorent les tombeaux, apportent de la nourriture et joue de la musique. Le Mexique est l’un des seuls pays au monde qui a un rapport festif avec la mort qui n’est pas perçue de manière négative comme dans les sociétés occidentales. De nombreux objets artisanaux représentent la mort)
    • 12 décembre : Fête de la Vierge de Guadalupe
    • Fête des 15 ans : quand les jeunes filles mexicaines ont 15 ans, les parents organisent une très grande fête pour célébrer le passage de leurs filles à l’âge adulte

[modifier] Tourisme

Sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO

[modifier] Bibliographie, liens externes et journaux

[modifier] Bibliographie recommandée

Enciclopedies
  • Enciclopedia de México. Enciclopedia de México, 1977.
  • Historia de México. México D.F.: Salvat, 1978.
  • México a través de los siglos. Coyoacán: Cumbre, 1985. XXIII edición.
  • Todo México. Enciclopedia de México, 1985.
Geografía
  • Ayllón Torres, Teresa. México: sus recursos naturales y su población. México: Limusa, 1990.
  • Beltrami, Giacomo Costantino. México. Querétaro: Francisco Frías.
  • Cosío Villegas, Daniel (coordinador). Historia General de México. El Colegio de México, 1981.
  • Cosío Villegas, Daniel. Historia Moderna de México. México, D.F.: Hermes, 1973-1984.
  • D’arpi, Mario. México. Bergamo: Instituto Italiano d’arti grafiche, 1924.
  • Pérez Montfort, Ricardo. Estampas de Nacionalismo Popular Mexicano. México: Centro de Investigaciones en Estudios Superiores en Antropología Social (CIESAS), 1994.
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Historia
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Vice-Royaume de la Nouvelle-Espagne
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  • Calderón Quijano, José Antonio. Los Virreyes de Nueva España durante el reinado de Carlos III. Sevilla, 1967-1968.
  • Céspedes del Castillo, Guillermo. América Hispánica (1492-1898). Barcelona: Labor, 1985.
  • Hernández Sánchez-Barba, Mario. Historia de América. Madrid: Alhambra, 1981.
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  • Ibarra, Carlos M. Economía política mexicana. Puebla: Linotipográfica Económica, 1940.
  • Interpretaciones sobre el sistema político mexicano. México: PRI; IEPES, 1990.
  • La apertura de México al pacífico. México: Secretaría de Relaciones Exteriores, 1990.
  • La constitución mexicana, rectoría del Estado y economía mixta. Editorial Porrúa 1985.
  • López Gallo, Manuel. Economía y política en la historia de México. México D.F.: Grijalbo, 1967.
  • México en la década de los 90. Banco Nacional de México, Estudios Económicos y Sociales, 1993.
  • Política exterior de México. México: Secretaría de Relaciones Exteriores, 1989.
  • Tello, Carlos. La política económica en México. Siglo XXI Editores, 1979.
  • Tena Ramírez, Felipe. Leyes fundamentales de México, 1808-1964. Editorial Porrúa, 1964.
  • Toribio, Lucio. Economía actuarial en las empresas industriales. Editorial CEMEX, 2005-2006.
Autres sujets
  • Agricultura en Tabasco. Higuera Bonfil, Antonio; Campos Solano y María del Rayo A. Antropología social de la economía en el sureste de México. Tlalpan: C.I.E.S.A.S. del Sureste, 1985.
  • México en la literatura. Michener, James Albert. México. Madrid: Espasa Calpe, 1994.

[modifier] Liens externes

Voyages sites officiels
Voyages autres sites
Autres
Politique
Économie
Narcotrafic

[modifier] Journaux

Principaux journaux
Autres journaux importants
Journaux locaux

[modifier] Notes et références

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Pays d’Amérique
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