Irak
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| Devise nationale : Allahu Akbar (Dieu est Grand) | |||||
| Image:LocationIraq.png | |||||
| Langues officielles | Arabe, kurde (dans la région du Kurdistan) | ||||
| Capitale | Bagdad | ||||
| Président Premier ministre | Jalal Talabani Jawad al-Maliki | ||||
| Superficie - Totale - Eau (%) | Classé 57e 437 072 km² Négligeable | ||||
| Population - Totale (2002) - Densité | Classé 44e 24 001 816 hab. 53,38 hab./km² | ||||
| Indépendance - Date | 3 octobre 1932 | ||||
| Gentilé | Irakien, enne | ||||
| Monnaie | Dinar (IQD)
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| Fuseau horaire | UTC +3 | ||||
| Hymne national | Ardulfurataini Watan | ||||
| Domaine internet | .iq | ||||
| Indicatif téléphonique | +964
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L’Irak, ou Iraq (Al `Irāq العراق), en forme longue la République d’Irak (al Jumhūrīyah al `Irāqīyah الجمهورية العراقية Image:Loudspeaker.png écouter Fiche), est un pays majoritairement musulman du Moyen-Orient, situé au Nord de la péninsule arabique. Bagdad en est la capitale.
L’Irak actuel couvre une grande partie de la Mésopotamie, un des berceaux de la civilisation. C’est également sur les berges de l’Euphrate, passant par Bagdad, que l’écriture est née, il y a 3 000 ans de cela. À l’époque Sassanide, le territoire de l’Irak est intégré au Khvarvaran, la province occidentale de l’Empire perse.
Ce territoire fit longtemps partie de l’Empire ottoman. Il fut occupé par le Royaume-Uni au début du XXe siècle, souvent avec difficulté.
Depuis le coup d'État de Saddam Hussein, chef du parti Baas en 1979, l’Irak a connu trois guerres meurtrières, des répressions sanglantes dont celle des Kurdes et des chiites et près de 10 ans d’embargo. Son régime laïc a été aboli par l’invasion de la coalition états-unienne de 2003. Cette invasion a provoqué une guerre civile musulmane qui combine résistance à l’occupant, terrorisme et lutte entre les parties sunnite, chiite, et kurde de la population.
Depuis le 3 mai 2005, le pouvoir est détenu en partie par le gouvernement intérimaire dirigé par Ibrahim al-Jaafari. Après les élections de janvier 2005, le nouvel homme fort est l’ayatollah chiite iranien Ali al-Sistani.
L’Irak détient les deuxièmes plus grandes réserves de pétrole, et il est membre de l’OPEP.
Pour avoir des informations récentes sur l’Irak, consultez la page Guerre en Irak (2003-2006).
Sommaire |
[modifier] Graphie
En français deux graphies sont correctes pour ce pays :
- Iraq, utilisé par l’ISO (sur la base de la graphie arabe), l’ONU, l’OIT et l’INSEE ; pour la France, Iraq est aussi « recommandé » par l'arrêté du 4 novembre 1993 relatif à la terminologie des noms d'États et de capitales ;
- Irak, utilisé par les ambassades d'Irak en France et dans les pays francophones, l'Académie française, l’IGN, la diplomatie suisse.
- La Commission européenne tente d'harmoniser vers la graphie Iraq<ref>[1]</ref>.
[modifier] Histoire
L’Irak est le berceau de la civilisation sumérienne (IIIème millénaire avant Jésus-Christ), chez laquelle on retrouve les prémices de l’écriture et un haut degré d’aménagement hydraulique.
L’histoire de l’Irak commence avec les cités-États de Mésopotamie, en particulier Suse et Babylone. La région est ensuite dominée par les Hittites, puis par les Assyriens, et par les Mèdes.
Les vallées du Tigre et de l’Euphrate appartiennent ensuite à une succession d'empires : empires achéménide (qui apportent le zoroastrisme, religion encore présente dans certaines provinces), grecs (à travers les conquêtes d’Alexandre le Grand), Sassanides, musulmans (Omeyyades, Abbassides). À l’époque pré-islamique, cette région porte le nom de Khvarvaran, qui est une des provinces de l’empire Sassanide. Le nom Irak dérive du terme persan Erak, qui signifie "bas-Iran"<ref>Khvarvaran (Modern Iraq), An Iranian Province, Shapour Suren-Pahlav, Iranchamber.com (consulté le 28 septembre 2006) </ref>.
Après le XIIIe siècle et le XVIIe siècle, les empires perse et ottoman se disputent le territoire, qui revient finalement aux Ottomans.
Au cours de la Première Guerre mondiale, l’Irak est conquis par les Britanniques et est déclaré indépendant de l’empire ottoman le 1 octobre 1919. Le 25 avril 1920, la Société des Nations (ancêtre de l’ONU) confie un mandat au Royaume-Uni pour administrer la Mésopotamie.
L’Irak est indépendant le 3 octobre 1932, sous la forme d’une monarchie sous tutelle britannique. Le coup d’État républicain de 1941 soutenu activement par le Troisième Reich suscite l’intervention des Britanniques qui rétablissent la monarchie.
Dans le contexte de la guerre froide, l’Irak entre dans le pacte de Bagdad en 1955 et se trouve lié aux États-Unis.
En 1958, le général Kassem prend le pouvoir par un nouveau coup d’État, mais est assassiné le 9 février 1963 lors d'un nouveau coup d’État.
Le 31 juillet 1968, nouveau coup d’État du général Ahmed Hassan al-Bakr, remplacé en 1979 par Saddam Hussein.
Le 22 septembre 1980 celui-ci déclare la guerre à l’Iran au sujet du Chatt-el-Arab (delta du Tigre et de l’Euphrate). C’est la première guerre du Golfe. Cette guerre sans résultat s’achève en 1988.
Au cours de l’été 1990 l’Irak envahit le Koweït, ce qui provoque la deuxième guerre du Golfe, puis douze ans d’embargo décidé par l’ONU, et aux conséquences catastrophiques (de 500 000 à 1,5 million de morts)<ref>Document des Nations-Unies, Conséquences néfastes des sanctions économiques pour la jouissance des droits de l'homme</ref>.
Le 20 mars 2003 l’Irak est attaqué par une coalition alliée des États-Unis et du Royaume-Uni et soutenue par plusieurs dizaines de pays dont le Japon, la Corée du Sud, la Pologne, l’Espagne et l’Italie. Le régime de Saddam Hussein est renversé 3 semaines après l’entrée des troupes de la coalition dans le pays. Cette troisième guerre du Golfe s’achève le 1er mai. Le pays est ensuite occupé par la coalition.
Le 28 juin 2004, le pouvoir a été remis entre les mains d’un gouvernement intérimaire, dirigé par Iyad Allaoui. Ce transfert concerne aussi bien l'autorité civile que militaire. Les troupes de la coalition doivent demander l'autorisation du gouvernement irakien avec toute opération militaire<ref>Paris-Match, 8-15 novembre 2006</ref>.
Le 30 janvier 2005 ont eu lieu les premières élections réellement démocratiques depuis 1953, dans un climat de terreur. Les chiites et kurdes d’Irak se sont malgré tout massivement rendus aux urnes malgré les menaces terroristes. Le 6 avril 2005, l’Irak s'est choisi pour la première fois de son histoire un président kurde, Jalal Talabani.
Trois ans après la fin officielle de la guerre, le gouvernement de l’Irak est fragile. Les violences sont quotidiennes, dans un contexte de guerre civile entre les chiites et les sunnites, entre le pouvoir en place et les groupes islamistes.
[modifier] Politique
Article detaillé : Politique de l'Irak
Jusqu'en 2003, l'Irak était officiellement une république gouvernée par Saddam Hussein depuis le 16 juillet 1979.
L'attaque menée par les États-Unis et le Royaume-Uni soutenue par plusieurs dizaines de pays a entraîné le renversement du gouvernement de Saddam Hussein et la présence des armées essentiellement américaines, polonaises et britanniques.
- Gouvernement provisoire
Depuis le 3 mai 2005, le pouvoir est détenu par le gouvernement de transition dirigé par le chiite Ibrahim al-Jaafari. Jalal Talabani, le nouveau président irakien intérimaire, est un important dirigeant kurde.
- Les élections générales du 30 janvier 2005.
Le scrutin du 30 janvier 2005 proposait l'élection d'une assemblée nationale constituante, composée de 275 sièges. Celle-ci désigne un nouveau président et deux vice-présidents ; ces derniers nommeront un nouveau premier ministre, et donc un nouveau gouvernement qui remplace le gouvernement provisoire. Il s'agissait aussi pour les 14,2 millions de citoyens irakiens inscrits sur les listes électorales (il s'agit d'une estimation de la Commission électorale irakienne) de choisir, selon leur région, les 51 membres du Conseil de Bagdad ou les 41 membres de chacun des 17 conseils provinciaux. La communauté kurde devait aussi élire 111 députés de leur assemblée autonome.
La journée du vote fut marquée par des attentats ayant tué 36 personnes dont 30 civils. Mais ces violences n'ont pas empêché les irakiens de se rendre aux urnes : le taux de participation s'établit à 58 % (8 456 266 votants). L'Alliance irakienne unifiée, liste chiite soutenue par le grand ayatollah Ali al-Sistani remporte 4 075 000 de voix (48,1 %), l'Alliance kurde 2 175 000 (25,7 %), la liste du premier ministre sortant Iyad Allaoui 1 168 000 (13,8 %) et la liste du président sortant Ghazi al-Yaouar, un sunnite, arrive en quatrième position avec 150 680 votes, soit 1,7 % des suffrages exprimés. [2]
La Commission de rédaction de la Constitution, qui a écrit la loi fondamentale de l'Irak avant le 15 août 2005, réunit 55 membres dont 25 sunnites. Elle est proposée à l'approbation du peuple le 15 octobre 2005 : 61 % des citoyens ont participé à cette consultation démocratique, malgré les tentatives d'intimidation qui ont fait quatre morts dans tout le pays. Les résultats sont connus le 24 octobre 2005 : la Constitution est acceptée par 78 % des irakiens et deux provinces sunnites (Salaheddine et Al-Anbar) l'ont rejeté. La Commission électorale indépendante située à Bagdad affirme que les règles internationales de la démocratie ont été respectées.
- Les élections du 15 décembre 2005.
Une fois la constitution approuvée, il restait par de nouvelles élections à mettre en place une assemblée nationale permanente et un gouvernement qui ne soit plus de transition.
Le Parlement a approuvé le 8 juin 2006 la nomination des ministres de la Défense, de l'Intérieur et de la sécurité nationale, en suspens depuis l’entrée en fonction le 20 avril 2006 du gouvernement du premier ministre Nouri al-Maliki. Le général Abdul-Qadre Mohammed Jassim, un sunnite, prend la tête du ministère de la Défense. Les chiites Jawad al-Bolani et Chirwan al-Waili prennent respectivement le portefeuille du ministère de l'Intérieur et de la Sécurité nationale.
[modifier] Provinces
Article détaillé : Provinces de l'Irak Image:Iraq demography.jpg
L'Irak est divisé en 18 provinces (muhafazat, au singulier muhafazah):
- Al Anbar
- Al Basrah
- Al Muthanna
- Al Qadisiyah
- An Najaf
- Arbil
- As Sulaymaniyah
- At Ta'mim
- Babil
- Bagdad
- Dahuk
- Dhi Qar
- Diyala
- Kerbala
- Maysan
- Ninawa
- Salah ad Din
- Wasit
[modifier] Géographie
Article détaillé: Géographie de l'Irak
- Superficie : 437 072 km² (dont 4 910 km² d'eau)
- Frontières : 3 650 km
[modifier] Principales villes
[modifier] Économie
Article détaillé : Économie de l'Irak
Taux d'alphabétisation des adultes (% 2000-2004) :
- Total : 39
- Hommes : 55
- Femmes : 23
Son économie a rapidement surmonté les suites immédiates de l’invasion et connaît une croissance prometteuse malgré les innombrables difficultés actuelles (29,3 milliards de dollars de PIB en 2005 contre 18,4 milliard avec un PNB par habitant de 780 $ en 2002 selon la Banque mondiale).
Le pétrole est la principale ressource de ce pays, la production en 2004 était malgré l'insécurité de 2,03 millions de baril par jour. Ses réserves étaient estimées en 2004 à 115 milliards de barils, chiffres suspects selon quelques spécialistes (voir Pic pétrolier). Il se place ainsi en 3e position après l'Arabie Saoudite et l'Iran en terme de réserves.
Sa population adopte rapidement les technologies de communication modernes (4,5 millions d’abonnés au téléphone – fixe et mobile – en août 2005 contre 833 000 avant l’invasion ; 147 000 abonnés à Internet en mars 2005 contre 4 500 en 2002).
Les lois sociales du régime de Saddam Hussein n'ont pas été modifiées. La Confédération générale des syndicats a perdu son rôle de syndicat unique dans le (petit) secteur privé, mais a été remplacée dans ce rôle par la Fédération irakienne des syndicats, seule reconnue par l'État. Cette fédération est également présente dans le secteur public, bien que les syndicats y soient toujours légalement interdits. Le principal syndicat libre est la Fédération des conseils ouvriers et syndicats en Irak. Il existe également des syndicats de branches autonomes, notamment chez les enseignants et dans le secteur pétrolier.
| Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) |
|
| Algérie | Indonésie | Iran | Iraq | Koweit | Libye | Nigeria | Qatar | Arabie saoudite | Émirats arabes unis | Venezuela |
[modifier] Démographie
Article détaillé: Démographie de l'Irak
Population : 26 074 906 habitants (juillet 2005)[3]
- Arabe (75~80 %) (sunnite : 18 %, chiite : 50~55 %)
- Kurde (22~25 %)
- Turcoman (2~3 %) (sunnite en majorité)
Religions : 97% de la population est musulmane, dont 55% de rite chiite. 3% de chrétiens, majoritairement orthodoxe vivent dans le pays, essentiellement à Bagdad et dans ses environs.
[modifier] Culture
Article détaillé : Culture de l'Irak
| Date | Nom français | Nom local | Remarques |
|---|---|---|---|
[modifier] Actualité
[modifier] Voir aussi
- Guerre Iran-Irak
- Guerre du Koweït, 1990-1991
- Opération Tempête du désert (Operation Desert Storm)
- Guerre en Irak, 2003 (2003)
- Opération libération de l'Irak (Operation Iraqi Freedom)
- Élection de l'Assemblée nationale d'Irak (2005)
[modifier] Liens externes
- La catégorie Irak de l'annuaire dmoz.
- Guide de voyage sur l'Irak de Wikitravel
- (fr) Fiche détaillée sur l'Irak, Encyclopédie Encarta
- (ar)(en) Site du gouvernement irakien
- (ar)(en) Conseil National irakien
- (en) Site officiel pour la reconstruction de l'Irak
- (en) Site de l'Autorité Provisoire de la Coalition (dissoute, site ouvert jusqu'au 30 juin 2006)
- (en) Iraq Index : Compilations de statistiques écononiques, sécuritaires, de sondages d'opinion
- (fr) Histoire des invasions en Irak
- (fr) Bureau chargé du programme IrakPétrole contre nourriture
- (fr) Suivi de la Guerre en Irak et « de Beyrouth 1982 à Bagdad 2003 » par LibanVision
- (fr) Informations sur les luttes féministes et sociales en Irak
- (fr) L'Irak sous l'occupation américaine
- (fr) Site partisan sur la guerre en Irak
- (fr) Analyses marxistes : Le monde après la guerre en Irak - Alan Woods
[modifier] Bibliographie
- Charles Saint-Prot. Histoire de l'Irak. Paris: Ellipse, 1999
- Chris Kutschera (Sous la direction de), Bernard Kouchner (Préface), Le Livre noir de Saddam Hussein, Oh! éditions, 2005, Paris, (ISBN 2915056269).
[modifier] Références
<references/>
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