Les frères ennemis
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Les frères ennemis était un duo d'humoristes en vogue dans les années 1960-1970 en France. Il était composé de :
- Teddy Vrignault, humoriste et acteur français, né le 22 novembre 1928 à Paris. Disparu sans laisser de traces le 1er novembre 1984, il a été déclaré décédé le 1er novembre 2004.
- André Gaillard, humoriste et acteur français, né le 19 décembre 1927 à Paris.
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[modifier] Des as de la joute verbale absurde
André Gaillard travaille un temps comme maquettiste publicitaire. Le voisinage avec les musics-halls et théâtres de la rue de la Gaité (le Casino Montparnasse, la Gaité et Bobino) lui donne envie de faire du spectacle.
Lors de son service militaire, il rencontre Teddy Vrignault, avec lequel il monte un numéro. A la fin de leur service, les deux hommes se perdent de vue. André Gaillard retombera par hasard aux Champs-Elysées sur Teddy Vrignault qui distribue, torse nu, des prospectus pour un western. Teddy et André suivent alors ensemble des cours de théâtre.
Ils mettent ensuite au point une série de sketchs de leur composition, "Le doigt de Dieu" et chantent des chansons des années 1900. Le 24 octobre 1953, première apparition des Frères Ennemis dans un cabaret de Saint-Germain-des-Près. Peu à peu, ils imposent ces personnages truculents, as de la répartie, du coq-à-l'âne et de la joute verbale absurde, frères qui s’asticotent ou se chamaillent comme un vieux ménage. Ils entretenaient même, dit-on, une certaine ambiguïté sur le couple qu’ils formaient à la scène...
La notoriété venant, on les verra dans de nombreux cabarets, au théâtre (ils accompagneront ainsi le Mime Marceau, de 1954 à 1959), à la télévision, et au cinéma, notamment dans "Elle court, elle court, la banlieue".
Le 1er novembre 1984, Teddy Vrignault disparait sans laisser de traces.
Déboussolé par la disparition de son alter-ego, André Gaillard poursuit depuis sa carrière au théâtre, et au cinéma. Il écrit aussi des nouvelles.
[modifier] Citations
- Si madame de Sévigné avait pris le métro, elle aurait peut-être raté sa correspondance.
- Un homme averti en vaut deux. Alors, en cas de danger, n'avertissez personne car cela doublerait le nombre des victimes.
- Il était tellement sale que même ses puces avaient des poux.
- « - Allo Iseult ? Ici Tristan, je t'invite à prendre un café. Tu veux un express ? » « - Non, un philtre »
[modifier] Ils ont dit d'eux
Michel Audiard : « Les gens bien intentionnés les qualifient d'amuseurs. Les gens moins bien intentionnés les classent parmi les "rigolos". Ils valent beaucoup mieux que ça. Le délire verbal, le coq-à-l'âne, la gymnastique des mots, est probablement le genre exigeant le plus de maîtrise, le plus de rigueur, en un mot : le plus de style. Ce n'est pas Raymond Devos qui me contredira. »
[modifier] Distinctions
- Grand Prix du disque de l'Académie Charles Cros
- Grand Prix de l'Humour de la SACEM (1976, 1983).
[modifier] Filmographie
- 1963 - Cherchez l'idole Michel Boisrond
- 1972 - Elle court, elle court la banlieue Gérard Pirès
- 1972 - Moi y'en a vouloir des sous Jean Yanne
- 1972 - Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil Jean Yanne
- 1973 - A nous quatre, Cardinal ! André Hunebelle
- 1973 - Les Chinois à Paris Jean Yanne
- 1973 - Je sais rien, mais je dirai tout Pierre Richard
- 1973 - Les Quatre Charlots mousquetaires André Hunebelle
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