Littoral
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Image:Dunas litoral bonaerense.jpg Le littoral est la région (l'endroit) qui se trouve au bord d'une mer, d'un océan, d'un lac. Un littoral peut s'étendre de quelques centaines de mètres à plusieurs kilomètres de part et d'autre de la limite entre terre et eau.
La proximité de l'eau développe un environnement particulier : dunes, galets, falaises, estuaires... Il se développe un microclimat spécifique au littoral.
La majorité des hommes vit sur les littoraux, ceux-ci sont propices aux différents flux (échanges commerciaux, déplacements ... ).
Les zones estuariennes, les côtes sableuses ou rocheuses, les zones humides et les marais maritimes, présentent bien souvent, en plus de leurs attraits écologiques, des intérêts économiques.
Plusieurs facteurs contribuent à fragiliser le littoral : les pressions anthropiques croissantes (urbanisation, pollution, densités élevées de population, développement des activités industrielles et touristiques), les mouvements géomorphologiques naturels (notamment le recul du trait de côte) et l'occurrence des phénomènes climatiques extrêmes liés au changement climatique. Le recul des falaises hautes-normandes et picardes, de 6 m en moyenne sur la période 1966-1995, en est une illustration, comme la dégradation des récifs coralliens en outre-mer ou encore le déclin de la mangrove...
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[modifier] Tourisme littoral et maritime
Le tourisme maritime est celui qui s'est le plus développé au XXème siècle, non sans impacts négatifs, avec notamment le bétonnage et l'artificialisation du littoral.
A partir des ports, s'est développé un tourisme maritime et de plaisance, pour un chiffre d’affaires estimé de 72 milliards d'€ 2004 pour l'Europe, selon l'ESPO (Organisation européenne des ports maritimes communautaires), dans sa contribution au livre vert de l'Europe, l'écotourisme connaissant un développement rapide<ref>http://www.tourism-research.org/sustainable.pdf.</ref>, et la plaisance (+ 5 à 6%/an en Europe
European
Union Recreational Marine Industry Group (EURMIG), contribution au livre vert de la Commission Européenne</br>malgré son coût et le manque de place dans les port) continue à croître, ainsi que la croisière (+ 10%/an, les navires de croisières étant presque tous construits en Europe. Ces chiffres qui proviennent des représentants de ces secteurs d'activité seraient à mettre en balance avec les coûts sociaux environnementaux et l'empreinte écologique élevée de certaines formes de tourisme ; Les chantiers navals ont gagné 43 % en productivité mais perdu 36 % de leurs emplois, et les impacts de la déconstruction artisanale des navires amiantés ou non dans les pays pauvres ne sont que rarement pris en compte, de même que le devenir des bateaux de plaisances (plastique, peintures toxiques, batteries, etc.) <ref>Livre Vert<ref>).
[modifier] Stratégie européenne
La succession des accidents maritimes a rappelé qu'il n'y avait pas de coordination des politiques maritimes des pays européens. Dans ses objectifs stratégiques pour 2005-2009, la Commission a déclaré, et elle le rappelle dans son livre vert « Vers une politique maritime de l’Union: une vision européenne des océans et des mers »; «il est particulièrement nécessaire de développer une politique maritime exhaustive visant à assurer une économie maritime prospère, acceptable pour l'environnement et soutenue par l'excellence de la recherche scientifique, de la technologie et de l'innovation dans le secteur maritime.» Le livre vert se conclue par un projet de consultation qui devrait s'achever en 2009.
En dépit de l'effondrement des stocks de poissons et crustacés, l’Union européenne notamment grâce au développement du chalutage et de l'exploitation (certains parlent déjà de surexploitation) des poissons de grands fonds reste l’une des premières puissances de pêche au monde et le premier marché pour les produits transformés à base de poisson, ici encore non sans impacts environnementaux et socioéconomiques : Avec les aides à l'équipement de la pêche industrielle, le nombre de pêcheurs européens n'a cessé de chuter, de même que les stocks de poissons alors que les prix sont artificiellement maintenus bas par les subventions et la concurrence. Ce secteur assure encore de emplois directs et indirects à 526 000 personnes<ref>Source : La politique commune de la pêche (PCP) en chiffres, 2004.</ref>, notamment grâce à l'aquaculture qui se développe, également avec certains impacts négatifs sur l'environnement. Les objectifs d'une pêche plus durable prévu par l’Union ne sont pas atteints. Ils peuvent sembler contradictoire avec la priorité donnée à la compétitivité économique et technique, alors même que la demande en poisson continue à croître. Alors qu'une crise climatique et du pétrole est annoncée, en 2006 (livre Vert), l'UE affiche encore sa volonté de développer le transport maritime et ses ports, comme éléments clés de la chaîne logistique qui relie le marché unique à l’économie mondiale, avec un objectif de développement soutenable, mais en omettant de prendre en compte le fait que ces ports, certaines centrales nucléaires littorales pourraient être bientôt très affectés par une possible montée accélérée des océans et par le manque d'énergie propre, sûre et renouvelable.
600 bateaux transportant des personnes et/ou des substances dangereuses et/ou polluants circulent ou se croisent chaque jour dans le Détroit du Pas-de-Calais. Ils ne sont toujours pas individuellement suivis par satellites et les moyens de secours manqueraient s'il y avait un accident grave. (Trois petites marées noires sont signalées au moins chaque année, dont l'auteur n'est généralemnet pas retrouvé ou poursuivi).
Enfin, alors que la Commission Européenne a été alertée sur ce point, le problème des dépôts de munitions anciennes immergées n'est pas même cité dans son Livre Vert. Il semble pourtant s'agir d'un risque majeur : Au moins 140 sites de munitions ou explosifs immergés ont été déclarés par la France à la Commission OSPAR<ref>Rapport 2005</ref>. Ils sont pour certains proches de sites d'élevages d'Huîtres et moules (Ex : Cancale, Quiberon en France), en zone de pêche (plus de 400 pêcheurs ont été victimes de contacts accidentels avec l'Ypérite en Baltique
Sources : commission OSPAR, 2005 et Commission d'Helsinki(HELCOM, 2004, 2005, 2006)). Certains dépôts sont proches de sites d'aquaculture (ex : Saumon de Bornholm en Baltique, élevé à proximité de dizaines de milliers de tonnes de munitions assimilables à des déchets dangereux et toxiques, et qui se dégradent inéluctablement, certaines perdant déjà de leur contenu). Certains dépôts sont proches de centrales nucléaires (dont la plus grosse d'Europe à Gravelines, dans le Nord de la France), en contact avec des déchets nucléaires immergés (Fosse des Casquets au Nord de la Normandie) ou au droit de ports industriels énergétiques (ex : 35 000 t de munitions de 14-18 dont 12 000 chargées à l'Ypérite et à la Chloropicrine immergés sur 4 ha au moins à quelques centaines de mètres au nord du port (méthanier) de Zeebruge en Belgique et à quelques brasses de la plage.
De tels décharges sous-marines existent aussi sur les littoraux des USA, du Canada, du Japon, de l'Australie et de nombreux autres régions. Les courants marins lors de tempêtes ou de Tsunami se sont déjà montré capable de ramener ces munitions sur les plages et dans un cas à proximité d'une centrale nucléaire.
[modifier] Voir aussi
- Conservatoire du littoral en France
- Station balnéaire
- Plage
- Côte
- gestion intégrée des zones côtières
- érosion du littoral
- Munition immergée
- récif artificiel
- Littoral français
- Loi littoral
[modifier] Lien externe
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