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Maria Letizia Ramolino

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Maria Letizia Bonaparte, née Maria-Letizia Ramolino le 24 août 1750, est la mère de Napoléon Ier, connue sous son titre de Madame Mère. Elle était la fille de Jean-Jérome Ramolino et d'Angela Maria Pietra-Santa (après le décès de son époux, cette dernière se remaria en seconde noces avec un officier suisse, François Fesch, avec qui elle aura un fils, Joseph, futur cardinal et primat des Gaules).

Elle était selon C. Mullié une des plus belles femmes de son temps ; sa beauté était connue dans l’île. Paoli, aux jours de sa puissance, ayant reçu une ambassade de Tunis, et voulant donner aux Barbaresques une idée des attraits de la Corse, en rassembla toutes les beautés : Mme Bonaparte y tenait le premier rang.

Sa famille était originaire d’Italie, et issue des comtes de Colalto ; le premier qui s’établit à Ajaccio avait épousé la fille du doge de Gênes, et reçut de cette République de grandes distinctions.

Elle épousa Charles Marie Bonaparte le 1er juin 1764 et lui donna treize enfants dont huit survécurent :

  • Maria Anna Bonaparte (1770) nommé en hommage de sa grande soeur
  • Maria Anna Bonaparte (14 Juillet - 23 Novembre 1771) nommé en hommage de ses grandes soeurs
  • Un fils mort-né

Présente dans la résistance corse aux cotés de son époux lors de l'annexion par la France en 1768, lors de la guerre de l’indépendance, elle partagea souvent les périls de son mari. Elle le suivit à cheval dans ses expéditions, même pendant sa grossesse de Napoléon.

Cette dame qui, après l’échec décisif de Ponte-Novo, s’était retirée avec son mari sur le sommet del Monte Rotondo, avait reçu de M. le comte de Vaux des passeports pour se rendre à Ajaccio. Ses larmes et les supplications de Lucien Bonaparte, archidiacre d’Ajaccio, oncle de son mari, firent renoncer celui-ci au dessein qu’il avait formé de suivre Paoli dans son exil.

Elle connut la pauvreté au décès de son mari en 1785.

Seule l'entrée dans le métier des armes de son second fils Napoléon, permit à la famille de renouer avec un semblant de prospérité. En 1793, elle dut fuir la Corse insurgée et s'installer à Marseille. De cette époque, elle conserva un goût certain pour l'austérité et l'économie.

Un tel caractère ne pouvait s'entendre avec l'extravagante Joséphine de Beauharnais que le futur Empereur des Français épousait en 1796. Contrairement à ce que pourrait laisser croire le célèbre tableau de David, elle n'assista d'ailleurs pas au sacre de son fils en 1804 en raison de leurs désaccords sur son mariage et son couronnement. Pour autant, elle fut élevée, par décret du 23 mars 1805, au rang d'Altesse impériale et Madame Mère. Vivant loin de la Cour, elle s'installa au château de Pont-sur-Seine, offert par son fils, et demeurait à l'Hôtel de Brienne lors de ses rares visites à Paris.

Profondément religieuse, elle se mit sous la protection du Pape lors des exils napoléoniens et s'installa en Italie, à Rome, d'abord au palais Falconieri chez son demi-frère le cardinal Joseph Fesch, puis au palais Rinuccini. C'est là qu'elle apprit la mort de son fils Napoléon le 22 juillet 1821 et qu'elle décède le 2 février 1836. Enterrée à Corneto, sa dépouille est transférée à Ajaccio en 1851, puis à la Chapelle impériale en 1860 sur l'ordre de son petit-fils Napoléon III.

[modifier] Source partielle

Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail édition](Wikisource)de:Laetitia Ramolino en:Letizia Ramolino es:María Letizia Ramolino it:Maria Letizia Ramolino ja:マリア=レティツィア・ボナパルト nl:Maria Laetitia Ramolino pl:Letycja Buonaparte pt:Maria Letícia Ramolino sv:Laetitia Ramolino

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