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Logiciel malveillant

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Cet article fait partie de la série
Programmes malveillants
Virus
Cabir - MyDoom.A
Tchernobyl - Yamanner
Ver
Bagle - Blaster
Code Red - I love you
Melissa - Morris
NetSky - Nimda
SQL Slammer - Santy
Sasser - Sobig
Cheval de Troie
Back Orifice - SubSeven
ByteVerify - XXXDial
Logiciel espion
CoolWebSearch - Cydoor
Gator - New.net
SaveNow
Composeur d’attaque
ToneLoc
Voir aussi
Logiciel malveillant
Sécurité informatique
Programmation


Un logiciel malveillant (malware en anglais) est un logiciel développé dans le but de nuire à un système informatique. Les virus et les vers sont les deux exemples de logiciels malveillants les plus connus.

Sommaire

[modifier] Étymologie

Logiciel malveillant est une traduction de l'anglais malware qui est lui même un mot-valise, contraction de malicious (malveillant et non malicieux) et software (logiciel).

En France, l'usage du terme logiciel malveillant est préconisé par la commission générale de terminologie et de néologie (voir le bulletin officiel). Certains (surtout au Québec) préconisent le terme maliciel, mais il entérine le contre-sens "malicious" <-> "malicieux".

[modifier] L'utilisation abusive du terme « virus »

Parce que les virus ont été historiquement les premiers à apparaître, le terme « virus » est souvent employé abusivement, spécialement par les medias, pour désigner toutes sortes de logiciels malveillants. Le logiciel antivirus moderne renforce cette utilisation abusive puisque que leur focus n'a jamais été limité aux virus.

Un logiciel malveillant ne doit pas être confondu avec un logiciel défectueux, c'est-à-dire un logiciel qui est prévu pour un but légitime mais qui possède des bogues ou des erreurs de comportement, causés par des erreurs de programmation ou de conception logicielle.

[modifier] Classification

Les logiciels malveillants peuvent être classés en fonction des trois mécanismes suivants :

  • le mécanisme de propagation (par exemple, un ver se propage sur un réseau informatique en exploitant une faille applicative ou humaine) ;
  • le mécanisme de déclenchement (par exemple, la bombe logique — comme la bombe logique surnommée vendredi 13 — se déclenche lorqu'un évènement survient) ;
  • la charge utile (par exemple, le virus Tchernobyl tente de supprimer des parties importantes du BIOS, ce qui bloque le démarrage de l'ordinateur infecté).

La classification n'est pas parfaite, et la différence entre les classes n'est pas toujours évidente. Cependant, c'est aujourd'hui la classification standard la plus couramment adoptée dans les milieux de la sécurité informatique internationaux.

[modifier] Différentes classes de logiciels malveillants

Les virus et les vers sont deux grandes classes de logiciels malveillants. Leur caractéristique commune est qu'ils sont tous les deux capables de se répliquer eux-mêmes. Ils peuvent générer des copies d'eux-mêmes, parfois modifiées. Toutefois, tous les programmes qui se répliquent ne sont pas forcement des virus ou des vers. Par exemple, un logiciel peut se copier à d'autres médias en tant qu'élément de protection du système. Pour être classifié comme virus ou ver, il faut qu'au moins certaines de ces copies puissent se répliquer elles-mêmes aussi. La différence entre un virus et un ver est qu'un ver fonctionne plus ou moins indépendamment, tandis qu'un virus dépend des autres hôtes du réseau pour se propager.

  • Les vers (worm). Ils se répandent dans le courrier électronique en profitant des failles des différents logiciels de messagerie (notamment Microsoft Outlook). Dès qu'ils ont infecté un ordinateur, ils s'envoient eux-mêmes à des adresses contenues dans tout le carnet d'adresses, ce qui fait que l'on reçoit ce virus de personnes connues. Certains d'entre eux ont connu une expansion fulgurante (comme le ver I Love You). Les experts n'arrivent pas à se mettre d'accord sur l'appartenance ou non des vers à la classe des virus informatiques.
  • Les wabbits. C'est un autre type de logiciels malveillants se reproduisant très rapidement. Contrairement aux virus, ils n'infectent pas les programmes ni les documents. Contrairement aux vers, ils ne se propagent pas par les réseaux.
  • Les chevaux de Troie (Trojan horses). Ce nom vient de la célèbre ruse imaginée par Ulysse. Ces programmes prétendent être légitimes (souvent de petits jeux ou utilitaires), mais comportent des routines nuisibles exécutées sans l'autorisation de l'utilisateur. On confond souvent les chevaux de Troie avec les backdoors. Ces derniers sont en effet une catégorie de chevaux de Troie, mais pas la seule. Les backdoors prennent le contrôle de l'ordinateur et permettent à quelqu'un de l'extérieur de le contrôler par le biais d'Internet. Les chevaux de Troie ne sont pas des virus car il leur manque la fonction de reproduction, essentielle pour qu'un programme puisse être considéré comme un virus.
  • Les logiciels espion (spyware). Ils peuvent accompagner certains graticiels (mais pas les logiciels libres), partagiciels et pilotes de périphériques, s'installant discretement sur l'ordinateur, sans prévenir l'utilisateur, et collectant et envoyant des informations personnelles à des organismes tiers.

Les canulars (hoax en anglais), que l'on classifie régulièrement à tort de virus ou de logiciel malveillant, sont des courriers électroniques dont le contenu est souvent une alerte sur un faux-virus et qui n'ont pour conséquence indirecte que de saturer les serveurs de courriels de messages inutiles.

[modifier] Lutte contre les logiciels malveillants

[modifier] Méthodes génériques

Voici différentes techniques de lutte contre les logiciels malveillants, celles-ci pouvant être cumulées car n'agissant pas sur les mêmes risques :

  • prévention par la sensibilisation des utilisateurs aux problématiques de sécurité ;
  • mise à jour systématique (par exemple quotidiennement ou à chaque connexion sur Internet) du système d'exploitation et de tous les logiciels ;
  • utilisation d'un logiciel antivirus, contre les virus, vers, et chevaux de Troie ;
  • utilisation d'un logiciel anti-spyware ;
  • utilisation d'un logiciel anti-rootkit ;
  • utilisation d'un HIDS (Host-based Intrusion Detection System), un système de détection d'intrusion sur l'hôte ;
  • utilisation d'un pare-feu, pour verrouiller toutes les communications (dans les deux sens) qui ne sont pas requises.

Ces systèmes ne sont pas parfaits (aucun logiciel antivirus ne détecte tous les virus), mais ils permettent de réduire considérablement les risques d'infection ou d'attaque de logiciel malveillant. L'utilisation conjointe de plusieurs méthodes du même type mais ayant un fonctionnement différent peut aussi s'avérer utile.

[modifier] Diversification et logiciels libres

Dans les entreprises, la diversification des systèmes d'exploitation est une solution complémentaire et raisonnable à la lutte antivirale comme l'introduction de systèmes logiciels ou matériels Unix, Linux ou propriétaires non standards dans la gestion des réseaux. Cette diversification permet au système d'information d'être moins impacté dans sa globalité par une attaque d'un logiciel malveillant. En effet, à l'heure actuelle, ces logiciels ciblent systèmatiquement uniquement un seul système à la fois. Les autres systèmes n'étant pas programmés de la même manière, ils ne sont pas vulnérables aux mêmes attaques.

De plus, l'utilisation de logiciels dont l'ensemble du code source est ouvert peut diminuer l'efficacité des logiciels malveillants. Le code étant accessible par quiconque (et donc entre autres par des spécialistes de la programmation sécurisée), et puisque généralement le système de développement permet une réactivité bien plus importante, ces logiciels deviennent beaucoup moins vulnérables.

Ainsi, pour lutter activement contre les logiciels malveillants, on peut trouver des solutions logicielles professionnelles open sources performantes, stables et sécurisées, telles que :

  • système d'exploitation : Linux, BSD ;
  • pare-feu : standard Netbuilders (Iptables) et ses interfaces graphiques (shorewall), TDI [1] ;
  • antivirus : ClamAV (ou ClamWin) ;
  • antispam : Spamassassin, Squidguard (couplé avec le serveur proxy Squid) ;
  • filtrage (du courrier électronique, des pages web) par analyse de forme et de contenu Regexp.

L'utilisation de logiciels libres pour des besoins plus divers s'avère donc aussi utile pour les mêmes raisons. De même, de bonnes alternatives commerciales ou gratuites (mais non libres) existent. Les logiciels suivants sont libres ou propriétaires mais gratuits :

[modifier] Voir Aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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