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Maire du palais

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Pendant la période mérovingienne, le maire du palais (du latin major : le plus important, le principal, étant sous-entendu qu'on parle de serviteurs) était l'intendant principal du roi. Sous les derniers rois Mérovingiens, en détenant la réalité du pouvoir politique, il était en quelque sorte le « premier ministre ». Cette fonction était souvent transmise de père en fils.

Sommaire

[modifier] Période mérovingienne

Tout au long de cette période, on vit l'avènement de la famille des Pippinides (descendants de Pépin de Landen ou Pépin L'Ancien), qui donna naissance à la dynastie carolingienne.

Le pouvoir des maires du palais alla en s'accroissant continuellement. Au début serviteurs du roi et responsables du palais, ils dirigèrent progressivement le royaume des Francs à la place du souverain, à partir du VIIe siècle. L'office devint un enjeu entre les aristocrates et se transmit bientôt de père en fils.

Dagobert Ier, conscient de la menace qu'ils représentaient, se sépara du maire Pépin de Landen afin de reprendre personnellement le pouvoir. Mais à sa mort, le royaume retomba définitivement aux mains des maires pépinnides. En fait, l'ascension des Pippinides ne se fit pas sans heurts et pendant près de 20 ans de 662 à 680, ils furent écartés du pouvoir par la famille de Vulfoald; de plus, Ansegisel, père de Pépin de Herstal fut assassiné durant cette même période. Les souverains descendants de Dagobert Ier, souvent très jeunes et d'une espérance de vie très courte, ne pouvaient régner sans l'aide des maires du palais. Ceux-ci profitèrent de la situation pour accroître encore leur puissance et diriger le pays à la place des souverains : ils nommaient les évêques, les comtes et les ducs, signaient les accords avec les pays voisins, décidaient et menaient les campagnes militaires... Les maires du palais ont également tissé à leur profit un réseau de fidélités, par des dons et des alliances matrimoniales.

En fin de compte, le souverain n'avait plus aucune fonction, d'où le nom de « rois fainéants » (fait néant) que l'on attribue aux souverains descendants de Dagobert Ier. [Il faut cependant relativiser cette appellation de « rois fainéants ». En effet, la dynastie carolingienne s'est empressée, sitôt arrivée définitivement au pouvoir, de dénigrer l'ancienne dynastie mérovingienne pour tenter de légitimer son coup d'État]. Il dispose néanmoins du prestige et de la légitimité de sa dynastie (il a du sang royal).

Le dernier roi mérovingien, Childéric III, est enfermé dans un monastère par Pépin le Bref en 751. Pépin demande alors au pape Zacharie de le reconnaître comme souverain du royaume franc. Il s'agit d'une usurpation et d'un coup d'État, légitimé par les historiographes de la dynastie carolingienne, en particulier par Eginhard. Pépin est proclamé roi en 751, puis sacré à Saint-Denis en 754. Ainsi naissait la dynastie carolingienne.

[modifier] Principaux maires du palais

[modifier] Austrasie

La charge de maire du palais d'Austrasie fut surtout occupée par les Pépinides.

[modifier] Bourgogne

[modifier] Neustrie

[modifier] Provence

[modifier] Dévolution à l'intendant

Image:Searchtool.svg Voir l’article Dévolution du pouvoir.

De nombreux cas similaires de dévolution du pouvoir de la dynastie « légitime » à une dynastie de serviteurs sont observés dans l'histoire. Les plus connus, parce que s'étant étalés sur une longue période de temps, sont, outre les Péppinides, les Peshwa des Marathes et les shoguns au Japon.

[modifier] Voir aussi

bg:Майордом ca:Majordom de palau de:Hausmeier en:Mayor of the Palace es:Mayordomo (Francos) fa:شهرداران کاخ‌ها it:Maggiordomo di palazzo nl:Hofmeier no:Major domus pl:Majordom pt:Prefeito do palácio ru:Майордом sk:Majordóm sl:Majordom sr:Мајордом sv:Maior domus

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