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Liberté de la presse

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La liberté de la presse est l'un des principes fondamentaux des systèmes démocratiques qui repose sur la liberté d'opinion et la liberté de pensée et d'expression.

Ainsi, l'article 11 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen (déclaration française) dispose : La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.

En France, c'est la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 qui a institué cette liberté. Auparavant, il fallait une autorisation préalable, avant de devenir éditeur de presse, de livres ou pour devenir imprimeur.

Les grands principes du droit de la presse

  • Le principal responsable de ce qui est publié dans un journal, un livre, via une radio, une chaîne de télévision, un site web, etc. est le Directeur de publication.
  • S'il est connu, l'auteur est poursuivi comme complice.
  • Les infractions de presse (injure, diffamation, par exemple), sont prescrites au bout de trois mois, c'est-à-dire que leur auteur ne peut plus être ni poursuivi ni condamné.
  • Il n'y a pas de diffamation si la personne poursuivie pour cela parvient à prouver la véracité de ce qu'elle allègue (exception de vérité).

Sommaire

[modifier] Liberté de la presse dans le monde

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D'après le troisième classement mondial de la liberté de la presse de Reporter Sans Frontières (RSF), publié le 26 octobre 2004, l'Asie orientale et le Moyen-Orient seraient « les pires régions du monde » pour la liberté de la presse<ref>Classement des régions du monde pour la liberté de la presse</ref>, sur 167 pays. La Corée du Nord occupe la dernière position de ce classement. Les régimes de Birmanie, de Chine, du Viêt Nam et du Laos sont également classés parmi les plus autoritaires. L'Irak se place en 148e position ; 44 journalistes y ont été tués depuis le début de la guerre. Le gouvernement communiste de Fidel Castro à Cuba emprisonne pour sa part 26 journalistes.

Le dernier classement de RSF (2006) range la Corée du Nord, le Turkménistan, l'Érythrée et Cuba aux dernières places. La France perd cinq places depuis l'année dernière et occupe la 35e position sur 168 pays<ref>« Liberté de la presse: Corée du Nord, Turkménistan, Erythrée, trio infernal », dans Le Monde du 24/10/2006, [lire en ligne]</ref>. Les États-Unis d’Amérique perdent 21 places, de la 23e à la 44e.

L'association Reporters sans frontières établit une liste des "prédateurs de liberté de la presse", qu'elle met au point chaque année. En 2006 ce sont cinq nouveaux noms qui augmentent la liste, cette année : le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, les groupes armés tamouls du Sri Lanka, le chef des paramilitaires colombiens Diego Fernando Murillo Bejarano, et le chef de guérilla colombien Raul Reyes.

[modifier] En Russie

Avec les assassinats d'Anna Politkovskaïa et d'Anatoli Voronined de l'agence de presse Itar-Tass en octobre 2006, l'indépendance des média russes est mise en doute lorsque l'on sait que les deux principales chaînes de télévision publique (ORT et RTR) sont contrôlées par le gouvernement. Selon Marie Mendras, au moins la moitié des journaux télévisés de ces chaînes est dédiée aux faits et gestes du président Poutine<ref>Entretien avec Marie Mendras, « Une Russie imprégnée de violence », dans Le Monde du 15/10/2006, [lire en ligne] ; Marie Mendras est chercheuse au Centre d'études et de recherches internationales (CERI), professeur de politique russe à l'IEP de Paris </ref>. Depuis 2003-2004, Moscou a resserré son emprise sur les chaînes de télévision privées telles que NTV. Après la prise d'otages de Beslan en 2004, les Izvestia avaient publié plusieurs photographies de la tragédie et le rédacteur en chef avait été renvoyé immédiatement.

Seuls l'internet, les radios et la presse indépendantes moscovites (Novaïa Gazeta, Kommersant, Radio Echo de Moscou ou Radio Liberté) échappent aujourd'hui à la mainmise du pouvoir. Cependant, 20 à 30 % de la population russe ont accès au web<ref>Entretien avec Marie Mendras, « Une Russie imprégnée de violence », dans Le Monde du 15/10/2006, [lire en ligne]</ref>.

[modifier] Voir aussi

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[modifier] Notes et références

<references/>

[modifier] Liens externes

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