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Karaté

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Le Karate dô (空手) est connu comme étant un art martial japonais. Cependant, l'origine est okinawaïenne (île de l'archipel des Ryukyu, au sud de l'île principale du Japon Kyushu). En japonais le kanji « kara » signifie le vide et plus précisément la vacuité au sens bouddhique du terme, « te » est la main ainsi que la technique que l'on réalise avec la main . On traduit littéralement par « La main vide ». Cependant, à l'origine, karate était écrit avec ces kanjis :唐手, qui signifient « boxe chinoise » (To-De = la main de Chine). En 1935, à cause de la montée du nationalisme japonais et pour faciliter la reconnaissance et la diffusion du karate, Gichin Funakoshi (voir ci-dessous) a remplacé ces kanjis par l'orthographe actuelle, pour "gommer" l'origine extra-japonaise.

Sommaire

[modifier] Présentation générale

Le karaté est basé sur des techniques de percussion utilisant l'ensemble des armes naturelles du corps (doigts, mains ouvertes et fermées, avants bras, pieds, tibias, coudes, genoux, tête, épaules...) en vue de bloquer les attaques adverses et/ou d'attaquer. Les techniques regroupent des parades, des esquives, des balayages, des projections et de clés. Des nuances de contenus techniques sont relativement marquées en fonction du style (shotokan, uechi ryu, wado ryu, shito ryu, goju ryu…).

Pour acquérir la maîtrise de ces techniques en combat, l'enseignement comporte trois domaines d'étude complémentaires : le kihon, les kata et le kumite.


  • Le kihon consiste à répéter individuellement et la plupart du temps en groupe des techniques, positions et déplacements. Pratiqué avec un partenaire de façon codifiée, on parle alors de kihon-kumite.
  • Le kata (qui signifie « forme ») est un enchaînement codifié et stéréotypé de techniques ayant pour but la formation du corps et l'acquisition d'automatismes, ainsi que la transmission de stratégies. Le kata déborde l'aspect purement technique en permettant au pratiquant, par de très nombreuses répétitions, de tendre vers la perfection du geste et surtout de faire l'expérience de l'esprit juste au sens spirituel du terme.
  • Le dernier domaine est le kumite ou combat. Littéralement cela signifie « grouper les mains », c'est-à-dire travailler en groupe et non plus tout seul. Cette notion de kumite peut prendre de multiples formes en karaté de la plus codifiée à la forme la plus libre. Le combat peut être pré-défini (kihon-kumite), fixé à un nombre d'attaque précis (ippon kumite pour une attaque, sambon kumite pour trois attaques…), dit souple (ju kumite), sans contact (kunde kumite) ou libre (jyu kumite).

[modifier] Les origines de l'art

Karate veut dire "mains nues".C'est une forme d'art martial qui est basée sur l'utilisation des mains et des pieds.Il y a plusieurs sorte de karate qui porte des noms différents. Ex: Goju Ryu (dureté et douceur)fut amené au Canada en 1985 par Kyoshi Tallack.Il a maintenant une école à Kingston,Ontario(http://www.kingstonkarate.com/)


[modifier] Bodhidharma et le temple de Shaolin

En 480 ou 520, un moine nommé Bodhidharma quitta l’Inde pour s’installer dans le temple de Shaolin dans le Nord de la Chine. Durant 9 ans et devant un mur, il se livra à la méditation bouddhiste. Désolé du peu de résistance physique de ses élèves durant les exercices de méditation, il leur enseigna une série d’exercices physiques extrêmement durs axés sur la respiration sous le nom de Tach’Uan. Ce sont ces exercices, basés sur l’étude des animaux, qui sont considérés comme étant à l'origine de tous les arts martiaux et en particulier du kung-fu. D'ailleurs, le nom de certaines techniques et katas reprend encore aujourd'hui le nom d'animaux.

A son époque, le monastère de Shaolin acquit la réputation de former les plus redoutables guerriers de Chine grâce à l’association d’un entraînement intense, physique et psychologique, ce qui représente véritablement les fondements des arts martiaux.

L’enseignement de ces techniques a été et est toujours secret. Sa diffusion a été possible lors de l’invasion du temple de Shaolin qui a forcé les moines à fuir dans toute la Chine et donc à diffuser ces techniques. De nos jours, beaucoup de styles se disent toujours d’inspiration de Shaolin …
Bodhidarma qui est le 28ème descendant de Bouddha et fondateur du Chan … diffusa le bouddhisme en Chine. Le "Chan" est la traduction du Zen en chinois…

Pour comprendre la naissance des arts martiaux, il faut garder à l’esprit que tout s’est fait constamment sur base d’échanges avec la Chine, en mélangeant de manière permanente les exercices physiques et la philosophie.

[modifier] De la Chine à Okinawa

Après avoir été importé de Chine, le karaté a été développé et perfectionné à Okinawa. Les plus grands experts (dont o sensei Funakoshi Gishin) proviennent d’Okinawa qui est une île située au sud du Japon. C’est à ce titre que le karaté est considéré comme un art martial d’Okinawa.

Il n’y a pas de trace écrite de la transmission de ces techniques à Okinawa qui est considéré comme le berceau du karaté tel qu'il est pratiqué aujourd’hui. Mais ce dont on est sûr c’est que ces techniques ont été apportées par les Chinois qui se sont installés sur l’île d’Okinawa.

Pourquoi est-ce que le karaté s’est développé sans armes ? En 1409, le roi Sho Hashi a unifié les territoires d’Okinawa et interdit la possession et l’usage des armes par crainte des révoltes populaires. 200 ans plus tard, soit en 1609, les armes ont à nouveau été confisquées par le gouvernement japonais. Cette interdiction a contraint les habitants à développer un mode de combat afin de pouvoir repousser les envahisseurs "à mains nues".

Pour ces raisons, les habitants d’Okinawa ont adapté les méthodes de combat chinoises reprises sous le nom de Okinawa-Te en développant des techniques de combat à mains nues (sans armes). Te signifiant "mains", Okinawa-Te signifiait donc les techniques de combat à mains nues d’Okinawa.

[modifier] Les facteurs de développement du karaté

De nombreux facteurs ont permis le développement du karate (initialement "To De" ou encore plus simplement appelé "De" par les okinawaïens) :

  • Les nombreux échanges commerciaux entre Okinawa et la Chine ainsi que le lien de vassalité qui reliait les rois d'Okinawa à la Dynastie chinoise ; de ce fait, de nombreux habitants de l'île sont partis étudier un art martial chinois, puis, de retour, l'ont adapté.
  • L'installation sur l'île d'Okinawa, dans le village de Kumemura, de 36 familles chinoises dans le but de faciliter les échanges culturels et commerciaux entre cette île et la Chine ;
  • Le karate s'est sans doute également développé sur l'île d'Okinawa en réaction à l'interdiction faite par les Japonais aux okinawaiens de porter et de posséder des armes (après l'annexion au XVIè siècle de l'archipel par le Japon et l'installation du clan Satsuma). Ainsi, les Okinawaiens utilisèrent leurs mains en guise d'armes.


Deux grands courants sont apparus liés aux deux principales villes d'Okinawa : Shuri (--> shuri-te) et Naha (--> naha-te). Un troisième courant (--> tomari-te) s'est également développé, combinant certaines techniques des 2 précédents, s'expliquant en partie du fait de la situation géographique de sa ville d'origine, Tomari, située entre Shuri et Naha.

Entre le XVIIIe et le XXe siècle, du fait que la pratique de cet art était interdite par l'occupant japonais, les cours avaient lieu en secret, de nuit dans des jardins fermés.

C'est Maître Funakoshi qui introduisit le karaté en 1922 sur l'archipel nippon en réalisant une démonstration devant l'empereur du Japon. Il est considéré aujourd'hui comme le père du karaté moderne.

Image:Masters of Karate.jpg

Ce fût Chojun Miyagi, le père fondateur du Goju-ryu, qui se présenta le premier l'examen officiel de Maître Bushido devant les autorités du Dai Nippon Butokukai, organisme d'État japonais créé dans le but de contrôler tous les arts martiaux du pays. C'était la première fois qu'un Maître de karaté faisait cette démarche. Il obtint le titre de Kyoshi, le plus haut titre qui sera jamais donné à l'époque à un Maître de Karaté présentant cet examen. Grâce à lui, cet art martial faisait, en 1935, sa véritable entrée dans le Budo japonais.

Le développement des techniques du karaté et leur enseignement s'est fait aussi grâce à des maîtres tels que Sokon Matsumura (1809-1901) et Anko Itosu (1832-1916). Ce dernier a véritablement développé une véritable pédagogie du karaté Shotokan-ryu, créant les 5 premiers kata de base (Eian shodan, Eian nidan, Eian sandan, Eian yodan, Eian godan), à partir d'un kata d'origine, très long : kosokun dai (ou kushanku dai ou encore, kanku dai en japonais).

En parallèle du karaté s'est développé le Kobudo (combat avec des outils agraires faisant office d'armes : tonfa, nunchaku, bo, jo...).

[modifier] Comment s’est développé le kobudo ?

L’interdiction d’utiliser des armes à l'époque a été contournée par l’utilisation d’outils agricoles traditionnels. C’est ainsi qu’on retrouve parmi les armes traditionnelles d’Okinawa : le Bô (le bâton de l’éleveur), le nunchaku (utilisé pour battre le blé), le saï (sorte de fourche pour manipuler les bottes de foin), le tonfa (manche de meule) …

[modifier] La signification du mot "karaté"

Comme on l’a vu plus haut, le karaté provient de la Chine. C’est là en effet que beaucoup de japonais allaient pour s’entraîner à la boxe chinoise. A leur retour au Japon, cette boxe chinoise était connue sous le nom d’Okinawa-te. Au début du 20ème siècle, le mot Okinawa-Te a été remplacé par le Karaté-Jutsu.

  • La 1ère signification du mot Kara est "qui vient de Chine".

L’idéogramme utilisé pour écrire le mot "Kara" signifie "ce qui vient de l’étranger et plus particulièrement de la Chine", ce qui pourrait se traduire par "les arts chinois de la main".

  • La 2ème signification du mot Kara est "vide".

Lorsque Funakoshi vient s'installer au Japon pour enseigner le karaté, à la demande de Jigoro Kano - qui lui apportera son aide pour s'installer - , il se rend compte que le très fort nationalisme présent ne lui permettra pas d'enseigner un art martial appelé "la main de chine", surtout étant donné son statut d'immigré (Okinawa n'étant qu'une colonie). Les idéogrammes désignant alors le nom du karate sont : 唐手 normalement lu "Tôdé" ou "Tôté", mais dont une autre lecture, inhabituelle, pourrait être "Karaté". Il modifie alors les idéogrammes en 空手, prononcé "Karaté", et signifiant "l’art de la main vide", l’art du combat à mains nues.

[modifier] Histoire de Maître Funakoshi

Image:Funakoshi Gichin.jpg

Né en 1868 Senseï Funakoshi vécut dans le district de Yamakawa-Chô sur l'Île d'Okinawa. L'ère Meiji débutait, l'homme était alors très cultivé et de surcroît poète. Sensible au code moral de ses ancêtres il observait rigoureusement les interdits d'autrefois, et considérait aux vues de ces principes que le Samouraï se doit en toute occasion de renvoyer une image impeccable.

Chaque matin, le Maître se prosternait dans un profond respect vers le Palais Impérial, et accomplissait le même cérémonial en se tournant vers Okinawa. De constitution plutôt fragile, même maladive, ses parents lui firent étudier le Karaté afin de surmonter ses faiblesses. Dès lors une lente alchimie améliora considérablement sa frêle santé. Cela le décida à s'investir durablement dans l'art de la " main vide ". Ami d'un élève de sa classe, fils de Yasutsune Azato, il devint l'élève d'un des plus grands experts du karaté d'Okinawa.

[modifier] Enseignements et philosophie du maître

Gichin Funakoshi, le "père du karaté" aurait dit que "l'objectif ultime du karaté ne se résume pas aux mots "victoire" et "défaite", mais consiste plutot en le polissage du caractère des pratiquants". L'approche de O'Sensei Funakoshi met en exergue les valeurs spirituelles et la finesse mentale au détriment de toute forme de brutalité, que celle-ci relève de la force physique ou de la technique. Il ne tardait jamais à mettre en garde prétentieux et autres vaniteux, qui assoiffés de gloire, participaient à de spectaculaires démonstrations. "Ils jouent dans les branches et le feuillage d'un arbre sans avoir la moindre idée de ce que recèle le tronc".

Aux yeux de O'Sensei, la pratique du karaté visait aussi bien la maitrise de l'art lui-même que la maîtrise de notre propre esprit. C'est ainsi que, dans "Karate-dô Kyôhan", il écrit: "La valeur de l'art dépend de celui qui l'utilise. S'il est utilisé pour une cause juste, alors sa valeur est grande, par contre, s'il en est fait un mauvais usage, alors il n'est pas d'art plus nuisible et malfaisant que le karaté". Les arts martiaux ne sauraient être reduits à de simples techniques, ruses et stratégies dont l'unique dessein serait d'apporter la victoire en combat.

Dans la conception de O'Sensei maîtrise et agilité techniques s'affadissent bien plus vite au regard des vertues bien plus essentielles que sont le polissage du cœur et du caractére. Il encourageait les pratiquants à chercher les aspects cachés et fondamentaux de l'art.


[modifier] Les 20 Préceptes du Karaté Do

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O'Sensei Funakoshi, afin de laisser une trace écrite et de guider les pratiquants dans leur quête d'une compréhension plus approfondie des aspects spirituels de la voie du karaté-dô, rédigea au soir de sa vie ce traité. Ces maximes succintes qui s'inscrivent dans le cadre d'une tradition orale étaient originellement destinées à être complétées par des explications du Maître, dans son dôjô ou au hasard de cours particuliers que celui-ci dispensait à ses disciples.

1.N'oubliez pas que le karaté commence et s'achève dans le rei. Rei = "respect, courtoisie", mais ne pas le limiter a ces simples définitions.Il signifie le respect que l'on éprouve à l'endroit des autres,le rei est également la marque de l'estime que l'on a pour soi.Lorsqu'on transfère cette estime que l'on a pour soi sur les autres -respect- on agit conformément aux principes du rei.Les disciplines de combat qui font fi des principes du rei ne sont que pure violence, la force physique dénuée de rei n'est rien d'autre que brutalité, sans valeur pour l'être humain.Le rei est la manifestation physique d'un cœur sincère,révérencieux et empli de respect. 2.Il n'y a pas d'attaque dans le karaté. Dans le karaté les mains et pieds sont potentiellement aussi mortels que la lame d'un sabre c'est pourquoi dans la mesure du possible vous devez éviter de décocher un coup mortel. ."Jamais il ne faut tirer son sabre sur un coup de tête", cet enseignement fondamental était au cœur du bushido japonais.Ainsi "il n'y a pas d'attaque dans le karaté" est une extension du ce principe de base selon lequel il ne faut pas sortir son arme au moindre prétexte.Elle souligne la nécessité absolue de faire montre de patiente et de pondération.Mais quand la confrontation est inévitable le pratiquant doit se lancer corps et âme dans le combat. 3.Le karaté est au service de l'équité. L'équité est ce qui sert le bien, la vertu, "quand je m'observe et que je constate que je suis dans le vrai, alors, mes ennemis, fussent-ils un millier ou dix mille, ne peuvent m'arreter.Cela implique bien sur qu'il faut faire preuve d'intelligence, de discernement et de force véritable. 4.Apprends déjà a te connaître, puis connais les autres. A force de pratique le karatéka connait ses techniques favorites ainsi que ses propres faiblesses, en combat il doit connaïtre ses propres points forts mais aussi ceux de son adversaire. 5.Le mental prime sur la technique. Voila une anedocte qui illustrera cet aphorisme:"Un jour un célèbre maître de sabre Tsukahara Bokuden voulut mettre ses fils à l'épreuve.Pour commencer, il fit appeler Hikoshiro, l'aîné des trois.En ouvrant la porte du coude, celui-ci la trouva plus lourde qu'à l'accoutumée et, en passant la main sur la tranche supérieure de la porte, constata qu'on avais diposé, en équilibre, un lourd appui-tête en bois.Il l'enleva, entra puis le remis exactement comme il avait trouvé.Bokuden fit alors venir son fils cadet, Hikogoro.Quand celui-ci poussa la porte, l'appui-tête tomba mais il le rattrapa en vol et le remit à sa place.Bokuden fit enfin appeller Hikoroku, son benjamin le meilleur, et de loin, au maniement du sabre.Le jeune homme poussa puissament la porte et l'appui-tête tomba, heurtant son chignon.En un éclair, il dégaina le sabre court qu'il portait à la ceinture et trancha l'objet avant qu'il ne touchât le tatami.À ses trois fils, Bokuden déclara: "c'est toi Hikoshiro qui transmettra notre méthode de maniement du sabre.Toi, Hikogoro, en t'entraînant ardemment, peut-être égaletas-tu, un jour, ton frère.Quand a toi, Hikoroku, tu conduiras certainement un jour notre école à sa perte et attireras l'opprobe sur ton patronyme.Je ne peux pas donc m'offrir le luxe de garder un individu aussi imprudent dans mes rangs".Sur ces vertes paroles il le désavoua.Cela illustre parfaitement l'importance accrue des facultés mentales sur les facultés techniques. 6.L'esprit doit être libre. Meng Tsu évoque la quête de l'esprit "perdu" pour mettre un terme à l'errance spirituelle.Lorsque notre chien, notre chat ou nos poules se perdent nous remuons ciel et terre pour les retrouver et les ramener a la maison, mais il déplore que lorsque notre esprit(qui dirige notre corps) s'égare pour finir pas se perdre totalement, nous essayons pas même de le remettre sur le droit chemin.À l'inverse, Shao Yung soutient que l'esprit a besoin de se perdre, si l'on attache l'esprit tel un chat en laisse, il perdra sa liberté de mouvement.Utilisez l'esprit a bon escient, laissez le explorer à sa guise, ne le laissez pas s' attacher ou s'enfermer dans un carcan.Les neophytes exercent souvent un contrôle trop pesant sur leur mental, ils craignent de s'ouvrir au monde et de laisser leur esprit courir librement.Au cours de l apprentissage il est préférable de suivre les consignes édictées pas Meng Tzu dans un premier temps, pour, dans un second temps, liberer l'esprit preconiser par Shao Yung. 7.Calamité est fille de non vigilance. Combien d accidents sont imputables à la négligence, à l'étourderie, le moindre relâchement de l'attention peut réduire à néant les éfforts de préparation et de recherche effectués au préalable, si approfondis soient-ils.En combat une "préparation bâclée" égal "désastre", pour ne pas arriver a de tels extremes nous devrions constamment analyser nos actes et faire montre de beaucoup de circonspection en matière de méthodologie. 8.La pratique du karaté ne saurait se cantonner au seul dôjô. L'objectif du karaté est de polir et nourrir à la fois le corps et l'esprit, s'il commence au dôjô au cours de la pratique, ce travail, ne doit pas s'interrompre en fin d'entraînement.Il faut pratiquer continuellement dans tous les actes de la vie quotidienne.Une alimentation déséquilibrée, un abus de boisson, des habitudes nuisibles à la santé en général auront des répercussions certaines sur la pratique au dôjô.Ils fatigueront à la fois le corps et l'esprit et detourneront l'adepte du dessein ultime de la pratique. 9.Le karaté est la quête d'une vie entière. 10.La Voie du karaté se retrouve en toute chose, et c'est là le secret de sa beauté intrinsèque. 11.Pareil a l'eau en ébullition, le karaté perd son ardeur s'il n'est pas entretenu par une flamme. 12.Ne soyez pas obsédé par la victoire; songez plutôt, à ne pas perdre. 13.Ajustez votre position en fonction de l'adversaire. 14.L'issue d'un affrontement dépend de votre manière a gérer les pleins et les vides (forces et faiblesses). 15.Considérez les mains et les pieds de l'adveraire comme des lames tranchantes. 16.Faites un pas hors de chez vous et ce sont un million d'ennemis qui vous guettent. 17.Le kamæ, ou posture d'attente, est destiné aux débutants; avec l'experience, on adopte le shizentai (posture naturelle). 18.Recherchez la perfection en kata, le combat réel est une autre affaire. 19.Sachez distinguer le dur du mou, la contraction de l'extension du corps et sachez moduler la rapidité d'exécution de vos techniques . 20.Vous qui arpentez la Voie, ne laissez jamais votre esprit s'égarer, soyez assidu et habile.

Les principes sont compacts, concis et tendent vers une nature profondément philosophique. Cette même concision fait qu'ils sont sujets à des multiples interprétations et ce même dans leur langue d'originelle: le japonais. Certains exégèses peuvent trés bien altérer la signification originelle souhaitée par le Maître.

Le Maître Gichin FUNAKOSHI est le pére fondateur du karate-dô moderne.C'est en tant que président de la Okinawa Shobukai, une association de karaté, qu'il fut convié en mai 1922 par le ministère de l'Éducation à prendre part à une démonstration, agréée par le gouvernement nippon, organisée à Tokyo.Cette démonstration mettait en scène les arts martiaux traditionnels du pays, parmi lesquels le karaté.C'est ainsi qu'il fut le premier héraut du karaté-jutsu, discipline originale en provenance d'Okinawa (de l'archipel des Ryu-kyu). Il devait alors, pour sastifaire les requêtes de nombreux individus, s'instaler dans la capitale et y travailler à vulgariser son art martial.

Avant de s'éteindre en 1957, il forma de nombreux élèves : Obata, Okuyama, Egami, Harada, Hironishi, Takagi, Ohshima, Nakayama, Nishiyama, Kase.

[modifier] Les différentes écoles

Plusieurs écoles ou styles différents ont divergé au cours du XXe siècle:

  • Namaki Ryû : "L'École de l'Arbre Vivant" .L' Arbre ? Car comme les arbres, nous tirons notre force de nos nombreuses racines.C'est en elles que nous allons nous ressourcer et nous nourrir. Vivant ? Car comme l'arbre nous continuons à grandir et à nous améliorer. Nous tentons de tirer parti de tous et chacun. Aussi bien des maîtres auxquels nous devons notre savoir, qu'aux autres élèves avec qui nous apprenons chaque jour. Les techniques sont le corps du Namaki ryû. La majorité d'entre elles viennent des grands styles comme le karaté Shotokan et Gojo ryu, mais certaines ont été empruntées à d'autres styles plus modernes dont le tae kwan do et le jyu jitsu brésilien. Elles sont toutes aussi efficaces les unes que les autres et doivent être pratiqué avec la plus grande attention. À l'été 2003 O-senseï Morin écrivit les principes et les techniques fondamentales de l'école. C'est ainsi que le style Namaki ryû pris naissance. Depuis le Namaki ryû n'a jamais cessé d'être en évolution. Plusieurs techniques et styles de pensé sont venu rejoindrent celles déjà bien ancrées, venant ainsi soutenir, enrichir et diversifier le bagage techniques des élèves. O-senseï Morin aime à dire que le Namaki ryû devient de moins en moins une école où l'on enseigne uniquement le karaté mais de plus en plus une école où l'on offre une formation martiale globale. Un style où la voie unique de l'individu se trouve par l'exploration des diférentes facettes des arts martiaux .
  • Shorinji ryu : "l'école du temple de la petite forêt", en référence au temple de Shaolin, à l'origine du style shuri-te sur l'île d'Okinawa ; créé par Joen Nagazato lui-même élève de Chotoku Kyan, cette école contient à l'origine 9 kata que Kyan a enseigné à Nagazato et que ce dernier a voulu préserver tels quels. Ce style a connu par la suite quelques variantes selon qu'il fut enseigné par des Okinawaiens ou des Japonais de Honshu. En France, le shorinji-ryu a été développé sous l'influence de sensei Richard Kim ; le style a intégré des techniques provenant du Naha-te comme du Tomari-te tout en conservant la fluidité du shuri-te. Certains kata de kobudo sont également enseignés. Le responsable français du shorinji-ryu auprès de la Fédération Française de karaté est Jean-Luc Bricard.
  • Shorin-ryu (少林流, style de Shaolin): est le style le plus ancien mais connaissant de multiples variantes. Il provient du Shuri-te d'Okinawa.
  • Shotokan-ryu (l’école de « la maison de Shoto », Shoto étant le nom de plume de Gichin Funakoshi): style de Karaté fondé en 1938 et issu du Shorin–ryu d’Okinawa introduit par Funakoshi père. Mais c’est son fils Yoshitaka qui fut à l’origine du style tel qu’on le connait désormais. Ce style est considéré comme l'un des plus puissant; les coups de poings sont directs, les coups de pieds bas et les katas sont longs. Cependant une scission est apparue avec la JKA (Japan Karaté Association) en raison de plusieurs désaccords notamment sur la dérive sportive avec la compétition que Funakoshi père exécrait. On peut donc dire qu’il existe plusieurs courants shotokan le versant traditionnel étant représenté entre autre par Tsutomu Ohshima (la famille Funakoshi lui à d’ailleurs confié la traduction du 2ême Livre du maître « karaté do kyohan », où, pour la première fois, la main chinoise est devenu la voie de la main vide, l’idéogramme japonais chinois et vide étant similaire phonétiquement. Il s'agit certainement du meilleur livre du maître, le plus complet, fruit de nombreuses recherches où il livra la version définitive de sa voie de la main vide) qui prône un karaté proche de Funakoshi père. Ce courant également appelé Shotokan Ohshima est représenté en France depuis 1964 par l’organisation France Shotokan. Un autre shotokan important est celui de Taiji Kase car même si ce dernier a été rattaché à la JKA et à entraîné de grands champions et malgré certaines positions identiques au fils Yoshitaka, notamment le kiba-dachi très large (dur pour les genoux) il a fini par développer dans un esprit traditionnel son propre style représenté en France par l’organisation IEKS (Institut d'Enseignement du Karate Do Shotokan Ryu Kase Ha). Une autre branche est repésentée par Hidetaka Nishiyama, chairman de l'ITKF (International Traditionnel Karate Fédération), Seule fédération reconnue par le CIO avec l'appellation traditionnel.Ce courant est représenté en France par la Fédération de Karaté traditionnel et Arts Martiaux Assimilés en France (FKTAMAF). Le shotokan de Hirokazu Kanazawa ne doit pas être oublié, on dit parfois que ce style de shotokan est teinté de tai-chi-chuan que le maître a parallèlement étudié.
  • Goju-ryu ou Gôjû Ryû (style du « dur et du souple »): style de karaté prenant son origine dans le Naha-Te (puis Shorei-ryu) d’Okinawa et fondé par Chojun Miyagi en 1926. C'est ce dernier qui concrétisa le passage du Naha-Te au Goju-Ryu. La véritable branche japonaise du Gôjû Ryû fut toutefois initiée par Gogen Yamaguchi, un maître légendaire du karaté qui fût surnommé "le chat". Ce style est celui de la casse par excellence, exercice pratiqué afin de voir de degré de force et de résistance des meilleurs élèves. Style de karaté assez traditionnel, il marie des techniques issues de différentes écoles chinoises ainsi que les bases ancestrales d'Okinawa. Caractérisé par des positions naturelles, il comprend des modes de frappes et des déplacements souvent circulaires, visant les points vitaux. Le Goju-ryu est fortement influencé par les méthodes du sud de la Chine : mêmes concepts techniques, même importance donnée au travail de l'énergie interne. Les postures sont stables et puissantes (sanchin dachi est la plus caractéristique du style et se retrouve dans tous les katas du Goju-Ryu), les coups de pieds bas uniquement (essentiellement mae-geri et kensutso-geri), la respiration ventrale sonore, les déplacements courts et en demi-cercles.
  • Goju-Ryu KuYuKai : sous l'impulsion de plusieurs élèves de Gogen Yamaguchi, certaines écoles Goju ont abandonné de la dureté au profit d'une plus grande fluidité. C'est le cas du Goju-Ryu KuYuKai enseigné par Maître Osamu Hirano. A titre d'exemple, Sanchin, le kata respiratoire symbole du Goju, y perd en contraction et sonorité pour y gagner en profondeur. Cette amplitude à l'inspiration et l'expiration lui a d'ailleurs valu de se voir rallongé. De façon générale, les frappes elles-mêmes, se sont déliées avec pour conséquence une fluidité accrue des enchaînements.
  • Shotokaï-ryu (l’association de Shoto): association fondée en 1935 par les disciples de Gichin Funakoshi mais ne devient un style de Karaté à part entière qu’en 1957 sous l’égide de Shigeru Egami. Ce style se veut être le prolongement des recherches de Yoshitaka Funakoshi (Shotokan) et intègre des techniques et notions propres à l’aïkido afin de rendre la méthode davantage en rapport avec les traditions martiales japonaises (Budo). Deux courants prédominent le shotokaï actuel, celui de Tetsuji Murakami (également subdivisé en plusieurs associations du fait de sa mort et de la dispersion de ses élèves : Shotokaï Europe, Mushinkai…) et celui de Mitsusuke Harada.
  • Wado-ryu (la Voie de l’Harmonie): style japonais de Karaté créé en 1939 par Hironori Ohtsuka. Celui-ci était maître de ju-jitsu lorsqu’il découvrit le karaté sous la férule de Gichin Funakoshi. Il complètera quelques lacunes grâce à ses connaissances initiales et à la pratique du Shito-ryu afin de créer son style plus proche du Budo. Initialement pratiquant de karate Shotokan, Ohtsuka perçoit les limites de ce style après une sévère défaite que lui inflige un pratiquant de boxe chinoise. Il modifia le shotokan original en développant un style moins rigide, visant à éviter les coups de l'adversaire plutôt qu'à les bloquer comme le fait le karate shotokan.
  • Uechi-ryu: style de Karatedo Okinawaïen hérité de l'enseignement de Kanbun Uechi.Kanbun Uechi naquit à OKINAWA le 05 mai 1877. Son père était un paysan et la famille Uechi vivait très modestement. Homme tranquille, très doux, le père se faisait souvent embêter par ses voisins. Aussi, le jeune Kanbun décida-t-il d’apprendre les arts martiaux pour devenir fort et respecté. A l’âge de 20 ans, pour éviter la conscription, il partit en Chine. Là, en 1897, dans la province de Fukien, il fit la connaissance d’un maître chinois Zhou Zihe (Shu Shiwa en okinawaïen). Shu Shi Wa, expert d’une école de boxe chinoise du nom de Pangainon, va enseigner ce style à Kanbun pendant 10 ans. Le Pangainon est basé sur les boxes du Tigre, de la Grue et du Dragon. Son originalité est le travail main ouverte, les coups portés avec la pointe des orteils, des piques aux yeux, des blocages circulaires, ... Kanbun UECHI, sous la surveillance de son Maître Shu Shi Wa obtiendra son Menkyo Kaiden (diplôme de professeur), et fondera ensuite un dojo en Chine dans lequel il enseigna 3 ans, ce qui fit un séjour de 13 ans dans ce pays ; c’est en 1909 qu’ilretourne finalement à Okinawa. Le style associe l'attaque et la défense dans un même mouvement et favorise l'endurcissement du corps pour l'attaque et la défense, notamment lors du kata Sanchin.
  • Shito-ryu: style de Karaté d’Okinawa créé en 1939 par Kenwa Mabuni. Le fondateur a été un élève brillant des 2 grands maîtres de l’île : Anko Itosu du Shuri-Te, et Kanryo Higashionna (ou Higaonna) du Naha-Te. Ce style possède officiellement 60 katas . Le Shito-ryu est le style possèdant le plus de katas . Maître Mabuni, créateur du style, rajouta au Naha-te et au Shuri-te des techniques souples de mains comme des blocages circulaires et des attaques de poings à courte distance qui lui furent nécessaires dans l'exercice de son métier de policier. Ce style utilise des coups de poings souples et les coups de pieds visent les parties médianes du corps.
  • Kyokushinkai (l’école de « l’Ultime Vérité »): style créé en 1964 par Masutatsu Oyama à partir du Goju-ryu et de quelques éléments du Shotokan. Le karaté Kyokushin est basé sur le combat au contact. Son fondateur inscrira son école dans la légende en participant à différentes formes de démonstrations et de casses spectaculaires.
  • Seido, de Sensei Tadashi Nakamura
  • Uechi-ryu, style utilisant les armes agraires comme le sosetsugon (ou nunchaku), le tonfa (manivelle de moulin), etc.
  • Nanbudo: fondé par Yoshinao Nanbu qui est également le fondateur de l'école Sankukaï
  • Sano-ryu (ancien style du Yoseikan): de Senseï Teruo Sano
  • Chito-Kan: fondé par Kyoshi Pierre Myre au Canada, surtout répandu en Amérique du Nord, mélange de Shotokan et de Shito-ryu
  • Yoseikan Karaté-Do: fondé au Québec, par Giancarlo Borelli. Le président actuel du style est Marc Asselin, Hanshi, 9ème dan.
  • Yoseikan Budo: fondé en France visant la maîtrise des techniques et du contrôle plutôt que la blessure due au coup. Le Yoseika budo est une synthèse de budo créée par Maître Hiroo Mochizuki contenant du Wado-ryu, du Ju jitsu, de l'aïkido, du ba-jutsu (combat à cheval), ken jitsu (art du sabre), kobudo (armes agraires), naginata (hallebarde), jo et bo (batons) etc.
  • Kenshikan Kenpo Karate Do (Branche du Shito Ryu), créée par Maître Kenji Kusano. Voir à ce sujet le site
  • Tokitsu-ryu: synthèse de différentes écoles chinoises et japonaises, le Tokitsu-ryu est une méthode fondée sur l'intégration de la respiration, de l'énergie et de l'action. Développée en plus de 30 ans d'études et de recherches menées par Maître Tokitsu, la méthode fait sienne le concept profondément ancré dans la culture orientale selon lequel corps et esprit forment une unité indissoluble. Voir le site à ce sujet.
  • Shinshokaï, fondé en Belgique, visant à tirer une force de son handicap.

Les armes utilisées au karaté sont les outils que les Japonais utilisaient dans la vie de tous les jours. Il y a entre autre les kama qui sont en fait les objets que l'on utilisait pour couper le foin. Il y a aussi le qui est le bâton que les paysans d'Okinawa utilisaient pour transporter leurs seaux. Il y a plusieurs autres armes comme le saï, une petite fourche pour piquer le riz. Il existe aussi le nunchaku qui était destiné à battre le riz, ou bien des mors de chevaux ...

[modifier] Lexique des termes japonais couramment utilisés au karaté

Les 3 mots en gras sont les 3 niveaux d'attaque différents.

Mot japonaisTraduction française
AgeLever, remonter
AtemiFrappe
BaraiBalayer
ChudanNiveau moyen (abdomen)
Dan Niveau, degré, grade pour une ceinture noire
DachiPosition
DojoEndroit où l'on apprend la voie, où se pratique le karaté
Empi (ou Hiji)Coude
GedanNiveau bas (jambes)
Geri/KeriAttaque de la jambe (coup de pied)
GyakuContraire
HaitoTranchant intérieur de la main (côté pouce)
HajimeCommencez
HaraVentre
HizaGenou
JodanNiveau haut (visage)
KarateMain vide
Kansutso GeriCoup de pied cassant (pratiqué au niveau des genoux)
KimeDécisif, "décision ultime", force
Kyu Classe, grade avant le dan
Mae GeriCoup de pied de face
Mawashi GeriCoup de pied circulaire
MoroteA deux mains
Oi TsukiCoup de poing en poursuite
ReiSalut
Ryu Méthode, école, dragon
SabakiEsquiver, tourner
Sensei Professeur-Maître
ShutoTranchant extérieur de la main
SokutoTranchant du pied
SotoExtérieur
TatamiTapis en paille de riz
ToriCelui qui attaque
Tsuki/zukiAttaque directe (utilisé pour le poing)
UchiIntérieur
UdeAvant-bras
UkeCelui qui se défend
Ura Opposé, arrière
UshiroDerrière
WadoColombe
YameArrêtez
YokoCôté

[modifier] Codes et pratiques

Chaque cours commence et se termine par le salut (rei), les élèves faisant face au professeur ou sensei. Parfois aussi, les plus gradés ou anciens (sempai) sont situés légèrement à part et saluent le Sensei séparément en plus du salut à tous. Le salut se fait en silence et avec respect mutuel.

Les séances d'apprentissage commencent habituellement (même si ce n'est pas codifié) par un échauffement (ou préparation physique) qui prépare les muscles et articulations à l'entraînement proprement dit. On adaptera l'échauffement à l'entraînement qui suivra en insistant sur la souplesse, l'endurance ou encore la force physique.

L'entraînement peut se composer de kihon (ou drill) qui est constitué de répétitions et/ou enchaînements de mouvements; de l'apprentissage de un ou plusieurs Katas (combat imaginaire codifié contre un ou plusieurs adversaires), de l'assimilation de bunkais (ou application du kata au combat) et enfin de kumite (ou combat), lequel pouvait être souple (ju-kumite) pour s'échauffer et tester des techniques ou plus codifié pour apprendre la prise de distance et les tactiques de combat (ippon kumite, sambon kumite, gohon kumite, pinan kumite, oyo kumite).

[modifier] Les grades et ceintures

Même si, à l'origine, le karaté ainsi que les autres arts martiaux n'utilisaient la ceinture que pour tenir le pantalon, il devint vite courant de différencier le pratiquant initié (et non "accompli") du débutant en ceignant une ceinture noire (initié) ou blanche (débutant). Par la suite, la ceinture marron apparut. Elle désignait l'élève sur le point d'obtenir la ceinture noire. De nos jours, une classification large et variée existe et varie en fonction des styles et des écoles.

Néanmoins, les différents pratiquants s'entendent en général sur les éléments suivants:

  1. il peut y avoir entre 6 et 10 niveaux à gravir jusqu'à la première ceinture noire, ils sont appelés kyu et vont de 10 à 1 (voir la liste des couleurs ci-après à titre indicatif). Ces niveaux sont à la discrétion du Sensei et/ou de la fédération qui enseigne dans le dojo et peuvent être encore subdivisés en sous-grades généralement représentés par des barrettes noires ou de couleur apposées sur la ceinture. Ces barrettes sont parfois aussi utilisées sur la ceinture blanche (dans certains styles traditionnels) pour indiquer les kyu, à défaut de changer de couleur.
  2. ensuite vient la (première ceinture noire) qui est en fait le 1er dan (ou niveau): le karateka a acquis les bases du style
  3. puis, les dan (niveaux) se succèdent en ordre croissant jusqu'au 10ème dan qui est le grade le plus élevé et bien souvent réservé au soke (ou directeur du style, le fondateur ou son héritier). Les passages de grade se font dans le club jusqu'au 1er kyu mais, en France, les dan se passent devant la fédération dont on dépend et devant jury (suivant un programme en général délimité collégialement).

La succession de couleurs en Belgique et en France est généralement: blanc, jaune, orange, vert, bleu et enfin marron. Le marron correspondant au 1er kyu et le blanc au 10ème ou parfois directement au 6ème kyu. Les ceintures bicolores (blanc et jaune, jaune et orange, etc.) sont parfois utilisées comme ceintures intermédiaires. Aux États-Unis et dans bien d'autres pays, les couleurs sont très différentes et leur succession diffère. En Allemagne, la succession et les couleurs sont les mêmes, des ceintures bicolores ne sont pas utilisées.


9. Kyu (blanche) 8. Kyu (jaune) 7. Kyu (orange) 6. Kyu (verte) 5. Kyu (violette/bleu¹) 4. Kyu (violette/bleu¹) 3. Kyu (marron) 2. Kyu (marron) 1. Kyu (marron) 1. Dan, 2. Dan, 3. Dan ...
(noire)

En 2006, pour le kyokushin, les couleurs sont:

(blanche) 10. Kyu (orange) 9. Kyu (orange) 8. Kyu (violette/bleu) 7. Kyu (violette/bleu) 6. Kyu (jaune) 5. Kyu (jaune) 4. Kyu (verte) 3. Kyu (verte) 2. Kyu (marron) 1. Kyu (marron) 1. Dan, 2. Dan, 3. Dan ... 10. Dan Matsutatsu Oyama (1923-1994)
(noire)


Ensuite, le pratiquant porte la ceinture noire à partir du 1er dan et jusqu'au 10ème dan. Toutefois, il est permis de porter une ceinture à barrettes rouge et blanche à partir du 6ème dan et une ceinture rouge ou blanche (pour marquer le fait que l'on ne cesse d'apprendre et boucler la boucle) à partir du 9ème dan.

Enfin, dans les compétitions, les pratiquants portent pendant les combats en général une ceinture de couleur (aka = rouge, ao = bleue qui remplace maintenant shiro = blanche) pour permettre au public de les différencier plus facilement. De même, l'arbitrage par points (dixièmes de points) a été abandonné au profit d'une élimination directe par vote avec des drapeaux de couleur bleue ou rouge.

[modifier] Le karaté comme arme de santé

Traduit le plus souvent par "Mains vides" au sens de lutter à "mains nues", il est à noter que les origines boudhiques du karaté nous renvoient également vers des conceptions plus philosophiques et méditatives. C'est ainsi que l'on peut relever sous cette appellation, l'idée d'avoir les mains vides au sens de se décharger de son quotidien... on associera alors la pratique de cet art martial au concept de "lâcher prise". Le karaté devient dans ce sens un outil de gestion du stress et un moyen de mettre une distance entre soi et ses soucis.

Plus loin, les méthodes de travail respiratoires que l'on peut retrouver dans certains katas (notamment Sanchin et Tensho qui sont des Kata du Gôjû Ryû) reposent sur des préceptes de modulation et de positionnement de la respiration issus tout droit du Yoga.

Enfin, la pratique de ce sport de combat constitue aussi un cheminement au plus profond de son être. Il confronte les hommes à leurs psychoses de violence ou à leurs fantasmes de domination et amène, pas à pas, chacun à gèrer les confrontations qui naissent chaque jours dans la vie en les ayant purgées de leur caractére dramatique. Le karaté, chemin vers un plus grand moi, est alors la voie de la sérénité.

Néanmoins, le karaté, pratiqué comme seul sport de combat, en oubliant "la dimension martiale" peut être néfaste pour la santé. La pratique systématique des coups de pieds hauts apporte souvent des problèmes de dos, les positions exagérèment basses des problèmes de genoux ... Il faut savoir prendre du recul par rapport à sa pratique, savoir l'adapter à sa morphologie et écouter son corps.

[modifier] Bibliographie

  • Okinawan karate - Mark Bishop - Ed Tuttle
  • The weaponless warriors - Richard Kim - Ed Ohara publications inc.
  • Classical kata of okinawan karate - Patrick Mac Carthy - Ed Ohara publications inc.
  • Le guide marabout du karaté - Roland Habersetzer - Bibliothèque Marabout service.
  • Karaté Do Kyohan - Gichin Funakoshi - Ed France Shotokan.
  • Guide officiel Karaté Kyokushin - Martine Dufresne - Karaté Auto-défense André Gilbert Inc.
  • Histoire du karaté-do - Kenji Tokitsu - Société Européenne de Magazine SEM

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes

Academie Shito-Ryu.Shitokai(Sensei Jean-Eric Luqué)</small> SEPAI-DOJO Shito Ryu karaté-do Marseille, Provence (Sensei Jean-Eric Luqué)</small>
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