Francais | English | Espanõl

Manioc

Un article de Wikivisual, l'encyclopédie libre.

<tr> <th bgcolor="#90EE90" colspan="2">Classification phylogénétique</th> </tr><tr> <td>Ordre</td><td> Euphorbiales</td> </tr><tr> <td>Famille</td><td> Euphorbiaceae </td> </tr>
Manioc
Image:Koeh-090.jpg
Feuilles de Manihot palmata
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Rosidae
Ordre Euphorbiales
Famille Euphorbiaceae
Genre Manihot
Nom binomial
Manihot esculenta
Crantz
Image:Commons-logo.svgD'autres documents multimédia
sont disponibles sur Commons
Parcourez la biologie sur Wikipédia :

Le manioc (Manihot esculenta) est un arbuste vivace de la famille des Euphorbiacées, originaire d'Amérique du Sud, dans l'actuel Brésil et Bolivie. Il est aujourd'hui largement cultivé et récolté comme plante annuelle dans les régions tropicales et subtropicales. On consomme ses racines tubérifiées riches en amidon, ainsi que, en Afrique, en Asie et dans le nord du Brésil, ses feuilles. Au Brésil, le mot farine (en portugais farinha) désigne avant tout la farine de manioc, et non de blé.

C'est une source peu coûteuse d'hydrates de carbone, mais sa consommation sans préparation adéquate peut créer des problèmes de santé. Le manioc contient en effet des glucosides cyanurés toxiques qui sous l'effet d'une enzyme se transforment en acide cyanhydrique. La cuisson des tubercules de manioc les rend consommables mais on rapporte des cas d'intoxication entraînant la mort après absorption de manioc mal cuit, en particulier lors de la friture.

On en cultive deux variétés principales :

  • le manioc amer non consommable sans prétraitement à l'eau(Manihot esculenta Crantz subsp. esculenta, syn. de Manihot utilissima) dont les racines séchées sont transformées en tapioca, en cassave ou en farine qui, préparée sous forme de farofa, est un ingrédient de la feijoada brésilienne.
  • le manioc doux (Manihot opi) dont les racines sont directement consommables sans risque.

Les tubercules sont également utilisés pour la préparation de boissons alcooliques distillées, comme la boisson indigène cauim et la tiquira, cachaça commune de l'état brésilien du Maranhão.

La chair des tubercules a une couleur blanchâtre et rappelle le bois par sa texture et sa consistance. Après cuisson dans l'eau, sa chair devenue jaune se delaie. La friture la rend croustillante.

Le manioc tirerait son nom d'une légende tupinambá à propos de la déesse Mani, à la peau blanche, qui aurait établi son domicile (oca) dans la racine de la plante.

Le matapa, plat typique du Mozambique, (vatapá au Brésil), est préparé avec les jeunes feuilles de manioc pilées avec de l'ail et la farine tirée des tubercules, cuites avec du crabe ou des crevettes.

Sommaire

[modifier] Le manioc en Afrique

Le manioc a été importé d'Amérique du Sud au XIXe siècle vers l'Afrique, où il est maintenant cultivé. On peut préparer les tubercules en les faisant cuire, puis en les lavant longuement à l'eau pour évacuer les traces de cyanure, et en les séchant au soleil.

Une fois pilé, à la main ou au moulin, on obtient une farine blanche appelée « foufou » aux Congo. Cette farine est mélangée à de l'eau bouillante à égale proportion et constitue un aliment qui accompagne les plats en sauce. Elle peut aussi être donnée à de jeunes enfants.

Une autre façon de le consommer est en pains de manioc. Au Congo, ces pains sont appelés « chikwangue ». Ils sont riches en cellulose, consistants, mais très peu nourrissants. Leur prix très abordable favorise leur consommation à grande échelle. Il est recommandé de bien les mâcher afin de ne pas avoir de problème de digestion.

Les feuilles de manioc sont également consommées avec du riz ("riz-feuilles"), aux Congo sous le nom de mpondu aux Comores sous le nom de mataba. La consommation de feuilles mal bouillies peut-être mortelle.

[modifier] Mosaïque : maladie du manioc

Le manioc est la principale source alimentaires de nombreuses populations africaines. Aussi, les moindres maladies peuvent provoquer des dégats auprès des populations (famines en cas de non-approvisionnement extérieur).

Depuis le milieu des années 1990, une maladie est apparue, sous le nom de « mosaïque ». Cette maladie (un virus) se répand très facilement et rapidement d'un plant à l'autre. La mouche blanche serait un vecteur de transmission. La maladie s'est développée dans plusieurs pays africains (Kenya, Congo-Brazzaville entre autres).

La mosaïque fait perdre les feuilles au plant de manioc et rend les tubercules rachitiques. Le principal danger pour l'homme est de réduire fortement sa consommation alimentaire.

Le Comité international de la Croix-Rouge entreprend des tests sur des boutures saines, et les distribue dans des zones touchées.

[modifier] Production

Production en tonnes. Chiffres 2003-2004
Données de FAOSTAT (FAO)

Nigeria3337900018 %3337900017 %
Brésil2214680012 %2423033212 %
Thaïlande1843000010 %2040000010 %
Indonésie1847396010 %1919695010 %
République démocratique du Congo149446008 %149505008 %
Ghana102393405 %98280005 %
Inde71000004 %71000004 %
Tanzanie68900004 %68900004 %
Mozambique61498973 %61498973 %
Angola56993313 %56000003 %
Ouganda54000003 %54000003 %
Viêt Nam52285003 %53700003 %
Bénin36751472 %40000002 %
Chine39015002 %39016002 %
Paraguay39000002 %39000002 %
Autres pays 2446362013 %2520463313 %
Total190021695100 %195500912100 %

[modifier] Liens externes



bg:Маниока

de:Maniok en:Cassava eo:Manioko es:Manihot esculenta id:Singkong ilo:Balinghoy it:Manihot ja:キャッサバ la:Mandioca nl:Cassave no:Maniok pl:Maniok pt:Mandioca sv:Maniok zh-min-nan:Chhiū-chî

Outils personnels