Jérôme Bonaparte
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Jérôme Bonaparte, de son vrai nom Girolamo di Buonaparte est né le 9 novembre 1784 à Ajaccio (Corse) et mort le 24 juin 1860 au château de Villegénis (Seine-et-Oise)(de nos jours Massy), fils de Charles-Marie Buonaparte et de Maria-Létizia Ramolino, est le plus jeune frère de Napoléon. Il est le prince Jérôme.
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[modifier] Biographie
Il n’avait que neuf ans lorsqu’en 1793, sa famille se réfugia en France, par suite de son bannissement politique de la Corse.
Au sortir du collège de Juilly, où il fit ses études, il entra dans la marine en janvier 1800, où, l’année suivante, il obtint le grade de lieutenant. Son beau-frère, le général Charles Victor Emmanuel Leclerc, l’emmena à Saint-Domingue. Il pris part à l'expédition de Saint-Domingue et fut renvoyé peu de temps après par Leclerc, avec des dépêches importantes pour le premier Consul.
Sa mission remplie, Jérôme qui avait le commandement de la frégate l’Épervier, repartit sur-le-champ pour la Martinique, et, à la fin de 1802, par suite de la reprise des hostilités entre la France et l’Angleterre, il eut ordre d’établir une croisière devant la rade de Saint-Pierre et l’île de Tobago.
Quelques mois après, obligé par les forces ennemies de cesser sa surveillance, il se retira à New York, il y épousa en 1803, quoique mineur et sans le consentement de sa famille, Elizabeth Patterson, fille d’un commerçant de Baltimore. Ce mariage, comme celui de Lucien, déplut à Napoléon qui, malgré la douleur et la résistance de Jérôme, tendrement attaché à sa femme dont il avait un fils, le fit casser pour cause de minorite.
En 1805, il revint en France et courut plusieurs fois le risque d’être enlevé par les Anglais pendant la traversée.
L’Empereur le chargea immédiatement de se rendre à Alger pour y réclamer 250 Génois que le dey d'Alger retenait en esclavage.
À la suite de cette mission, qu’il remplit avec succès, il fut élevé au grade de capitaine de vaisseau. Du commandement d’un vaisseau de 74, il passa au commandement d’une escadre de huit vaisseaux de ligne qu’il conduisit, en 1806, à la Martinique.
Cette année même, rentré de France, il fut nommé contre-amiral.
En 1807, il quitta le service de mer pour prendre le commandement d’un corps d'armée de de Bavarois et de Wurtembourgeois, à la tête duquel il enleva la Silésie au roi de Prusse, succès qui lui valut le grade de général de division, trois mois après la paix de Tilsitt.
Dans le mois d’août 1807, Jérôme épousa la princesse Frédérique Catherine, fille du roi de Wurtemberg, et six jours après, il fut créé roi de Westphalie. Les diverses puissances reconnurent ce nouveau monarque, qui reçut en même temps de l’empereur Alexandre Ier de Russie la décoration de l’ordre de Saint-André de Russie.
Le roi Jérôme avait alors vingt-cinq ans et toute la fougue de la jeunesse. Fier de la position de son frère et de la sienne, il manqua souvent de modération et de prudence dans le choix de ses amis. Napoléon Ier s’exprima sur son compte à Sainte-Hélène avec quelque sévérité.
Il établit sa résidence à Cassel, introduisit dans son royaume les institutions françaises et abolit de nombreux abus. Il commençait à y joindre l’entente des affaires publiques, lorsque les événements politiques vinrent rendre le prince à la vie privée.
Le roi de Westphalie fit la campagne de Russie de 1812 à la tête d’une division allemande qui se distingua aux combats d'Ostrowno et de Mohilev. Malheureusement à la suite d'un facheux conflit avec le maréchal Louis Nicolas Davout, il se laissa surprendre à Smolensk, faute désastreuse qui le fit reléguer à Cassel.
Les désastres de 1812 et de 1813 forcèrent Jérôme à quitter son royaume. La princesse son épouse ne le quitta pas dans les jours de l’adversité et l’accompagna à Paris ; mais, au mois de mars 1814, les époux durent se séparer, Jérôme pour rejoindre l’impératrice Marie-Louise d'Autriche à Blois, et la reine pour rentrer dans les États de son père. C’est en quittant Paris, à peu de distance de cette capitale, sur la route de Fontainebleau, qu’elle fut attaquée par une bande armée que commandait un ancien Chouan, le marquis de Maubreuil, qui avait fait partie de sa maison en qualité d’écuyer. La princesse y perdit ses diamants, son argent et ses effets les plus précieux, qui lui furent enlevés.
Après l’abdication de l’Empereur, en 1814, Jérôme retourna à la cour de Wurtemberg. Il était à Trieste avec sa femme, quand la nouvelle de l’événement du 20 mars le ramena à Paris. Il avait obtenu de Joachim Murat une frégate sur laquelle il parvint à s’embarquer secrètement. Il assista à la cérémonie du Champ-de-Mai, le 1er juin, et le 2, il prit séance parmi les Pairs.
Ayant obtenu un commandement, il suivit Napoléon en Belgique et déploya dans plusieurs combats la plus grande bravoure, surtout dans le bois d’Hougoumont, où il culbuta deux fois l’élite des troupes anglaises, qui, protégées par un château fort où elles s’étaient établies, faisaient un feu des plus meurtriers. Enfin il resta maître du bois après avoir été blessé au bras.
À la Bataille de Waterloo, il fit des prodiges de valeur et ne quitta le champ de bataille que lorsque tout espoir eut été perdu. Napoléon le ramena à Paris.
Après la seconde abdication, Jérôme quitta secrètement la capitale, le 27 juin, et parvint, non sans peine, après avoir erré longtemps en Suisse et en France, à rejoindre sa femme qui s’était réfugiée chez son père. Il obtint de ce dernier le château d’Ellwangen, mais à la condition de ne pas s’en éloigner et de ne conserver aucun Français à son service.
Au mois de juillet 1816, le roi de Wurtemberg conféra à son gendre le titre de prince de Montfort , sous lequel il a été longtemps connu. Il l’autorisa, dans le mois d’août suivant, à se rendre avec sa femme et ses enfants, un fils et une fille, au château de Bimbourg, près de Vienne, pour y voir sa sœur Caroline, veuve du roi Murat. Depuis ce temps jusqu’à sa rentrée en France, Jérôme résida alternativement dans un château près de Vienne et à Trieste.
Jérôme Bonaparte rentré en France à la suite des événements de février 1848, vécut quelque temps dans la retraite, à Paris, dans un appartement situé rue d’Alger, 3. La popularité toujours croissante de son neveu, le prince Louis Napoléon, le forçait à beaucoup de réserve pour donner moins d’ombrage au gouvernement d’alors. Cet état cessa à la nomination de Louis à la présidence, par six millions de suffrages. Jérôme reçut le 23 décembre 1848, sa nomination de gouverneur général des Invalides et celle de maréchal de France, le 1er janvier 1850.
Il fut nommé successivement président du Sénat (1851), et fut réintégré, après le rétablissement de l'Empire, dans le titre et les honneurs du prince impérial (1852).
Son corps a été déposé aux Invalides auprès de celui de Napoléon.
Ses Mémoires et sa Correspondance ont été publiés en 1863.
[modifier] Famille
- En 1803, le 24 décembre à Baltimore (Etats-Unis), il épouse Elisabeth Paterson (1785-1879), sans l'aveu de Napoléon. Par décret impérial du 11 mars 1805, le mariage est déclaré nul et l'enfant naît de cette union illégitime, car contracté à l'étranger et sans autorisation familiale. Fils né de cette union : Jérôme Napoléon Bonaparte (1805-1870)).
- En 1807, le 22 août à Paris (France), il épouse la princesse Catherine de Wurtemberg (1783-1835) fille de Frédéric Ier roi du Wurtemberg. Ils eurent cinq enfants dont :
- Jérôme-Napoléon-Charles Bonaparte né le 24 août 1814 à Trieste, fut colonel dans l'armée de Wurtemberg et mourut en 1847 à Florence.
- Napoléon-Jérôme-Joseph-Charles Bonaparte (1822-1891) dit "le Prince Napoléon" qui épouse en 1849 Clotilde de Savoie (1843-1911) fille de Victor-Emmanuel II roi d'Italie
- Mathilde-Létizia Bonaparte (1820-1904) dite "la Princesse Mathilde", épouse en 1840 Anatole Demidoff, prince de San Donato (1813-1870) ; ils se séparent en 1847.
- Jérôme Bonaparte épouse en 1840 la marquise Justine Percoli (1811-1903) une première fois religieusement à Florence, puis civilement le 19 janvier 1853 à Paris, mariage tenu secret.
L'actuel chef de la Maison Impériale de France est le Prince Charles Napoléon (1950-...) fils de Louis Napoléon (1914-1997) et d'Alix de Foresta (1926-...).
[modifier] Vie sentimentale
Jérôme Bonaparte a eut plusieurs compagnes de cœur et notamment :
- La génoise Blanche Carrega, sa préférée.
- La comtesse Truchsess-Waldberg
- L'épouse du général de Coudras
- La comtesse de Bocholtz
- La comtesse de Lowenstein-Wertheim
- La marquise d'Azzolino
- La comtesse Collin de Plancy
[modifier] Portrait physique
« Le roi est un jeune homme gracieux, maigre avec des cheveux foncés et des yeux noirs. Son aspect a quelque chose de robuste, l'os de la joue est saillant et l'insolence de la jeunesse apparaît sous quelques légers plis déjà formés auprès des yeux. Le menton et une forte nuque rappellent son frère auquel du reste il ne ressemble pas sous les autres rapports. » (d'un témoin occulaire : Moritz von Kaisenberg)
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens externes
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Siège de Toulon |
Ire campagne d’Italie |
Campagne d'Égypte |
Le coup d'État |
2de campagne d'Italie |
Le Consulat |
L’œuvre napoléonienne |
[modifier] Sources partielles
- « Jérôme Bonaparte », dans Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), Dictionnaire universel d'histoire et de géographie, 1878 [détail des éditions] (Wikisource)
- « Jérôme Bonaparte », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, 1852 [détail édition](Wikisource)
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