Ludovic Halévy
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Ludovic Halévy, né le 1er janvier 1834 à Paris, mort le 7 mai 1908, est un auteur dramatique, librettiste d'opérettes et d'opéra, et romancier français.
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[modifier] Biographie
Ludovic Halévy entra dans l'administration en 1852. Il fut notamment rédacteur au Corps législatif, puis chef de bureau au ministère des Colonies. Il collabora avec le duc de Morny au Corps législatif, et aussi pour le livret de son opérette Monsieur Choufleuri restera chez lui, mise en musique par Jacques Offenbach (1861). Sa carrière littéraire prit rapidement un tour suffisamment favorable pour lui permettre de quitter l'administration en 1865.
Il collabora pour de nombreux livrets d'opérettes avec Léon Battum, Hector Crémieux, et surtout Henri Meilhac (1831-1897), avec qui il donna les livrets des plus célèbres opérettes de Jacques Offenbach dont La Belle Hélène (1864), La Vie parisienne (1866), La Grande-Duchesse de Gérolstein (1867) et La Périchole (1869) et aussi de Carmen de Georges Bizet (1875).
Le duo composa également des vaudevilles et des comédies (Les Brebis de Panurge, 1863; Fanny Lear, 1868; Froufrou, 1869; Tricoche et Cacolet, 1872; Le Prince, 1876; La Cigale, 1877; Le Mari de la débutante, 1879).
Dans cette collaboration de vingt ans, il est difficile de déterminer ce qui revient à Meilhac et ce qu'on doit à Halévy. Si l'on en juge par les œuvres que ce dernier signa seul, il avait, avec autant d'esprit et d'alacrité que son co-équipier, plus de goût, de raffinement, de profondeur et d'humanité, et aussi moins de loufoquerie et d'imagination.
Seul, Halévy créa les personnages de la famille Cardinal, symbole de la petite bourgeoisie parisienne pompeuse, pédante et méchante. Il est également l'auteur de deux romans, L'Abbé Constantin (1882) et Criquette (1883), qui furent de très grands succès de librairie à la fin du XIXe siècle. En rupture avec la noirceur des romans naturalistes, ils dépeignaient un monde certes réaliste mais où tous les personnages sont bons et vertueux.
Ce succès lui ouvrit les portes de l'Académie française, où il fut élu le 4 décembre 1884, au fauteuil 22, succédant à Joseph Othenin d'Haussonville. Sa réception officielle eut lieu le 4 février 1886. Il y soutint, en vain, les nombreuses candidatures de son ami Emile Zola et cessa quasiment d'écrire.
Vers 1878, Ludovic Halévy, flanqué de sa cousine Geneviève Bizet, future Madame Strauss et hôtesse d'un célèbre salon littéraire, recevait le tout Paris artistique et littéraire, lors des « jeudi de Ludovic » dans son appartement 22 rue de Douai où se côtoyaient Edgar Degas, Gustave Moreau, Louis Édouard Dubufe, Édouard Manet, John Lemoinne, Georges Ohnet, Charles Gounod, Henri Meilhac, Charles Haas, le vicomte Eugène-Melchior de Vogüé, Guy de Maupassant, Alexandre Guiraud, Georges de Porto-Riche, Émile Straus ou Robert de Montesquiou.
[modifier] Liens de parenté
Ludovic Halévy était le fils du polygraphe Léon Halévy (1802-1883) et le neveu du compositeur Jacques Fromental Halévy (1799-1862).
Par son mariage en 1868 avec Louise Breguet, il était le gendre de Louis Breguet (1804-1883), horloger et physicien. De cette union sont issu l'historien de l'Angleterre Élie Halévy (1870-1937) et Daniel Halévy (1872-1962), essayiste et historien, lui-même beau-père et grand-père des hommes politiques Louis Joxe (1901-1991) et Pierre Joxe (° 1934). Il était également l'oncle par alliance du futur avionneur Louis Charles Breguet. (Voir Descendance de Louis Breguet.)
Sa cousine, Geneviève Halévy, fille de Jacques Fromental Halévy épousa Georges Bizet en 1862 puis Émile Straus.
[modifier] Œuvres
On compte 90 œuvres de Ludovic Halévy, parmi lesquelles des collaborations avec Henri Meilhac avec lequel il écrit des opérettes pour Offenbach, entre autres :
- 1864 La Belle Hélène
- 1866 La Vie parisienne
- 1867 La Grande-Duchesse de Gérolstein
[modifier] Lien externe
- Notice biographique de l'Académie française (comprend une bibliographie complète)
| Précédé par Joseph Othenin d'Haussonville | Fauteuil 22 de l'Académie française 1884-1908 | Suivi par Eugène Brieux |

