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Littérature du XVIe siècle

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Sommaire

[modifier] Contexte historique

Littérature

Par catégories
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Histoire littéraire

Antiquité - Moyen Âge
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Le XVIe siècle est le siècle de la Renaissance, une période de progrès dans tous les domaines.

L'invention de l'imprimerie à caractères métalliques, par Gutenberg, en 1453, permet l'essor du livre qui diffuse la culture antique comme les œuvres modernes.

On enseigne depuis le XIIIe siècle dans les universités européennes la rotondité de la Terre (théorie d'Erastosthène). Les navigateurs européens ont ainsi découvert le Nouveau Monde, avec ses civilisations (cela s'accompagna de massacres). Cela bouleversa les représentations du monde, ainsi que les échanges tant culturels que commerciaux.

Nota : la preuve de l'héliocentrisme apportée par Copernic en 1543 ne sera pratiquement pas connue avant les années 1630, et n'a eu aucune influence au XVIe siècle.

Par ailleurs l'art de la Renaissance s'inspire de la culture italienne et cherche à revenir aux sources des textes antiques. Au XVIe siècle, la France se construit autour du pouvoir royal qui œuvre à unifier la langue française. Ces évènements influent sur la littérature du XVIe siècle.

La philosophie humaniste apparaît durant cette période. Elle voit la dignité de l'homme dans ses capacités à cultiver la raison pour comprendre le monde et se comprendre, et s'inspire de l'antiquité et des valeurs chrétiennes telles qu'elles sont exprimées dans l'évangile. Cette philosophie s'accorde aux découvertes scientifiques de l'époque, comme l'étude du mouvement de la terre et des planètes, ou l'exploration des continents américains et asiatiques.

François Rabelais (1494-1553) a été homme d'Église et médecin ; ses romans comme Pantagruel puis Gargantua (père de Pantagruel) allient truculence et érudition, et développe un humanisme optimiste qui croit en l'homme et en son libre arbitre sans cesser de croire en Dieu.

Les premiers poèmes de Clément Marot (1496-1544) s'inspirent de la tradition du Moyen Âge, puis il développe un art plus personnel, plus sentimental et plus lyrique. Les poèmes de Maurice Scève (1501?-1564?) et Louise Labé (1524-1566) chantent les sentiments amoureux avec beaucoup de sensibilité et de sincérité.

Les poètes Joachim du Bellay (1522-1560) et Pierre de Ronsard (1524-1585) — qui est par ailleurs l'auteur de nombreux poèmes amoureux — travaillent à développer le vocabulaire et la grammaire française ; le français moderne leur doit beaucoup.

À la cour du roi, Marguerite de Navarre (1492-1549) a pris soin de soutenir les hommes de lettres auprès de François Ier, son frère ; elle est aussi auteur d'un recueil de courtes histoires sur les mœurs de son temps.

Les guerres de religion (1562-1598) ternissent la fin du siècle. La philosophie de Michel Eyquem, seigneur de Montaigne (1533-1592), traduit ces troubles. Elle est humaniste, mais sans l'optimisme associé au progrès qui était présent au début du siècle. Sa philosophie, comme celle d'Étienne de La Boétie (1530-1563) dont il est l'ami, consiste à accepter la faiblesse de la condition humaine, rechercher le bien de l'homme et combattre l'intolérance. Sa manière de vivre, ses expériences et les réflexions qu'elles entraînent est l'objet de son œuvre principale, appelée pour cette raison Les Essais.

Les écrits de Théodore Agrippa d'Aubigné (1552-1630) et les pièces de théâtre de Robert Garnier (1545-1590) sont tragiques et morbides, en accord avec la barbarie de l'époque. Tous les deux, le premier protestant militant et le second catholique, s'accordent sur l'espérance d'un réconfort divin venant après ces temps de fureur.

[modifier] L'humanisme

Dans ce contexte de bouleversement, un hollandais appelé Érasme va inventer une nouvelle sorte de littérature, L'Humanisme... L'idéologie humaniste est représentée par sept points :

1°) Libre pensée et libre interprétation des textes antiques et sacrés.

En effet, à l'époque, l'Église était la seule à traduire ces textes et les modifiait… (par exemple les passages païens chez les écrivains grecs)
De nombreux humanistes (comme Rabelais) deviendront moines pour pouvoir avoir accès à ces textes librement, et en publier une libre interprétation, parfois sous un pseudonyme.
De la même manière, l'apprentissage du latin, du grec, de l'hébreu et des langues européennes étaient essentiels pour pouvoir avoir accès aux textes en langue originale. Toutefois, à l'époque, cela était mal vu par l'Église qui assimilait ces traductions à la Réforme protestante de Martin Luther et Jean Calvin… (Les textes de Rabelais étaient souvent censurés)

2°) Retour aux sources antiques.

De nombreux humanistes reprenaient les œuvres grecques ou romaines (voir Littérature antique). Dans la même optique, ils rejetaient le Moyen Âge et son « obscurantisme » (« Le brouillard épais et presque cimmérien de l'époque gothique » (Rabelais))

3°) L'apologie du savoir considéré comme extrêmement important.

La plupart des humanistes ont fait beaucoup d'études, à l'image de Rabelais, qui a fait des études de droit, de littérature, de théologie, de langues et de médecine.

4°) L'importance de la bonté et de l'humanité et la croyance en un monde bon et généreux.

« Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. » (Pantagruel, de Rabelais).

5°) Un mouvement européen où Paris, Londres, Madrid, Rome et le nord de l'Italie, la Hollande, et l'Allemagne sont les grands centres de l'humanisme. De plus, l'humanisme prône l'importance des voyages qui ouvrent l'esprit, permettent les rencontres et accroissent la culture.

6°) La prise de position.

Si beaucoup ne prenaient position que dans leur livres, certains, comme Thomas More (conseiller du roi d'Angleterre, lequel le fit décapiter)prennent position .

7°) Une nouvelle forme de religion.

L'homme croit toujours en Dieu et le respecte, mais n'a plus besoin de lui pour exister.

[modifier] La Pléiade

À Paris, pendant la seconde moitié du siècle, apparaît un groupe de poètes humanistes qui veulent égaler les auteurs latins en versifiant en français. Pierre de Ronsard et Joachim du Bellay décident, durant leurs études au Collège de Coqueret, de créer leur propre groupe, appelé la brigade. En fin de compte, le groupe s'agrandit à sept personnes : Ronsard, Du Bellay, Jean Dorat (leur professeur de grec), Rémi Belleau (lequel remplaça, en 1554, Jean de la Péruse, décédé), Étienne Jodelle, Pontus de Thyard et Jean Antoine de Baïf.

Finalement, leur groupe prend le nom de Pléiade, en hommage à un groupe de sept poètes grecs du IIIe siècle av. J.-C., ayant eux-mêmes tiré leur nom du mythe des Pléiades (les sept filles du Titan Atlas).


[modifier] Le théâtre

Article détaillé : XVIe siècle au théâtre.

Si le début du siècle voit se perpétuer le théâtre religieux du Moyen Age, la deuxième moité du siècle est marquée par l'apparition d'un théâtre politique (lié aux guerres de religion) aujourd'hui oublié. Mais, pour cette période, c'est essentiellement un genre nouveau que l'on nomme souvent (d'un terme maladroit) la tragédie antique qui mérite l'attention.

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Ce renouveau littéraire est porté par des auteurs comme Etienne Jodelle qui écrit la première tragédie en langue française et en alexandrins avec Cléopâtre Captive en 1552 ou encore Didon se sacrifiant, avant de connaître disgrâce et misère.

Robert Garnier (1544-1590) laissera lui aussi des œuvres à la manière antique : Hippolyte ou Antigone (1580) et surtout Les Juives (1583) dont le sujet vient de l'Antiquité biblique mais dont l'esthétique est bien dans l'esprit d'Aristote. Il inventera également la tragédie à fin heureuse - la tragicomédie- avec Bradamante en 1582

D'autres noms méritent d'être cités même si leurs œuvres sont aujourd'hui presque oubliées : Antoine de Montchrestien (1575?-1621) ou encore Alexandre Hardy (1572? - 1632?) auteur prolifique dont on peut citer quelques titres évocateurs de leur sujet antique comme Didon ou Lucrèce) ou encore Jean Mairet (1604-1684). Autant de créateurs qui assurent la transition avec le jeune Pierre Corneille (1606-1686)dont la première tragédie, Médée date de 1635.

[modifier] Le saviez-vous ?

[modifier] Mémorialistes

Blaise de Montluc, chef des armées catholiques pendant les guerres de religion, a écrit ses Mémoires qui constituent à la fois une mine d'informations pour les historiens et une forme intéressante d'autobiographie avec ses Commentaires (Blaise de Montluc), publiés après sa mort, en 1592.

[modifier] Liens externes

en:French Renaissance literature
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