Jésus de Nazareth
Un article de Wikivisual, l'encyclopédie libre.
Proposer une modification en page de discussion ou à un administrateur | S'inscrire | Consulter le journal des protections de cette page
- Pour les articles homonymes, voir Jésus (homonymie). Image:Disambig.svg
| Religion |
| Religions abrahamiques : |
| Judaïsme - Christianisme - Islam |
| Image:Latin Cross.svg Cet article fait partie d'une série sur le Christianisme |
| Fondements |
| Bible |
| Jésus-Christ |
| Acteurs |
| Apôtres |
| Vierge Marie |
| Pratiques |
| Baptême |
| Eucharistie |
| Prière |
| Monachisme |
| Événements et fêtes |
| Nativité |
| Vendredi saint - Pâques |
| Ascension - Pentecôte |
| Lieux |
| Jérusalem |
| Bethléem - Nazareth |
| Mouvements |
| Branches du christianisme |
| Catholicisme |
| Orthodoxie |
| Protestantisme |
| Ministres du culte |
| Évêque - Prêtre - Pasteur - Diacre |
| Constructions religieuses |
| Église - Baptistère |
| Cathédrale - Collégiale |
| Basilique - Cimetière |
| Monastère - |
| Temple |
Jésus de Nazareth (né entre -8 et -2 - mort entre 30 et 33) appelé également Jésus-Christ ou Christ, Ιησούς Χριστός (Iesous Khristos en grec ancien) est le personnage central du christianisme.
Jésus vient de l'hébreu : ישו - yešū signifiant « YHWH est salut », et Christ est la traduction grecque du terme hébreu « Messie » (משיח - machiakh), « celui qui est oint ») Il est considéré par les chrétiens comme le Messie et le fils de Dieu. Les catholiques, les orthodoxes et les protestants le célèbrent comme étant à la fois vrai homme et vrai Dieu, deuxième personne de la Sainte Trinité ; Il existe d'autres courants chrétiens avec des croyances diverses. Les musulmans le considèrent comme le dernier grand prophète avant Mahomet. Les saints des derniers jours disent qu'il est l'auteur du « rétablissement » commencé en 1820.
|
Les sources
Le Nouveau Testament
1/. Les Évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean constituent les sources documentaires principales concernant la vie et l'enseignement de Jésus qu'ils abordent chacun selon une perspective particulière. Ils relatent :
- L'annonce à Marie, (l'Annonciation) : « Ne crains point, Marie ; car tu as trouvé grâce devant Dieu. Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus » (Lc 1 26-35) et à Joseph à qui elle était fiancée, de la conception virginale de l'enfant « un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l'enfant qu'elle a conçu vient du Saint Esprit » (Mt 1 18-25).
- La naissance à Bethléem (la Nativité) : « dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. Et voici à quel signe vous le reconnaîtrez : vous trouverez un enfant emmailloté et couché dans une crèche » (Lc 2 11,12) et la visite des Mages venus d'Orient (Mt 2,1). Un recensement avait été ordonné par un édit de César Auguste, Marie enceinte et son époux Joseph, furent contraints de quitter Nazareth en Galilée, pour rejoindre la Judée. Jésus serait né pendant le règne du roi Hérode Ier le Grand, alors que Quirinius était gouverneur de Syrie (le seul recensement connu de cette époque eût lieu en l'an -7). La naissance de Jésus à Bethléem, la ville où a été sacré David, accomplit la prophétie de Michée : « Et toi, Bethléhem Éphrata (=la fertile), petite entre les milliers de Juda, de toi sortira pour moi celui qui dominera sur Israël, et dont l'origine remonte aux temps anciens, aux jours de l'éternité. » (Mic 5 1).
- La Fuite en Égypte de Joseph, de sa femme et de l'enfant, avant le Massacre des Innocents (Mt 2,16); leur retour à Nazareth après la mort du roi Hérode, en -4 (Mt 2 13-23).
- Le baptême dans le Jourdain par Jean-Baptiste (Mt 3 13, Mc 1 9).
- La vie publique. En Galilée, il a constitué un groupe de douze disciples, les apôtres, le premier parmi eux étant Simon-Pierre (Mc 3 13, Lc 6 13, Mt 16 17-19).
Il a prêché la compassion (Lc 6 36), l'amour du prochain dans le sens de la fraternité universelle (Lc 29-37) : « Vous avez appris qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis » (Mt 5 44). Il a demandé la pureté : « quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son coeur », appelé à partager le Royaume de Dieu : « Venez, vous qui êtes bénis de mon Père ; prenez possession du Royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde » (Mt 25 34).
Dans une société antique rigide et implacable, il a accueilli avec bienveillance les femmes et les enfants, les exclus. Il est venu en aide à une femme accusée d'adultère (Jn 8 1-11). Le Sermon sur la montagne exalte les pauvres, ceux qui souffrent, ceux qui ont le cœur pur, qui font œuvre de paix (Mt 5 3-11).
Il a guéri des malades (Mt 8 1-17), des aveugles (Mc 7 21) et des infirmes (Mt 9 1-8), redonné la vie à plusieurs personnes, notamment son ami Lazare (Jn 11 1-44) (à la différence de la Résurrection de Paques, il s'agit d'un retour à la vie ordinaire), accompli des exorcismes (Mc 1 21-28) et porté secours (la Tempête apaisée Mt 8 23-27) ; Ces miracles sont le plus souvent un effet de la foi de leurs bénéficiaires : « Tout est possible à celui qui croit » (Mc 9 23 : ) ; ils manifestent la réalité déjà présente du Royaume de Dieu (Mt 12 28). D'autres fois il a de lui-même donné en abondance (la Multiplication des pains en Mc 6 35-44).
Dieu pour lui est un Père aimant et prêt à pardonner : « Si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent » (Mt 7 11). Il a enseigné la prière : « Quand vous priez, dites : Père ! Que ton nom soit sanctifié ; que ton règne vienne. Donne-nous chaque jour notre pain quotidien ; pardonne-nous nos péchés, car nous aussi nous pardonnons à quiconque nous offense ; et ne nous induis pas en tentation » (Lc 11 2).
Sa prédication, qui a duré deux ou trois ans, a heurté l'ordre établi, même si elle n'avait pas de visées politiques (« Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » (Mc 12 17). A Jérusalem, il a chassé les marchands du Temple (Jn 2 13-22) et fustigé le formalisme religieux des sadducéens et des pharisiens (Mt 23 1s). Il a dit de lui-même : « Je suis venu jeter un feu sur la terre » (Lc 12 49).
- La Transfiguration avec l'apparition de Moïse et d'Élie, (Mt 17 1-9) ; Il s'agit d'une théophanie comparable à celles de l'Ancien Testament qui proclame la filiation divine du Christ : « son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière », « une nuée lumineuse les couvrit. Et voici, une voix fit entendre de la nuée ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection : écoutez-le ! ».(Mt 17 1-8, Lc 9 28-36, Mc 9 2-8).
- La Cène, dernier repas avec ses disciples au cours duquel il a institué l'eucharistie : « Pendant qu'ils mangeaient, Jésus prit du pain et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant : Prenez, mangez, ceci est mon corps. Il prit ensuite une coupe ; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant : Buvez-en tous car ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés » (Mt 26 26-29).
- Après la trahison de Judas, l'arrestation au mont des Oliviers (Mt 26 47), et la comparution devant le sanhédrin qui l'accuse de blasphème « Le souverain sacrificateur l'interrogea de nouveau, et lui dit : Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? Jésus répondit : Je le suis. Et vous verrez le Fils de l'homme assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel. Alors le souverain sacrificateur déchira ses vêtements, et dit : Qu'avons-nous encore besoin de témoins ? » (Mc 3 61s), puis la condamnation à mort par le prefet romain Ponce Pilate sous la pression de la foule : « Pilate, voyant qu'il ne gagnait rien, mais que le tumulte augmentait, prit de l'eau, se lava les mains en présence de la foule, et dit : Je suis innocent du sang de ce juste » (Mt 27 1-26).
- La Passion, c'est-à-dire les souffrances et la mort sur la croix à Jérusalem : « Les soldats du gouverneur conduisirent Jésus dans le prétoire, et ils assemblèrent autour de lui toute la cohorte. Ils lui ôtèrent ses vêtements, et le couvrirent d'un manteau écarlate. Ils tressèrent une couronne d'épines, qu'ils posèrent sur sa tête, et ils lui mirent un roseau dans la main droite ; puis, s'agenouillant devant lui, ils le raillaient, en disant : Salut, roi des Juifs ! Et ils crachaient contre lui, prenaient le roseau, et frappaient sur sa tête. Après s'être ainsi moqués de lui, ils lui ôtèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l'emmenèrent pour le crucifier. » (Mt 27 27-50).
- La Résurrection constatée au matin de Pâques par Marie-Madeleine, Marie, mère de Jacques et Salomé : « Elles entrèrent dans le sépulcre, virent un jeune homme assis à droite vêtu d'une robe blanche, et elles furent épouvantées. Il leur dit : Ne vous épouvantez pas ; vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié ; il est ressuscité, il n'est point ici ; voici le lieu où on l'avait mis » (Mc 4 5-6, Mt 28 1-10).
- Plusieurs apparitions aux disciples, puis l'Ascension (c'est-à-dire l'enlèvement au ciel) : « Le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel, et il s'assit à la droite de Dieu. Et ils s'en allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la parole par les miracles qui l'accompagnaient » (Mc 16 19).
2/. Les Actes des Apôtres retracent les débuts de l'Église chrétienne à partir de la Pentecôte, 50 jours après Pâques.
3/. Les Épîtres de Paul (Le passage 1 Co 15 1-11 est le témoignage le plus ancien du christianisme concernant la mort et la résurrection de Jésus), sept autres Épîtres, dites catholiques (c'est à dire adressées toutes les communautés chrétiennes), ainsi que l'Apocalypse témoignent de la réflexion des premiers disciples sur le message de Jésus.
Autres sources chrétiennes
Les « agrapha », mot signifiant « choses non écrites », sont des paroles de Jésus qui ne se trouvent pas dans les textes canoniques. Certaines d'entre elles pourraient être authentiques (?). Elles proviennent de variantes des Évangiles (ex. codex de Bèze, Lc 6,5 : « Le même jour voyant quelqu'un travailler le jour du sabbat, il lui dit : homme, si tu sais ce que tu fais, tu es heureux ; mais si tu ne le sais pas, tu es maudit et transgresseur de la loi » cf. TOB), de citations des Pères de l'Eglise (ex. « Demandez de grandes choses et les petites vous seront ajoutées », des papyri d'Oxyrhynque (« Celui qui aujourd'hui est loin, demain il sera proche de vous » (pap. Ox. 1224), des textes apocryphes du Nouveau Testament comme l'Évangile selon Thomas (« Heureux l'homme qui a souffert ; il a trouvé la vie » (Év. Thom., 58) et l'Évangile des Nazaréens.
- Les apocryphes sont très divers dans leur style et leur contenu : Récits de l'enfance (Protévangile de Jacques), recueil de logia (Évangile selon Thomas), descente aux Enfers (Actes de Pilate), harangues, récits de miracles, etc.
- La critique textuelle montre une fiabilité documentaire et/ou une ancienneté souvent bien supérieures des sources canoniques.
- Les écrits des Pères apostoliques [1] (Didachè, Épître de Clément de Rome, Homélie du IIe siècle, les Lettres d'Ignace d'Antioche, Lettres de Polycarpe de Smyrne, Lettre de l'Église de Smyrne sur le martyre de Polycarpe, Lettre de Barnabé, Lettre à Diognète, Fragments de Papias d'Hiérapolis, Le Pasteur d'Hermas) sont ceux dont les auteurs, sans avoir connu Jésus, ont vécu au temps des apôtres. Ceux des autres Pères de l'Église (Justin Martyr, Irénée de Lyon, Hippolyte de Rome, Origène, Clément d'Alexandrie, Tertullien, Cyprien de Carthage, Lactance, etc.) vont du IIe siècle au Ve siècle.
Sources non chrétiennes
- Le premier chroniqueur qui évoque Jésus vers 94 est Flavius Josèphe, romain d'origine juive né en 39. Son témoignage (Antiquités juives, 18, 63-64) est connu sous son nom latin de Testimonium flavianum. La question de l'authenticité du texte est très discutée ; les avis des spécialistes vont de l'interpolation complète à l'authenticité complète en passant par l'interpolation partielle : « En ce temps-là paraît Jésus, un homme sage, [si toutefois il faut l'appeler un homme, car] ; c'était un faiseur de prodiges, un maître des gens qui recevaient avec joie la vérité. Il entraîna beaucoup de Juifs et aussi beaucoup de Grecs ; Celui-là était le Christ. Et quand Pilate, sur la dénonciation des premiers parmi nous le condamna à la croix, ceux qui l'avaient aimé précédemment ne cessèrent pas. [Car il leur apparut après le troisième jour, vivant à nouveau ; les prophètes divins avaient dit ces choses et dix mille autres merveilles à son sujet]. Jusqu'à maintenant encore, le groupe des Chrétiens [ainsi nommé après lui] n'a pas disparu. » (trad. tirée de Perrot : Jésus, PUF. Entre crochets : les passages considérés comme interpolés par l'auteur de l'ouvrage cité. Il faut noter qu'il n'existe pas de consensus sur ce qui est authentique et ce qui ne l'est pas dans le Testimonium Flavianum. Pour une discussion complète sur ce sujet voir l'article spécifique : Testimonium flavianum).
- Flavius Josèphe évoque aussi Jésus quand il relate la mort de Jacques (Antiquités 20, 200): « Anan le jeune, qui avait reçu le grand-pontificat, … réunit un sanhédrin, traduisit devant lui Jacques, frère de Jésus appelé le Christ, et certains autres, en les accusant d'avoir transgressé la loi, et les fit lapider. »
- Dans une lettre à Trajan en 111 ou 112 (lettre 96 (97) du livre X de sa correspondance [2]), Pline le jeune demande à l'empereur la conduite à tenir à l'égard des premiers chrétiens de Bithynie. il y est écrit qu' « ils s'assemblaient, à jour marqué, avant le lever du soleil ; ils chantaient tour à tour des hymnes à la louange du Christ, comme en l'honneur d'un dieu ; ils s'engageaient par serment, non à quelque crime, mais à ne point commettre de vol, de brigandage, d'adultère, à ne point manquer à leur promesse, à ne point nier un dépôt ; après cela, ils avaient coutume de se séparer, et se rassemblaient de nouveau pour manger des mets communs et innocents. »
- Vers 116, dans ses Annales, l'historien romain Tacite écrit : « [le nom de chrétiens] leur vient de Christ, qui, sous Tibère, fut livré au supplice par le procurateur Romain Ponce Pilate. … » « …Pour apaiser ces rumeurs, il offrit d'autres coupables, et fit souffrir les tortures les plus raffinées à une classe d'hommes détestés pour leurs abominations et que le vulgaire appelait chrétiens. (3) Ce nom leur vient de Christ, qui, sous Tibère, fut livré au supplice par le procurateur Ponce Pilate. Réprimée un instant, cette exécrable superstition se débordait de nouveau, non seulement dans la Judée, où elle avait sa source, mais dans Rome même. » (Annales, livre XV,44 [3])
- Dans ses Vies des douze Césars, vers 120, Suétone écrit : « [Claude] chassa de la ville les Juifs qui se soulevaient sans cesse à l'instigation d'un certain Chrestus » (Vie de Claude, XXV, 11). Cette opération se passe en 50, environ vingt ans après la mort de Jésus. De plus, « Christus » et « Chrestos » sont deux mots différents, l'un signifiant « l'oint » (désignant une personne consacrée), l'autre se traduisant par « le bon » et faisant parfois office de nom propre. Il est à noter que Suétone mentionne ici les "Juifs" alors qu'il mentionne les "chrétiens" sous le règne de Néron « Néron livra aux supplices les Chrétiens, race adonnée à une superstition nouvelle et coupable. » (Vie de Néron,XVI,3).
- L'écrivain satirique Lucien de Samosate, dans la deuxième partie du IIe siècle, fait une allusion au supplice de Jésus, sans le nommer, dans La mort de Pérégrinos [4]) : « celui que l'on avait adoré en Palestine et qui subit là-bas le supplice de la croix, coupable, aux yeux de ses semblables, d'avoir inventé de nouveaux mystères pour l'humanité. » (§ 11) et « Ces pauvres chrétiens se croient immortels et s'imaginent que l'éternité les attend. Ils se moquent pas mal des supplices et se jettent avec courage dans les bras de la mort. Celui qui fut leur législateur les convainquit que tous les hommes étaient frères. Une fois convertis, ils mettent au rebut les dieux des Grecs, pour vénérer ce sophiste mis en croix dont ils suivent à la lettre les moindres préceptes. » (§ 13).
- Les références à Jésus dans le Talmud ne sont pas antérieures au IIIe siècle (Voir : Vie de Jésus : Les sources juives sur Ebior ). Il y est fait référence à un certain Yeshu. Depuis le Moyen Âge, Yeshu ou Yeshu Hanotsri (le Nazaréen) est le nom hébraïque de Jésus et les deux personnages ont été identifiés comme identiques. Cependant, de nombreux indices laissent penser que le Yeshu du Talmud n'a pas de rapport avec le personnage de Jésus [5].
Le texte le plus intéressant est le suivant (Talmud de Babylone, Sanhedrin 43a) : « La tradition rapporte : la veille de la Pâque, on a pendu Yeshu. Un héraut marcha devant lui durant quarante jours disant : il sera lapidé parce qu’il a pratiqué la magie et trompé et égaré Israël. Que ceux qui connaissent le moyen de le défendre viennent et témoignent en sa faveur. Mais on ne trouva personne qui témoignât en sa faveur et donc on le pendit la veille de la Pâque. Ulla dit : — Croyez-vous que Yeshu (dans les éditions plus tardives - Yeshu Hanotsri) était de ceux dont on recherche ce qui peut leur être à décharge ? C'était un séducteur ! et la Torah dit : tu ne l'épargneras pas et tu ne l'excuseras pas (Deutéronome 13,9)... Une tradition rapporte : Yeshu avait cinq disciples, Mattai, Naqi, Netser, Boni et Todah ».
Il est souvent fait allusion à Ben Stada, comme étant issu de l'union adultère de Myriam et d'un homme appelé Pandera (A rapprocher de Celse, auteur d'un "Discours vrai contre les chrétiens" du IIe siècle mais qui ne nous est connu que par la réfutation qu'en fit Origène au IIIe siècle : « La mère de Jésus a été chassée par le charpentier qui l'avait demandée en mariage, pour avoir été convaincue d'adultère et être devenue enceinte des œuvres d'un soldat romain nommé "Panthera". Séparée de son époux, elle donna naissance à Jésus, un bâtard. La famille étant pauvre, Jésus fut envoyé chercher du travail en Égypte ; et lorsqu'il y fut, il y acquit certains pouvoirs magiques que les Égyptiens se vantaient de posséder » (Origène, Contre Celse, livre I)). Le texte de Tossafot Shabbath 104, datant du Moyen Age, écarte cette légende : « Ce Ben Stada n'était pas Jésus de Nazareth, car nous disons ici que Ben Stada vivait à l'époque de Paphos ben Yehudah, lui-même vivant du temps de Rabbi Aqiba ».
Approche historique de Jésus
La nécessité d'une approche historique et rationnelle de Jésus est apparue au XVIIIe siècle avec Hermann Samuel Reimarus qui voulait retrouver le véritable enseignement de Jésus dégagé de celui des apôtres. Au XIXe siècle, il y eut de nombreux auteurs pour écrire une « vie de Jésus » prétendument impartiale, comme celle, célèbre, d’Ernest Renan en France.
Albert Schweitzer dans son livre Histoire des recherches sur la vie de Jésus publié en 1906, a bien mis en évidence qu'il n'est pas possible d'avoir une représentation fidèle de Jésus. Les éléments les plus complets disponibles sur sa vie sont des écrits qui ne sont pas des compte-rendus rigoureux des faits mais des témoignages de disciples qui ont été rédigés des années après les évènements, qui les interprètent d'après les prophéties de l'Ancien Testament et selon une perspective eschatologique.
Cependant les textes constituent des sources d'étude valables à condition de les soumettre à la critique. L’étude des premiers temps du christianisme, l'exégèse de la Bible et des autres textes comme les apocryphes, constituent aujourd’hui une science à laquelle contribuent en commun des chercheurs et des universitaires quelles que soient leurs convictions et leur appartenance religieuse.
Perspectives religieuses
Christianisme
Selon certains théologiens, le fond du message des évangiles réside dans les Béatitudes (selon Matthieu et selon Luc) et les deux commandements : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu » et « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », fût-il un ennemi, qui constituent un tout indissociable, ce qui est autrement exprimé par : « En effet, celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, ne peut pas aimer Dieu qu'il ne voit pas » (1 Jn 4 20). À noter que ces commandements sont présents dans l'Ancien Testament, dans le Lévitique: « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lv 19 18). La loi mosaïque reste un socle indiscutable du discours de Jésus rapporté par les évangiles.
Il prêche l'imminence du Royaume et la nécessité d'une vraie repentance : « Repentez-vous car le royaume des cieux est proche ». (Mt 4 17)
L'essentiel du message se trouve certainement dans l'Évangile selon Luc au chapitre 4 et aux versets 18 à 21 - un message de paix pour une humanité qui souffre non pas seulement physiquement mais surtout spirituellement à cause de sa décision d'exclure Dieu de sa vie, Jésus vient renouer ce lien au travers de ce message extraordinairement rempli d'amour pour chacun.(Lc 4 18-21)
Autre formulation dans l'Évangile selon Jean 3, 16 : « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. » (Jn 3 16)
Plus qu'un simple « message », Jésus représente pour les chrétiens la venue de Dieu dans l'humanité, avec l'Incarnation du Verbe, le rachat de l'humanité par la croix, et la victoire sur la mort, par la Résurrection, signifiant le salut.
Dans la Bible, nous pouvons lire comment les êtres humains ont perdu leur relation avec Dieu (Genèse 1-3), et comment Dieu cherche à retrouver un contact avec eux. Chrétiens et Juifs croient que Dieu agit sur la terre, par les prophètes, les songes, ou la nature (le buisson ardent de Moïse par exemple) - autrement dit, que Dieu est immanent, aussi bien que transcendant.
Cependant, selon le Nouveau Testament, en Jésus, Dieu a pris la forme d'un être humain, a vécu parmi les hommes pour montrer qui est Dieu et quels sont son amour, ses commandements, son invitation à l'humanité. Voici l'élément distinctif de la vision chrétienne sur Jésus et, par conséquent, sur Dieu.
La vie de Jésus et des premiers chrétiens est racontée dans le Nouveau Testament. Les témoignages de la vie de Jésus se trouvent principalement dans les Évangiles, mais il y a aussi des références dans les écrits de Paul - par exemple, la première épître aux Corinthiens. Jésus de Nazareth est souvent appelé « Jésus-Christ ». Le mot « Christ » (grec - équivalent de « Messie » en hébreu) veut dire « consacré par une onction », comme l'étaient les rois et les grands prêtres d'Israël. Les Israélites croyaient que Dieu enverrait quelqu'un pour les libérer et instaurer le "Royaume de Dieu", une transformation qui ferait que Dieu deviendrait le seul Roi de la Terre, que les péchés seraient pardonnés, le Temple restauré, que les Romains seraient renvoyés d'Israël. Ils ont appelé cette personne le Messie.
Selon le Nouveau Testament, Jésus était ce Messie, mais ce n'était pas celui que les gens autour de lui attendaient. Il était très critique envers les autorités religieuses, ignorait les règles de la Loi quand l'amour le demandait, et passait beaucoup de temps avec les pauvres, les démunis et les rejetés de la société. Il a parlé d'une relation avec Dieu, non par l'intermédiaire des autorités, mais directement. Finalement, les autorités religieuses en ont eu assez, et ont persuadé les autorités romaines de le mettre à mort. La suite de l'histoire commence quand quelques femmes visitent le tombeau et le trouvent vide. Beaucoup de gens voient Jésus dans les jours qui suivent.
Selon les Évangiles, Jésus est « ressuscité » le troisième jour après sa mort, mais la Résurrection n'est pas le rétablissement des fonctions vitales du corps d'un mort. Pour les Israélites, un jour viendrait, à la fin du temps, quand tous les justes passeraient de l'autre côté de la mort, vers une vie épanouie, transformée et sans fin sur Terre. Les prophètes avaient annoncé quelqu'un qui mourrait pour les péchés du monde, la résurrection signifie alors que le pardon est possible, et que plus qu'un prophète supplémentaire, Jésus est Dieu lui-même.
Pour les premiers chrétiens – ceux qui ont cru en Jésus – sa mort et sa résurrection permettent ainsi une relation restaurée avec Dieu, non par des intermédiaires religieux, mais directement par Jésus.
Voir l'article Pentecôte
- Pour une approche plus précise de la christologie développée dans le Nouveau Testament, voir les articles : Évangile selon Jean et Christologie de Paul.
Islam
Jésus est un personnage central de l'Islam, qui le nomme Îssâ (arabe : عِيسى ʿīssā). Il est le Messie et un prophète.
Il reviendra à la fin des temps.
Contrairement aux chrétiens qui considèrent Jésus comme l'incarnation d'une personne divine, l'islam insiste sur son humanité, comme cet religion le fait pour tous les prophètes, Mahomet y compris. Il ne reviendra pas en tant que prophète, mais en tant que guide et juge de la communauté des croyants, musulmans ou non. Selon la croyance chiite, il reviendra peu avant ou après la venue du Mahdi
Il a confirmé les enseignements de la Torah et il aurait annoncé la venue de Mahomet (Coran LXI; 6) sous le nom de Ahmad (qui est un diminutif du nom du prophète Muhammad). Certaines analystes musulmans estiment que Mahomet est le παράκλητος (parakletos : paraclet, avocat, défenseur, réconfort) annoncé dans l'Évangile de Jean (Jn 16 7 (et 13)).
Jésus dans le Coran
Le Coran décrit Jésus de Nazareth (عيسى `Īsā) comme un prophète, plus particulièrement comme le Messie. Il est né de Marie, qui s'appelle Maryam dans le Coran, comme dans Luc 1.27 en grec : Μαριάμ. Elle est vierge quand Dieu place Jésus en elle (elle n'a été touchée par aucun homme). Jésus présente ici la particularité d'avoir parlé dès sa naissance, au berceau.
- 3.45. (Rappelle-toi,) quand les Anges dirent : "ش Marie, voilà qu'Allah t'annonce une parole de Sa part : son nom sera “al-Masih” “Hissa”, fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l'au-delà, et l'un des rapprochés d'Allah” .
- 3.46. Il parlera aux gens, dans le berceau et en son âge mûr et il sera du nombre des gens de bien”.
- 3.47. - Elle dit : “Seigneur ! Comment aurais-je un enfant, alors qu'aucun homme ne m'a touchée ? ” - “C'est ainsi ! ” dit-Il. Allah crée ce qu'Il veut. Quand Il décide d'une chose, Il lui dit seulement : “Sois”; et elle est aussitôt.
- 21.91. Et celle [la vierge Marie] qui avait préservé sa chasteté ! Nous insufflâmes en elle un souffle (de vie) venant de Nous et fîmes d'elle ainsi que de son fils, un signe [miracle] pour l'univers.
Le Coran est rejette résolument l'idée de trinité chrétienneet affirme que Jésus n'est ni Dieu, ni fils de Dieu. Jésus est continuellement appellé « fils de Marie ». Le mot parole est associé au moins deux fois à Jésus, ce qui pourrait évoquer le λόγος de Jean Chapitre 1.
- 4.171. Ô gens du Livre (ici, les Chrétiens), n'exagérez pas dans votre religion, et ne dites d'Allah que la vérité. Le Messie Jésus, fils de Marie, n'est qu'un Messager d'Allah, Sa parole qu'Il envoya à Marie, et un souffle (de vie) venant de Lui. Croyez donc en Allah et en Ses messagers. Et ne dites pas “Trois”. Cessez ! Ce sera meilleur pour vous. Allah n'est qu'un Dieu unique. Il est trop glorieux pour avoir un enfant. C'est à Lui qu'appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre et Allah suffit comme protecteur .
- 5.17. Certes sont mécréants ceux qui disent : “Allah, c'est le Messie, fils de Marie ! ” - Dis : “Qui donc détient quelque chose d'Allah (pour L'empêcher), s'Il voulait faire périr le Messie, fils de Marie, ainsi que sa mère et tous ceux qui sont sur la terre ? ... A Allah seul appartient la royauté des cieux et de la terre et de ce qui se trouve entre les deux”. Il crée ce qu'Il veut. Et Allah est Omnipotent.
Les Juifs ne l'ont pas tué (Jésus), Dieu ayant élevé Jésus vers Lui.
- 3.55. (Rappelle-toi) quand Allah dit : "ش Jésus, certes, Je vais mettre fin à ta vie terrestre t'élever vers Moi, te débarrasser de ceux qui n'ont pas cru et mettre jusqu'au Jour de la Résurrection, ceux qui te suivent au-dessus de ceux qui ne croient pas. Puis, c'est vers Moi que sera votre retour, et Je jugerai, entre vous, ce sur quoi vous vous opposiez.
- 4.157. et à cause leur parole : “Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Marie, le Messager d'Allah”... Or, ils ne l'ont ni tué ni crucifié; mais ce n'était qu'un faux semblant ! Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l'incertitude : ils n'en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l'ont certainement pas tué .
- 4.158. mais Allah l'a élevé vers Lui. Et Allah est Puissant et Sage.
Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours
Christ (mot grec) et Messie (mot hébreu), signifient « oint ». Jésus-Christ est le Premier-né du Père en esprit (Hé 1:6 ; D&A 93:21). Il est le Fils unique du Père dans la chair (Jn 1:14 ; 3:16). Il est Jéhovah et fut préordonné à ce grand appel avant la création du monde (D&A 110:3–4). Sous la direction du Père, il créa la terre et tout ce qui s'y trouve (Jn 1:3, 14 ; Moï 1:31–33). Il naquit de Marie à Bethléhem, mena une vie sans péché et accomplit l'expiation parfaite des péchés de toute l'humanité en versant son sang et en donnant sa vie sur la croix (Mt 2:1 ; 1 Né 11:13–33 ; 3 Né 27:13–16 ; D&A 76:40–42). Il ressuscita des morts, garantissant ainsi la résurrection finale de toute l'humanité. Par son expiation et sa résurrection, ceux qui se repentent de leurs péchés et obéissent aux commandements de Dieu peuvent vivre éternellement avec Jésus et le Père (2 Né 9:10–12 ; 21–22 ; D&A 76:50–53, 62).
Jésus est le plus grand être qui soit jamais venu au monde. Sa vie est l'exemple parfait de la façon dont toute l'humanité doit vivre. Toutes les prières, bénédictions et ordonnances de la prêtrise doivent se faire en son nom. Il est le Seigneur des seigneurs, le Roi des rois, le Créateur, le Sauveur et le Dieu de toute la terre.
Jésus-Christ reviendra avec puissance et gloire régner sur la terre pendant le millénium. Au dernier jour, il jugera toute l'humanité (Al 11:40–41 ; JS-M 1).
La divinité de Jésus-Christ est confirmée par le Livre de Mormon. Au printemps 1820, le Père et le Fils seraient apparus à Joseph Smith. Cette manifestation est appelée la Première Vision.
Témoins de Jéhovah
Pour les Témoins de Jéhovah, Jésus est le Fils de Dieu, la première de ses œuvres, mais non Dieu lui-même. Il est son Fils le premier engendré par le Père. Jésus serait aussi l'archange Michel de l'Ancien Testament. Ils s'inspirent de la doctrine arienne développée au IIIe siècle.
Questions diverses
Le nom de Jésus
Jésus, en grec Ιησους (Ièsous), vient de Yehoshuah ou Yeshoua (hébreu : יהושע) qui sigifie : « Yahvé (YHWH) sauve ». Il est également traduit par Josué.
Il s'agit d'un prénom courant dans la Palestine de l'époque. Il est attesté pour l'auteur du Siracide, livre de sagesse de la Bible, le fils d'Éliézer dans l'Évangile selon Luc (Lc 3, 28-29), Barabbas, le chef de guerre libéré par Ponce Pilate selon certaines versions de l'Évangile selon Matthieu (Mt 27, 16), un collaborateur de Paul (Col 4,11). Flavius Josèphe cite plusieurs individus nommés Jésus.
Les « frères et soeurs » de Jésus
Voir l'article Famille du Seigneur
Nazareth
Pour de nombreux historiens, Jésus, connu sous le nom de « Jésus le Nazaréen », serait né autour de l'année 6 av. J.-C. à Nazareth, que les évangiles citent souvent sous la forme hellénisée nazara. Les Evangiles canoniques et la tradition de l'Eglise tiennent qu'il est né à Bethléem, prestigieuse cité de David ; aucun document ou tradition historique ne parle d'une naissance à Nazareth (cette hypothèse de Nazareth peut avoir des motivations purement critiques chez les uns, anti-chrétienne chez d'autres).
Le « Nazarénien » (Nazarenos, en grec ναζαρηνε) est l'homme du village de Nazareth. Dans les évangiles, Jésus est aussi désigné comme « nazoréen » (ναζωραιος). Ce terme est rappoché de l'hébreu nazîr (נזיר), abstinent, ermite qui désigne un homme lié à Dieu par une promesse particulière. Une dérivation de neser (נצר), descendant, rejeton est moins convaincante.
On trouve la mention de Nazareth sur le titulus (panneau) de la Croix tel que rédigé par Ponce-Pilate : "Jésus de Nazareth Roi des Juifs" (INRI).
Nazaréens semble la désignation sous laquelle sont connus les premiers chrétiens. Le pouvoir romain ne les considérait alors que comme une dissidence juive susceptible de troubler l'ordre public. Un passage des Actes des Apôtres rapporte qu'un certain Tertulle accuse l'apôtre Paul en ces termes : « Nous avons trouvé cet homme, qui est une peste, qui excite des divisions parmi tous les Juifs du monde, qui est chef de la secte des nazaréens. »(Ac 24 5)
Le terme aurait été utilisé par l'empereur Julien sur son lit de mort : « Tu as gagné, Nazaréen ! » (Julien avait essayé de restaurer, après Constantin, le culte des anciens dieux romains).
Les miracles dans les Évangiles
Voir l'article : Miracles dans le Nouveau Testament
Citations
- « Jésus-Christ est le centre de tout, et le but vers lequel toutes choses tendent. », Blaise Pascal
- « Car il y a un seul Dieu et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme qui s'est donné lui-même en rançon pour tous. », saint Paul (1 Tm 2 5-6)
- « Nous avons, par la foi en Jésus-Christ, la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance. », saint Paul (Ep 3 16)
- « Je suis le chemin, la vérité et la vie nul ne vient au Père que par moi. », (Jn 14 6)
Reliques
Image:SudarioFace.jpg Image:Juan de Juanes 002.jpg
- Le Saint Suaire : Voile de Véronique, Linceul de Turin, ...
- Le saint Calice (coupe utilisée lors de la Cène, plus tard désignée comme le saint Graal), dont une relique est aujourd'hui conservée dans la cathédrale de Valence, en Espagne.
- La sainte Lance (du soldat Longin, qui perça le flanc du Christ durant la Passion).
- Les morceaux de la Vraie Croix
- La Sainte Éponge
- La Sainte Tunique
Voir (en anglais) : Reliques attribuées à Jésus
Références
<references/>
Voir aussi
- Christologie
- Jésus (personnage historique)
- Quêtes du Jésus historique.
- Thèse mythiste (Jésus non historique)
- Jésus (prénom)
- Messie
- Testimonium flavianum
- Famille du Seigneur
Bibliographie
- Charles Perrot, Jésus, collection Que sais-je ?, PUF, 1e éd.1998 et rééditions successives. Accent mis sur la méthode historique.
- Daniel Marguerat, E. Norelli, J.-M. Poffet, Jésus de Nazareth, nouvelles approches d'une énigme, Labor et Fides.
- Philip Yancey, Ce Jésus que je ne connaissais pas, Éd. Farel.
- Raymond E. Brown, The Death of the Messiah, 2 volumes, Éditions Doubleday, 1994 ; traduction française, La Mort du Messie. Encyclopédie de la Passion du Christ, de Gethsémani au tombeau. Un commentaire des récits de la Passion dans les quatre Évangiles, Éditions Bayard, 2005, 1 712 pages.
- La Bible, Écrits intertestamentaires, Écrits apocryphes chrétiens, coll. La Pléiade. Gallimard. Les principaux apocryphes juifs et chrétiens.
- Les Écrits des Pères apostoliques, Texte intégral, Cerf, 2001. La Didachè et les autres textes non canoniques du christianisme primitif. (Aussi disponible en ligne : [6]).
- Dictionnaire encyclopédique de la Bible, Brépols, 3e éd. 2002. Somme de l'exégèse biblique.
- Daniel-Rops, Jésus en son temps, Fayard. La vie quotidienne en Palestine au temps de Jésus, Hachette.
- Charles Guignebert, Jésus, Le Christ, Albin Michel. Point de vue rationaliste.
- Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, Corpus christi, Enquête sur l'écriture des évangiles, Mille et une nuits. Jésus contre Jésus, Seuil. Jésus illustre et inconnu, Desclée de Brouwer.
- Heindel, Max, Cosmogonie des Rose-Croix : "Le Christ et Sa Mission" (Chapitre XV), novembre 1909 [7]. Comment reconnaîtrons-nous le Christ à Son Retour?, mai 1913 (texte intégral tachygraphié d'une conférence) [8]
- Claude Tresmontant, L'Enseignement de Ieschoua de Nazareth. Seuil, 1970. Disponible en téléchargement [9].
- Ernest Renan Vie de Jésus, Arléa, Gallimard (coll. Folio). Disponible en téléchargement [10].
- James E. Talmage, représentant du mormonisme : Jésus le Christ (Salt Lake City, 1915).
Filmographie
- 1953 : La Tunique de Henry Koster avec Richard Burton (un tribun Romain chargé de crucifier le Christ est profondément touché par lui et se convertit à la foi Chrétienne. Il ramasse la sainte Tunique du Christ au pied de la croix et rejoint les apôtres pour évengliser l'empire Romain)
- 2004 : La passion du Christ de Mel Gibson (les 12 dernières heures de la vie du Christ)
Liens externes
- La Bible de Jérusalem et la Traduction oecuménique de la Bible, avec l'intégralité de leurs introductions et notes.
- Vie de Jésus, Ernest Renan
|
|
|
<span class="AdQ" id="de" style="display:none;" />af:Jesus Christus am:ኢየሱስ ang:Iesus Crist ar:يسوع المسيح arc:ܝܫܘ ast:Xesús az:İsa be:Езус Хрыстус bg:Исус Христос bi:Jisas Kraes bm:Yesu Krista bn:যীশূ bs:Isus ca:Jesús de Natzaret cs:Ježíš Kristus cv:Иисус Христос cy:Iesu Grist da:Jesus fra Nazaret de:Jesus von Nazaret ee:Yesu Kristo el:Ιησούς Χριστός en:Jesus eo:Jesuo Kristo es:Jesús de Nazaret et:Jeesus fi:Jeesus fj:Jisu Karisito ga:Íosa Críost gd:Iosa Chrìosd he:ישו hi:ईसा मसीह hr:Isus hu:Jézus hy:Յիսուս Քրիստոս hz:Jesus Kristus ia:Jesus Christo id:Yesus Kristus ilo:Jesus is:Jesús it:Gesù ja:イエス・キリスト ka:ქრისტე kg:Yesu kj:Jesus Kristus kk:Иса kn:ಯೇಸು ಕ್ರಿಸ್ತ ko:예수 그리스도 ku:Îsa kv:Исус Христос kw:Yesu Krist la:Iesus lb:Jesus vun Nazaret lg:Jesu Kristo li:Zjezus Christus lt:Jėzus Kristus lv:Jēzus Kristus mi:Ihu Karaiti ml:യേശു ക്രിസ്തു mn:Есүс Христ ms:Jesus Christ nds:Jesus Christus nl:Jezus (traditioneel-christelijk benaderd) nn:Jesus no:Jesus Kristus nrm:Jésus-Chrît ny:Yesu Kristu pa:ਈਸਾ ਮਸੀਹ pdc:Yeesus Grischdus pl:Jezus Chrystus pt:Jesus rm:Gesu da Nazaret ro:Isus din Nazaret ru:Иисус Христос scn:Gesù Cristu sh:Isus simple:Jesus sk:Ježiš Kristus sl:Jezus Kristus sm:Iesu Keriso sq:Jezu Krishti sr:Исус Христос sv:Jesus sw:Yesu ta:இயேசு கிறிஸ்து tg:Исо th:พระเยซู tl:Hesus tpi:Jisas tr:İsa ts:Yesu Kreste tt:Ğaysa tw:Yesu Kristo ty:Iesu Mesia ug:ئەيسا پەيغەمبەر uk:Ісус Христос uz:Iso Masih vi:Giê-su yi:ישוע zh:耶稣 zh-yue:耶穌


