Libéria
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| Devise nationale : The love of liberty brought us here (C’est ici que nous a amené l’amour de la liberté) | |||||
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| Langue officielle | Anglais | ||||
| Capitale | Monrovia 6°19′ N 10°48′ W | ||||
| Plus grande ville | Monrovia | ||||
| Présidente | Ellen Johnson Sirleaf | ||||
| Superficie - Totale - Eau (%) | Classé 101e 111 370 km² 1% | ||||
| Population - Totale (2003) - Densité | Classé 129e 3 317 176 hab. 26,3 hab./km² | ||||
| Indépendance - Date | 26 juillet 1847 | ||||
| Gentilé | Libériens | ||||
| Monnaie | Dollar libérien (LRD)
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| Fuseau horaire | UTC +0 | ||||
| Hymne national | All Hail, Liberia Hail | ||||
| Domaine internet | .lr | ||||
| Indicatif téléphonique | +231
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Le Libéria (République du Libéria), ou Liberia avec l'orthographe anglaise, est un pays d'Afrique de l'ouest.
Sommaire |
[modifier] Histoire
En 1822, le Libéria est fondé par une société américaine de colonisation (la The National Colonization Society of America), pour y installer des esclaves noirs libérés. Début d'un malaise entre les Américano-Libériens et la population autochtone.
Le 26 juillet 1847, le Libéria devient une république indépendante. Le suffrage censitaire permet aux américano-Libériens de conserver le pouvoir durant un siècle.
Le 14 août 1917, le Libéria déclare la guerre à l’Allemagne.
En 1931, la Société des Nations (SDN) condamne les conditions de travail forcé imposées aux autochtones par les Américano-Libériens pour le compte de multinationales de l’industrie du caoutchouc. Le scandale contraint le gouvernement à la démission. En 1936, le nouveau gouvernement interdit le travail forcé. Néanmoins, les autochtones, privés de droit de vote, restent des citoyens de seconde zone. Il faudra attendre mai 1945 pour que le président William Vacanarat Shadrach Tubman accorde le droit de vote aux autochtones.
En 1960, le Libéria entre dans une période de 20 années de prospérité, grâce à des concessions offertes à des multinationales étrangères (principalement américaines et allemandes) pour l’exploitation des gisements de minerai de fer du pays.
En 1971, William Richard Tolbert junior, vice-président depuis 1951, accède à la présidence suite à la mort du président Tubman. La politique économique qu’il mène accroît le clivage entre Américano-Libériens et autochtones.
Le 12 avril 1980, le gouvernement est renversé lors d’un coup d'État mené par Samuel Kanyon Doe, un autochtone qui prend le pouvoir. Il instaure rapidement une dictature.
En 1989, le National Patriotic Front of Liberia (NPFL), un groupe d'opposition sous l’autorité de Charles Taylor, s’organise. La révolte gagne rapidement l'ensemble du pays sans rencontrer de résistance sérieuse de la part des forces gouvernementales. Néanmoins, l’avancée est stoppée aux portes de Monrovia. Dans le même temps, les membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) décident l’envoi de sa force d’interposition, l’ECOMOG, composée de 4 000 hommes.
En 1990, un désaccord au sein du NPLF conduit Prince Johnson à faire sécession, et a créer l’Independent National Patriotic Front of Liberia (INPFL) avec un millier de dissidents. Le 9 septembre 1990, le président Doe est assassiné par Prince Johnson lors d’une visite aux troupes de l’ECOMOG.
En 1992, le NPLF tente un nouvel assaut sur Monrovia qui se solde par un échec. La situation s’enlise. Des chefs de guerre créent de nouvelles factions dissidentes. Les tentatives de résolution du conflit par la CEDEAO restent vaines.
En 1996, l’ensemble des factions acceptent la tenue d’un vote sous l’égide de la CEDEAO.
Le 19 juillet 1997, Charles Taylor est élu président de la république du Libéria avec 75% des voix. La validité de l’élection est mise en doute malgré les nombreux observateurs étrangers dépêchés pour l’occasion par des organisations internationales.
En 1998, l’ECOMOG quitte le Libéria.
Après le départ de Charles Taylor en 2003, une transition politique sous contrôle étroit de l’ONU est organisée. Le 23 novembre 2005, après deux tours, Ellen Johnson Sirleaf est déclarée vainqueur à l’élection présidentielle avec 59,4%, contre contre 40,6% pour George Weah. Ellen Johnson Sirleaf devient ainsi la première femme élue démocratiquement présidente d’un pays en Afrique. Elle prête serment le 16 janvier et entre ainsi officiellement en fonction.
[modifier] Politique
Le Libéria est une république multipartite à régime présidentiel. Le pays vit actuellement une phase de transition de la guerre civile vers une démocratie. Le gouvernement est basé sur le modèle des États-Unis avec trois branches égales, bien que le président occupe en réalité une place prépondérante dans le paysage politique. Après la dissolution du Parti républicain en 1876, le True Whig exerça le pouvoir jusqu'au coup d'État de 1980. Actuellement, aucun parti ne détient la majorité au parlement.
La plus longue présidence fut celle de William Tubman, en fonction de 1944 à sa mort en 1971. La plus courte fut celle de James Skivring Smith, qui ne dura que deux mois, du 4 novembre 1871 au 1er janvier 1872.
[modifier] Subdivisions
Le Libéria est réparti en 15 comtés : Bomi, Bong, Gbarpolu, Grand Bassa, Grand Cape Mount, Grand Gedeh, Grand Kru, Lofa, Margibi, Maryland, Montserrado, Nimba, River Cess, River Gee, Sinoe.
En 2001, la population du Libéria était estimée à 3 230 000 habitants.
Suite à la guerre civile qui a frappé le Libéria opposant les troupes du président Charles Taylor (maintenant exilé au Nigéria) au L.U.R.D (Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie) soutenu par les USA et le régime de la Guinée-Konakry, la population est tombée à environ 2 800 000 habitants.
[modifier] Géographie
Le Libéria est bordé par l'Atlantique au sud et au sud-ouest, et limitrophe de la Sierra Leone au nord-ouest, de la Guinée au nord et de la Côte d'Ivoire à l'est.
[modifier] Économie
Le Libéria est un paradis fiscal dont l'une des particularités est de ne jamais faire apparaître le nom des personnes physiques sur ses registres du commerce. Le Libéria fait partie des pavillons de complaisance.
[modifier] Démographie
En 1981, la population du Libéria s’élevait à 1,2 million d’habitants. Elle est estimée à 3,32 millions en 2003, ce qui représente une densité faible de 33 habitants au km².
Entre 1990 et 1995, les combats ont fait plus de 200 000 morts et 800 000 Libériens ont dû trouver refuge à l’étranger (Côte d’Ivoire et Guinée), s’ajoutant au million de personnes déplacées à l’intérieur du pays. En raison de la guerre, le Libéria connaît un taux de mortalité infantile très élevé (132 pour 1 000).
Les Américano-Libériens sont au nombre de 20 000 et la communauté libanaise est forte de 10 000 représentants. La population autochtone se compose d’une quinzaine de communautés. Le sud du pays est dominé par les Krous, le reste de la population appartient à des groupes rattachés à la famille mandingue (Mendé, Kpellés, Vaïs, etc.).
La population de Monrovia, capitale et principal port du pays, a considérablement augmenté du fait de l’exode des populations civiles fuyant les combats (720 000 habitants en 1994 contre 425 000 en 1984). Le second port, Buchanan (24 000 habitants en 1984), est relié par voie ferrée aux mines de fer du mont Nimba, dont la production a été arrêtée pendant le conflit.
[modifier] Culture
Les principales religions sont l'animisme (majoritaire), le christianisme et l'islam.
| Date | Nom français | Nom local | Remarques |
|---|---|---|---|
[modifier] Divers
- Le Libéria - 1981 - PUF, collection "Que sais-je ?", par Louis Dollot, 127 p. ; 18 cm, ISBN 2-13-037056-X
[modifier] Voir aussi
- Le film Lord of War qui évoque un chef de guerre ressemblant fort à Charles Taylor.
- Le livre American Darling, de Russel Banks (Ed. Actes Sud, 2005)
- Le livre Allah n'est pas obligé, de Ahmadou Kourouma qui raconte la vie d'un enfant-soldat (prix Renaudot 2000 - Ed. du Seuil)
[modifier] Liens externes
- La catégorie Libéria de l'annuaire dmoz.
- Étude conséquente sur le Libéria sur le site de l'Université Laval (Québec)
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