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La Grande Vadrouille

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La Grande Vadrouille est un film français réalisé par Gérard Oury, sorti en 1966. Ce film est le plus grand succès de l'histoire du cinéma français avec plus de 17 millions de spectateurs.

Sommaire

[modifier] Synopsis

En 1942, pendant l'Occupation de la France, l'avion de cinq aviateurs britanniques est abattu par la Flak allemande. Réfugiés dans Paris, deux d'entre eux sont cachés par un peintre en bâtiment, Augustin Bouvet, et un chef d'orchestre acariâtre, Stanislas Lefort, qui vont devoir les diriger vers la zone libre d'où ils seront renvoyés au Royaume-Uni.

[modifier] Commentaire

Après Le Corniaud, Oury offre un second "road movie" comique au tandem comique constitué par de Funès et Bourvil sur fond de Seconde Guerre mondiale et d'Occupation. Louis de Funès, inénarrable en petit teigneux égoïste, trouve là sans doute son meilleur rôle face à un Bourvil plus niais et sentimental que jamais. On retiendra des scènes d'anthologie, comme la confusion des chambres d'hôtel qui fait dormir l'un et l'autre aux côtés d'un soldat allemand, ou le mitraillage des avions par un artilleur bigleux, ou encore le jeu de chaise musicale ou des bains turcs. La photographie de Claude Renoir ajoute au film une lumière particulière qui baigne le cadre bourguignon : Meursault, les Hospices de Beaune...

[modifier] Fiche Technique

[modifier] Distribution

[modifier] Autour du film

  • Le duo comique avait déjà été réuni pour le film Le Corniaud deux ans plus tôt. Il devait se reformer pour La Folie des grandeurs, mais Bourvil mourut prématurément.
  • Sorti en décembre 1966, le film a totalisé pendant longtemps le plus grand nombre d'entrées en France avec plus de 17 millions de tickets vendus. Dépassé par Titanic de James Cameron, 20 millions d'entrées en France, il demeure toutefois le plus grand succès public de l'histoire du cinéma français.
  • Le film connut un succès international, y compris en Allemagne où il fut la première comédie présentée à l'écran consacrée à la Seconde Guerre mondiale.
  • Il est encore possible en 2005 d'admirer la carcasse de la voiture ayant servi à la cascade finale avec le planeur...Tout près de l'aérodrome de Mende ! En fait il y a même deux carcasses puisque la scène a été tournée à deux reprises.
  • Louis de Funès/Stanislas Lefort dirige la Marche Hongroise de la Damnation de Faust d'Hector Berlioz. Pour cela, il a répété trois mois devant la glace de son salon et a pris quelques leçons avec le directeur de l'Orchestre national. À la fin de la première répétition, l'orchestre de l'Opéra se lève et l'acclame en « tapant archets contre violons, flûte contre pupitres<ref>Gérard Oury, Mémoire d'éléphant</ref> ».
  • Oury avait vendu au producteur Henry Deutchmeister un scénario où deux jumelles font traverser la France à l'équipage d'un bombardier britannique abattu par la Flak. Le réalisateur récupéra les droits du projet et substita Bourvil et De Funès aux deux sœurs. « Les rôles principaux : deux filles? Et alors? Je les transformerai en hommes! <ref>Ibidem</ref> » De ce scénario originel ne subsiste que la séquence des Hospices de Beaune.
  • La scène durant laquelle Louis De Funès se retrouve sur les épaules de Bourvil et est baladé par celui ci n'étais pas prévu à l'origine dans le scénario et était de la pure improvisation des deux artistes. Mais elle eut tant de succès qu'elle servit pour la réalisation de l'affiche du film, et est aujourd'hui considérée comme une des plus grandes scènes du cinéma comique francais.

[modifier] Répliques

- Augustin : Are you ?
- Stanislas : You are ?
- Augustin : Happy.
- Stanislas : Glad... Where is big moustache ?
- Augustin : I don't know, and if you don't know I don't know, non !
- Stanislas : I don't understand !
- Augustin : You come with me to pick up Peter.
- Stanislas : Non, you, come with me to pick up Mac Intosh.
- Augustin : Non, non, non, you
- Stanislas : I beg your pardon
- Augustin : And if you don't come, I, heu, ah ! merde alors ! comment on dit ça ?
- Stanislas : Comment ça « merde alors » ! But alors you are freennch !
- Augustin : You are not english ?


- Augustin : Évidemment, c’est pas des chaussures pour la marche que vous avez là.
- Stanislas : Puisque vous me le proposez si gentiment, j’accepte !
- Augustin : Quoi ?
- Stanislas : Que vous me prêtiez vos souliers.
- Augustin : Bah, euh, vous chaussez du combien ?
- Stanislas : C'est du comme vous.
- Augustin : Ah bon !


- La mère supérieure : Dites "trente-trois", "TRENTE-TROIS"
- Big Moustache : Thirty-three, thirty-three...


- Augustin : Y a pas d'hélices hélas !
- Stanislas : C'est là qu'est l'os !


- Stanislas : Approchez-vous !
- Augustin : Hein ?
- Stanislas : Approchez-vous !!
- Augustin (aux chiens): Oh la la la !!... (Stanislas monte sur les épaules de Augustin) Hey la hey hey !! Arrêtez ! Arrêtez !
- Stanislas : Pourquoi voulez-vous les faire arrêter ?
- Augustin : Ben pour vous descendre pardi !
- Stanislas : On est très bien comme ça !
- Augustin : Mais dites donc, vous ne croyez tout de même pas que je vais vous trimbaler sur mon dos.
- Stanislas : Allons ne perdons pas de temps ! Allez ! Allez !
- Augustin : Ca fait trois fois que vous me faites ça ! Mes souliers, mon vélo !


- Stanislas : Mister Mac Intosh. It's me ! J'ai des bonnes nouvelles pour vous ! I'm good news for you ! hé hé hé hé
- L'allemand (en sortant de l'armoire) : Ah !
- Stanislas : Aahhhh !! (Il tombe sur le sol)
- L'allemand : Où est l'anglais ? Alors !
- Stanislas : Ich biene malade !
- L'allemand : Non pas malade ! C'était lui (il tape sur la harpe)
- Stanislas : Non ça c'est une harpe !
- L'allemand : Où est l'anglais ?
- Stanislas : Un anglais ? Y a un anglais ici ?


- L'allemand : Marché noir !
- Stanislas : Non ! Non c'est pour l'entracte. C'est pour l'entracte et j'ai toujours une petite faim alors il faut que je mange
- L'allemand : Gross filou !
- Stanislas : Non ! Petit filou !


- Big Moustache (aux phoques du zoo de Vincennes) : Oh ! Elle est froide ce matin, tu trouves pas ?

[modifier] Voir aussi

[modifier] Article connexe

[modifier] Lien externe

[modifier] Bibliographie

  • Vincent Chapeau, Sur la route de la grande vadrouille : Les coulisses du tournage, Hors collection, Paris, 2004, ISBN 2258063833.
  • Pierre-Jean Lancry, Pleins feux sur... La Grande Vadrouille, éd. Horizon illimité, 2004. ISBN 2847870938

[modifier] Bibliographie complémentaire

  • Gérard Oury, Mémoire d'éléphant, Presses Pocket, Paris, 1989

[modifier] Notes et références

<references/>

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de:Die große Sause

en:La Grande Vadrouille io:La Grande Vadrouille nl:La Grande Vadrouille ru:Большая прогулка (фильм)

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