Francais | English | Espanõl

Lion

Un article de Wikivisual, l'encyclopédie libre.

Pour les articles homonymes, voir Lion (homonymie). Image:Disambig.svg</dd>
Cet article possède des homophones, voir Lyon et Lyons. Image:Crystal multimedia.png</dd>

Image:W21-1a.png
L'article Lion a été choisi par Kyle_the_hacker (d · c · b) pour participer au Wikiconcours 2006 ouvert à tous les wikipédiens, qui se tient jusqu'au 15 décembre 2006.
Image:Goldenwiki.png
Lion
Image:Lion waiting in Nambia crop.jpg
Lion
Classification classique
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infra-classe Eutheria
Ordre Carnivora
Sous-ordre Feliformia
Famille Felidae
Sous-famille Pantherinae
Genre Panthera
Nom binomial
Panthera leo
(Linnaeus, 1758)
Sous-espèces de rang inférieur
Répartition géographique
Image:Lion distribution.svg
Statut IUCN : Image:IUCN VU .png ( VU A2abcd )
Vulnérable
Statut CITES : 30px Annexe II ,
Révision du 04-02-1977
Panthera leo

Image:Wikispecies-logo.svg Retrouvez ce taxon sur Wikispecies

Image:Commons-logo.svgD'autres documents multimédia
sont disponibles sur Commons
Parcourez la biologie sur Wikipédia :

Le lion (Panthera leo) est un grand quadrupède mammifère carnivore, symbole de puissance, de force et de courage<ref>Dictionnaire Quillet de la langue française, vol. II : E-O, « Lion »</ref>, c'est le deuxième plus grand félin. Le mâle, aisément reconnaissable à son importante crinière, peut atteindre un poids de 250 kg, tandis que la femelle, plus petite, atteint généralement 180 kg. Le mâle se nourrit de 7 kg de viande crue chaque jour contre 5 kg chez la femelle. Il vit, contrairement aux autres félins, en groupes. Son espérance de vie, à l'état sauvage, est comprise entre 7 et 12 ans pour le mâle et 14 à 20 ans pour la femelle, mais il dépasse les 30 ans en captivité.

La femelle du lion est la lionne, son petit est le lionceau. Le lion rugit.

Il n'existe à l'état sauvage actuellement plus que dans la savane africaine et au Gir Forest National Park en Inde.

Sommaire

[modifier] Description

Le lion est le deuxième plus grand félidé, après le tigre et ainsi le plus grand carnivore d'Afrique. Un mâle fait 170 à 250 centimètres de long (hors queue), une taille (à l'épaule) d'environ 120 centimètres et une queue d'en moyenne un mètre. Les mâles atteignent une masse corporelle comprise entre 150 et 225 kilogrammes à l'âge adulte. Les femelles adultes ont, quant à elles, une longueur corporelle de 140 à 175 centimètres (hors queue), une taille (à l'épaule) d'environ 100 centimètres, une queue mesurant 85 centimètres, plus fine que celle des mâles et pèsent entre 120 et 150 kilogrammes : elles font en moyenne 60 % de la taille d'un mâle. En moyenne les lions ont une taille (à l'épaule) plus importante que celle des tigres, mais sont moins longs. Les plus grands lions vivent au sud de l'Afrique, les plus petits en Asie. Dans les zoos et cirques, certains mâles captifs peuvent atteindre, par une nourriture importante, une masse supérieure à 300 kilogrammes (le record du monde étant 312 kg). À noter que les lions du parc national du Serengeti en Tanzanie ont tendance à être plus petit que la moyenne.<ref name="lioncrusher1">(en) Informations générales sur le lion sur le Lioncrusher's Domain</ref>

Leur pelage court est de couleur sable, jaune-or voire ocre foncé. La face intérieure des pattes est toujours plus claire, tout comme le ventre, chamoisé chez le mâle, presque blanc chez la femelle. Les jeunes lionceaux ont des taches sombres sur l'ensemble du corps, mais qui disparaissent déjà au cours de la première année. Dans des cas très rares, ces taches restent encore visibles à l'âge adulte, mais demeurent insignifiantes, n'étant visibles que de près. Les mâles possèdent une longue crinière, le plus souvent brun foncé, mais également dans certains cas, noire, brun clair ou fauve. Cette crinière apparaît vers l'âge de 3 ans et s'étend des joues jusqu'au-dessus des épaules, quelques fois sur le ventre et sur la poitrine. La forme et la couleur des mâles peuvent varier non seulement entre les individus, mais également chez un même individu au cours de sa vie en fonction de sa constitution physique.

Une crinière longue et foncée, en particulier, est un indicateur d'une bonne constitution et d'une grande force de combat, car le statut hormonal et la nutrition ont des conséquences sur l'épaisseur ainsi que sur la longueur de la crinière.<ref>D'après les études de West & Packer en 2002. Voir (en) Geoffrey E. Hill, Kevin J. McGraw, Peyton M. West et Craig Packer, « Melanin, Nutrition, and the Lion's Mane », dans Science, n° 299 (31 janvier 2003), p. 660b [(en)lire en ligne]</ref> Des examens expérimentaux avec des crinières empaillées ont montré que les femelles réagissent positivement aux modèles avec une crinière longue et sombre, alors que les mâles évitent les modèles aux crinières prononcées. L'explication (d'après la sélection sexuelle) en est qu'une crinière foncée et épaisse constitue un handicap, car elle capte et conserve la chaleur. Les mâles ainsi handicapés, mais néanmoins « survivants », se révèlent donc être les porteurs de meilleurs gènes. Cela est avéré par le fait qu'un animal affaibli d'une manière ou d'une autre présente une crinière plus claire et moins importante (les changements d'aspect de la crinière ont été observés chez un même individu au cours du temps).<ref name="sex&temp">(en) Peyton M. West et Craig Packer, « Sexual Selection, Temperature, and the Lion's Mane », dans Science, n° 297 (23 août 2002), p. 660b [(en)lire en ligne]</ref>

En pratique, la crinière pourrait être une protection contre les coups de griffes lors de combats avec des mâles rivaux. En effet, les dernières recherches ont également prouvé que la température a également un effet important sur la longueur de la crinière, et les mâles de régions plus froides, même indépendants de leur sous-espèce, forment une crinière plus importante que ceux vivant dans des régions très chaudes. Ainsi les individus mâles des zoos de régions au climat plus continental forment le plus souvent une crinière bien plus importante que celle de leur congénères restés dans des pays plus chauds.<ref name="sex&temp" />,<ref>(en) Jay Withgott, « Cool Cats Lose Out in the Mane Event », dans Science, n° 297 (23 août 2002), p. 1255a [(en)lire en ligne]</ref>

Chez les lions d'Asie, ainsi que certains spécimens d'Afrique de l'Ouest (au parc de la Pendjari au Bénin, par exemple), la crinière est clairement moins prononcée que chez leurs cousins d'Afrique, les poils ont la particularité d'être également plus fins. Les jeunes mâles n'en ont pas du tout. Cela dure près de cinq ans jusqu'à ce qu'un mâle ait une crinière complète.

Les lions ont des yeux ambres ou jaunes et une truffe noire. Leurs oreilles sont arrondies et portent une tache noire au revers.

Les lions ont une musculature imposante et très développée. Leur corps est allongé et trapu sur d'épaisses pattes musclées. Elles sont construits afin de mettre des proies à terre qui peuvent faire plusieurs fois leur propre taille. Leur mâchoire puissante est capable de déchirer l'épaisse peau des proies (tels que les gnous), et est assez puissante pour tenir accrocher sur une proie qui chercherait à faire tomber le prédateur de son dos. Les muscles des pattes sont également capables d'infliger de sérieux dommages. Un grand coup de patte d'un lion est assez puissant pour provoquer la rupture des organes internes et même pour casser des os.<ref name="lioncrusher1" />

Tout comme les autres félins, le lion a de nombreuses moustaches épaisses, également connues sous le nom de vibrisses. Ces longs poils sensibles aux vibrations aident le lion à se diriger dans l'obscurité, ou quand son champ visuel est obstrué. La majeure partie de sa chasse se déroulant la nuit, ils l'aident presque « à sentir » son chemin dans l'obscurité, le nez vers le ciel, et ressentant le sol dans l'obscurité la plus totale. Les plus longues moustaches sont sur sa lèvre supérieure, appelée les vibrisses mystaciales. Les moustaches au-dessus des yeux sont appelées les vibrisses superciliaires. Il y a également des vibrisses sur l'une ou l'autre joue, appelée les vibrisses géniales. Les vibrisses peuvent se développer non seulement sur le visage, mais aussi bien sur le dos des pattes : ces derniers sont appelées poils de carpelle et sont utilisés pour ressentir des vibrations terrestres.<ref name="lioncrusher1" />

Le plus étonnant chez les lions est leur queue se terminant par un pinceau de poils noirs, dans laquelle se trouve une vertèbre non-développée découverte par Didyme d'Alexandrie. Ce dernier trouva à l'extrémité de la queue, caché au milieu des poils, un ergot corné noirâtre, et il supposa que c'était là l'organe qui, lorsque le lion, au moment du danger, agitait violemment sa queue, lui piquait les flancs à la manière d'un éperon et l'excitait à se jeter sur ses ennemis. L'observation du savant commentateur passa presque inaperçue, et soit que les naturalistes modernes n'en eussent pas connaissance, soit qu'ils la révoquassent en doute, aucun d'eux n'en parla jusqu'à Johann Friedrich Blumenbach, qui confirma l'exactitude du fait anatomique rapporté par Didyme, mais sans adopter l'opinion relative aux usages de cette partie. Tout à l'extrémité de la queue du lion, un petit ergot noirâtre de consistance cornée, de 8 à 11 mm de longueur, entouré à sa base par un repli annulaire de la peau adhère fermement à un follicule unique d'apparence glanduleuse ; la couleur est celle de la corne, devenant d'ailleurs de plus en plus obscure, jusqu'à l'extrémité qui est presque noire. Il est comprimé latéralement dans toute son étendue ; droit depuis la pointe jusqu'au tiers de sa longueur, il se coude légèrement en ce point, qui est marqué par une faible dépression ; à partir de cette courbure, il s'élargit rapidement jusqu'à sa base. Ces parties, si petites, et la pointe cornée sont littéralement ensevelies au milieu de la touffe terminale de la queue. Gérard Paul Deshayes, en 1829, décrit cette partie comme une sorte d'ongle ou de production cornée ayant la forme d'un cône un peu recourbé vers la pointe, adhérant par sa base à la peau seulement, et non à la dernière vertèbre caudale, dont il est séparé de 4 à 6 mm. Cet ergot peut être assez facilement détaché, l'adhérence n'est pas bien forte et reste mou à sa base dans toute la partie qui adhérait à la peau. Il manque fréquemment sur les spécimens, la présence de cet organe semble cependant indépendante de l'âge ainsi que du sexe.<ref>Désiré Roulin, Revue des Deux Mondes, vol. 1 : Découverte d'un continent austral, janvier - mars 1833 [lire en ligne], « Ongle de la queue du lion »</ref>

Image:White Lion.jpg Comme chez les tigres (le plus souvent chez le tigre du Bengale), il existe chez les lions des cas occasionnels de leucistisme (chinchilla mutation) ; moins d'une centaine de spécimens<ref name="dinoblanc">Information issues de l'article lion blanc sur Dinosoria</ref> dans le monde possède cette particularité génétique due à un gène récessif, qui donne une couleur blonde voire blanche au pelage. Le leucistisme est différent de l’albinisme, cela ne pose aucun problème direct de la physiologie (des conséquences indirectes, comme d'être plus vulnérables dans la nature du fait de la visibilité de leur pelage, se posent toujours). Les yeux conservent leurs pigments et restent le plus souvent de couleur normale (noisette ou or), mais peuvent également être bleu-gris ou vert-gris ; par une nourriture sélective, on peut même leur donner les yeux bleus. Les lèvres et les coussinets restent également normalement pigmentés. Chez le mâle, sa crinière ainsi que l'extrémité de sa queue, normalement sombres voire noirs, sont dans ce cas-là pâles. Les spécimens les plus connus sont sans doute les lions blancs de Timbavati en Afrique du Sud, où deux lions blancs sont nés une lionne et un lion de couleur fauve dans la réserve naturelle privée de Timbavati.<ref>(en) Site officiel de la réserve naturelle privée de Timbavati</ref> Chris McBride a été le premier à les observer en octobre 1975 et a écrit deux livres sur le sujet.<ref>Chris McBride, Les lions blancs de Timbavati, Robert Laffon, 1977</ref>,<ref>Chris McBride, Opération lion blanc</ref> En 2005, deux lionceaux au pelage blanc et aux yeux bleus sont nés dans un parc zoologique à proximité d'Agen.<ref name="dinoblanc" /> Il y a également des bruits sur l'existence de cas de mélanisme, c'est-à-dire des lions entièrement noirs ; possibles théoriquement, il n'existe néanmoins aucune preuve tangible de leur existence.

[modifier] Répartition géographique et habitat

Image:Lion distribution.svg Jadis, le lion possédait la répartition géographique la plus étalée de tous les mammifères terrestres. Le lion d'Amérique (Panthera leo atrox) était présent du Pérou à l'Alaska pendant tout le pléistocène supérieur, tandis que des cousins occupaient la Sibérie et l'Europe centrale, et d'autres encore étaient répartis entre l'Inde et l'Afrique du Sud. L'étendue de la répartition perdit toutefois de son importance à la fin de l'ère de glaciation. La répartition historique du lion n'a pas seulement couvert les grandes parties de l'Afrique, mais aussi l'Europe du Sud ainsi que le Proche-Orient et l'Inde. Jusqu'à l'Antiquité, des lions vivaient encore dans les Balkans, le sud de l'Europe (Panthera leo europaea) ainsi qu'en Anatolie, de nombreux savants contemporains en font rapport (Hérodote et Aristote entre autres). On suppose qu'en Europe, le lion a disparu du fait de l'Homme au Ier siècle ap. J.-C.. Aujourd'hui, sa diffusion est largement limitée à l'Afrique sub-saharienne. Néanmoins, l'extrême sud de l'Afrique, ne compte plus de lions depuis les années 1860, époque de l'extinction du lion du Cap (Panthera leo melanochaita). En Afrique du Nord, le lion de l'Atlas (Panthera leo leo) s'est éteint dans les années 1940. Et de la même manière, les populations de lion d'Asie (Panthera leo persica) ont en quasi-intégralité disparu au XXe siècle. Un dernier groupe de survivants s'est toutefois réfugié dans le parc national de la forêt de Gir dans l'état de Gujarat, en Inde. Les populations significatives de lions africains sont localisées dans les parc nationaux du Kenya, de Tanzanie et d'Afrique du Sud.

Les lions ont une grande capacité d'adaptation et de nombreux habitats différents. L'habitat naturel préféré du lion est la savane, mais il figure aussi dans les forêts sèches et les demi-déserts. On ne le trouve toutefois jamais dans les forêts denses et humides ou les déserts arides. Par conséquent, l'espèce manque naturellement dans les forêts tropicales humides centrafricaines et les déserts les plus secs de l'Afrique du Nord et du Proche-Orient. Les désignations « roi du désert » et « roi de la jungle » sont ainsi, en réalité, fausses.

[modifier] Survie

Comme pour presque tous les grands animaux d'Afrique, le principal prédateur du lion est l'homme au travers de la chasse (alors que les lionceaux laissés seuls peuvent être la proie des léopards, des hyènes ou même de lions étrangers au groupe). Cette dernière a toutefois légèrement diminué au cours des dernières années, et ce, concernant toutes les espèces.

Les maladies représentent un autre problème, surtout dans le Parc national Kruger en Afrique du Sud. Depuis qu'en 1995, un premier cas mortel de tuberculose est apparu chez les lions, des études approfondies ont été menées dans le parc. D'après le bilan, le taux de contamination des animaux du secteur sud du parc par les bactéries mortelles s'élevait à plus de 90 %. L'infection venait des buffles chassés par les lions qui, par contact avec des bovins domestiques, ont introduit la maladie dans le parc et contaminé les lions. Environ 70 % des bovins souffrent d'une tuberculose pulmonaire (phtisie), chez les lions la maladie se manifeste surtout dans le système digestif. Les animaux deviennent plus faibles, maigrissent énormément et meurent en quelques années. À côté de la tuberculose, il existe encore une seconde maladie. Environ 60 à 70 % des lions du parc sont contaminés par le virus de l'immunodéficience féline (en anglais Feline Immunodeficiency Virus), qui « paralyse » le système immunitaire de l'animal et ouvre ainsi la voie à la tuberculose. Contre les deux virus exterminateurs, il n'existe aucune vaccination.

Approximativement 16 000 à 30 000 lions vivent encore en liberté. L'IUCN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) est partie en 2004 du principe que le nombre de lions a diminué dans le monde entier au cours des vingt dernières années de 30 à 50 %. Les raisons de ce recul sont encore recherchées, mais toutefois grandement énigmatiques. On suppose la réduction du gibier chassé par le lion, les conflits entre l'homme et le lion et la dégradation de son habitat comme les principales raisons de la diminution des populations de lions. À travers l'Afrique, le lion a disparu sur plus de 80 % de son ancien territoire. Le lion africain est considéré comme « vulnérable » sur la liste rouge des espèces menacées de l'UICN en raison de la baisse constante de cette espèce. En Afrique de l'Ouest, le nombre des lions est inférieur à 1 500. Cette espèce répond au critère de « menacée au niveau régional ».

Les nouvelles stratégies de protection du lion visent à renforcer les chances d'une coexistence pacifique à l'avenir entre les lions et les hommes : une exploitation des terres intégrées avec la faune, une réduction des conflits entre l'homme et le lion et la prévention du commerce illégal du lion et de ses produits dérivés. L'avenir de ces gros chats semble déjà sur une meilleure voie dans quelques grandes réserves de l'Afrique du Sud et de l'Est.

[modifier] Mode de vie

[modifier] Comportement social

Image:Loewe 2.jpg Contrairement aux autres fauves, plutôt solitaires, les lions vivent en groupes familiaux. Un tel groupe se compose principalement de femelles parentes. La dimension du territoire et le nombre de proies déterminent la dimension du groupe variant de 3 à 30 individus. Il y a habituellement dans le groupe un à trois mâles en pleine croissance qui, dans la hiérarchie, se situent juste au-dessus des femelles. Le territoire d'un troupeau de lion couvre 20 à 400 km². Dans le parc national du Serengeti en Tanzanie, la densité des lions peut atteindre un individu par km². Dans l'ancien cratère du Ngorongoro, le nombre maximum d'individus est de 1,6 à 2,4 au km². Leurs frontières sont délimitées par leurs crottes et leur urine, le puissant rugissement (audible à un très grande distance) est également une « revendication » des propriétaires.

Les jeunes mâles restent environ deux à trois ans dans le groupe, jusqu'à ce qu'ils aient atteint leur maturité sexuelle ; ils sont ensuite chassés.

Quand un mâle a été chassé, il erre parfois pendant des années et se joint le plus souvent un à autre mâle nomade et forme une « coalition ». Ce lien entre deux lions parents ou aussi étrangers peut devenir très fort. Les deux mâles parcourent ensemble des distances très importantes, ne respectent pas les frontières des territoires, mais ne fondent aussi pas leur propre territoire. Puisqu'un mâle solitaire n'a souvent que très peu de succès à la chasse, il se nourrit surtout de charognes.

Si un tel nomade trouve un groupe avec un mâle vieux ou faible à sa tête, il attaque le chef. Toutefois, cela n'est pas toujours une réussite. De telles luttes de hiérarchie sont généralement sanglantes, et il n'est pas rare qu'elles s'achèvent mortellement. Si le vieux chef de groupe perd la lutte, il est chassé et conduit alors de son côté une vie en tant que solitaire. Souvent, il meurt des conséquences de ses blessures.

Si le nouveau venu gagne, ce dernier en vient fréquemment à l'infanticide, c'est-à-dire qu'il tue les petits de son prédécesseur. L'utilisation biologique que l'on pourrait y voir, c'est que les femelles n'aient ainsi plus à s'occuper de leurs petits et retrouvent ainsi après un temps court un œstrus leur permettant à nouveau de s'accoupler, le nouveau mâle désirant ainsi étendre ses gènes à la nouvelle génération. Il arrive fréquemment que les femelles contre-attaquent le mâle assassin.<ref>(en) Informations sur les infanticides avec vidéos sur le site du Lion Reserch Center</ref> Contrairement aux mâles, les femelles passent généralement toute leur vie dans le même groupe, celui dans lequel elles ont été mises au monde.

En général, seul le dos du nez est nettoyé. Il n'y a des soins de fourrure mutuels que lors de salissures grossières, comme par exemple par le sang des proies.

[modifier] Reproduction

Image:Lion pair2.jpg Les lions atteignent leur maturité sexuelle sociale à l'âge de deux ou trois ans, leur physiologique à 18 mois. Il n'y a pas de saison de reproduction définie. Les femelles sont fécondes tous les deux ou trois mois en moyenne, et les phéromones qu'elles dégagent ne durent que deux ou trois jours. Pour vérifier la fécondabilité d'une femelle, le mâle utilise l'organe de Jacobson, se situant sur le palais, sous la surface intérieure du nez. Pour ce faire, le lion relève la lèvre supérieure et ouvre la gueule. Ce processus est qualifié de flehmen.

Même si un mâle arrive au sommet de la hiérarchie, il ne peut se reproduire avec une femelle qu'avec son consentement. Pour cela la lionne se met sur le ventre et permet au mâle de la monter. Pendant l'accouplement, le lion garde la nuque de la femelle dans sa gueule. Cela la garde instinctivement calme ; en effet, les copulations sont douloureuses pour la femelle car le pénis du mâle est garni de protubérances épineuses et lorsqu'il se retire, elle proteste en rugissant. Étonnement, cette souffrance est nécessaire, car elle déclenche la ponte des ovules qui seront fécondés par les spermatozoïdes.<ref name="lioncrusher1" /> Si une lionne accepte de se reproduire, ils s'accoupleront toutes les 15 minutes et ce, en moyenne 40 fois le jour (mais cela peut aller jusqu'à plus 100 fois), auquel cas chaque rapport dure environ 30 secondes, jusqu'à ce que l'œstrus de la femelle soit terminé, environ cinq jours plus tard.

Image:Loewe 3.JPG Après une gestation d'environ quatre mois, la lionne, cachée loin du groupe, met au monde un à quatre petits lionceaux aveugles d'environ 1,5 kg et de 50 cm de haut. Durant six à huit semaines, ils ne seront qu'allaités par la mère dans la cache par ses quatre glandes mammaires. Si cette dernière est assez éloignée du groupe, la mère ira seule à la chasse. Il peut arriver que les petits restent jusqu'à 48 heures seuls dans la cache. Cela est très dangereux, particulièrement à cause des hyènes et bien d'autres prédateurs. Après maximum huit semaines, la lionne amène ses petits parmi le groupe. Il y a rarement des problèmes d'acceptation.

À partir de ce moment, les jeunes lions tètent non seulement leur mère, mais également les autres lionnes, de sorte que l'éducation incombe à toutes les femelles du groupes. Vers l'âge de six mois, les lionceaux sont sevrés, ils restent encore environ deux ans auprès de leur mère.

La durée de vie d'un lion s'élève de quatorze à vingt ans. Toutefois seule les femelles atteignent un tel âge. Les mâles sont généralement tués par un plus jeune concurrent ou, après un longue errance, ne trouvent plus de groupe et meurent de faim. Ils atteignent donc la plupart du temps sept à douze ans. Quelques lions ont toutefois vécu en parc zoologique jusqu'à l'âge de 34 ans.

[modifier] Alimentation

Le lion est réputé être le « roi des paresseux », mais c'est une idée reçue provenant du fait qu'il chasse généralement dans l'obscurité ou aux heures fraîches du matin (avantage important procuré par l'obscurité et des températures plus clémentes). De plus, la sieste diurne, au moment où il fait le plus chaud, permet de faciliter la digestion des grandes quantités de viande ingurgitées. Il consomme en moyenne environ 7 kilos de viande par jour. Toutefois, si la chasse a été bonne, il peut avaler jusqu'à 30 kg de viande en une seule fois. Parmi les proies, principalement des ongulés : antilopes, gazelles, gnous, buffles, phacochères et zèbres, mais aussi lapins, oiseaux et quelques fois, poissons. Dans certaines régions, des lions se spécialisent même pour un type de proie précis. Ainsi des groupes importants de lions, d'environ 30 individus, attaquent régulièrement des éléphants adultes à Savuti et à Linyanti des hippopotames (tous deux au parc national de Chobe au Botswana). Vers l'âge de deux ans, les lionceaux apprennent l'« art de la chasse », pour partir à trois ans avec leur mère chasser une première fois. Comme les lions ne sont pas des coureurs endurants, leur vitesse de pointe d'environ 60 km/h ne peut être maintenue que peu de temps. Ils doivent cependant en temps normal se jeter à quelques mètres sur la proie.

Image:Loewen elefanten.jpg Les lionnes encerclent la proie (voire le troupeau) et rampent à plat ventre souvent sur plusieurs centaines de mètres jusqu'à leur proie, auquel cas l'environnement est utilisé le plus intelligemment possible pour se camoufler. Plus elles s'approchent de la proie, plus elles ont été vigilante quant au camouflage. Lorsqu'une distance d'environ 30 mètres est atteinte, alors la proie est chargée successivement. Chaque saut fait environ 6 mètres. La proie est alors tuée par une forte morsure à la nuque ou au cou de façon à atteindre la veine jugulaire ou la carotide.

Comme les lionnes chassent dans des espaces ouverts, la chasse commune augmente la chance de frapper avec succès une proie. Elles se renvoient aussi la proie entre eux. En outre, la proie dans le groupe peut être défendue plus facilement contre des voleurs comme les lycaon et les hyènes. Seul 20% de tentative de chasse est couronnée par un succès. Il est à noter que les lionnes sont les seuls félins qui chassent en groupe.

Image:Lion feeding03 - melbourne zoo.jpg Les mâles du groupe ne participent qu'exceptionnellement à la chasse, par exemple si des proies très grandes sont attaquées comme des buffles ou des éléphants ; son principal rôle est de protéger la troupe des autres lions. Après un succès, la hiérarchie du groupe entre en application. Le mâle peut manger en premier (c'est la fameuse « part du lion »), suivent ensuite les femelles haut-placées, enfin les petits. Il y a rarement, auprès du cadavre, des luttes de rang où les membres du groupe se prennent d'importantes blessures.

Souvent, les lions mangent des charognes. Les lions mâles qui ont été chassés d'un troupeau, sont contraints de se nourrir exclusivement de ce type d'alimentation. Cela les rend assez furieux d'avoir à chasser d'autres animaux charognards comme les léopards ou les guépards de leur butin. Souvent, le lion a-t-il aussi à chasser les hyènes tachetées de sa proie, et non l'inverse, comme on le croyait autrefois. Cela va même si loin dans quelques secteurs de l'Afrique orientale que les hyènes se font voler 70 % de leur butin de chasse par les lions.

[modifier] Taxinomie

Image:Lion - melbourne zoo.jpg Le lion, tout comme le léopard, le tigre et le jaguar, fait parti du genre Panthera des félidés, caractérisé par un os hyoïde qui n'est que partiellement ossifié. Cette disposition permet à ces gros chats de rugir, mais de ce fait, il ne sont pas en mesure de ronronner à proprement parler, comme le fait le chat domestique. Le lion ronronne, comme le font d'autres fauves d'ailleurs, par expiration. Le ronron ne retentit pas comme celui d'un petit chat, mais plutôt comme un grognement ou un ronflement grave.

[modifier] Phylogenèse

La phylogenèse est l'étude de l'apparition la formation d'une espèce grâce à des fossiles. Le plus ancien fossile de lion a été découvert à Laetoli en Tanzanie ; d'après les datations, il aurait probablement 3,5 millions d'années.

[modifier] Sous-espèces

[modifier] Cryptozoologie

[modifier] Sous-espèces

Il existe douze sous-espèces de lions, dont 6 éteintes. On classe ces sous-espèces dans des groupes qui possèdent chacun des caractéristiques particulières.

Groupe des lions des cavernes

Les lions des cavernes sont aujourd'hui tous éteints. Ils vivaient dans toute l'Eurasie et même en Amérique.

Lion des cavernes du Pléistocène inférieur et moyen. Présent dans une bonne partie de l'Ancien Monde.

Lion des cavernes du Pléistocène supérieur, présent dans toute l'Europe. Synonymes : Panthera leo europaea

Lion de Sibérie orientale et de Béringie.

Lion d'Amérique, présent de l'Alaska au Pérou pendant tout le Pléistocène supérieur.

Groupe des lions modernes

Sous groupe des lions d'Asie

Lion d'Asie ; autrefois présent de la Grèce à l'Inde, aujourd'hui présent seulement dans la forêt de Gir (Inde), avec une population d'environ 300 individus. Synonymes : Panthera leo sinhaleyus

Sous groupe des lions d'Afrique

Lion de l'Atlas, aujourd'hui disparu à l'état sauvage. Caractérisé par une crinière allant jusqu'au milieu du ventre.

Lion du Sénégal, espèce très menacée. Présent dans l’Ouest de l’Afrique (Senegal).

Lion du nord-est du Congo.

Lion est-africain. Synonymes : Panthera leo somaliensis, Panthera leo massaicus, Panthera leo hollisteri, Panthera leo roosevelti

Lion du Katanga, sous-espèce très menacée, présent dans l’Est de l’afrique.

Lion du Transvaal, présent dans le Sud de l’Afrique. Parfois de couleur blanche. Synonymes : Panthera leo verneyi

Lion du Cap, éteint en 1860, autrefois présent dans tout le sud de l’Afrique.


[modifier] Le Lion dans les différentes cultures

[modifier] Civilisations antiques

Dans les civilisations moyen-orientales, le lion garde le temple, certaines le représentent combattant l'homme ou s'entre combattant (sumérienne...).

[modifier] Tradition israélite

Le lion est le symbole de la tribu de Juda, dont sont issus les rois de Juda et les rois d'Israël de lignée davidique. Selon la tradition juive, le messie doit descendre de la famille de David.

Le lion est également le symbole de la force dans l'énigme posée par Samson aux Philistins.

Le symbole du lion est également présent dans la prophétie de Ezéchiel appelée "Les quatre Vivants".

[modifier] Tradition chrétienne

Le lion est un animal qui est polysémique ; il a plusieurs valences, plusieurs sens.

Tantôt il est le substitut positif. C'est le cas du lion de saint Marc, qui fait référence à la caractéristique particulière de l'évangile de saint Marc, qui fait lui allusion à la Résurrection, selon cette fameuse légende provenant des Physiologos et Bestiaires où le lion souffle dans les naseaux des trois lionceaux morts-nés qui ressuscitent trois jours après leurs morts ; donc cette légende est en parfait accord avec la traduction de l'évangile de Marc.

Tantôt le lion a une connotation négative et il est associé au démon. On fait référence à ce passage où l'on parle de Satan qui déambule tel un lion cherchant une proie à dévorer.

Dans le psaume 21 de la Vulgate, 22 salva me ex ore leonis et a cornibus unicornium humilitatem meam : « Sauve-moi de la bouche des lions et de la corne de la licorne qui m'humilie ».

À l'époque romaine, pendant les persécutions, les chrétiens sont jetés aux lions, ce qui a changé le sens de ce sujet.

[modifier] Le saviez-vous ?

  • Le lion asiatique était présent dans les Balkans et en Anatolie durant l'Antiquité.
  • Un lion mâle après son sevrage est chassé de son groupe. Quand il en trouve un nouveau et peut s'y imposer, il y reste en moyenne deux ans. Au delà, il est souvent chassé par d'autres lions. Ceci explique que lorsque des lions s'installent dans un groupe, ils essayent de tuer les lionceaux. En effet, tant qu'ils ne sont pas assez grands, leur mère n'est pas en chaleur. Elle ne l'est que deux ans après leur naissance.
  • Contrairement au lion, la lionne s'accroupit pour uriner.

[modifier] Galerie de photos

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

[modifier] Références

répartition : Panthera leo (Linnaeus,1758) (fr+en)

[modifier] Notes et références

<references />


Félins

caracalchat domestiquechat léopard du Bengalechat sauvagechat-tigre (ou margay)chausguépardjaguarjaguarondiléopardléopard tachetélionlynxocelotoncepumaservaltigre

Image:Lep-moth-sucing-mouthparts.gif Portail de la zoologie – Accédez aux articles de Wikipédia concernant la zoologie.

<span class="AdQ" id="de" style="display:none;" /> <span class="AdQ" id="fi" style="display:none;" /> <span class="AdQ" id="he" style="display:none;" />

af:Leeu ar:أسد bg:Лъв ca:Lleó (animal) co:Lionu cs:Lev cy:Llew da:Løve de:Löwe en:Lion eo:Leono es:Panthera leo et:Lõvi fi:Leijona got:𐌻𐌹𐍅𐌰 he:אריה hr:Lav id:Singa is:Ljón it:Panthera leo ja:ライオン jv:Singa ka:ლომი ko:사자 ku:Şêr la:Leo lb:Léiw li:Liew ln:Nkosi lt:Liūtas lv:Lauva mt:Iljun nl:Leeuw (dier) nn:Løve no:Løve oc:Panthera leo pl:Lew pt:Leão ro:Leu ru:Лев (животное) simple:Lion sl:Lev sq:Luani sr:Лав st:Tau su:Singa sv:Lejon ta:சிங்கம் th:สิงโต tr:Aslan (hayvan) ug:شىر vi:Sư tử zh:狮 zh-min-nan:Sai

Outils personnels