Francais | English | Espanõl

Jacques Prévert

Un article de Wikivisual, l'encyclopédie libre.

Jacques Prévert (4 février 1900 à Neuilly-sur-Seine, France - 11 avril 1977 à Omonville-la-Petite, Manche, France) est un poète et scénariste français. Ses poèmes sont célèbres dans la Francophonie et massivement appris dans les écoles françaises.

Sommaire

[modifier] Biographie

Jacques Prévert passe son enfance à Paris dès 1900, où il s'ennuie à l'école, aux côtés d'un père critique dramatique, qui l'amène souvent au théâtre, et d'une mère qui l'initie à la lecture. Après son certificat d'études, il quitte l'école, travaille au grand magasin Le Bon Marché, puis est mobilisé en 1918, et envoyé au Proche-Orient après la guerre.

Il participe ensuite au mouvement surréaliste, dans le groupe de la rue du Château, avec Raymond Queneau et Marcel Duhamel, bien qu'il soit trop indépendant d'esprit pour faire véritablement partie d'un groupe constitué, quel qu'il soit. Il fonde une maison de production en 1928, avec son frère Pierre et il est le scénariste et dialoguiste des plus grands films français des années 1940. En 1932, il écrit des textes pour ce qui sera plus tard le groupe Octobre. Ses poèmes sont mis remarquablement en musique par Joseph Kosma dès 1933 (Les Feuilles mortes notamment). Il écrit des pièces de théâtre. La publication de son recueil Paroles en 1946 obtient un grand succès. Il entre alors au Collège de Pataphysique dont il devient satrape en 1953.

Le 12 octobre 1948, il tombe d'une porte-fenêtre qui avait été bricolée pour installer une mitrailleuse. Il reste plusieurs jours dans le coma et en gardera des séquelles neurologiques graves.

À l'initiative de sa femme, qui espère l'éloigner des tentations de la vie dissolue, et sur les conseils du décorateur Alexandre Trauner, il quitte Antibes en 1971 pour Omonville-la-Petite, dans la Hague. Il meurt des suites d'un cancer du poumon, lui qui avait toujours la cigarette en bouche. Il avait 77 ans.

Il est enterré au cimetière d'Omonville-la-Petite, où l'on peut également visiter sa maison. Non loin de là, à Saint-Germain-des-Vaux, ses amis ont aménagé un jardin dédié au poète.

[modifier] Dénonciations

Dans ses poèmes, Prévert dénonce plusieurs choses. Il milite contre la religion et parfois même l'éducation (Le Cancre). Sa poésie est audacieuse puisqu'elle contient des idées qui ont pu choquer l'opinion publique de l'époque. Mais par dessus tout, il détestait la bourgeoisie et la haute société (Tentative de description d'un diner de tête à Paris-France).

[modifier] Son style

Prévert fait éclater le caractère conventionnel du discours par les jeux de mots. Sa poésie est constamment faite de jeux sur le langage (calembours, inventions burlesques, néologismes, lapsus volontaires...) dont le poète tire des effets comiques inattendus (un humour parfois noir !), des significations doubles, des images insolites.

De même ses poèmes fourmillent de jeux de sons, de combinaisons pour l'oreille (allitérations, rimes et rythmes variés) qui paraissent faciles mais dont Prévert fait un usage savant. Enfin, il ne faut pas négliger les apports du surréalisme dont on retrouve les traces : inventaires, énumérations hétéroclites d'objets et d'individus, additions de substantifs ou d'adjectifs, etc. À noter également les procédés de l'image, de la métaphore et de la personnification (animal, objet, humain).

Ses principaux jeux de mots 
  • jeu de cortège : développement descriptif, énumération d'objets et/ou d'individus.
  • équivoque : jeux sur la double signification d'un mot, au sens propre et au sens figuré, sens courant ou sens argotique.
  • zeugma : procédé qui rattache grammaticalement des termes qui ne se rapportent pas logiquement l'un à l'autre.
  • calembours : fondé sur une similitude de sons ou de sens.
  • néologisme : création de nouveaux mots.
  • mots pris à la lettre : jeux sur le sens premier des mots.
  • logique de l'absurde : tout ce qui est contraire à la raison.
  • allitération : répétition de consonnes
  • rimes et rythme : intérieur et exterieur.
  • aphorismes de fantaisie : maximes et proverbes de son imagination.
  • La syllepse est la figure de style qu'il utilise avec prédilection: elle consiste à opérer des glissements entre le sens propre et le sens figuré des mots. Par exemple, dans un texte de Paroles, intitulé La Lessive, Prévert joue avec une expression populaire "laver son linge sale en famille",(qui désigne le fait de garder dans le cercle familial les éventuels "secrets honteux" qu'on peut avoir à cacher) et s'amuse à la prendre au pied de la lettre, en représentant la famille autour d'un baquet, en train de récurer la fille de la maison qui a commis une faute qui sème la zizanie dans le cercle familial.

[modifier] Œuvres

  • 1946 : Paroles
  • 1947 : Contes pour enfants pas sages
  • 1951 : Spectacle
  • 1952 : Lettre des îles Baladar
  • 1953 : Tour de chant
  • 1955 : La Pluie et le beau temps
  • 1946 : Histoires
  • 1966 : Fatras

[modifier] Filmographie

[modifier] Liens externes

br:Jacques Prévert bs:Jacques Prévert cs:Jacques Prévert de:Jacques Prévert en:Jacques Prévert eo:Jacques Prévert es:Jacques Prévert he:ז'אק פרוור hr:Jacques Prévert it:Jacques Prévert ja:ジャック・プレヴェール ka:პრევერი, ჟაკ nl:Jacques Prévert pl:Jacques Prévert pt:Jacques Prévert ru:Превер, Жак sk:Jacques Prévert sr:Жак Превер sv:Jacques Prévert

Outils personnels