Médecine non-conventionnelle
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Le terme de Médecine non-conventionnelle désigne en Occident une grande variété de méthodes de traitement, chacune ayant une approche spécifique dans sa manière d'aborder le thème de la santé. Elles reposent sur des traditions empiriques parfois séculaires ou sur des nouvelles pratiques émergentes, qui tentent souvent difficilement d'exister dans les chemins législatifs "en place", face à la rumeur, etc. Elles traitent l'humain dans sa globalité, sont souvent préventives, et s'appuient sur la relation de confiance avec le patient qui exprime souvent une recherche personnelle et la quête d'un cadre de soin qui se situe parfois hors du cadre de référence habituel de la médecine classique.
En définitive, le patient fait son choix lui-même, la médecine n'étant pas toujours exempte de rejet de ce qu'elle connaît mal. Cependant, il y a longtemps que de nombreux médecins se forment à des approches différentes de ce qu'on leur a enseigné à la faculté de Médecine.
Certaines techniques sont utilisées par les médecins, théoriquement plus à même d'en connaître les apports et les limites ; d'autres par des auxiliaires médicaux, d'autres par divers praticiens paramédicaux et d'autres encore par des pratiquants dont la qualité de la formation peut difficilement être évaluée puisqu'elles se posent sur des bases souvent contestées et se créent aux marges de la médecine classique.
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[modifier] Complexités sémantiques de l'appellation
Le terme médecine non-conventionnelle est le terme retenue par la Commission européenne de Bruxelles pour qualifier les médecines alternatives, qui font l'objet d'une reconnaissance progressive en Europe depuis les années 1990.
On utilise aussi le terme de médecine douce, les termes de médecine complémentaire, médecine naturelle, médecine alternative, ou même médecine parallèle.
- Parler de médecine parallèle semble signifier qu’il y aurait deux conceptions de la médecine impliquant deux systèmes de soins fonctionnant indépendamment l’un de l’autre, avec le même degré d’efficience et de scientificité : au final, les patients auraient donc le choix entre deux thérapeutiques qu’ils pourraient soit envisager comme alternatives et concurrentes, soit comme complémentaires l’une de l’autre.
- L’appellation « médecine douce » dénonce par définition les pratiques thérapeutiques supposées agressives de la médecine classique occidentale par opposition à celles que proposeraient et développeraient ces autres médecines.
- Par médecine alternative, on envisage ces pratiques de soins comme substitutives, donc susceptibles de remplacer une démarche thérapeutique classique et conventionnelle.
- Le terme de médecine complémentaire en revanche privilégie plutôt l’idée d’associer des traitements impliquant peut-être des philosophies thérapeutiques différentes mais capables de coopérer dans l’intérêt du malade. source et à lire
[modifier] Aspect légal
Selon les pays, les médecines parallèles sont reconnues, interdites, tolérées et même remboursées. Les principaux arguments de discussion sont :
- Alors que de nombreux médecins s'intéressent à titre personnel à ces techniques, on assiste à un manque de procédures bien adaptées à l'introduction et à l'étude des apports des médecines parallèles notamment parce que les approches de santé sont gérées au niveau politique et institutionnel et que l'argent va principalement aux laboratoires et aux chercheurs "classiques". D'autre part, le médicament est un marché extrêmement vaste et convoité qui pense qu'il n'a rien à gagner à l'émergence de certaines approches et pratiques de santé auprès du public. Quand les techniques ne sont pas néfastes, on pourrait fixer un cadre clair à ces pratiques tant qu'il n'y a pas d'ambiguïté sur le caractère non médical de l'action (pas d'usurpation du titre de médecin) mais, dans les faits, de nombreux médecins ont été poursuivis en France pour avoir utilisé des thérapeutiques nouvelles, le cas le plus célèbre étant celui de Mirko Beljanski qui soigna notamment François Mitterrand. La logique induite par le système actuel par "l'exercice illégal de la médecine" semble tendre à écarter toute personne qui s'aventurerait à formuler de nouvelles hypothèses de recherche dans le domaine de la santé notamment dans le domaine des thérapeutiques "naturelles". À l'heure actuelle, l'interrogation sur les fondements de nos méthodes de Santé a lieu surtout lors de remises en cause induites par des catastrophes, qui peuvent entraîner alors le retrait d'un médicament ou d'un vaccin.
- L'effet placebo et le réconfort qu'apportent, entre autres, ces méthodes (pour certaines ancestrales) ont un certain intérêt, les médecins prescrivant eux-mêmes des placebos, ce qui tend à prouver que le psychisme est fondamental dans la guérison. Ces médecines semblent avoir démontré une certaine efficacité, même relative, ce qui a conduit en son temps au remboursement de l'homéopathie et à l'acceptation de l'acupuncture et de la sophrologie dans certains hôpitaux, plus récemment à l'acceptation en France de l'ostéopathie.
- Le recours aux médecines parallèles doit être judicieux : le traitement d'une maladie grave et avancée nécessitant une thérapie à technologie pouvant être retardé par le recours exclusif à une médecine parallèle.
- La médecine rationnelle et les médecines parallèles sont sans doute complémentaires et non opposées comme on voudrait le faire croire trop souvent. Il n'y a aucune raison de ne pas explorer toutes les pistes de la Santé et de s'en tenir uniquement à ce qu'on connaît.
La Suisse a décidé, en juillet 1999, d'intégrer cinq nouvelles médecines parallèles (après le succès de la chiropratique) dans le remboursement de la sécurité sociale : l'homéopathie, la thérapie neurale, la phytothérapie, la médecine anthroposophique et la médecine traditionnelle chinoise. Cette expérience, pour ces dernières a été interrompue en juin 2005 : selon l'ATS — Le temps, « il n'a pas été suffisamment prouvé que les cinq méthodes complémentaires satisfaisaient aux critères d'économicité, mais surtout d'efficacité et d'adéquation selon la loi sur l'assurance maladie (LAMal). » Les médecines complémentaires représentaient 0,16 % des dépenses de l'assurance obligatoire, de nombreuses dépenses étant prises en charge par les patients eux-mêmes ou de plus en plus par les assurances et mutuelles complémentaires qui remboursent les soins prouvés efficaces et rentables.
L'argument ainsi avancé sur le caractère non-économique de ces médecines ne tient donc pas. La pression exercée par les grands groupes pharmaceutiques auprès des politiques, notamment en terme d'emploi, peut par contre expliquer la réticence des gouvernements sur ce sujet très "chaud". En effet, les médecines parallèles occupent des parts de marché de l'industrie pharmaceutique en particulier pour les traitements dits "de confort".
[modifier] Médecine douce
On regroupe sous le terme « médecine douce » ou « médecine naturelle » les médecines qui prétendent respecter le fonctionnement naturel du corps, par l'emploi de techniques manuelles ou par l'administration de substances «naturelles», non «chimiques».
Les médecines douces et la médecine classique peuvent différer sur l'interprétation des troubles. Par exemple, les médecines douces considèrent les concepts de détoxication/détoxination (les toxines en question ne sont pas spécifiées), alors que ceux-ci n'ont pas de définition en médecine allopathique.
On associe souvent au champ des médecines douces les compléments alimentaires, les préparations à base de plantes, la massothérapie, la magnétothérapie, l'ayurveda.
Il est à noter que l'homéopathie et la médecine traditionnelle chinoise sont parfois décrites comme étant des médecines « douces ». Ce terme peut être trompeur car il sous-entend que les traitements sont forcément doux et faciles à supporter. Si cela est vrai la plupart du temps, il ne faut pas penser que cela est vrai dans tous les cas. En effet, ces traitements (homéopathie ou médecine traditionnelle chinoise) peuvent engendrer des « crises curatives », souvent nécessaires à la guérison, mais qui peuvent être parfois très brutales. Quand c'est le cas, le terme de médecine « douce » est peu adapté.
[modifier] Points de vue philosophiques
Parmi les arguments utilisés par les promoteurs des médecines douces pour faire leur promotion, on relève fréquemment :
- la recours à la Nature, la référence au naturel : le fait qu'une substance serait naturelle serait un gage de qualité. En effet c'est juste par rapport à un produit chimique de synthèse mais on peut contester que la Nature soit uniquement douce : les catastrophes, les champignons vénéneux et les toxines sont naturels.
- la référence à la tradition : il s'agit exclusivement des traditions asiatiques (chinoise, indienne) liées aux philosophies et aux cultures de ces pays et locales (française en France) ; on ne voit jamais la promotion d'un procédé issu, par exemple, de la tradition polonaise. Certains utilisent le terme « médecine occidentale » pour désigner la médecine, alors que celle-ci a diverses origines (notamment égyptiennes et arabes, voir Histoire de la médecine) et pas uniquement occidentale. On peut constater un jeu d'opposition occidental/oriental.
[modifier] Liste non exhaustive de médecines non-conventionnelles
- L'acupuncture : D'origine chinoise, ce traitement vise , à l'aide de très fines aiguilles appliquées en certains points du corps, à permettre une meilleure circulation de l'« énergie vitale ».
- L'analyse et réinformation cellulaire : technique transdisciplinaire développée par Michel Larroche, docteur en médecine, destinée à toutes les professions de santé, orientation médecine, psychothérapie, naturopathie ou médecines complémentaires.
- L' aromathérapie : Utilisation d'huiles essentielles pour traiter différents symptomes. Popularisée par le Dr Valnet, c'est une des branches de la phytothérapie .
- L'Ayurvéda : médecine traditionnelle de l'Inde.
- L'homéopathie : traitement consistant à administrer au malade des doses infinitésimales d'un produit qui, à dose pondérale, provoquerait les mêmes symptômes que ceux de la maladie à traiter ; ceci afin de stimuler les mécanismes d'auto-guérison interne du corps.
- La kinésiologie/Kinésiologie Appliquée : Technique diagnostique utilisant le test musculaire pour identifier des blocages physiques et perturbations neurologiques. Certaines branches de la Kinesiologie sont utilisées pour favoriser les apprentissages (le "brain-gym" et l'Edu-kinesiologie ), ou pour arrêter de fumer.
- Le magnétisme curatif (voir magnétisme animal : L'imposition des mains , technique traditionnelle pratiquée par les magnétiseurs pour soulager les malades.
- La médecine anthroposophique de Rudolf Steiner : Basée sur une philosophie qui étudie la dynamique des forces naturelles, elle associe à l'homéopathie des remèdes spagyriques, de fabrication dérivée de l'alchimie.
- La médecine traditionnelle chinoise : médecine d'orientation préventive vieille de 4000 ans.
- La chiropratique : pratique basée sur l'hypothèse que certains maux proviennent de problèmes articulaires au niveau de la colonne vertébrale, ou de posture résolus par manipulation manuelle.
- L'ostéopathie : technique de soins ayant pour hypothèse que les troubles divers ont pour origines un blocage de la circulation du sang, de la lymphe et des mouvements du squelette (y compris pour des troubles d'organes ne faisant pas partie de l'appareil locomoteur), avec donc une thérapie fondée exclusivement sur des manipulations manuelles.
- Les Massages.
- La Naturopathie.
- La phytothérapie : médecine traditionnelle par l'usage des plantes (De nombreux médicaments classiques sont dérivés des plantes mais la profession d'herboriste chère à Maurice Mességué est sinistrée).Voir aussi Fleurs de Bach.
- Les rebouteux : techniques empiriques mais ancestrales de manipulations articulaires rudimentaires pour remédier à des blocages articulaires. Ancêtre archaïque des ostéopathes.
- La réflexologie plantaire : techniques spécifiques associant massages et pressions de la plante des pieds, elle agit de manière préventive dans le but de préserver une bonne santé.
- le Shiatsu: technique orientale de pression manuelle sur des points précis pour détendre ou stimuler l'organisme.
- La sophrologie : apparentée à la relaxation et à l' hypnose, elle peut avoir une utilité dans les pathologies anxieuses et phobiques.
- La Thalassothérapie Voir aussi Balnéothérapie.
- La technique Alexander
- Le Reiki, proche de la technique radiance : une technique holistique d'harmonisation énergétique par apposition des mains, un chemin d'évolution et de transformation.
- La thérapie neurale : à la frontière entre médecine et foi, approche de personnes comme Bruno Gröning, qui entre dans la catégorie des "guérisseurs (dits) spirituels".
- Amaroli ou l'urinothérapie qui consiste à boire une partie de son urine pour se soigner est pratiquée en Inde et compte quelques partisans en Europe.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Bibliographie
- Alternative santé (Ex-L'impatient) Mensuel français d'information sur les médecines alternatives depuis 1977.
[modifier] Liens externes
- Site sur l'Analyse et Réinformation Cellulaire
- Site sur la médecine douce
- Généralités sur les médecines alternatives et sur la santé au naturel
- Vidéos sur les Médecines alternatives
- Débat d'orientation concernant la réglementation de certaines formes de médecines complémentaires ou non conventionnelles, chambre des députés du Luxembourg, 20 janvier 2004
- Chiffres sur les contacts avec un praticien de thérapie non-conventionnelle en Belgique
- Thérapies non conventionnelles en Belgique Étude
- Entretien avec la juriste européenne Isabelle Robard
- Médecines complémentaires : Dossiers du magazine Nouvelles clés
- 22 juin 2004 : Mise en garde de l'OMS
- Critique des médecines non-conventionnelles par le cercle de zététique
- Critique des pseudo-médecines
- Pourquoi la pseudo-médecine semble-t-elle marcher ?
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