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Iran

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جمهوری اسلامی ايران
Jomhūrī-ye Eslāmī-ye Īrān

Image:Flag of Iran.svg Image:Iran coa.png
(Détails) (Détails)
Devise nationale :
Esteghlāl, Āzādi, Jomhuri-e Eslāmi
(« Indépendance, Liberté, République islamique ! »)
300px
Langue officielle persan
Capitale Téhéran
Plus grande ville Téhéran
Guide suprême Ali Khamenei
Président Mahmoud Ahmadinejad
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 18e
1 648 000 km²
0,7%
Population
 - Totale (2006)
 - Densité
Classé 18e
68 688 433 hab.
40 hab./km²
Établissement
 - Date
Révolution Islamique
1er avril 1979
Gentilé Iraniens
Monnaie Rial (IRR)
Fuseau horaire UTC +3:30
Hymne national Sorud-é Djomhuri-yé Eslami
Domaine internet .ir
Indicatif
téléphonique
+98

La République islamique d'Iran (de l'aryen « noble », en persan : ايران) est une république islamique d'Asie occidentale (ou centrale) ; sa capitale est Téhéran (ou Tehran), la langue officielle est le persan et la monnaie le rial ; le calendrier officiel est le calendrier persan. L'Iran est entouré par le Pakistan, l'Afghanistan, le Turkménistan, la mer Caspienne, l'Azerbaïdjan, l'Arménie, la Turquie, l'Irak, le golfe persique et la mer d’Oman (Océan Indien). L'Iran envisagerait d'entrer dans la ASACR : Asie du Sud

Sommaire

[modifier] Origine du nom

Pendant la dynastie Achéménide (550-330 av. JC), les iraniens appelaient leurs territoires Parsa du nom du royaume de Cyrus le Grand, qui appartenait à la tribu perse, et qu'on retrouve encore aujourd'hui sous la forme de Fars ou Pars, correspondant au nom de cette province d'Iran. Cependant, la totalité de l'État était alors appelée Aryanam. A l'époque Parthe (248 av. JC - 224 ap. JC) Aryanam a été modifié en Aryan pour évoluer vers iranshar et Iran à l'époque Sassanide.

Les grecs utilisaient les termes Aryana et Persis pour désigner la région qui est aujourd'hui connue comme le plateau iranien. Le terme est passé au latin pour devenir Persia, puis en français Perse, terme qui est encore très utilisé dans les pays occidentaux et qui provoque une confusion avec la province du Fars.

Au XXe siècle, une dispute entre intellectuels éclate pour savoir quel devrait être le nom correct du pays. Le 21 mars 1935, jour de Noruz, Reza Shah Pahlavi publie un décret demandant à toutes les relations étrangères du pays de le désigner sous le nom d' Iran dans leur correspondance officielle, en accord avec le fait que Perse est un terme utilisé pour un pays appelé Iran en persan.

En 1979, la révolution iranienne a abouti à la création de la République Islamique d'Iran, mais les termes Perse et Iran sont toujours largement utilisés.

[modifier] Histoire

Article principal : Histoire de l'Iran

[modifier] Frise Chronologique

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[modifier] Préhistoire et Antiquité

L'Iran possède une des civilisations continue parmi les plus anciennes du monde. des vestiges d'occupation humaine remontant au Paléolithique inférieur y ont été retrouvés au Balouchistan, dont certains parmi les plus anciens ont âge estimé à 800 000 ans. Au nord-ouest du pays, dans la région de la mer Caspienne, des vestiges datant de 10 000 ans avant J-C attestent de l’apparition d’une économie de production de biens au Mésolithique. Des sites Néolithiques attestent que la pratique de l’agriculture remonte à 6 et 7 000 ans dans la vallée de Gorgan, à Tureng Tepe et Yarim Tepe, et au centre du pays à Sialk II (près de Kashan<ref>R. Ghirshman, Fouilles de Sialk près de Kashan, 1933, 1934, 1937, Paris, 1938.</ref>.

Des objets de cuivre et des céramiques peintes remontant à l'âge du cuivre (il y a 4 000 ans), ont été retrouvés en Susiane (province du Khuzestan) et à Sialk. Des recherches archéologiques commencent à peine à faire connaître des civilisations très anciennes comme la civilisation de Jiroft qui bâtit des villes il y a 5 000 ans, soit bien avant les civilisations égyptiennes et grecques.

Le début du IIIe millénaire av. J.-C. voit apparaître une forme d'écriture, probablement dérivée du système sumérien à Suse. L'Empire Élamite (précédé par la civilisation proto-élamite) établit un nouveau pouvoir régional dans le sud-ouest de l'Iran, et concurrence les empires voisins de Babylonie et d'Assyrie. C'est au cours du second millénaire avant J. C. qu'arrivent sur le plateau iranien divers peuples, provenant d'Asie centrale. Au milieu du VIIe siècle av. J.-C., les Mèdes, groupes de tribus établis au nord et au nord-ouest du pays, et établissent leur pouvoir sur la région. À la fin de ce même siècle, les mèdes et les babyloniens se libèrent définitivement du joug assyrien en prenant Ninive en 612 avant J.C.<ref>(en) The Median Empire : The Coming of the Iranians & Creation of First Iranian Dynasty, The Circle of Ancient Iranian Studies (CAIS) (consulté le 2/10/2006)</ref> C'est à la même période qu'apparaissent les premières sources mentionnant Cyrus Ier, roi d'Anshan, petit-fils d'Achéménès, fondateur du premier Empire Perse, celui des Achéménides.

Les ruines des palais des Achéménides, Persépolis.


Article détaillé : Achéménides.

Despotes éclairés, les Achéménides construirent un immense empire s’étendant de l’Inde à l’Egypte, organisé en satrapies reliées entre elles par un immense réseau routier. Cyrus II, inscrit la première déclaration des droits de l'homme sur un cylindre qui porte son nom. La dynastie achéménide établit des capitales à Pasargades, Persépolis, Suze, et Ecbatane. Leur règne est marqué par les guerres contre les Grecs. L’empire perse décline après le règne de Xerxès Ier et chute en 330 av. J.-C., conquis par Alexandre le Grand.


Article détaillé : Séleucides.

Les généraux d’Alexandre établissent la dynastie séleucides, qui s’effondre à son tour en 60 av. J.-C.. L'empire Parthe (aussi appelé Arsacide) fondé par , Arsace et Tiridate en 250 av. J.-C. leur succède jusqu’ en 224, quand le roi Artaban IV est défait par un de ses vassaux perse. Une nouvelle dynastie, naît, les Sassanides, qui donne naissance au second empire perse(226-651).


Article détaillé : Sassanides.

Les Sassanides furent les premiers à appeler leur empire Eranshahr ou Iranshahr (en persan : ايرانشهر), signifiant "Terre des Aryens". Il s’agit d’une des périodes les plus importantes de l'histoire de l'Iran : la civilisation perse s’accomplit dans de nombreux domaines, et influence considérablement le monde romain . L’influence culturelle atteint l'Europe occidentale, l'Afrique, la Chine et l'Inde, et continue durant la période islamique.<ref>(fa) Abdolhossein Zarinkoub, Ruzgaran: tarikh-e Iran az aghz ta saqut saltnat Pahlvi, Sukhan, 1999. ISBN 964-6961-11-8 - p. 305.</ref>.

[modifier] Période islamique

Article détaillé : Conquête islamique de la Perse.

La conquête de l'Iran commence en 637, avec Abû Bakr. Après avoir occupé Ctésiphon, capitale de l’empire, ils battent l'armée sassanide à Nahavand en 641-642. L'Iran est ensuite rapidement conquis. La conversion à l'islam, est progressive jusqu’au IXe siècle.

Au VIIIe siècle, le Khorassan, se rallie à la doctrine dissidente du chiisme et s'émancipe de la domination arabe. Une révolte renverse la dynastie Omeyyade, installant les Abbassides à Baghdad en 748<ref>(en) "Abbassid Caliphate, C. E. Bosworth, Encyclopaedia Iranica (consulté le 1/10/2006)</ref>. Le pouvoir des califes diminue progressivement, et plusieurs dynasties régionales émergent en Iran entre 820 et 1005 dont les Samanides. Ces derniers rivalisent avec Baghdad, et créent d’importants des foyers de vie intellectuelle. Outre la culture arabe classique, ils favorisent l'éclosion de la littérature persane et accordent leur protection à des penseurs. En 962, la dynastie Ghaznévides s’installe à Ghazna et régne du Khorasan au Panjâb. C'est sous le patronage de Mahmûd de Ghaznî, que Ferdowsi écrit en persan le (Shâh Nâmâ, signifiant "Le livre des Rois"), poème épique qui recueille les histoires de la mythologie perse<ref>« Ghaznavids », C.E. Bosworth Encyclopaedia Iranica (consulté le 2/10/2006)</ref>.

Un groupe turc, les Seldjoukides, arrive dans la région au XIe siècle<ref>(fr) Les grands Seldjoukides, Jean-Paul Roux, mai 2002, clio.fr (consulté le 2/10/2006)</ref>. Les Ghaznévides , puis les Samanides sont défaits. l'Iran connaît une renaissance culturelle et scientifique, L'observatoire d'Esfahan est créé, où Omar Khayyam met au point un nouveau calendrier qui introduit l’année bissextile. Cette époque voit aussi une production artistique très riche : l'Art des Saljukides d'Iran.

Après les Sedjoukides, l'Iran est encore dirigé par des petites dynasties locales avant d’être envahit par les mongols de Gengis Khan en 1219. Le pays est dévasté, l’invasion est désastreuse pour la population<ref>« Mongols », Peter Jackson, nov. 2002, Encyclopaedia Iranica</ref>. La destruction de nombreux qanats (un système d'irrigation traditionnel performant) détruit le réseau d'habitat. Les villes sont détruites et remplacées par des oasis isolées, la démographie chute et le pays se tribalise. De petites dynasties locales se mettent en place après la fin de la première période mongole en 1335.

Mais rapidement, le pays est de nouveau envahit: Tamerlan (ou Timur), d'origine turque ou mongole, conquiert la totalité de l’Iran, et en devient l’empereur en 1381. L’empire Timuride dure jusqu’en 1507: quand les Chaybanides, prennent Samarcande tandis que les Safavides, reconquièrent une bonne partie du territoire iranien à partir de de l'Azerbaïdjan iranien.

[modifier] Mise en place de l'état Iranien moderne

Articles détaillés : Safavides et Qajar.

Les Safavides sont membres d'un ordre religieux soufi militant, les Qizilbash. Ils prennent Tabriz en 1501 et en font leur capitale. C'est sous l'impulsion d'Ismail Ier, premier souverain safavide, qu'est décidée la conversion de l'Iran au chiisme. Cette conversion résulte d'une volonté de s'affirmer face à la domination des Ottomans sunnites et de créer une identité iranienne spécifique.

L'apogée des Safavides est atteinte sous Shah Abbas Ier le Grand (1587 - 1629). Le pays est pacifié, son territoire étendu et son administration centralisée. On constate sous son règne un mouvement vers une hiérarchie religieuse indépendante, bien qu'il soutienne les institutions religieuses en construisant des mosquées et des madresehs (écoles religieuses). Son règne est aussi un âge d'or pour le commerce et les arts (accueil de commerçants et d'artistes étrangers, développement de la production de tapis, construction d'Ispahan, etc.).

Le déclin des Safavides permet à des tribus afghanes d'envahir l'Iran et de mettre un terme à la dynastie des Safavides. La suprématie afghane est assez brève. Tahmasp Quli, un chef de tribu Afshar, se met à la tête d'une armée au nom des descendants des Safavides et chasse les Afghans du territoire iranien. Il prend le pouvoir en 1736 sous le nom de Nâdir Shâh. Il reconquit tout le territoire iranien depuis la Géorgie et l'Arménie jusqu'à l'Afghanistan. Il organise des campagnes militaires qui le mèneront jusqu'à Delhi en 1739, qu'il met à sac et dont il ramène des trésors fabuleux (comme le trône du Paon). Il est assassiné en 1747 par des chefs de sa propre tribu Afshar, qui donnera son nom à la dynastie des Afsharides qui lui succéde.

Le pays est ensuite la proie de luttes entre tribus qui cherchent à prendre le pouvoir: les Afshar, les Afghans, les Qajars et les Zands. C'est finalement Karim Khan Zand qui prend le pouvoir en 1750 ; il réussit à réunifier presque tout le pays, sauf le Khorasan, qui reste plus indépendant du pouvoir central. Karim Khan Zand refusera de prendre le titre de Shah et préfèrera se nommer Vakil ar-Ra'aayaa (« Le Régent des paysans »). Il est resté connu en Iran pour un règne modéré et bénéfique pour le pays. A sa mort en 1779, des luttes pour le pouvoir ont encore lieu. C'est finalement Agha Mohammad Shah Qajar qui prend le pouvoir en battant le dernier Shah de la dynastie Zand, Lotf Ali Khan à Kerman en 1794. Il établit la dynastie des Qajars en 1795, qui va durer jusqu'en 1925.

Sous les règnes de Fath Ali Shah (1797 - 1834), Mohammad Shah (1835 - 1848) et Nasseredin Shah (1848 - 1896), le pays retrouve l'ordre, la stabilité et l'unité. Sous les Qajars, les marchands (bāzāris) et les Oulémas (chefs religieux) deviennent des membres importants de la société iranienne. Cependant, l'autorité centrale est plutôt faible, la classe dirigeante relativement corrompue, le peuple exploité par ses dirigeants et les puissances coloniales que sont la Russie et la Grande Bretagne tirent parti de cette situation grâce à leur supériorité militaire et technologique : ils dominent le commerce de l'Iran et interfèrent dans les affaires internes du pays.

[modifier] Révolution constitutionnelle et modernisation de l'Iran


Articles détaillés : Révolution constitutionnelle de l'Iran et Révolution blanche.

Les premières tentatives iraniennes de modernisation du pays ont commencé sous le règne de Nasseredin Shah, grâce à son premier ministre Amir Kabir, qui a réformé le système fiscal, renforcé le contrôle centrale sur l'administration, encouragé le commerce et l'industrie et réduit l'influence du clergé chiite et des puissances étrangères.

Les souverains Qajars suivant vont encore plus faire augmenter la colère populaire et la demande de réforme menant à la révolution constitutionnelle de 1906, faisant ainsi de l'Iran le premier pays du moyen-orient à faire une révolution et à se doter d'une constitution.

La première guerre mondiale sera une période voyant grandir l'influence des britanniques qui sont de plus en plus intéressés par le pays après la découverte de pétrole dans le Khuzestan en 1908. Ils essaient d'imposer l'accord anglo-persan en 1919, qui est refusé par le parlement.

Reza Khan Mir Panj, devenu Reza Shah Pahlavi

Peu de temps après, un officier de la brigade des cosaques, Reza Khan, prend le pouvoir par un coup d'état à Téhéran et deviendra quatre ans plus tard Reza Shah Pahlavi. Reza Shah prévoit de moderniser l'Iran : développement d'industries lourdes, de projets d'infrastructures majeurs, construction d'un chemin de fer national, le Trans-iranien, création d'un système d'éducation public national, réforme de la justice (jusque là contrôlée par le clergé chiite, il fait aussi créer le code civil iranien) et amélioration de l'hygiène et du système de santé. Il avait pour cela besoin d'un gouvernement centralisé et fort, ainsi que de plus d'indépendance par rapport à la Grande-Bretagne et à la Russie, ce qu'il obtiendra en annulant les droits spéciaux accordés aux étrangers pendant l'époque Qajar.

Le 21 mars 1935, il demande officiellement à la communauté internationale de ne plus utiliser le terme Perse pour se servir du nom Iran pour désigner son pays (qui est le nom en langue locale depuis toujours) et ordonne la même année l'interdiction du port du voile pour les femmes et l'obligation de porter un habit "à l'occidentale" pour les hommes.

Les rapprochements de Reza Shah avec l'Allemagne qui contribuait beaucoup à l'industrie du pays inquiètent les Britanniques. Reza Shah est ensuite forcé d'abdiquer en faveur de son fils Mohammad Reza Pahlavi et il est envoyé en exil puis meurt en 1944.

L'occupation de l'Iran a été d'une importance vitale pour les alliés et a permis de rapprocher l'Iran des puissances occidentales. En septembre 1943, l'Iran déclare la guerre à l'Allemagne, ce qui lui permet de devenir membre des Nations-Unies. En novembre de la même année se tient la conférence de Téhéran pendant laquelle Churchill, Roosevelt et Staline réaffirment leur engagement à propos de l'indépendance de l'Iran.

En décembre 1945, le Gouvernement du peuple d'Azerbaïdjan et la République de Mahabad décrlarent leur indépendance dans les régions de l' Azerbaïdjan iranien et du Kurdistan iranien. Ces deux républiques autonomes bénéficient du soutien de l'URSS, et les troupes soviétiques occupent des parties du Khorasan, du Gorgan, du Mazandaran et du Gilan. Cette crise est la première de la guerre froide qui s'annonce et porte le nom de crise irano-soviétique. En décembre 1946 les gouvernements républicains s'effondrent car ils ne sont plus soutenus par l'URSS.

En 1953, Mohammad Mossadegh, qui nationalise le pétrole, est éloigné du pouvoir à la suite d’un complot orchestré par les services secrets britanniques et américains (opération Ajax). Après la chute de Mossadegh, Mohammad Reza Chah Pahlavi met progressivement en place un régime autocratique et dictatorial fondé sur l'appui américain. En 1955, l'Iran appartient au pacte de Bagdad et se trouve alors dans le camp américain pendant la guerre froide. Mohammad Reza Shah modernise l’industrie iranienne et grâce aux revenus très importants du pétrole et a un programme nommé la Révolution blanche. L'Iran entre dans une période de prospérité fulgurante et modernisation accélérée mais la société, bouleversée dans ses racines, souffre du manque de moyens d'expression.

[modifier] Révolution iranienne et république islamique

Articles détaillés : Révolution iranienne et Gouvernement provisoire de l'Iran.

Après des mois de protestations populaires et de manifestations contre son régime, Mohammad Reza Pahlavi fuit le 16 janvier 1979. Le 1er février 1979, Rouhollah Khomeini revient en Iran après un exil de 15 ans. Après la proclamation de neutralité des forces armées dans la révolution, il déclare la fin de la monarchie le 11 février et met en place un gouvernement provisoire. Il existait une grande jubilation en Iran autour de la destitution du Shah, mais il existait aussi beaucoup de désaccord sur le futur de l'Iran. Alors que Khomeiny était la figure politique la plus populaire, il existait des douzaines de groupes révolutionnaires, chacun ayant sa propre vue concernant le futur de l'Iran. Il y avait des factions libérales, marxistes, anarchistes et laïques, ainsi qu'un large panorama de groupes religieux cherchant à modeler le futur de l'Iran.

Ce sont les théologiens qui sont les premiers à rétablir l'ordre dans le pays, avec l'aide des comités locaux . Connus sous le nom de Gardiens de la Révolution à partir de mai 1979, ces groupes ont vite pris le pouvoir dans les gouvernements locaux dans tout l'Iran, et récupèrent ainsi la plupart des pouvoirs. Les tribunaux révolutionnaires mis en place permettent l'élimination de figures de l'ancien régime et des opposants de tous bords. Finalement, un référendum est organisé fin 1979 qui met en place la république islamique telle que Khomeini la conçoit, dirigée par un guide suprême.

La crise iranienne des otages (occupation de l'ambassade des États-Unis à Téhéran entre le 4 novembre 1979 et le 20 janvier 1981 et prise en otage de ses personnels) pousse l'administration Carter à rompre ses relations diplomatiques avec l'Iran, puis à imposer des sanctions économiques le 7 avril 1980. Le 22 septembre 1980, l'Irak envahit l'Iran. La politique officielle des États-Unis cherche à isoler l'Iran. Les États-Unis et leurs alliés fournissent des armes et de la technologie à Saddam Hussein. Ironiquement, des membres de l'administration Reagan vendent secrètement des armes et des pièces détachées à l'Iran dans ce qui est connu sous le nom de affaire Iran-Contra. L'Iran accepte finalement de respecter le cessez-le-feu exigé par la résolution 598 du conseil de sécurité de l'ONU (20 juillet 1987). Le 15 août 1990, Saddam Hussein accepte de revenir aux accords d’Alger de 1975 : retour à un statu quo ante.

Après la mort de Khomeini le 3 juin 1989, l'assemblée des experts choisit le président sortant, Ali Khamenei comme Guide Suprême. La constitution est modifiée suite à son arrivée au pouvoir.

Pendant la Guerre du Golfe en 1991, le pays reste neutre (il permet toutefois à l'aviation irakienne de se poser en Iran et aux réfugiés irakiens de pénétrer son territoire).

La révolution suivie par la guerre avec l'Irak a beaucoup pesé sur l'économie du pays, ce qui conduit des pragmatiques comme Hachemi Rafsandjani a devenir président en 1987 puis 1993. L'échec des politiques économiques et de la modernisation de l'état iranien voit l'élection de Mohammad Khatami, un religieux modéré, en 1997. Celui-ci doit mener le pays entre les exigences d'une société demandeuse de réformes et un clergé très conservateur qui souhaite garder la main mise sur le pouvoir. Cette faille atteint son paroxysme en juillet 1999, où des protestations massives contre le gouvernement ont lieu dans les rues de Téhéran. Khatami est réélu en juin 2001 et, après cela, les éléments conservateurs du gouvernement iranien œuvrent pour déstabiliser le mouvement réformateur, bannissant les journaux libéraux et disqualifiant les candidats aux élections parlementaires.

L'échec de Khatami à réformer le gouvernement cause une apathie grandissante parmi la jeunesse. Le maire ultra-conservateur de Téhéran, Mahmoud Ahmadinejad est élu président en 2005 (plus de 1000 candidatures sont invalidés par le Conseil des Gardiens). On observe alors un durcissement du discours nationaliste par le président, qui vise ainsi à assoir la légitimité du programme nucléaire iranien et les décisions de politique étrangère malgré l'opposition américaine.

Voir aussi : Liste des dirigeants de l'Iran

[modifier] Politique

[modifier] Système institutionnel

Article principal : Politique de l'Iran

L'Iran depuis l'instauration de la République Islamique présente un système institutionnel très singulier. Une république théocratique unique au monde avec un mélange de principes théocratique et des élections populaires. L'Iran est le seul état officiellement chiite dans le monde musulman. Le système politique de la République islamique est basé sur la constitution de 1979 appelée Qānun-e Asasi (« Loi Fondamentale »). Le système comprend plusieurs corps gouvernants intimement reliés, dont la plupart sont nommés (seuls le président, les membres du parlement, et les membres de l'assemblée des experts sont élus).

[modifier] L'exécutif

[modifier] Le Guide suprême
Article détaillé : Rahbar.

Le Guide suprême de l'Iran est responsable de la supervision des « politiques générales de la République islamique d'Iran »<ref name="iran constit">(fr) Constitution iranienne de 1979 sur le site jurispolis.com (traduction en français non officielle). Pour une traductione en anglais officielle, voir sur le site Salam Iran</ref>. Le guide suprême est commandant en chef des forces armées; il contrôle le renseignement militaire et les opérations liées à la sécurité; lui seul a le pouvoir de déclarer la guerre. C'est aussi la seule personne des institutions d'État obligatoirement religieuse. L'assemblée des experts est responsable de la supervision du guide suprême dans le cadre de l'exécution de ses devoirs légaux. Le guide suprême actuel est l'Ayatollah Ali Hossein Khamenei (désigné en 1989).

[modifier] Le président
Article détaillé : Président de l'Iran.

La Constitution définit le président comme la plus haute autorité de l'État après le guide suprême. Le président est élu au suffrage universel pour un mandat de quatre ans. Les candidats à la présidence doivent être autorisés à se présenter par le Conseil des gardiens. Le président est responsable de l'implémentation de la constitution et de l'exercice des pouvoirs exécutifs, à l'exception de ceux directement liés au guide suprême. Le président nomme et supervise le Conseil des Ministres, coordonne les décisions du gouvernement et sélectionne les politiques du gouvernement avant qu'elles soient transmises au parlement. Dix vice-présidents assistent le président, ainsi qu'un cabinet de 22 ministres, qui doivent tous être approuvés par le parlement<ref>(en) (fa) Cabinet sur le site du président de l'Iran</ref>. Le Président de la République actuel est Mahmoud Ahmadinejad (élu en juin 2005).

[modifier] Le législatif

[modifier] Le Parlement (Majles)
Article détaillé : Majles.

Image:Jalaseh Majles.jpg

La législature iranienne est la monocamérale Majles-e Shura-ye Eslami (« Assemblée consultative islamique »), comptant 290 membres élus pour un mandat de quatre ans. Le Majles ébauche la législation, ratifie les traités internationaux et approuve le budget national. Tout candidat à la législature doit être autorisé à se présenter par le Conseil des gardiens. Des sièges sont réservés pour les minorités religieuses.


[modifier] L'assemblée des experts
Article détaillé : Assemblée des experts.

L'assemblée des experts, qui se réunit pendant une semaine par an, compte 86 membres du clergé "vertueux et cultivés" élu par suffrage pour un mandat de huit ans. Comme pour les élections présidentielles et législatives, c'est le conseil des Gardiens qui détermine l'éligibilité des candidats. L'assemblée élit le guide suprême et a l'autorité constitutionnelle pour lui retirer le pouvoir a n'importe quel moment. On n'a cependant jamais vu de cas où l'assemblée des experts s'opposait aux décisions du guide suprême.

[modifier] Le conseil des gardiens
Article détaillé : conseil des Gardiens.

Le conseil des Gardiens compte 12 juristes dont 6 nommés par le guide suprême. Le dirigeant du pouvoir judiciaire, qui est aussi nommé par le guide suprême, recommande les 6 restants, qui sont officiellement nommés par le parlement. Le conseil interprète la constitution et peut opposer son veto au parlement. Si une loi est jugée incompatible avec la constitution ou la Sharia (Loi islamique), elle est renvoyée au parlement pour révision. Dans l'exercice controversé de son autorité, le conseil se réfère à une interprétation stricte de la constitution afin d'apposer son veto aux candidats au parlement.

[modifier] Conseil de discernement
Article détaillé : Conseil de discernement de l'intérêt supérieur du régime.

Le Conseil de discernement, composé de six membres religieux du Conseil des Gardiens de la Constitution, des chefs des pouvoirs législatifs, judiciaires et exécutif, du ministre concerné par l’ordre du jour auxquels s’ajoute une dizaine d’autres personnalités. Il a l'autorité pour faire la médiation des problèmes entre le parlement et le conseil des gardiens, et sert de corps consultatif au guide suprême, en faisant un des organes de pouvoir les plus puissants du pays.

[modifier] Pouvoirs locaux

[modifier] Conseils de villes et de villages
Article détaillé : Conseils de villes et villages en Iran.

Les conseils locaux sont élus par un vote public pour des mandats de quatre ans dans toutes les villes et villages d'Iran. D'après l'article 7 de la constitution iranienne, ces conseils locaux, avec le parlement, sont « les organes administratifs et de décision de l'État »<ref name="iran constit" />. Cette section de la constitution n'a pas été appliquée avant 1999 quand les premières élections de conseils locaux ont été tenues dans le pays. Les conseils ont différentes responsabilités comme élire les maires, superviser les activités des municipalités, étudier les besoins sociaux, sanitaires, économiques, culturels et éducatifs de leurs administrés. Ils planifient et coordonnent la participation nationale à l'implémentation des décisions sociales, économiques, culturelles, éducatives et autres.

[modifier] Système judiciaire

Article principal : Système judiciaire iranien

Le guide suprême nomme le chef du pouvoir judiciaire, qui à son tour nomme le dirigeant de la cour suprême et le procureur en chef. Il existe différents types de tribunaux incluant les tribunaux publics qui sont en charge des cas civils et criminels, et les tribunaux révolutionnaires qui traitent différentes cas, dont les crimes contre la sécurité nationale. Les décisions des tribunaux révolutionnaires sont finales et l'appel n'est pas possible. Le tribunal spécial clérical est en charge des crimes commis par les membres du clergé, bien qu'il se soit aussi chargé de cas impliquant de laïcs. Le tribunal spécial clérical fonctionne indépendamment du système judiciaire régulier et ne rend compte qu'au guide suprême. Les décisions de ce tribunal sont définitives et on ne peut y faire appel.

[modifier] Politique étrangère

Article détaillé : Relations internationales de l'Iran.

En Iran, le régime révolutionnaire mis en place par l'ayatollah Khomeini a initié des changements radicaux dans la politique étrangère qui était menée par le Shah, particulièrement en inversant l'orientation du pays vis-à-vis de l'Occident. Après l'idéalisme post-révolutionnaire initial, une politique étrangère dure et la Guerre Iran-Irak, le pays a initié une politique étrangère plus rationnelle, basée sur des oibjectifs économiques<ref>(en) Image:Page white acrobat.png [ pdf</span>] « chap. 6 Impact on Foreign Policy », Iran's security policy in the post-revolutionnary era, Rand Corporation, Daniel Byman, Shahram Chubin, Anoushiravan Ehteshami, Jerrold D. Green, ISBN: 0-8330-2971-1 voir aussi Iran's Security Policy in the Post-Revolutionary Era</ref>. Cependant, celle-ci est occasionnellement assombrie par la rhétorique fondamentaliste.

Dans les années récentes, l'Iran a fait de grands efforts pour améliorer ses relations avec ses voisins, particulièrement avec l'Arabie saoudite. Les buts régionaux de l'Iran sont d'essayer de ne pas être dominé en établissant un rôle de leader dans la région, de circonscrire l'influence américaine et des autres puissances extérieures et de construire des relations commerciales de qualité. En termes généraux, la politique étrangère de l'Iran se base sur trois idées principales :

  • Elle prend position contre les États-Unis et Israël, le premier en tant que puissance militaire qui la menace dans le golfe Persique et le second comme partie intégrante de la propagande islamique post-révolution.
  • Elle veut éliminer l'influence extérieure dans la région. L'Iran se voit comme une puissance régionale, alors que des puissances mondiales telles que les États-Unis ou la Grande-Bretagne ne le souhaitent pas. Elle cherche donc à réduire leur présence dans le golfe Persique autant que possible.
  • Elle développe fortement les contacts diplomatiques avec les autres pays en voie de développement, dans un effort pour construire des relations commerciales et des appuis politiques, maintenant que le pays a perdu son soutien américain d'avant la révolution.

Malgré ses lignes directrices, les relations bilatérales sont fréquemment confuses et contradictoires, à cause de l'oscillation permanente de l'Iran entre des aspects pragmatiques et idéologiques.

[modifier] Provinces

Article principal : Provinces d'Iran

L'Iran est subdivisé en 30 provinces:

  1. Téhéran
  2. Qom
  3. Markazi
  4. Qazvin
  5. Gilan
  6. Ardabil
  7. Zanjan
  8. Azerbaijan-e-sharghi (de l'est)
  9. Azerbaijan-e-gharbi (de l'ouest)
  10. Kurdistan
  11. Hamedan
  12. Kermanshah
  13. Ilam
  14. Lorestan
  15. Khuzestan
  1. Chahar Mahaal-o-Bakhtiari
  2. Kohkiluyeh-o-Boyer Ahmad
  3. Bushehr
  4. Fars
  5. Hormozgan
  6. Sistan-o-Balouchestan
  7. Kerman
  8. Yazd
  9. Esfahan
  10. Semnan
  11. Mazandaran
  12. Golestan
  13. Khorasan-e-shomali (du Nord)
  14. Khorasan-e-razavi
  15. Khorasan-e-jonubi (du sud)
Image:IranNumbered.png

Les provinces (en persan : استان Ostān) sont gouvernés par une ville centrale, généralement la plus grande ville du province. Le gouverneur de province (en persan : استاندار Ostāndār) est nommé par le ministre de l'Intérieur.

Depuis 2004, la province du Khorassan est divisée en trois provinces, augmentant le nombre des provinces de 28 à 30.

[modifier] Géographie

Article principal : Géographie de l'Iran

L'Iran est le 16ème pays du monde en superficie. Sa taille est équivalente à celle du Royaume-Uni, de la France, de l'Espagne et de l'Allemagne réunies. Sa superficie est de 1 648 000 km²<ref name="CIA">(en) CIA World Factbook, 2006</ref>.

Le paysage iranien est dominé par plusieurs chaînes de montagnes qui séparent divers bassins et plateaux les uns des autres. La partie occidentale - la plus peuplée - est la plus montagneuse, avec des chaînes telles celles du Zagros et de l'Elbourz ; c'est dans cette dernière que se trouve le sommet le plus élevé de l'Iran, le Damāvand qui culmine à 5 607 m. Le plateau iranien est la zone située entre les chaînes de montagnes situées à l'est et à l'ouest du pays. La moitié orientale consiste essentiellement en une série de bassins désertiques inhabités (comme le Dasht-e Kavir) parsemés de rares lacs salés.

Le climat de l'Iran est principalement aride ou semi-aride et sub-tropical le long de la côte de la mer Caspienne. Dans la partie septentrionale du pays (la plaine côtière caspienne), les températures tombent rarement en dessous de O°C en hiver et restent humides toute l'année. Les températures estivales montent rarement au dessus des 29 °C, et la précipitation annuelle est de 680mm à l'est et de 1 700 mm à l'ouest. Dans l'ouest du pays, les régions habitées dans les vallées des Monts Zagros connaissent des températures plus clémentes, des températures moyennes en dessous de 0°C et de fortes chutes de neige. Les bassins orientaux et centraux sont très arides, avec moins de 200mm de précipitations annuelles et des températures estivales dépassant les 38°C. Les plaines côtières du golfe Persique ont des hivers tempérés, et des étés très chauds et très humides. Les précipitations y varient entre 135 et 355 mm.

L'Iran est dans une zone du globe sismiquement très peu stable et est régulièrement touchée par des tremblements de terre. Le 26 décembre 2003, un important tremblement de terre a frappé la région de Bam, dans le Sud du pays, détruisant ainsi les vestiges de l'Arg-é Bam (l'ancienne citadelle antique).

Voir aussi : Liste des îles d'Iran

[modifier] Démographie

Article principal : Démographie de l'Iran


La démographie iranienne a été complètement bouleversée au cours de XXe siècle. Elle est estimée à 70 millions en 2006 alors qu'elle était de 10 millions au début du siècle. Le taux de natalité a fortement chuté en Iran au cours de la dernière décennie. Il est passé de 5 enfants par femme à la fin des années 1970 à 1,82 aujourd'hui. Cependant, il apparaît que l'Iran a récemment commencé à un peu mieux contrôler son très fort taux de croissance démographique et de nombreuses études montrent que le taux de croissance démographique de l'Iran devrait baisser jusqu'à ce qu'il atteigne le niveau de remplacement et se stabilise vers 2050 (100 millions). La densité de la population est de 40 personnes par km². <ref>(en) IDB Summary Demographic Data for Iran, US Census Bureau, 24/08/2006 </ref> <ref>(en) « A New Direction in Population Policy and Family Planning in the Islamic Republic of Iran », Akbar Aghajanian, Asia-Pacific Population Journal, Vol. 10, No. 1 (1995), pp. 3-20 </ref> <ref>(en) Iran's population growth rate falls to 1.5 percent: UNFP, IRNA cité par payvand.com, 02/08/2004 </ref> Le taux d'urbanisation a aussi été bouleversé. On comptait près de 10% de la population urbanisée au début de XXe siècle. Ce taux est aujourd'hui de 69%. Le taux d'alphabétisation en Iran est de 80%.

L'Iran accueille une des plus grandes populations de réfugiés au monde, avec plus d'un million de réfugiés, la plupart d'Afghanistan et d'Irak. La politique officielle du gouvernement vise à rapatrier ces réfugiés. <ref>(en) Iran's Afghan refugees feel pressure to leave, Frances Harrison, BBC News, 1/11/2004 </ref> <ref>(en) IRAN: Extension of Afghan repatriation agreement under possible threat, 27/07/2005, IRIN News</ref> <ref>(en) Communiqué de presse, Special rapporteur on freedom of religion or belief concerned about treatment of followers of Bahá'í faith in Iran, Nations Unies, 20/03/2006, </ref>

La diaspora iranienne est estimée à plus de 3 millions de personnes qui ont émigré en Amérique du nord, en Europe de l'ouest et en Amérique du sud, la plupart après la révolution.

[modifier] Groupes ethniques

L'Iran est une mosaïque de plus de 80 "ethnies" différentes. La majorité des Iraniens parlent une langue du groupe indo-iranien et ils comprennent le persan. Les deux origines principales sont indo-européennes ou turques (Azéris ). Les principaux groupes ethniques sont les suivants : Persans (51%), Azéris (24%), Gilakis/Mazandaranis (8%), Kurdes (7%), Arabes (3%), Baloutches (2%), Lors (2%), Turkmènes (2%), Qashqais, Arméniens, Juifs iraniens, Assyriens, Géorgiens, Circassiens, Tats et autres.<ref>(en) The World factbook, CIA</ref>

[modifier] Religions

Articles détaillés : Chiisme duodécimain, Minorités religieuses en Iran et Liberté religieuse en république islamique d'Iran.

La plupart des Iraniens sont chiites duodécimains. L'islam chiite est la religion officielle d'Iran à laquelle 90% de la population appartient. L'Iran fait partie avec l'Irak, des seuls pays au Moyen Orient à avoir plus de 80% de non-sunnite dans sa population. 10% sont sunnites (la branche majoritaire dans le reste du monde musulman). Les autres minorités incluent les juifs, les baha'is, les chrétiens, les zoroastriens, les sabéens (ou mandéens) ou d'autres. Trois religions "révélées" autres que l'islam sont considérées comme officiellement reconnues par la constitution et disposent de leurs représentants au Parlement (Majles) : Les chrétiens, les juifs et les zoroastriens. La minorité sabéenne qui ne compte que quelques centaines de fidèles, et les plus de 300 000 Baha’is, durement persécutés sous tous les régimes iraniens, n’ont jamais été reconnus comme minorité religieuse. Les musulmans sunnites, minoritaires en Iran, ne disposent pas non plus de sièges réservés.

Selon l’article 14 de la constitution iranienne et conformément au verset du Coran <ref>Sourate LX ; 8</ref> « Dieu ne vous interdit pas de traiter avec bonté et droiture ceux qui n'ont pas lutté contre vous en raison de votre religion et qui ne vous ont pas expulsés de vos logements », le gouvernement se doit donc de respecter les droits humains des non-musulmans, tant qu’ils ne conspirent pas contre l’islam ou la république islamique d’Iran<ref name="constitution chapitre 3">(fr) Principe 19 de la loi fondamentale de l’Iran, Juripolis.com, consulté le 21 août 2006.</ref> <ref name="Leclerc ULaval">(fr) L’aménagement linguistique dans le monde, Jacques Leclerc, CIRAL (Centre international de recherche en aménagement linguistique), Université Laval (consulté le 21 août 2006)</ref>. Les représentants des minorités religieuses ont confirmé que l'enseignement de leur religion était assuré et respecté tant dans les écoles publiques que dans les écoles propres aux minorités<ref name="Amor1996" />. Cependant, peu après la révolution iranienne, le gouvernement a créé un bureau des minorités (religieuses) afin de les surveiller (et de les contrôler). En 1993, le Majles (parlement) adopte une loi rendant obligatoire la mention de la religion sur les cartes d’identité, ce qui permet au gouvernement de contrôler plus facilement les minorités. Une des conséquences est l’éviction des chrétiens des services publics, des écoles, de l’armée et d’autres institutions de l’État. D'après le rapport de Abdelfattah Amor, « Outre le non-accès aux postes gouvernementaux, il apparaît que les minorités ne peuvent accéder professionnellement à l'armée et à la justice et seraient limitées dans leur plan de carrière dans le reste de l'administration, sauf cas exceptionnels. »<ref name="Amor1996">(fr) Rapport présenté par Abdelfattah Amor, Commission des droits de l'homme des Nations Unies, 9 février 1996 (réf.E/CN.4/1996/95/Add.2) (consulté le 4/11/2006)</ref>.

[modifier] Économie

Économie de l'Iran
Monnaie Rial iranien (IRR)
Année Fiscale 21 mars - 20 mars
Organisations commerciales OPEC, OMC (observateur)
Statistiques
PIB rang 20ème (est.2005) [1]
PIB (par PPA) 551,6 milliards USD (est. 2005)
Croissance du PIB 4.8% (est. 2005)
PIB par habitant USD8100 (est. 2005)
PIB par secteur agriculture (11.8%), industrie (43.3%), services (44.9%) (est. 2005)
Inflation 16% (est. 2005)
Population sous le seuil de pauvreté 40% (est. 2002)
Population active 23,68 millions; note: manque de main d'oeuvre qualifiée (est. 2005)
Population active par secteur agriculture (30%), industrie (25%), services (45%) (est. 2001)
Chômage 11.2% ( est. 2004)
Principales industries pétrole, pétrochimie, textiles, ciment et autres matériaux de construction, transformation alimentaire (particulièrement raffinage de sucre et production d'Huile végétale), métallurgie, armement
Partenaires commerciaux
Exportations 55,42 milliards USD FOB (est. 2005)
Principaux partenaires Japon 18.4%, Chine 9.7%, Italie 6%, Afrique du Sud 5.8%, Corée du Sud 5.4%, Taïwan 4.6%, Turquie 4.4%, Hollande 4% (2004)
Importationss 42,5 milliards USD FOB (est. 2005)
Principaux partenaires Allemagne 12.8%, France 8.3%, Italie 7.7%, Chine 7.2%, EAU 7.2%, Corée du Sud 6.1%, Russie 5.4% (2004)
Finances Publiques
Dette publique 139,51 milliards USD(27% du PIB) (est. 2004)
Dette externe 16,94 milliards USD (est. 2005)
Revenus 48,82 milliards USD (est. 2005)
Dépenses 60,4 milliards USD, incluant les dépense en capital de 7,6 milliards USD (est. 2005)
Aide économique 408 millions USD (est. 2002)
edit
Article principal : Économie de l'Iran


L'Iran est le 4ème plus important producteur de pétrole au monde et le 2e exportateur de pétrole de l'OPEP et dispose de la deuxième plus grande réserve en gaz naturel dans le monde, après la Russie. L'Iran est fondateur et membre de l'OPEP. L'OPEP a été crée par le Shah d'Iran dans les années 1970. C'est le pétrole qui a permis à l'Iran un rapide développement économique dans les années 1970. Il représente encore aujourd'hui plus de 80% des recettes à l'exportation. Les revenus pétroliers du pays s'élevaient officiellement à 46,6 milliards de dollars en 2005<ref>’’Le Monde, dossiers et documents’’, n°352, avril 2006, page 1</ref>, 12 milliards selon l'opposition au régime en France <ref>http://www.iran-resist.org/article1351 Iran-resist : Pétrole : L’économie iranienne est un château de cartes, 20.01.2006 </ref> . L'Iran prévoirait l'ouverture d'une bourse iranienne du pétrole notamment ouverte à l'euro.

L'Iran et Oman contrôlent le détroit d'Ormuz (dans le Golfe Persique) par lequel transitent 20% du trafic pétrolier mondial.

L'économie iranienne combine un système de planification centrale et de fortes participations de l'État dans le pétrole et les grandes entreprises (industrie lourde, biens de consommation...) avec une agriculture villageoise et des petits commerces. Le gouvernement actuel poursuit le plan de réformes du marché commencé par le gouvernement précédent et a annoncé qu'il continuerait la politique de diversification de l'industrie du pétrole.

En 1996, des cours du pétrole favorables ont soulagé les pressions financières qui pesaient sur l'Iran et permis à Téhéran de régler ses dettes. La situation financière de l'Iran s'est durcie en 1997 et aggravée en 1998 en raison de la baisse des cours du pétrole.

La nouvelle hausse des cours pétroliers depuis 1999-2000 a permis à l'économie iranienne de respirer à nouveau, mais elle n'a pas suffit à résoudre les problèmes économiques structurels de l'Iran.

En 2005, la banque centrale iranienne a dit que les dettes iraniennes à court terme étaient de 10 milliards de US$ et celles à long et moyen terme se chiffraient à 6,5 milliards de US$.

Son économie a vu une diversification dans le domaine de la production automobile, navale, aérospatiale, technologie nucléaire et dans la fabrication de produits électroniques de pointe. l'Iran possède aussi une industrie de la défense, pharmaceutique et biotechnologique.

L'Iran exporte principalement vers le Japon (18%), la Chine (9%), l'Italie, l'Afrique du Sud, la Corée du Sud. Il importe d'Allemagne (13%), de France (8%) et de Chine (7%).

Le pays était obligé d'importer 60% de son carburant raffiné car les raffineries locales ne pouvaient subvenir à ses besoins. Les 10 pays fournisseurs d’essence automobile de Téhéran en 2006 sont les Émirats arabes unis, l’Arabie Saoudite, l’Inde, la Turquie, le Koweït, le Turkménistan, le Soudan, l’Azerbaïdjan, les Pays-Bas et la France.

Depuis juillet 2006, le pays n'est plus obligé d'importer du carburant raffiné. En effet, la compagnie pétrolière Total a modernisé les raffinerie de pétrole d'Iran d'(Abadan, Téhéran, Ahvaz, Khorramshahr) et grâçe à cela, l'Iran a retrouvé son autonomie. Le 3 Août 2006, l'Iran et l'Irak ont signé un protocole d'accord pour que l'Irak envoie en Iran du pétrole brut pour qu'il soit raffiné en Iran. En échange, l'Iran garde 15% du pétrole raffiné<ref>Bahrein News Agency 13 août 2006 (consulté le 28 août 2006)</ref>.


Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) Logotype de l'OPEP
Algérie | Indonésie | Iran | Iraq | Koweit | Libye | Nigeria | Qatar | Arabie saoudite | Émirats arabes unis | Venezuela


[modifier] Culture

Article principal : Culture de l'Iran


L'Iran a une longue histoire artistique, musicale, poétique, philosophique, de traditions et d'idéologies. Beaucoup d'Iraniens pensent que leur culture est la seule et unique raison ayant permis à leur civilisation de survivre à des milliers d'année de perturbations.

La quête de justice sociale et d'équité est une partie importante des caractéristiques de la culture iranienne. Le respect des anciens et l'hospitalité aux étrangers est aussi partie intégrante de cette étiquette iranienne.

[modifier] Mythologie

Article détaillé : Mythologie persane.

La mythologie perse est à la fois très voisine et profondément différente de la mythologie de l'hindouisme. Elle en est très voisine parce que les Iraniens sont, de tous les peuples indo-européens, celui dont la langue a le plus d'affinité avec le sanscrit et aussi celui qui est resté avec les Aryens de l'Inde en relations les plus fréquentes. Elle en est profondément différente, parce que la religion des anciens Perses acquit de bonne heure un caractère beaucoup plus moral que mythologique.

Le nouvel an Iranien (Norouz) est célébré le 21 mars, premier jour du Printemps. Norouz a été nominé en tant que Patrimoine Oral et Immatériel de l’Humanité de l'UNESCO en 2004. <ref>http://www.payvand.com/news/04/jul/1090.html</ref>

[modifier] Littérature

Article principal : Littérature persane
که ایران بهشت است یا بوستان
همی بوی مشک آید از دوستان
"Que quelqu'un pense à l'Iran comme Eden ou comme Jardin,
L'odeur du musc de l'ami, du compagnon, abonde ici bas."
--Firdawsi
همه عالم تن است و ایران دل
نیست گوینده زین قیاس خجل
"L'Iran est le cœur et l'univers le corps,
De cette parole, le poète ne ressent humilité ni remords."
--Nizami

Les travaux subsistants écrits en langues persanes (comme le vieux-persan ou le moyen-persan) remontent aussi loin qu'en 650 av JC, la date des inscriptions Achéménides les plus anciennes retrouvées. L'essentiel de la littérature persane, cependant, remonte à la période de la