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Indonésie

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Republik Indonesia
Indonésie (fr)
Image:Flag of Indonesia.svg Image:Coat of Indonesia.png
(Détails) (Détails)
Devise nationale : Bhinneka Tunggal Ika
(javanais : l’unité dans la diversité)
Image:LocationIndonesia.png
Langues officielles Indonésien
Capitale Jakarta
Plus grande ville Jakarta
Gouvernement
 - Président
République
Susilo Bambang Yudhoyono
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 15e
1 919 440 km²
4,85 %
Population
 - Totale (2006)
 - Densité
Classé 4e
245 452 739 hab.
119 hab./km²
Indépendance
 - Proclamée
 - Reconnue
Des Pays-Bas
17 août 1945
18 novembre 1946
Gentilé Indonésien, indonésienne
Monnaie rupiah (IDR)
Fuseau horaire UTC +7 à +9
Hymne national Indonesia Raya
Domaine internet .id
Indicatif
téléphonique
+ 62

La République d’Indonésie (Republik Indonesia) est née en 1945 avec l’indépendance des Indes néerlandaises. C'est le plus grand archipel du monde, situé entre la péninsule d’Asie du Sud-Est et l’Australie d'une part, les océans Indien et Pacifique d'autre part.

L’Indonésie est une nation pluri-linguistique. La langue officielle est l’indonésien (bahasa Indonesia), qui est en fait du malais. De nombreuses langues régionales sont utilisées, comme le javanais (parlé par environ 80 millions de personnes), le sundanais (près de 35 millions) et le madurais (près de 17 millions).

L’Indonésie est aussi une nation pluri-religieuse. L'islam est la religion de la majorité des Indonésiens, ce qui fait que l'Indonésie a la plus importante population musulmane du monde. Il y a aussi des bouddhistes, chrétiens et hindouistes, ainsi qu'un petit nombre de confucianistes, essentiellement des Indonésiens d'origine chinoise. Enfin, de nombreuses croyances et pratiques antérieures à ces « grandes » religions sont toujours vivantes et font partie de la vie de la plupart des Indonésiens.

Sommaire

[modifier] Histoire

Image:Searchtool.svg Voir l’article Histoire de l'Indonésie.

La République d’Indonésie est née avec la proclamation par Soekarno et Hatta, le 17 août 1945, de l’indépendance des Indes néerlandaises. Les frontières du territoire actuel n’ont été atteintes qu’en 1908, au terme d’un processus de soumission par les Hollandais de différents États locaux et territoires qui avait commencé en 1605. Voici quelques étapes historiques :

  • 3 000 av. J.-C : migrations du littoral de la Chine du Sud vers Taiwan de populations austronésiennes
  • 2 000 av. J.-C. : migrations d'Austronésiens de Taiwan vers les Philippines, et de là vers Célèbes, Timor et les autres îles de l'archipel indonésien (voir aussi : Peuplement de l'Océanie)
  • Objets de bronze liés à la culture Dong Son du Vietnam (Xe-Ier siècles av.J.C.).
  • IIIe siècle avant J.-C.-IIIe siècle après J.-C. : le Ramayana parle de Suvarnadvipa, "l'île de l'or (sans doute Sumatra) etYavadvipa, "l'île du millet" (c'est-à-dire Java)
  • Ier siècle après Jésus Christ : réseau de cités-États portuaires qui commercent avec l’Inde et la Chine. Ptolémée (vers 90-168 J.-C.) mentionne dans La géographie une Chersonèse d'Or ou "péninsule de l'or" (peut-être Sumatra)
  • 400-450 après J.-C. : inscriptions en écriture pallava à Kutai (Kalimantan Est) et Java Ouest
  • VIIIe-XIIIe siècles : Sriwijaya (sud de Sumatra) puissance dominante, Java grenier à riz de l’archipel
  • XIVe-XVe siècles : Majapahit (est de Java) principale puissance de l’archipel
  • XVe siècle : fondation de Malacca, plus grand port de la région, début de la diffusion de l’islam à travers l’archipel
  • 1511 : prise de Malacca par les Portugais
  • 1619 : prise de Jayakarta par les Hollandais, qu'ils rebaptisent Batavia
  • 1641 : les Hollandais prennent Malacca aux Portugais
  • XVIIe-XVIIe siècles : soumission du royaume de Gowa (sud de Célèbes), guerres de successions à Java
  • 1815 : Le drapeau français de Napoleon flotte sur Batavia (Djakarta)
  • 1824 : Traité de Londres entre les Anglais et les Hollandais. Le contrôle des territoires revendiqué par les Européens au sud de Singapour revient aux Hollandais
  • 1825-30 : Guerre de Java
  • XIXe siècle : début de l’exploitation économique de Java, soumission des autres États indigènes
  • 1908 : fin de la conquête de Bali, fin officielle de la guerre d'Aceh.
  • Début du XXe siècle : naissance et essor du mouvement nationaliste
  • 1942 : débarquement des Japonais dans les Indes néerlandaises
  • 1945 : proclamation de l'indépendance, Soekarno nommé premier président
  • 1945-49 : confrontation militaire et diplomatique avec les Pays-Bas
  • 1949 : transfert de la souveraineté sur le territoire des Indes Néerlandaises du Royaume des Pays-Bas à la République d’Indonésie
  • Années 1950 : nombreuses rébellions séparatistes
  • 1955 : premières élections parlementaires, Conférence de Bandung
  • 1965 : coup d’État manqué par des officiers de gauche, dissolution du Parti communiste indonésien (PKI), entre 500 000 et 1 million de personnes massacrées, prise du pouvoir par le général Soeharto
  • 1997 : crise financière asiatique
  • 1998 : démission de Soeharto, son vice-président B. J. Habibie devient président
  • 1999 : premières élections démocratiques depuis 1955, Abdurrahman Wahid ("Gus Dur") président
  • 2001 : destitution de Gus Dur, Megawati Soekarnoputri présidente
  • 2004 : première élection présidentielle au suffrage direct, Susilo Bambang Yudhoyono président.

Voir aussi : Sriwijaya ~ Singasari ~ Majapahit ~ Mataram

[modifier] Politique

Image:Jakarta farmers protest45.jpg

Image:Searchtool.svg Voir l’article Politique en Indonésie.

Depuis un amendement de 2004 à la constitution indonésienne, le pouvoir législatif est détenu par le Majelis Permusyawaratan Rakyat ("Assemblée Délibérative du Peuple") ou MPR, constitué du :

  • Dewan Perwakilan Rakyat ("Conseil Représentatif du Peuple") ou DPR, dont les 550 membres sont élus au suffrage direct pour 5 ans dans un système globalement proportionnel et du
  • Dewan Perwakilan Daerah ("Conseil Représentatif des Régions") ou DPD, dont les membres sont élus au suffrage direct pour 5 ans à raison de 4 par province ou territoire spécial. Le nombre total de membres du DPD (actuellement 128) ne peut pas dépasser le 1/3 de celui du DPR.

Le pouvoir exécutif est détenu par le président de la République, élu au suffrage direct pour 5 ans.

Le pouvoir judiciaire est détenu par la Cour Suprême ou Mahkamah Agung.

L’Indonésie est membre de l’ASEAN (Association des nations d’Asie du Sud-Est).

Le second tour de l'élection présidentielle du 20 septembre 2004 opposait la présidente sortante Megawati Soekarnoputri, du PDI-P au général à la retraite et ancien ministre Susilo Bambang Yudhoyono dit SBY du Parti démocrate. Avec une participation d’environ 80 % (soit 155 millions d’électeurs), Yudhoyono confirme son avance du premier tour et sera bientôt investi président avec Yusuf Kalla au poste de vice-président.

L'île touristique de Bali a été frappée à deux reprises par des attentats: le 12 octobre 2002, dans la ville de Kuta, 202 personnes ont été tuées et 209 autres blessées. La plupart des victimes étaient des touristes étrangers, principalement australiens. En août 2004, le chef de l'organisation Jamaah Islamiyah, un groupe cité comme étant lié à Al-Qaïda et souvent accusé d'être l'instigateur de cette attaque, a été inculpé pour avoir « organisé ou motivé des personnes afin de perpétrer des actes terroristes » ou « fourni de l'assistance ou facilité la réalisation d'un acte terroriste » dans le cadre des attentats de l'hôtel Marriott de Jakarta et de l'attaque de Bali.

Le 1er octobre 2005, des explosions ont tué 27 personnes et en ont blessé une centaine, sur la plage de Jimbaran et dans le centre-ville de Kuta.

[modifier] Divisions administratives

Image:Searchtool.svg Voir l’article Provinces d'Indonésie.

Actuellement (2006), l'Indonésie est divisée en 30 provinces (propinsi) et 2 territoires spéciaux :

  • Le Daerah Khusus Ibukota Jakarta, territoire spécial de la capitale.
  • Le Daerah Istimewa Yogyakarta, territoire de l'ancien royaume du même nom, qui doit son statut spécial au rôle joué par son sultan, Hamengku Buwono IX, lors du conflit qui a opposé de 1945 à 1949 la République d'Indonésie indépendante à l'ancienne puissance coloniale et

Depuis la démission de Soeharto, de nombreuses régions d'Indonésie réclament le statut de province sur la base d'arguments historiques ou culturels. Les provinces actuelles sont :

[modifier] Géographie

Image:Searchtool.svg Voir l’article Géographie de l'Indonésie.

Les 17 000 îles de l’Indonésie (dont 6 000 inhabitées) sont réparties autour de l’équateur donnant à ce pays un climat tropical.

Les plus grandes îles sont Java où habite près de 60 % de la population, Sumatra, Bornéo (qui est partagée avec la Fédération de Malaisie), la Papouasie occidentale (Papua, auparavant appelée Irian Jaya, qui correspond à la moitié ouest de l’île de Nouvelle-Guinée) et Célèbes.

L’île de Roti, située dans la province de Nusa Tenggara Est et à 170 km du territoire australien des îles Ashmore et Cartier, est la terre la plus méridionale de l’Indonésie (cette situation entraîne notamment des conflits entre la pratique traditionnelle de la pêche et le droit international).

L’Indonésie se situe dans une zone de friction tectonique, sur la ceinture de feu du Pacifique. Près de l'ile de Sulawesi se connectent 3 plaques (Pacifique, Philippines, Indo-Australie) et le bloc de Sunda (qui se meut indépendamment de l'Eurasie). Cela explique que cette zone volcanique soit la plus active du monde avec environ cent trente volcans en activité, dont un certain nombre dans l'archipel (par exemple le célèbre et disparu Krakatoa). Les tremblements de terre sont donc fréquents et souvent suivis de tsunamis. Le tsunami du 26 décembre 2004 a fait, d'après le bilan provisoire du 19 janvier 2005, au moins 166 320 morts.

Il existe deux saisons : la sèche (qui est humide malgré tout) de mai à octobre et la pluvieuse de novembre à avril. Si la température oscille entre 25 et 35°C au niveau de la mer, elle perd en altitude 2°C tous les deux cents mètres, et l'on trouve ainsi des montagnes couvertes de neiges éternelles en Indonésie.

[modifier] Économie

Image:Searchtool.svg Voir l’article Économie de l'Indonésie.

La crise financière asiatique de 1997 a entraîné une grave crise économique en Indonésie, qui s'est traduite par une chute de 13,1 % du PIB en 1998.

En 2004, année où Susilo Bambang Yudhoyono est élu président, le PIB a affiché une croissance de 5,1 %. L’estimation pour 2005 est de 5,4 %. L’Indonésie semble avoir renoué avec une certaine croissance mais n’a pas encore retrouvé le rythme soutenu des années 1990.

[modifier] Population

L'essentiel du peuplement de l'Indonésie provient de migrations qui ont eu lieu vers 2 000 avant J.-C. à partir des Philippines.

Héritage de l'histoire, de nombreux citoyens indonésiens appartiennent à des groupes allogènes. L'administration coloniale répartissait la population des Indes néerlandaises en trois groupes : Européens, inlanders (« indigènes ») et vreemde oosterlingen (« Orientaux étrangers »). Ce dernier groupe comportait notamment les Arabes, les Indiens et surtout les Chinois. L'existence de communautés chinoises musulmanes dans les ports javanais est attestée dès 1400..

Le recensement de 2000 indique une population indonésienne de 206 265 000. On observe un ralentissement de la croissance de la population, dont le taux annuel moyen est de 2,4 % sur la période 1971-1980, de 2 % pour 1980-90, 1,7 % pour 1990-1995 et 1,15 % pour 1995-2000.

Image:Searchtool.svg Voir l’article Démographie de l'Indonésie.

Après une épidémie de dengue en 2004, l'Indonésie a été placée au centre de l'actualité en 2005 à cause du virus H5N1 de la grippe aviaire : la grippe aviaire en Indonésie inquiète les experts.

Image:Searchtool.svg Voir l’article Chinois d'Indonésie.

[modifier] Religions et croyances

Le premier des Pancasila (« cinq principes ») qui constituent l'idéologie de l’État indonésien est la croyance en un Dieu unique. L'article 29 de la constitution de 1945 garantit la liberté de culte et n'accorde de préséance à aucune religion.

Une loi promulguée en 1969 par le régime Soeharto stipule que les religions dont se réclament une grande partie des Indonésiens sont l'islam, le protestantisme (agama Kristen en indonésien), le catholicisme, l'hindouisme, le bouddhisme et le confucianisme. En 1974, le ministre de l'intérieur avait émis un décret ne laissant le choix aux Indonésiens, pour remplir leur formulaire de demande de carte d'identité, qu'entre cinq religions : l'islam, le protestantisme, le catholicisme, l'hindouisme ou le bouddhisme. Considérant qu'il était contraire à l'article 29 de la constitution, le président Abdurrahman Wahid (dit « Gus Dur ») a annulé ce décret.

Quelle que soit leur religion « officielle », les Indonésiens adhèrent souvent à des croyances et des pratiques antérieures à l'arrivée des « grandes » religions. On pourrait les qualifier de « religions traditionnelles ». La plus répandue de ces religions traditionnelles est le kejawen ("javanisme") à Java. Mais on peut aussi citer les bissu, prêtres travestis auxquels les Bugis du sud de l'île de Célèbes font régulièrement appel pour des rituels liés à la fertilité et aux divinités agraires.

[modifier] Bouddhisme et hindouisme

On commence à avoir une idée des circonstances qui ont amené à l'adoption de concepts et de modèles culturels et religieux indiens par les Indonésiens.

Image:Searchtool.svg Voir l’article Culture indienne en Indonésie.

Le plus ancien vestige bouddhique trouvé en Indonésie est une statue de Bouddha en bronze de style Amaravati de l'ouest de l'île de Célèbes datant du IIIe ou IVe siècle. A Sumatra même, on a trouvé plusieurs sites de vestiges bouddhiques dans la province de Riau, notamment à Muara Takus, et dans la province de l'archipel de Riau, une inscription sur l'île de Karimun. A Java, on trouve de nombreux monuments bouddhiques, dont le fameux Borobudur. Le Nagarakertagama, un poème épique écrit en 1365, dit du roi Hayam Wuruk de Majapahit qu'"il est Shiva et Bouddha".

Le bouddhisme et l’hindouisme ont été les religions officielles de nombreux royaumes dans l'archipel, où ils coexistaient. Aujourd'hui, il n'y a plus que dans l'île de Bali que l’hindouisme soit encore majoritaire. Il est aussi toujours présent dans certaines régions de Java, alors que les derniers princes hindous de Java se sont convertis à l'islam en 1770. Quant au bouddhisme, on le retrouve essentiellement chez les Indonésiens d'origine chinoise. Comme le régime de Soeharto ne reconnaissait pas le confucianisme comme religion et qu'il obligeait les Indonésiens à en mentionner une dans leur demande de carte d'identité, l'étiquette de "bouddhiste" permettait aux Chinois confucéens de remplir les formulaires. Il y a aussi des Javanais bouddhistes.

[modifier] Islam

On ne peut pas dater l'arrivée de l'islam en Indonésie. Faisant escale dans le nord de Sumatra en 1292, Marco Polo note que le souverain local est musulman. Tomé Pires, qui vit à Malacca de 1512 à 1515, écrit que les princes de Sumatra sont tous musulmans.

Quand on parle de religion, il faut avoir à l'esprit que celle-ci est observée par les souverains et leur entourage immédiat. La population, notamment dans les campagnes, est imprégnée de croyances et pratique des rites antérieurs à l'arrivée du bouddhisme, de l'hindouisme et de l'islam. Dans le cas de l'islam, on voit qu'entre la date de 1082 pour la stèle de Leran et celle de 1770 pour la conversion du dernier prince hindou de Blambangan, sa diffusion est un long processus, d'autant plus qu'il y a toujours aujourd'hui des populations javanaises restées hindoues.

Image:Searchtool.svg Voir l’article Islam en Indonésie.

[modifier] Christianisme

La présence d'un évêché nestorien est attestée au VIIe siècle à Barus (côte ouest de la province de Sumatra Nord), mais il ne semble pas s'être maintenu. Le christianisme arrive vraiment avec les Européens, qui aux XVIe siècle et XVIIe siècles, forcent les habitants des Moluques à se convertir. À Java, les chrétiens sont surtout dans les villes, où résident les Hollandais. Au cours du XIXe siècle, des Javanais diffusent un christianisme rural lié au défrichement dans une île encore couverte de forêts.

[modifier] Confucianisme

Un certain nombre d'Indonésiens d'origine chinoise continuent de pratiquer les rites confucéens. Un décret présidentiel émis par Gus Dur en 2000 a également annulé l'interdiction de la pratique du confucianisme et l'a reconnu comme religion. Le Nouvel An chinois (Imlek) est désormais un jour férié reconnu en Indonésie.

[modifier] Autres religions

Enfin, il existe encore une synagogue à Surabaya, autour de laquelle survit une minuscule communauté juive d'origine irakienne.

En outre, les Indonésiens continuent d'adhérer à des croyances et à pratiquer des rituels antérieurs aux « grandes » religions.

[modifier] Langues

[modifier] L'indonésien, langue officielle

La langue officielle, l’indonésien (Bahasa Indonesia), est en fait le malais, qui s'est enrichi depuis l'indépendance, dans le contexte dynamique et créateur d'une nation diverse et encore jeune, notamment par des apports des langues régionales. L'indonésien n'est la première langue que pour une petite majorité. Pour une grande partie des Indonésiens, la langue régionale est en effet encore la première langue.

À l'époque coloniale, les Hollandais parlaient malais pour s'adresser aux indigènes. Langue de marins et de commerçants, le malais était devenu, avec l'essor au XVe siècle du sultanat de Malacca sur la péninsule malaise, la langue d'échange dans les ports de l'archipel. L'île vietnamienne de Poulo Condor par exemple (Con Dao en vietnamien), sinistrement célèbre pour avoir abrité un bagne pendant l'époque coloniale française, porte un nom d'origine malaise, puisque pulau veut dire « île ».

Le malais est aussi la langue nationale de la Fédération de Malaisie, où son nom officiel est « malaisien » (bahasa Malaysia), du sultanat de Brunei, et une des langues officielles de la République de Singapour.

Image:Searchtool.svg Voir les articles Indonésien et Malais.

[modifier] Les langues régionales

La majorité des Indonésiens ont encore comme première langue une langue régionale (bahasa daerah). Le malais est d'ailleurs la langue régionale des habitants de la côte est de Sumatra, de l'archipel de Riau et des côtes ouest et sud de l'île de Bornéo.

Si l'on exclut la province de Papua (moitié occidentale de la Nouvelle-Guinée) et quelques enclaves dans les Moluques, les langues d'Indonésie appartiennent à la famille austronésienne.

En Papua, les linguistes identifient quelque 250 langues, qui ne sont pas toujours apparentées entre elles et que faute de mieux, on regroupe sous le terme de « langues papoues ». Cette diversité s'explique par l'isolement dans lequel vivent les différentes communautés. Ces populations sont arrivées il y a 60 000 ans, donc bien avant les Austronésiens.

Image:Searchtool.svg Voir l’article Austronésien.

[modifier] Cultures traditionnelles

Les différents groupes ethniques d'Indonésie possèdent chacun une riche tradition, que ce soit dans le domaine de l'artisanat, de l'architecture, de la danse ou de la musique.

Le régime de Soeharto s'est efforcé de construire des « cultures régionales » (kebudayaan daerah) sur la base des provinces. Cette action créait des artifices comme la « culture de Java Ouest », la « culture de Kalimantan Est », la « culture de Célèbes Nord » etc., sans tenir compte d'une réalité culturelle plus complexe. Une même province peut abriter différentes cultures traditionnelles, comme Java Ouest, où on peut au moins distinguer, si l'on se limite au critère linguistique, une culture Banten, une culture Betawi (Jakartanais « autochtones »), une culture Sunda, une culture Cirebon. Inversement, une même culture peut couvrir plus d'une province, comme la culture malaise, qu'on trouve dans les provinces de Sumatra Nord, Riau et Jambi à Sumatra, et Kalimantan Ouest et Sud à Bornéo.

Depuis la démission de Soeharto en 1998 et surtout l'ouverture intellectuelle et culturelle initiée par le président Abdurrahman Wahid, diverses régions d'Indonésie essaient de promouvoir leur culture traditionnelle, en ne prenant plus comme référence le cadre administratif mais tout simplement le nom de l'« ethnie », comme l'institut de la culture Minahasa, principale ethnie de la province de Sulawesi Nord. Cette politique trouve un cadre favorable avec la loi sur l'autonomie des régions promulguée en 1999.

Voir Java, Sunda et les différentes provinces d'Indonésie

[modifier] La musique

La musique de Indonesia est tres riche et varié. La musique Indonesienne du genre traditionnel plus célébré est le gamelan, qui est joué par une ensemble des instruments percussion metallique. Dans le genre pop, le dangdut est le plus populaire. Dans le genre folk, il y a aussi le kroncong et le gambus.

[modifier] Le théâtre

Image:Searchtool.svg Voir les articles Théâtre d'Indonésie et Wayang kulit.

[modifier] La littérature

[modifier] Culture contemporaine

Image:Searchtool.svg Voir l’article Culture indonésienne.

[modifier] Cuisine

Image:Searchtool.svg Voir l’article Cuisines d'Indonésie.

[modifier] Autres sujets

[modifier] Sources

Image:Searchtool.svg Voir l’article Bibliographie Indonésie.

[modifier] Voir aussi

Une catégorie de Wikimedia Commons propose des documents multimédia sur l'Indonésie.

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes


Provinces et régions spéciales d'Indonésie

Provinces : Bali · Bangka-Belitung · Banten · Bengkulu · Gorontalo · Îles Riau · Jambi · Java central · Java occidental · Java oriental · Kalimantan central · Kalimantan occidental · Kalimantan oriental · Kalimantan du Sud · Lampung · Moluques · Moluques du Nord · Nusa Tenggara occidental · Nusa Tenggara oriental · Papouasie · Riau · Sulawesi central · Sulawesi Nord · Sulawesi occidental · Sulawesi Sud · Sulawesi du Sud Est · Sumatra du Nord · Sumatra du Sud · Sumatra occidental

Régions spéciales : Aceh · Yogjakarta
District spécial : Jakarta
Pays d’Asie

Asie centrale
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Afghanistan  Kazakhstan  Kirghizistan  Ouzbékistan  Russie ¹  Tadjikistan  Turkménistan

Asie de l’Est
110px

Chine  Corée du Nord  Corée du Sud  Mongolie  Japon

Moyen-Orient
(Asie occidentale)
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Arabie saoudite  Arménie ¹  Azerbaïdjan ¹  Bahreïn · Égypte ¹  Émirats arabes unis  Géorgie ¹  Iran  Iraq  Israël  Jordanie  Koweït  Liban  Oman  Qatar  Syrie  Turquie ¹  Yémen

Asie du Sud-Est
110px

Birmanie (Myanmar)  Brunei  Cambodge  Indonésie ¹  Laos  Malaisie  Philippines  Singapour  Thaïlande  Timor oriental ¹  Viêt Nam

Asie du Sud
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Bangladesh  Bhoutan  Inde  Maldives  Népal  Pakistan  Sri Lanka

Autres entités
politiques

Autorité palestinienne  République de Chine (Taïwan)

¹ partiellement asiatique
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