Lille
Un article de Wikivisual, l'encyclopédie libre.
- Pour les articles homonymes, voir Lille (homonymie). Image:Disambig.svg
| Lille | |
|---|---|
![]() De gueules à la fleur de lis florencée d'argent. | |
| Pays | France |
| Région | Nord-Pas-de-Calais |
| Département | Nord |
| Arrondissement | Lille |
| Canton | 9 (19 communes) 365 253 habitants |
| Code INSEE | 59350 |
| Code postal | 59000, 59033, 59800 |
| Maire Mandat en cours | Martine Aubry (PS) 2001-2008 |
| Intercommunalité | Lille Métropole Communauté urbaine 1 091 438 habitants (2005) |
| Latitude Longitude | |
| Altitudes | moyenne : 25 m minimale : 18 m maximale : 46 m |
| Superficie | 3 483 ha = 34,83 km2 |
| Population sans doubles comptes | 178 657 hab. (1999) |
| Densité | 6 103 hab./km2 |
| Unité urbaine | 1 000 900 habitants (1999) |
| Aire urbaine | 1 143 125 habitants (1999) |
Lille est une ville du nord de la France, préfecture et la plus grande ville de la région Nord-Pas-de-Calais et du département du Nord (59).
Son nom en ancien français (L’Isle), comme en flamand (Ryssel) et aujourd'hui en néerlandais (Rijsel), provient d’une île sur la Deûle.
Lille, avec un peu moins de 200 000 habitants (226 000 habitants en comptant la commune associée de Lomme depuis 2002), est la principale commune d’une communauté urbaine qui regroupe plus d’un million d'habitants (avec en particulier les villes de Roubaix, Tourcoing et Villeneuve-d'Ascq). Elle appartient également à une vaste conurbation qui s’étend en Belgique avec les villes de Courtrai, Mouscron et Menin, totalisant plus de 1,7 million d’habitants<ref>Ce chiffre correspond à l'aire urbaine transfrontalière de Lille. L'agglomération transfrontalière (définition de l'unité urbaine) totalise 1,2 million d'habitants.</ref>.
[modifier] Géographie
[modifier] Relief et géologie
La ville de Lille est située aux environs de 20 mètres d’altitude dans un élargissement de la vallée de Deûle. A cet endroit, les derniers affleurements crayeux (Sénonien et Turonien) de la région naturelle du Mélantois plongent à l’ouest sous les Weppes, et, au nord, sous le Barœul, deux régions de reliefs modérés développés dans le sable landénien et l’argile yprésienne. La couverture sédimentaire récente (pléistocène) est omniprésente, sous forme de lœss sur les versants ou d’alluvions en fond de vallées.
[modifier] Hydrographie
La Deûle est une petite rivière au débit faible perdue dans une large vallée, très fortement anthropisée dès le Moyen Âge. Les multiples états de ses canalisations et aménagement, dans un contexte de relief très peu marqué, rendent difficile la perception de son tracé originel.
[modifier] Ressources en matériaux de construction
Le lœss a alimenté de nombreuses briqueteries qui ont fourni la ville, jusque dans la seconde partie du XXe siècle. La craie, appelée localement pierre de Lezennes a été largement exploitée pour la construction, en carrières souterraines (à la périphérie de Lille, principalement à Loos, au sud, et à Lezennes, au sud-est). Ces anciennes carrières sont matérialisées dans les champs par des ouvertures clôturées (les catiches). La craie, matériau bon marché, était traditionnellement utilisée en mélange avec la brique (créant les rouges-barres).
[modifier] Climatologie et météorologie
On rencontre à Lille les principaux traits des climats tempérés océaniques : les amplitudes thermiques saisonnières sont faibles, les précipitations ne sont négligeables en aucune saison.
Le climat de la région est océanique, à hivers doux (températures moyennes de 1°C à 6°C) et à étés frais (températures moyennes de 10°C à 22°C avec moins de quatre journées chaudes à plus de 30°C). Il y a, de fin octobre à début mai, une moyenne d’une petite soixantaine de jours avec gelées matinales. Les précipitations annuelles avoisinent les 680 millimètres, à peine plus qu’à Toulouse (656 mm), tandis que l’ensoleillement annuel est lui proche de 1600 heures (données du dernier tiers du XXe siècle de la station Lille-Lesquin). Le vent en revanche n’est vraiment sensible que 60 jours dans l'année (plus de 16 m/s à Lille).
- Station de référence : Lille Lesquin Weppes Mélantois (47 m d'altitude)
- Station d’observation : Lille (52 m)
Le meilleur mois à Lille est août, le soleil brille près de la moitié du temps et il y a moins de 9 jours de pluie. Le jour le plus chaud fut le 6 août 2003 avec 36,4°. Le jour le plus froid fut le 14 janvier 1982 (-19,5°).
Avec 112,6 mm cumulés sur le mois, avril 2001 fut le mois le plus pluvieux jamais enregistré à Lille ; il faisait suite à un mois de mars 2001 où cette même valeur de 112,6 mm constituait également un record.
[modifier] Une vaste conurbation
La révolution industrielle a largement profité à la ville de Lille et à ses voisines (en particulier Roubaix et Tourcoing). Lille est maintenant située au sud d’une vaste conurbation transfrontalière.
Selon l'atlas Transfrontalier de l'INSEE<ref>site de l'INSEE</ref>, l'ensemble formé par l'agglomération transfrontalière lilloise comprend environ 1 millions d'habitants côté français et 1,2 millions d'habitants si l'on intègre le semis de villes côté belge. L'agglomération multipolaire dont fait partie Lille est la quatrième agglomération française derrière celles de Paris, Lyon et Marseille, mais si l'on prend en compte l'unité urbaine indépendamment de la frontière, l'agglomération transfrontalière Lille-Roubaix-Tourcoing-Mouscron s'avère plus peuplée que les agglomérations exclusivement françaises de Lyon ou Marseille.
[modifier] Histoire de Lille
Image:Porte de paris (Lille Nord France).JPG Capitale des Flandres françaises, Lille aurait été fondée, selon la légende, en 640. Elle n’apparaît dans les chartes qu’à partir de 1054. Le site actuel de la ville recèle des traces d’occupation antérieure (préhistoire, époque gallo-romaine).
Au Moyen Âge, la ville se développe grâce à son emplacement privilégié de traversée de la Deûle, et à ses relations avec les autres villes du prospère comté de Flandre. Une foire au drap est fondée au XIIe siècle.
Lille est réunie une première fois au domaine royal de 1304 à 1369, après la bataille de Mons-en-Pévèle. À cette date, elle devient une des trois capitales des possessions du duc de Bourgogne, Philippe II le Hardi. Elle passe en 1477 aux Habsbourg.
Au XVIe siècle, la ville est touchée par les guerres de religion : première répression en 1555, puis guerre des Hurlus (rebelles protestants) (à partir de 1560 ; ils tentent de prendre Lille en 1580 et 1582).
La ville est prise par les armées françaises en 1667, et le rattachement est officialisé en 1668, au traité d’Aix-la-Chapelle. D’Artagnan est gouverneur de la ville. La citadelle Vauban capitule lors de la guerre de Succession d'Espagne (1708) et reste jusqu’en 1713 aux mains de la coalition européenne.
La ville s’industrialise dès le début du XIXe siècle : le blocus continental stimule son industrie textile et la ville passe de 53 000 habitants en 1800 à 200 000 en 1891. En 1896, Gustave Delory est le premier maire socialiste de France.
La ville est occupée par les Allemands d’octobre 1914 à octobre 1918. Elle est durement touchée par la crise économique de 1929 (un tiers des Lillois sont dans la misère en 1935).
Après la Seconde Guerre mondiale, la ville affronte la crise des secteurs économiques qui la faisaient vivre : textile, charbon, métallurgie. À partir des années 1980, elle se tourne vers les services, favorisés par de grands équipements : Euralille, TGV, Tunnel sous la Manche.
[modifier] Le développement urbain et les quartiers
Contrairement à la plupart des villes médiévales, Lille ne s’est pas développée de manière circulaire autour d’un hyper-centre. Elle se présente plutôt comme une mosaïque de quartiers, avec chacun une physionomie et un dynamisme propre. Le Vieux-Lille n’est que l’un d’eux, largement excentré vers le nord. La compréhension et la lecture de la trame urbaine nécessitent quelques repères topographiques et historiques.
[modifier] Les quartiers de Lille
développement topographique de Lille |
- Bois Blancs : Quartier défavorisé de l'Ouest de la ville, entouré par les bras de la Deûle, tentative de réhabilitation (projet Euratechnologie). (7541 habitants)
- Faubourg de Béthune : Quartier défavorisé du Sud de la ville, traversé d'Est en Ouest par le périphérique, tentative de réhabilitation (faubourg des modes, faubourg de la musique). (7432 habitants)
- Fives : Quartier populaire de l'Est de la ville, autrefois un faubourg fortement industrialisé. Malgré sa situation géographique plutôt favorable (Liaisons Lille/Roubaix-Tourcoing), toutefois séparé physiquement du reste de la ville (voies ferrées, Périphérique-Est), ce quartier peine à se reconvertir. (18946 habitants)
- Lille-Centre : Centre administratif et économique de la ville. (23042 habitants)
- Lille-Moulins : Quartier défavorisé du Sud-Est de Lille, qui tire son nom des moulins qui y étaient implantés, autrefois industrialisé. (18564 habitants). Tentative de réhabilitation avec l’implantation de la faculté de droit et de nouvelles constructions.
- Lille-Sud : Quartier défavorisé du Sud de Lille (au Sud du périphérique). Ce quartier est classé zone franche. Plusieurs projets tentent de le réhabiliter (Projet faubourg des modes). (19954 habitants)
- Saint-Maurice Pellevoisin : Quartier à dominante résidentielle au Nord-Est de la ville. Autrefois situé au contact de la campagne, il est aujourd'hui favorisé par la construction d'Euralille et de la gare Lille-Europe, ce quartier voit l'apparition de nouveaux logements et d’immeubles de bureaux. (15070 habitants)
- Vauban Esquermes : Quartier à la fois cossu et estudiantin de l'Ouest de la ville, marqué par la présence de l’Université catholique. Il est voisin du parc de la citadelle. (17471 habitants)
- Vieux-Lille : Quartier cossu du Nord de la ville, le cœur historique est encore largement constitué de rues pavées et d'immeubles anciens. Autrefois populaire, sa réhabilitation, qui est dû à la péri-urbanisation, s’est effectuée avec succès pendant les années 1980. (15023 habitants)
- Wazemmes : Quartier populaire du sud de la ville, dont l’identité, la vie de quartier et la vie associative sont particulièrement développées. (23427 habitants)
Les données concernant la population sont issues du recensement de 1999.
Les quartiers défavorisés correspondent particulièrement à un croissant s’étendant au Sud et à l'Ouest de la ville. Les quartiers de Moulins, Faubourg de Béthune et Lille-Sud sont classés zones franches urbaines et hébergeant environ 15% de la population de la ville. Ces quartiers ont tendance à stagner malgré les efforts de la municipalité.
Les quartiers du Vieux-Lille, de Wazemmes et de Saint-Maurice Pellevoisin connaissent une évolution particulièrement positive. Les raisons de ces évolutions sont bien différentes. On peut citer principalement la beauté et la richesse historique pour le Vieux-Lille, la vivacité de la vie associative et artistique pour Wazemmes et la proximité de nouvelles infrastructures commerciales et de transports (Euralille, gare Lille-Europe) pour Saint-Maurice Pellevoisin.
[modifier] Un héritage médiéval malmené
Lille a toujours été relativement prospère et a profité de son activité commerciale puis de son rôle de métropole d'une région fortement industrialisée. Son tissu urbain n’a jamais été figé et des ajouts et des modifications de toutes époques la parsèment. De plus, après sa conquête par Louis XIV, l’imposition d’une identité française s’est en partie réalisée à travers l’architecture. La création d’un nouveau quartier et de bâtiments publics a été accompagnée d’une tendance à la négation des héritages antérieurs. Ceci explique peut-être la propension, jusqu’à une époque récente, à négliger son passé et les héritages architecturaux civils les plus anciens (à l’exception peut-être de l’incontournable Vieille Bourse).
Un des quartiers médiévaux (Saint-Sauveur) n’est plus perçu comme tel, depuis sa destruction et son bétonnage massif au cours des années 1960. Seul quelques bâtiments isolés, parfois exceptionnels (tel l’hospice Gantois transformé en hôtel) témoignent de son passé.
Le quartier du Vieux-Lille, pendant en rive gauche de Saint-Sauveur, longtemps misérable et laissé à l’abandon, a failli subir le même sort, comme le rappelle le détonnant contraste entre l’hospice Comtesse et le Palais de Justice. Sauvé grâce à une mobilisation associative, le Vieux-Lille est aujourd’hui restauré et est devenu un secteur de tourisme et de commerces de luxe.
[modifier] La conquête française et le développement vers l’ouest
Après la conquête française, Vauban modernise les fortifications et construit la citadelle, dans une zone marécageuse à l’ouest de la ville. Entre l’ancienne ville et la citadelle, un nouveau quartier est créé sur un plan quadrangulaire (avec pour axe principal la rue Royale). On y trouve quelques hôtels particuliers (dont l’immeuble de la Banque de France).
Au cours du XVIIIe siècle, le canal reliant la haute et la basse Deûle est construit entre la citadelle et la ville. Permettant une liaison fluvial facile d'amont en aval via des écluses, il court-circuite les petits canaux urbains qui perdent alors leur raison d'être et semblent, dès lors, subir des problèmes d'envasement et de salubrité. Comblés depuis les années 60, ces canaux du centre ville tendent aujourd'hui à réapparaître dans le cadre des nombreux projets d'urbanisme visant à redonner un certain cachet au centre ville (ex: le quai du Wault).
[modifier] Le XIXe siècle et l’explosion urbaine
Lille ne cesse d'acquérir un poids économique et est à l’étroit dans ses fortifications. En 1858, une nouvelle enceinte est construite et la ville s’agrandit vers le sud, en englobant les communes d’Esquermes, de Wazemmes (toutes deux en rive droite de la Deûle) et un espace rural au sud-est (le future quartier Moulins<ref>Cette zone est alors en champs, avec juste quelques habitats le long de la route d’Arras (qui devient la rue d’Arras). Située sur le versant s’élevant vers le Mélantois, des plans anciens y figurent quantité de moulins à vent</ref>). L’ancienne fortification méridionale détruite (il n’en subsiste que la porte de Paris) et est remplacée par le Boulevard de la République (bordés d’habitats de rapport et de maisons de maître). À la même époque des percée sont réalisées à travers la ville médiévale (rue Faidherbe, rue Nationale, débouchant sur la Grand’place).
La Nouvelle zone intra-muros est très vite bâtie. Elle est desservie par de grandes artères rectilignes. À côté des anciens noyaux villageois d’Esquermes et de Wazemmes se juxtaposent des secteurs d’habitats bourgeois (sur les axes principaux et dans les anciennes zones humides de la Deûle) et des secteurs industriels et un habitat ouvrier (courées). L’ancien lit de la Deûle est remblayé et, à la même époque, les canaux qui caractérisaient la ville médiévale sont couverts et transformés en égouts. Plus à l’Est, la gare de marchandises Saint-Sauveur se développe à proximité de la porte de Paris.
La croissance urbaine et l’industrialisation profitent aussi aux faubourgs et aux villes limitrophes avec un tissu industriel et ouvrier dense (industrie ferroviaire, sidérurgie, mécanique, textile) mais aussi avec la création de zone résidentielles bourgeoise (à l’ouest de la Citadelle et sur l’axe du Grand Boulevard reliant Lille à Roubaix-Tourcoing). Les faubourgs sont séparés de Lille intra muros par les fortifications et une bande non aedificandus. Pour faciliter la défense de la ville, les constructions y sont interdites ou limitées à des habitations de torchis et bois susceptibles d’être rapidement rasées (quelques exemples subsistent). Cette zone exploitée par les réseaux de communications (chemins de fer puis autoroutes) forme encore aujourd’hui une fracture dans le tissu urbain.
[modifier] Le XXe siècle : une métropole moderne
Les fortifications ont été rasées après la première guerre mondiale, à l’exception de la Citadelle et des casernes au nord de la ville. Leurs traces restent pourtant bien présentent à travers la zone non aedificandus qui la ceinturait. Libre d’habitation, elle a permis le passage d’axes de communications (boulevards, autoroutes et périphérique, lignes de chemin de fer), la création de quelques grands ensembles (lesbiscottes) ou d’infrastructures correspondant à son rôle de métropole régionale.
Les communes d’Hellemmes et de Lomme sont intégrées à Lille, respectivement en 1977 et 2000, officiellement pour les dynamiser et favoriser leur équilibre financier. Il est difficile toutefois de ne pas y voir d'arrières pensées électorales : la nombreuse population d’ouvriers et de cheminots de ces deux villes ancrent en effet durablement Lille à gauche (tandis que l’évolution socio-économique des quartiers centraux tend à y réduire le vote socialiste). Ce rattachement a été parfois mal vécu par des habitants, en particulier par des Hellemmois qui revendiquent une identité propre et distincte.
[modifier] Le XXIe siècle : une ville en mutation sociale ?
Depuis les années 1990, une volonté est affichée de redynamiser le tissu urbain lillois. Allié à la pression immobilière et à la redécouverte du pittoresque de la vie de quartier lilloise (en particulier de Wazemmes), les actions menées contribuent également à éloigner vers la périphérie les populations les plus populaires.
[modifier] Démographie
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2004 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 206.165 | 209.232 | 189.942 | 168.424 | 172.142 | 184.657 | 226.800 |
| Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes | ||||||
Depuis 1977, la population de la ville d'Hellemmes entre dans le total de la population.</br> Depuis 2000, la population de la ville de Lomme est comptabilisée dans le total de la population, ce qui fausse quelque peu les données réelles du vrai Lille centre.</br> Leurs populations s’élevaient, en 1999, à 18 371 pour Hellemmes et 28 433 pour Lomme (populations totales).
[modifier] Administration
[modifier] Mairie
À l’avènement de la commune en 1235, grâce à une charte octroyée par la comtesse Jeanne de Flandre, les mayeurs et les échevins étaient choisis à chaque Toussaint par quatre commissaires désignés par le souverain.
- Voir la liste des maires de Lille depuis la Révolution française.
| Maire actuel | |||
| Période | Identité | Parti | Qualité |
|---|---|---|---|
| 18 mars 2001-2008 | Martine Aubry | PS | Vice-présidente de Lille Métropole Communauté urbaine |
[modifier] Extension de Lille
[modifier] Aggrandissement de la ville
Lille s’est étendue en fusionnant avec des communes voisines, à plusieurs reprises:
Les deux dernières ont gardé le statut de communes associées.</br> L'absorption de nouvelles communes ne semblent plus possible en raison de l'obligation depuis d'une ratification par référendum des populations concernées. Lors du processus de fusion association par accord des deux maires, les maires des communes alentours pour dénoncer l'absence de démocratie participative ont effectué des référendums au sein de leurs communes sur une éventuelle fusion avec Lille. Le taux le plus élevé pour une fusion a été à Faches-Thumesnil avec 14% de votes favorables.
[modifier] Extension de l'influence de la ville
Sous l'action de Pierre Mauroy dans ces différentes fonctions (ancien maire, sénateur du Nord, président de la communauté urbaine), l’influence de Lille s'est considérablement accrue au sein de l'agglomération puis du département, de la région et au-delà. Accusée de lillo-centrisme par ses détracteurs, Lille est aujourd'hui le siège de nombreuses institutions :
- La Chambre de commerce Lille - Métropole, née en 1967 de la fusion des chambres de commerces de Lille, avec celles de Roubaix et de Tourcoing, bien que la chambre de commerce de Tourcoing fût plus importante.
- Le nouvel hôtel de région (inauguration en 2007), initialement envisagé pour le versant Nord-Est
- Le conseil régional
- Le siège de Lille Métropole Communauté urbaine
- Le siège de la Conférence permanente intercommunale transfrontalière, base du futur eurodistrict, dont Lille se veut être le centre décisionnel.
Cependant une confusion existe entre l'influence de Lille et celle de Lille Métropole, celle-ci est renforcée par la volonté de la communauté urbaine de communiquer uniquement sous l'appellation de Lille Métropole (ou seulement Lille) les projets auxquels elle apporte son soutien. On peut citer ainsi :
- En 1997, la candidature du Nord aux jeux Olympiques d'été de 2004 sous le nom « Les jeux à Lille »
- L'opération culturelle qui s’étend dans toute la région Nord-Pas-de-Calais, et jusqu’en Belgique connue sous le nom de « Lille 2004 ». Cette opération est depuis devenue une biennale, dont le nom en 2006 est « Lille 3000 »
- Le musée d'art moderne de Villeneuve-d'Ascq a été rebaptisé en « Musée d’art moderne Lille Métropole ».
- Les clubs sportifs professionnels de l'agglomération ont dû accoler Lille Métropole à leur nom.
Il est important de dissocier Lille et Lille Métropole, parce que contrairement aux autres communautés urbaines, la communauté urbaine de Lille, a une spécificité : la ville-phare représente moins de 20% de la population globale.
[modifier] Liste des cantons
Lille est divisée en 9 cantons :
- Le canton de Lille-Centre est formé d’une partie de Lille (21 959 habitants)
- Le canton de Lille-Est est formé d’une partie de Lille (30 154 habitants)
- Le canton de Lille-Nord est formé d’une partie de Lille et de la commune de La Madeleine (Nord) (30 354 habitants)
- Le canton de Lille-Nord-Est est formé d’une partie de Lille et de la commune de Mons-en-Barœul (50 878 habitants)
- Le canton de Lille-Ouest est formé d'une partie de Lille et des communes de Lambersart, Marquette-lez-Lille, Saint-André-lez-Lille et Wambrechies (63 270 habitants)
- Le canton de Lille-Sud est formé d’une partie de Lille (44 380 habitants)
- Le canton de Lille-Sud-Est est formé d’une partie de Lille et des communes de Faches-Thumesnil, Lezennes, et Ronchin (41 812 habitants)
- Le canton de Lille-Sud-Ouest est formé d’une partie de Lille (42 135 habitants)
- Le canton de Lomme est formé d’une partie de Lille (correspondant à la commune associée de Lomme) et des communes de Beaucamps-Ligny, Englos, Ennetières-en-Weppes, Erquinghem-le-Sec, Escobecques, Hallennes-lez-Haubourdin, Le Maisnil, Radinghem-en-Weppes, Sequedin (40 311 habitants)
[modifier] Villes jumelées
- Image:Flag of Germany.svg Cologne, Allemagne - Image:Flag of Germany.svg Erfurt, Allemagne - Image:Flag of Luxembourg.svg Esch-sur-Alzette, Luxembourg - Image:Flag of Ukraine.svg Kharkov, Ukraine
- Image:Flag of England.svg Leeds, Angleterre - Image:Flag of Belgium.svg Liège, Belgique - Image:Flag of Palestine.svg Naplouse, Palestine - Image:Flag of Morocco.svg Oujda, Maroc - Image:Flag of the Netherlands.svg Rotterdam, Pays-Bas
- Image:Flag of Israel.svg Safed, Israël - Image:Flag of Senegal.svg Saint-Louis, Sénégal - Image:Flag of Italy.svg Turin, Italie - Image:Flag of Spain.svg Valladolid, Espagne - Image:Flag of the People's Republic of China.svg Shanghai, République populaire de Chine
[modifier] Lillois célèbres
<timeline> DateFormat = yyyy ImageSize = width:600 height:auto barincrement:20 PlotArea = left:15 right:15 bottom:30 top:15 Define $blank = at:1730
Colors =
id:canvas value:rgb(0.97,0.97,0.97) id:grid1 value:rgb(0.80,0.80,0.80) id:grid2 value:rgb(0.86,0.86,0.86) id:Timeperiod value:red id:Timeperiod2 value:rgb(0.86,0.56,0.56) id:gris value:gray(0.7) id:noir value:black id:bleu value:rgb(0.5,0.5,1) id:vert value:rgb(0.5,1,0.5) id:rouge value:rgb(1,0.5,0.5) id:blanc value:white
Period = from:1730 till:2006 TimeAxis = orientation:horizontal format:yyyy ScaleMajor = unit:year increment:50 start:1750 gridcolor:grid1 ScaleMinor = unit:year increment:10 start:1730 gridcolor:grid2 AlignBars = justify
BackgroundColors = canvas:canvas bars:canvas
BarData=
bar:Timeperiod barset:Timeperiod2
PlotData=
width:30 fontsize:S textcolor:noir align:center
# Époques bar:Timeperiod color:Timeperiod shift:(0,-5) from:start till:end color:gris # Arrière plan width:25 fontsize:M from:start till:end text:"Lillois célèbres depuis 1730"
# Évennements # alignement → width:15 fontsize:S textcolor:black anchor:from align:left color:bleu shift:(5,-5) barset:Timeperiod2 $blank from:1735 till:1788 text:"Panckoucke" color:bleu from:1762 till:1834 text:"Jean-Baptiste Wicar" color:vert from:1789 till:1864 text:"Antoine Scrive-Labbe" color:bleu $blank from:1815 till:1899 text:"Auguste Scalbert" color:bleu $blank from:1818 till:1889 text:"Louis Léon César Faidherbe" color:rouge $blank from:1820 till:1892 text:"Alexandre Desrousseaux" color:vert
# Recommencer l'indentation en haut barset:break $blank from:1823 till:1892 text:"Édouard Lalo" color:vert $blank $blank from:1825 till:1872 text:"Antoine Renard" color:vert $blank from:1832 till:1916 text:"Jules Gosselet" color:bleu $blank from:1837 till:1917 text:"Carolus-Duran" color:vert $blank from:1840 till:1914 text:"Alfred Mongy" color:bleu from:1848 till:1932 text:"Pierre Degeyter" color:vert from:1858 till:1900 text:"Albert Samain" color:vert from:1863 till:1933 text:"Albert Calmette" color:bleu from:1868 till:1941 text:"Émile Bernard" color:vert from:1870 till:1942 text:"Jean Perrin" color:bleu from:1872 till:1961 text:"Camille Guérin" color:bleu from:1880 till:1918 text:"L de Bettignies" color:rouge from:1884 till:1973 text:"Achille Liénart" color:rouge from:1886 till:1956 text:"Line Dariel" color:vert from:1890 till:1936 text:"Roger Salengro" color:rouge from:1890 till:1970 text:"Charles de Gaulle" color:rouge from:1896 till:1967 text:"Julien Duvivier" color:vert from:1896 till:1990 text:"Augustin Laurent" color:rouge
# Recommencer l'indentation en haut barset:break $blank
from:1898 till:1933 text:"Renée Adorée" color:vert from:1899 till:1964 text:"Robert Arnoux" color:vert from:1901 till:1979 text:"Léopold Simons" color:vert from:1917 till:1944 text:"Damerment" color:rouge from:1921 till:1999 text:"Jean Dewasne" color:vert from:1928 till:1977 text:"R de Godewarsvelde" color:vert from:1925 till:end text:"Alain Decaux" color:vert from:1928 till:end text:"Pierre Mauroy" color:rouge from:1928 till:end text:"Yvonne Furneaux" color:vert from:1930 till:2006 text:"Philippe Noiret" color:vert from:1938 till:end text:"Isabelle Aubret" color:vert from:1947 till:end text:"Bruno Masure" color:vert from:1949 till:end text:"Gilles Béhat" color:vert from:1950 till:end text:"Martine Aubry" color:rouge from:1955 till:end text:"Nicolas Hulot" color:vert
</timeline>
[modifier] Économie
[modifier] Données générales
[modifier] Entreprises
Image:Chambre de commerce - Lille - 2003-21-09.jpg Secteur d'activité et physionomie des entreprises (12/2004)
| Lille | Lille Métropole | |
|---|---|---|
| Nombre d'entreprises | 8341 | 31496 |
| Industrie | 8,86% | 14,99% |
| Commerce de gros | 9,27% | 10,85% |
| Commerce de détail | 24,65% | 23,43% |
| Services | 57,22% | 50,73% |
| 0 à 9 salariés | 90,23% | 86,30% |
| 10 à 49 salariés | 8,40% | 10,97% |
| 50 salariés et plus | 1,37% | 2,72% |
[modifier] Emploi
| Taux de chômage | Variation | |||
|---|---|---|---|---|
| 31/12/2004 | 12/03 à 12/04 | 12/99 à 12/04 | 12/94 à 12/04 | |
| Arrondissement de Lille | 12,9% | +0,2% | +0,3% | -1,1% |
| Zone d'emploi de Lille | 12,0% | +0,3% | +0,3% | -0,7% |
| France méropolitaine | 9,9% | 0,0% | -0,3% | -1,8% |
La ville de Lille bénéficie aussi de nombreux emplois publics que ce soit de la fonction publique d’État (principalement dans les services décentralisés de l'État regroupés au sein de la cité administrative, une des trois facultés publiques de la ville est encore située à Lille…), la fonction publique hospitalière (le centre hospitalier régional situé à Lille-Sud est le premier employeur de la région), la fonction publique territoriale (conseil général et régional), ou para-public (siège régional de la SNCF, d'EDF, Banque de France, INSEE, INPI…). La majeure partie de ces emplois publics sont regroupés dans le quartier Saint-Sauveur.
[modifier] Secteur primaire
Lille se trouve au sein d’une agglomération encore fortement agricole. Au cours de son histoire, Lille possédait sur son territoire de nombreuses terres agricoles, mais son développement l’a amené à absorber au cours du XIXe siècle les villages voisins pour développer son industrie : L’absorption de Wazemmes et de Lille-Moulins s’est traduite par une transformation de ces villages agricoles en quartier industriel. L’agriculture se trouve repoussée alors au delà des fortifications, c’est-à-dire sur ce qui est aujourd’hui Lille-Sud, Fives, Hellemmes, et saint Maurice Pellevoisin. L’essor industriel du XXe siècle touchera d’abord les propriétés agricoles de Fives et Hellemmes, puis Saint Maurice. La pression immobilière à partir de 1930, puis celle de l’après-guerre fera disparaître celles de Lille-Sud et celles de Pellevoisin où le dernier verger sera rasé en 1964.</br> De ce passé subsistent quelques anciennes Halles (Halle de Wazemmes, Halle de Solférino et Halle aux sucres), et au cœur du vieux Lille des noms de rue qui rendent hommage aux anciens grands abattoirs de Lille aujourd’hui rasés.
[modifier] Secteur secondaire
[modifier] Un passé industriel
Lille affirme sa vocation industrielle dès le XVIe siècle, particulièrement dans le domaine textile avec ses filatures de coton. Au début du XIXe siècle, Lille profite de l’avènement de la machine à vapeur et des importants gisements de charbon de la région pour développer une industrie textile (Wazemmes, Lille-Moulins) et mécanique (Fives, Hellemmes, Bois blancs).
[modifier] Désindustrialisation
La crise pétrolière de 1973 s'accompagna dans la région d’une crise charbonnière. Ceci affecta l’industrie mécanique tel Fives Cail (8000 employés sur Fives). À cette première crise vint s’ajouter celle du textile français. Il reste aujourd’hui de nombreuses traces de ce passé récent :
- Textile : La ville qui abrita dans de nombreux quartiers (Wazemmes, Lille Moulins, Hellemmes) des filatures connut en 1990 la fermeture de la dernière, la filature Mossley située à Hellemmes. Aujourd’hui quelques friches textiles ont connu une belle reconversion : la faculté de Droit de Lille II, la maison folie de Wazemmes, le théâtre du Prato.
- Brasserie : Les brasseries et leurs sièges sociaux (rachat ou faillite) ont disparu de la ville, mais il en reste des traces, notamment la construction de la maison folie de Lille Moulin dans une ancienne brasserie.
[modifier] Secteur tertiaire
Pendant que l’industrie n’en finit plus de péricliter, le secteur tertiaire se développe sous l’impulsion de Pierre Mauroy qui imposera le TGV à Lille afin de créer le centre d’affaires Euralille. Lille réussit extraordinairement bien sa reconversion, engagée depuis quelques décennies. L'excellente marche d'Euralille avec l'émergence d'un véritable centre d'affaires démontre la position importante de Lille en Europe du Nord dans les prochaines années à venir.
Lille est le siège de la Chambre régionale de commerce et d'industrie du Nord-Pas-de-Calais.
Lille est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Lille-Métropole. Elle gère le port fluvial et l’aéroport de Lille-Lesquin ainsi que le CFA.
[modifier] Commerce
Lille possède la seconde zone commerçante la plus importante de France après Paris. Ses zones piétonnes commerçantes sont très appréciées par les touristes qui viennent de plus en plus nombreux.
[modifier] Logistique
Lille possède des infrastructures importantes dans ce domaine avec le troisième port<ref>Site du port de Lille</ref> fluvial de France, une gare de marchandises, et un réseau autoroutier. Cependant, la situation est contrastée, le trafic fluvial connaît un regain d’activité, alors que le trafic ferroviaire souffre de l’enclavement de la gare de marchandises situé à Saint-sauveur.
[modifier] Finance
À la fin du XIXe siècle, l'essor de la ville amena la création de nombreuses banques de type mutualiste. Aujourd'hui, trois d'entre-elles sont des acteurs majeurs de l'économie régionale. Il s'agit de la Banque Scalbert-Dupont (groupe Crédit mutuel), du Crédit Mutuel Nord (groupe Crédit mutuel) et du Crédit du Nord. Depuis de nombreuses directions régionales se sont implantées à Lille, parfois de façon importante comme le Crédit lyonnais qui a fait bâtir une tour à Euralille, quartier où la Caisse d'Épargne inaugurera sa propre tour en 2007.
[modifier] Assurance
L’entreprise Grass-Savoye<ref>Données de la CCI</ref> est la première entreprise européenne sur l’activité de courtage d’assurance.
[modifier] Tourisme
La métropole cherche à perdre sa réputation de ville industrielle, par un important travail de modernisation, de restauration des quartiers historiques et le retour d'initiatives culturelles (durant la dernière décennie du XXe siècle, les fêtes de Lille se déroulant traditionnellement au mois de juin ont disparues, le musée des Beaux-Arts était fermés pour rénovation...). Le lancement du projet Lille 2004, Capitale européenne de la culture, a été un des événements déclencheurs du devenir de Lille comme ville touristique, label qu'elle obtient en 2001. Avec ses 800 000 personnes venues pour l’inauguration de Lille 2004, Lille a su montrer qu’elle pouvait attirer les foules avec un événement de grande ampleur. La municipalité a voulu prolonger cet élan en transformant l'opération en biennale à thêmes : Lille 2004 a fait venir Shanghaï à Lille, en 2006 Lille 3000 importe Bombay, et en 2008 c'est l'Europe orientale qui est programmée.
À côté du tourisme culturel, la ville cherche aussi à développer le tourisme d'affaires et de salon au sein du quartier Euralille : Les congressistes arrivent par le TGV à la gare Lille Europe, dorment dans les hôtels trois et quatre étoiles environnants, assistent au congrès à Lille Grand Palais et se divertissent au casino (dont l'implantation a été rendue possible par l'obtention du label ville touristique en 2001, et dont l'inauguration est prévue en 2008).
[modifier] Recherche
Trois pôles de compétitivité sont implantés sur Lille : « Nutrition, Santé, Longévité » qui s’appuie sur le site Eurasanté (Bois Blanc), le CHR et l’institut Pasteur, « I Trans » qui s’appuie sur les écoles d’ingénieur de Lille et l’industrie ferroviaire lilloise (mais surtout celles de Valenciennes) et l’Agence européenne du rail située à Euralille, « Industrie du commerce » qui s’appuie sur la culture de la vente à distance du versant Nord Est et de la faculté de Lille 2 commerce à distance (basée aussi à Roubaix), mais dont Martine Aubry souhaite le déménagement sur Lille sur le site Euratechnologie.
[modifier] Transports et infrastructures
Lille dispose d’une situation géographique privilégiée au niveau européen. Un important réseau de transports s’est développé et en fait aujourd’hui un important carrefour européen, particulièrement au niveau routier et ferroviaire et, dans une moindre mesure, portuaire et aéroportuaire.
Au niveau urbain, Lille dispose d’un périphérique et d’un réseau relativement dense de voies rapides reliant la majorité des communes de l’agglomération. Les transports en communs (métro, bus et tramway) sont bien développés mais, comme dans la plupart des métropoles, ont l’inconvénient d’être principalement en « étoile », polarisé autour de Lille.
[modifier] Transports en commun
L’agglomération lilloise bénéficie d’un réseau de transport dense. Deux lignes du VAL, constituant le réseau de métro automatique le plus long au monde (45 km), desservent les principales villes jusqu’à la frontière belge. Deux lignes de tramway (22 km) permettent également de rejoindre Roubaix et Tourcoing depuis les gares de Lille. Enfin, un vaste réseau de bus complète l'offre notamment dans les quartiers comme le Vieux-Lille où il demeure difficile de construire une ligne de métro pour des raisons géologiques. La mairie de Lille a décidé en 2005 de créer des lignes de bus à haute vitesse, les « Citadines ». Ces bus, aux couloirs propres, permettront d’assurer un haut débit de transport à l’instar du système Teor de Rouen, en complétant l’offre du métro. Ces lignes assurent également un maillage plus fin des transports lillois et bénéficient du programme « Clair de Lune », qui assure un service de nuit jusqu’à 0h30.
Lille Métropole Communauté urbaine réfléchit à un projet de Tram-Train qui utiliserait les lignes ferroviaires de la SNCF pour intensifier les liaisons inter-villes et permettre à la métropole de se doter d’un réseau de transport à la hauteur de ses ambitions.
[modifier] Réseau ferroviaire
Avec les gares de Lille-Flandre et Lille-Europe, le cœur de la métropole lilloise n’est qu’à 40 minutes de Bruxelles, 1 heure de Paris, et 1 heure 40 de Londres par le TGV, le Thalys ou l’Eurostar. En 2004 le trafic TGV représentait plus de six millions de passagers.
[modifier] Réseau autoroutier
Lille est située au croisement de cinq axes autoroutiers, ce qui est la plus forte densité après Paris :
- A1 : Lille - Arras - Paris / Reims - Lyon
- A27 : Lille - Tournai - Bruxelles / Liège - Allemagne
- A23 : Lille - Valenciennes
- A25 : Lille - Dunkerque - Calais - Angleterre
- A22 : Lille - Anvers - Pays-Bas
[modifier] Réseau aérien
L’aéroport de Lille - Lesquin est accessible depuis le centre ville en un quart d’heure. Il s'agit du 12e aéroport français en nombre de passagers :
- environ 970 000 passagers en 2001
- près de 873 000 passagers en 2003
- près de 848 000 passagers en 2004
Il s’agit du 3e aéroport de fret français avec près de 55 000 tonnes de fret qui y transitent chaque année.
Le réseau ferroviaire et autoroutier permet de rejoindre les grands aéroports internationaux situé dans les capitales voisines Londres, Bruxelles, Paris et Amsterdam.
[modifier] Réseau fluvial
Lille est le 3e port fluvial français après celui de Paris et Strasbourg. Le réseau de la Deûle est connecté sur le réseau fluvial régional de plus de 680 km de voies navigables dont 241 km à grand gabarit (part exemple l'axe fluvial Dunkerque-Lille-Valenciennes). La Deûle est ouverte sur l’Europe du nord via la Scarpe et l’Escaut (vers la Belgique et les Pays-Bas), et ouverte sur l’international, via la Lys (vers Dunkerque et Calais).
Le port de Lille est une plateforme multimodale : fluviale, ferroviaire et routière. Il dispose d’un terminal de conteneur qui assure un trafic de plus de 80 000 EVP par an.
| Années | 1997 | 2000 | 2003 | 2004 |
|---|---|---|---|---|
| Millions de tonnes | 5,56 | 6,68 | 7,30 | 7,70 |
| Fluvial/Maritime | 8,00% | 8,25% | 13,33% | 14,07% |
| Ferroviaire | 6,28% | 4,13% | 2,89% | 2,42% |
| Routier | 85,72% | 87,62% | 83,78% | 83,51% |
[modifier] Vie étudiante
[modifier] Culture
- Les diverses guerres mais aussi l’indifférence des habitants, la priorité donnée au développement industriel et les nécessités immédiates du logement ouvrier ont par le passé causé d'importants dégâts au patrimoine de la ville. Une certaine prise de conscience de la richesse de ce patrimoine à partir des années 1960-1970 a abouti à d’importantes opérations de rénovation, notamment dans le Vieux-Lille, quartier dont le bâti vétuste tombait pratiquement en ruines à cette époque, et qui est aujourd’hui, après une profonde restauration, particulièrement apprécié des touristes.
- Depuis 1976 le célèbre orchestre national de Lille, dirigé par Jean-Claude Casadesus donne plus de 120 concerts par an.
- Durant toute l’année 2004 Lille fut la Capitale européenne de la culture, titre qu’elle partagea avec la ville de Gênes en Italie. Cet événement est le point de départ d'une biennale culturelle.
- Depuis septembre 2004, Lille a reçu le label « Ville d’Art et d’Histoire »

