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Histoire de la Bretagne

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La Bretagne est une péninsule à l'extrême ouest de la France. Le premier à l'évoquer par écrit est Jules César<ref>César, Commentaires sur la Guerre des Gaules</ref>. Elle est alors peuplée de Celtes. Mais ce sont d'autres Celtes, venus de Grande-Bretagne, qui lui donnent son nom : les Bretons.

Sommaire

[modifier] Préhistoire

[modifier] Antiquité

Image:Searchtool.svg Voir l’article Armorique.

À l'époque gauloise, on ne parle pas encore de Bretagne. Le territoire de l'actuelle Bretagne fait partie de l'Armorique, vaste fédération de peuples gaulois réunis sous l'appellation Confédération armoricaine s'étendant de Pornic près de Nantes à Dieppe au nord du pays de Caux. On y retrouve les départements actuels de la Loire-Atlantique, du Morbihan, d'Ille-et-Vilaine, du Finistère et des Côtes-d'Armor, plus la quasi totalité de la Normandie actuelle avec son littoral depuis le Mont-Saint-Michel, le Cotentin jusqu'au pays de Caux (départements de la Manche,de l'Orne, du Calvados, de l'Eure et de la Seine-Maritime) plus l'Anjou avec la Sarthe, la Mayenne et leurs territoires limitrophes. Pas d'identité donc entre l'Armorique et la Bretagne, malgré la confusion qui est faite fréquemment.

Jules César s'exprime ainsi :

« 

(…) Toutes les cités armoricaines voisines de l'Océan qui se donnent le nom d'Armoricains (Aremorici) et au nombre desquels figurent les Coriosolites, les Redones, les Ambibares, les Calètes, les Osismi, les Vénèti, les Unelli, devaient fournir 6000 hommes. » César, Guerre des Gaules, VII, p.35</blockquote>

L'Armorique était peuplée de plusieurs nations celtes (voir article détaillé) dont les Vénètes - celtique Veneti, qui ont impressionné César :

« 

Par leur marine considérable, leur supériorité nautique bien reconnue et leurs relations commerciales avec l'Île de Bretagne, les Vénètes étaient devenus un peuple très puissant, dont l'autorité s'étendait au loin sur tout le littoral de la Gaule et de la Bretagne insulaire. Ils possédaient un petit nombre de ports situés sur cette mer ouverte et orageuse à de grandes distances les uns des autres et rendaient tributaires presque tous les navigateurs obligés de passer dans leurs eaux » César, Guerre des Gaules, III, 8</blockquote>

Les Vénètes, puissante et influente cité maritime de commerçants et de marins, comme plus tard Venise ou Saint Malo, avaient une forte organisation, étaient dotés d’un Sénat et avaient notamment une flotte importante pour commercer avec les îles britanniques et l'Italie dont elle diffusait le vin et l'huile(que les Romains convoyaient en Armorique depuis Bordeaux), en Armorique et en Bretagne insulaire à partir de Vannes et de l'actuelle région malouine, notamment à Hengistbury Head non loin de Bournemouth dans le Dorset actuel) et à qui elle vendait entre autres productions les salaisons et les charcuteries armoricaines déjà bien connues et appréciées à Rome et l'étain, le plomb et le cuivre de la grande île. Les Vénètes-Veneti- résidaient dans le Morbihan actuel et donnèrent leur nom à la ville de Vannes ; ils portent curieusement le même nom (Vénètes) que le peuple qui fonda une autre puissante cité commerçante et maritime : Venise.

« 

Les Pictons étaient hostiles aux Vénètes comme on peut le déduire de leur liaison avec le proconsul Jules César dès sa première campagne (César, Guerre des Gaules, VIII,26.) et des navires construits ou fournis aux Romains par eux, par les Santons et d'autres peuples gaulois pour leur faciliter la ruine des Vénètes. » César, Guerre des Gaules, III, 11</blockquote> En 56 av. J.-C., les navires de Jules César fournis par d'autres peuples gaulois détruisent la flotte vénète au cours de la bataille du Morbihan. Le parlement est passé par les armes et les femmes et les enfants vendus comme esclaves.

Toutes les cités armoricaines (à l'époque romaine, la cité est la circonscription administrative correspondant au territoire d'un peuple) ont le statut de colonies stipendiaires.

En 380, les Romains donnèrent le nom de "Tractus Armoricanus et Nervicanus" à un grand commandement militaire s'étendant de la Gironde au Pas de Calais et embrassant un groupe considérables de peuples, dont beaucoup avaient été jadis membres de la Confédération armoricaine.

[modifier] Haut Moyen Âge

Image:Searchtool.svg Voir l’article l'Armorique au Haut Moyen Âge.

[modifier] Les migrations des Britto-romains

Elles ont lieu vers l'Armorique et sont l'acte fondateur de la Bretagne (Apparition du toponyme Breizh).

À l'appel des Romains, des contingents bretons (fœderati) viennent de l'île de Bretagne, actuelle Grande-Bretagne et s'installent d'abord sur la frange littorale de l'Armorique afin de la défendre contre les pirates germains qui sévissent en Manche puis s'enfoncent dans les terres pour mater les révoltes des bagaudes indigènes.

Lorsque les dernières légions romaines quittent l'île de Bretagne en 411, ils confient la défense de l'île aux Britto-romains. Rapidement, les raids des Pictes depuis la Calédonie (actuelle Écosse, au-delà du mur d'Antonin) et surtout des Irlandais (depuis l'Hibernie) se multiplient contre le Pays de Galles, en même temps que s'installent à l'est de l'île des peuplades germaniques, et notamment les Angles et les Saxons qui repoussent les Bretons à l'ouest. Il semblerait même que ce soient les raids et la colonisation des Irlandais qui auraient été un facteur décisif dans le départ de certaines vagues migratoires bretonnes vers le continent.

Alors, des communautés entières de Bretons (cité-clan) émigrent dans une partie de l'Armorique depuis les régions de l'ouest de la Bretagne insulaire (surtout depuis le Devon et la Cornouailles) sous la conduite de leur chefs religieux et laïcs. Ces émigrants apportent avec eux leur culture, leur organisation et probablement leur langue, bien qu'il soit difficile de dire si le breton de l'époque était similaire ou non à la langue des Gaulois Armoricains. Il est également difficile de quantifier la population armoricaine au moment des émigrations.

Pendant cette période de migration, l'histoire de la Bretagne recouvre à la fois la Grande-Bretagne, d'où proviennent les migrants et la plus grande des deux péninsules de l'Armorique (l'autre péninsule armoricaine étant le Cotentin) qu'on finira par appeler Petite Bretagne, puis simplement Bretagne.

Notons que l'émigration bretonne en provenance des Îles Britanniques eut lieu également sur tout le territoire normand de l'Armorique, notamment le Cotentin et le département du Calvados particulièrement la région autour de Caen, comme l'ont confirmé les recherches du professeur Léon Fleuriot. Les liens du territoire qui devint plus tard la Normandie avec l’île de Bretagne ont toujours été des plus étroits (Camille Jullian Hist. de la Gaule). La Normandie a été particulièrement riche en saints bretons : sa côte faisant face à celle de la Grande-Bretagne, il serait invraisemblable que les immigrés des Ve et VIe siècles aient évité systématiquement ses rivages. Saint Patrick saint irlandais d'origine bretonne (né en Bretagne insulaire) est honoré dans plus de six paroisses normandes. Saint Méen dans trois d’entre elles. L’« exemption » de Sainte-Mère-Église est une enclave de cinq paroisses du diocèse de Bayeux survivance d’un ancien monastère de Saint Mewen, forme bretonne moderne Méen, cornique Mewan. Sainte Anne, Saint Armel, Saint Aubin, Saint Méen, Saint Samson sont honorés dans de nombreux lieux de Normandie. La densité des toponymes bretons en Normandie est également remarquable. Quatre paroisses bretonnes à l'embouchure de la Seine, en plus du monastère de Pentale-Saint-Samson (Pental=Talben, penn=tête, tal=front) et dans son voisinage : Saint-Maclou-de-la-Brière, - Saint-Maclou = Saint-Malo -, Saint-Maclou-de-Folleville, Saint-Maclou-de-Rouen- Eure, Saint-Thurien (Saint Turioult en 1376), subsistèrent comme entités bretonnes jusqu'au Moyen Âge et restèrent dépendantes de l’évêché de la métropole bretonne de Dol en tant qu’enclaves de Neustrie et des bords de la Seine de l’Évêché de Dol-de-Bretagne jusque 1790. La Métropole bretonne de Dol-de-Bretagne était la plus ancienne et la plus importante abbaye-évêché bretonne de type celtique datant des premiers temps de l'émigration.

Le morcellement et la grande étendue des possessions et dépendances du diocèse de Dol, qui est le seul diocèse breton dans ce cas - ce qui prouve son ancienneté et son importance - s'explique par la dispersion des premières colonies bretonnes des premiers temps de l'émigration des Ve et VIe siècles, dont elle avait la charge et pour lesquelles elle devait être un grand centre spirituel, sur les côtes de la Bretagne et la Normandie actuelles. Le Havre, à l'embouchure de la Seine, fut aussi, curieusement un grand centre d'émigration bretonne dans la deuxième moitié du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle, notamment par bateau à vapeur au départ de Morlaix.

[modifier] Un cas typique

Image:Searchtool.svg Voir l’article Domnonée.

Un exemple peut être fourni par Riwall, qui fonde le royaume de Domnonée vers 500. Il arrive avec une grande flotte. Il venait du royaume de Gwent dans le sud-est du Pays de Galles et « il continua à régner en tant que dux Brittonum de chaque côté de la mer jusqu’à sa mort ». Il fut élu roi, tant par les indigènes que par les Bretons. Riwall dut débarrasser le pays d’une bande de Frisons qui avait pour chef un certain Corsold. On doit retenir l'étroitesse des liens politiques entre la Bretagne insulaire (Pays de Galles, Cornouailles, Devon), et la Bretagne armoricaine du continent qui accueille de nombreux rois, princes, clercs et fondateurs de la Bretagne insulaire. Nous les voyons traverser la Domnonée insulaire avant de passer la Manche. Il faut avoir à l’esprit que la mer a été en général un facteur d’unité : elle unissait plus qu’elle ne divisait. Dans les traditions relatives à la colonisation de la Bretagne par les Bretons nous retrouvons des royaumes doubles de ce genre<ref>Nora K.Chadwik, Les Royaumes celtiques</ref>.

De nombreux lieux seront nommés du nom des chefs de ces clans (plou-, tre-, lan-, ...)

Les sept saints fondateurs de la Bretagne (saint Pol Aurélien (évêque de Léon), saint Corentin (évêque de Cornouaille), saint Patern (évêque de Vannes), saint Samson (évêque de Dol), saint Brieuc (évêque de Saint-Brieuc), saint Malo, évêque d'Aleth, évêché transféré à Saint-Malo) et saint Tugdual, appelé aussi Tudy, Tutuarn et Pabu (évêque de Tréguier), sont probablement la version christianisée de ces chefs de clan investis de pouvoirs religieux.

Les sept évêchés traditionnels bretons étaient réputés avoir été fondés par eux. Celui de Dol n'avait pas de continuité territoriale : il était composé d'une vingtaine de paroisses autour de Dol et de nombreuses autres enclavées dans les autres évêchés, ainsi qu'en Normandie jusqu'à l'embouchure de la Seine (voir article sur saint Samson).

La plus grande des deux péninsules de l'Armorique devient alors la Bretagne mineure, ou Petite Bretagne, puis n'est plus appelée que Bretagne<ref>La Bretagne continentale est appelée Llydaw en gallois : la terre en longueur</ref>.

Il semble que vers l'an 600 l'émigration soit achevée.

[modifier] L'évolution de la situation en Grande-Bretagne

Image:Searchtool.svg Voir l’article conquête anglo-saxonne de l'île de Bretagne.

Après le départ des Romains, les Britto-romains mènent une lutte militaire contre les Saxons sous la direction de « seigneurs de guerre » issus de l'aristocratie romanisée. Le seul dont l'histoire garde le nom est Ambrosius Aurelianus<ref>Sidoine Apollinaire</ref> (le « Riothamus » de Grégoire de Tours ?) qui combattit également sur le continent contre les Francs et les Wisigoths notamment. Il était allié au magister militum Ægidius (le père de Syagrius).

Ces évènements donneront naissance aux mythes de Cadwaladr et Emrys chez les Gallois et à la saga d'Arthur chez les Bretons.

Au Sud, peu à peu les Angles, les Saxons, les Jutes, les Frisons et les Francs s'établissent en nombre.

En 493 au Mont-Badon (Bannesdowne, de nos jours, près de Bath), une grande armée bretonne infligea une sévère défaite aux Saxons dont les Bretons firent un grand massacre. Cette victoire bretonne stoppa net l'avance des Anglo-Saxons et fut suivie d'une période de paix.

À partir de la bataille de Deorham (577), l'équilibre est rompu et leurs royaumes s'étendent peu à peu vers l'ouest, isolant les Bretons du sud-ouest de ceux du nord (Strathclyde, ...), puis les Gallois des Cornouaillais.

Au nord, la fusion du royaume des Pictes, du royaume irlandais de Dal Riada et des peuples britonniques du nord donna naissance à l'Écosse.

Au sud, les royaumes anglo-saxons commencèrent à s'unir, l'union étant parachevée durant l'occupation danoise puis normande.

[modifier] Des principautés au duché : Bretons et Carolingiens

Article détaillé : l'Armorique au Haut Moyen Âge#Chronologie.

[modifier] Des principautés au duché : Bretons et Carolingiens

Après 907, les querelles des grands seigneurs affaiblissent la Bretagne. Au détriment des deux fils (Rudalt et Derien) et deux gendres d'Alain le Grand, Gurmaëlon, comte de Cornouaille se fait reconnaître roi. Les conflits entre seigneurs provoquent insécurité et anarchie. Les raids vikings reprennent, menés par les chefs Ohtor, Hroald et surtout Ragenhold. Des groupes s'installent en différents lieux d'implantation (notamment dans la région de Nantes). À partir de 919 la plupart des communautés religieuses fuient en Angleterre ou en France, bientôt imitées par la noblesse et les notables. De cet exode date la vénération des reliques de saints emportés par les moines dans les lieux de leur exil : celles de saint Corentin à l'abbaye de Marmoutier, de saint Guénaël à Courcouronnes, de saint Samson à Saint-Symphorien d'Orléans et de saint Magloire à Paris.

En 936, Alain dit Barbe-Torte, fils du comte de Poher et petit-fils du roi Alain Ier dit le Grand, revenu d'Angleterre à l'appel de l'abbé Jean de Landevennec, rassemble les Bretons. Les Normands sont battus à Nantes en 937, puis à Trans le 1er août 939, date qui devint la fête nationale.

Une dispute ne tarde pas à naître entre la dynastie fondée par Alain Barbetorte, duc et comte de Cornouaille, et celle de Juhel Berenger comte de Rennes. Par alliances les Thibaldiens, comtes de Chartres et de Blois, contrôlent le comté de Rennes, les comtes d'Anjou le comté de Nantes.

En 987, le comte de Rennes Conan Ier le Tort triomphe des Bretons de Nantes et prend le contrôle de la Bretagne, sous la suzeraineté nominale des Capétiens.

[modifier] Moyen Âge médian

Image:Tapisserie motte dinan.jpg

Le 14 octobre 1066, Guillaume le Conquérant prend la tête d'une force militaire coalisée de 7.000 à 8.000 hommes, chiffre considérable pour l'époque, composée de ses alliés bretons (2.500 hommes), flamands et français et fort de la bénédiction du pape Alexandre II et de sa position d'héritier désigné du trône Angleterre par son cousin le roi Édouard le Confesseur resté sans descendance, envahit et conquiert l'Angleterre après la bataille de Hastings en battant Harold Godwinson, comte de Wessex qui avait été couronné roi d'Angleterre à la mort d' Edouard le Confesseur.

Son armée normande forte de 3.000 hommes est soutenue entre autres par une armée bretonne d'environ 2.500 hommes, presqu'aussi importante que l' armée normande : tous les jeunes gens, les bouillants, les batailleurs, tous les aventuriers et les ambitieux de Bretagne avaient suivi Guillaume le Bâtard pour conquérir avec lui l'Angleterre. Il y avait là, entre autres, deux des fils puînés d'Eudon de Penthièvre, Alain Le Roux et Brient, le vicomte de Léon, Robert Baron de Vitré, Raoul fils de Main, baron de Fougères, le fils du sire de Dinan, le sire de Chateaugiron, Raoul de Gaël (Gaël-Montfort), Judicaël de Lohéac etc.

L'armée normande est aussi accompagnée par des contingents français et une armée flamande. La bataille de Hastings est alors perçue comme une revanche sur l'ancien envahisseur saxon et germanique de la Bretagne insulaire.

Guillaume le Conquérant attribuera en récompense de leur aide de nombreuses terres et fiefs "anglais" à ces alliés bretons. Notamment le (en) comté de Richmond, qui fut donné à Brient fils d'Eudon de Penthièvre qui le transmis ensuite à son frère Alain le Roux : Alain Ier le Roux, commandant de l'arrière-garde durant la bataille de Hastings fut créé comte de Richmond entre Noël 1069 et 1071, par Guillaume le Conquérant et fut comte de Richmond de 1070 à 1089.

Le (en) comté de Richmond (Angleterre) occupant la pointe nord-ouest de la vaste province qui fut connue plus tard sous le nom de duché d’York était une grande seigneurie de quinze lieues de long sur dix de large et resta possession des ducs de Bretagne, avec des coupures, jusqu'au mariage de Jeanne de Bretagne, comtesse de Richmond, avec Raoul Basset de Drayton en 1399.

Un autre baron de Bretagne, Raoul de Gaël reçut tout un royaume : un des États de l' heptarchie anglo-saxonne, l'Est-Anglie, comprenant deux des meilleurs comtés de l'Angleterre actuelle, Suffolk et Norfolk, avec les villes d’Ipswich, Newmarket, Norwich et tout le littoral baigné par la mer du nord, de l’embouchure de la Stoure au Golfe de Boston. Guethenoc de Rohan recevra des terres dans le Bedfordshire, le Buckinghamshire et le Gloucestershire dont la ville de Caerwent. Bien d’autres Bretons y firent de belles fortunes.

En 1076, il fait le siège de Dol. Le roi de France, Philippe Ier, vient au secours du duc de Bretagne et l'oblige à lever le siège.

Geoffroy II de Bretagne, fils d'Henri II d'Angleterre, fiancé à l'héritière du duché, résiste à la tentative de son père d'annexer le duché aux possessions anglaises, durant son règne (1181-1186). Son fils Arthur fait de même (1186-1203).

En 1185, Geoffroy II de Bretagne signe l' Assise du comte Geoffroi, qui interdit le démembrement des fiefs, ce qui renforce le régime féodal breton.

[modifier] La Bretagne capétienne

En 1209, Philippe-Auguste fit établir une convention pour régler le mariage de la jeune duchesse Alix (9 ans) avec le petit Henri (5 ans), fils du comte Alain de Penthièvre. Les barons bretons rendent hommage à l'enfant Henri de Penthièvre.

Mais en 1213, dans le but de renforcer son pouvoir en Bretagne, le roi de France Philippe Auguste impose le prince capétien Pierre Mauclerc comme baillistre, c’est-à-dire administrateur du duché et tuteur de son fils, le duc Jean Ier de Bretagne. Ce fut Pierre Mauclerc qui introduisit les hermines dans le blason de la Bretagne. Il épouse la cause de son fief et défend son indépendance face au roi de France.

[modifier] Moyen Âge tardif

  • 1341-1364 : Guerre de Succession de Bretagne ou guerre des Deux Jeanne, entre le demi-frère du dernier duc, Jean de Montfort, père du futur duc Jean IV, (bientôt soutenu par le roi d'Angleterre) et sa nièce, la comtesse Jeanne de Penthièvre mariée au neveu du roi de France, Charles de Blois.

À l'issue de la guerre de succession de Bretagne, une forme tempérée de la loi salique est introduite en Bretagne.

  • 1352 : les États de Bretagne, qui constitueront le Parlement de Bretagne, sont mis en place.
  • 29 septembre 1364 : Bataille d'Auray : victoire de Jean IV et de la maison de Montfort qui était le parti breton opposé au candidat (Charles de Blois) du roi de France. La Paix est conclue par le premier traité de Guérande le 12 avril 1365 et l'abdication de la duchesse Jeanne.
  • 1373 : Abandonné par sa noblesse, Jean IV repart en exil en Angleterre. Le roi de France Charles V nomme son frère le duc d'Anjou (époux d'une fille de Jeanne de Penthièvre et Charles de Blois) lieutenant-général en Bretagne.
  • 1378 : Le roi de France tente d'annexer la Bretagne, ce qui provoque le rappel par les Bretons (y compris Jeanne de Penthièvre !) de Jean IV. Le second traité de Guérande (15 janvier 1381) règle la neutralité bretonne dans le conflit anglo-français mais Jean IV ne peut éviter de prêter l'hommage lige à Charles VI.
  • 12 février-4 juillet 1420 : Attentat de Champtoceaux, le duc Jean V est enlevé par le comte de Penthièvre, fils de Jeanne de Penthièvre. Jeanne de France, duchesse de Bretagne, assiège les places rebelles et fait libérer son mari qui confisque le biens des Penthièvre.
  • François II participe aux alliances avec les états bourguignons, le duc Charles de Normandie, le duc d'Alençon ou le comte d'Armagnac contre le roi de France Louis XI, sans succès.
  • 1487 En mars 1487 une soixantaine de nobles bretons réunis chez Françoise de Dinan à Châteaubriant font appel à la régente de France pour chasser les conseillers du duc. Celle-ci, par son agent, André d' Espinay, archevêque de Bordeaux, promet 4000 hommes aux factieux, avec pour seul objectif avoué le départ de la cour du duc de Dunois et des autres féodaux français en exil. (source: l'État breton tome 2 de l'Histoire de la Bretagne et des Pays Celtiques, Morlaix, Skol Vreizh, 1966).
  • En 1487, l'armée française pénètre en Bretagne. Les places frontières de Chateaubriant, Vitré, Ancenis et Clisson aux mains du parti français, s' ouvrent à elle. L'armée française atteint Vannes : elle est forte de 12000 hommes, dont cinq mille suisses et non de 4 à 6000 comme prévu et promis, ce qui est considérable. Ploërmel,qui résiste est prise et mise à sac. Les Français et leurs appuis bretons veulent en finir en prenant Nantes. La garnison et la population, aidées par des volontaires cornouaillais conduits par le marchand Michel Marion, rennais et guérandais, appuyés par des mercenaires anglais, allemands et hollandais, brisent le blocus.Le 6 Août 1487 après des semaines de combat, l'adversaire rebrousse chemin tout en s' installant à Vitré, Saint-Aubin du Cormier, Dol et Auray,entre autres. Ils doivent évacuer la Cornouaille où les paysans se soulèvent. Le baron de Rieux rallie le camp du duc et Vannes est libérée en mars 1488. (source: l'État breton tome 2 de l'Histoire de la Bretagne et des Pays Celtiques, Morlaix, Skol Vreizh, 1966)

L'assaillant français de la Bretagne, est renforcé de mercenaires suisses, d'une artillerie actionnée par des spécialistes italiens et suisses. Le pilonnage d'artillerie lui permet d'emporter villes et châteaux. Après la prise de Fougères, à 15000 contre 11000, l'aspect militaire du problème est réglé. La bataille de Saint-Aubin du Cormier opposa, le 28 juillet 1488, l'armée bretonne, composée 11500 hommes dont 7000 gentilhommes et francs archers bretons, 3000 Espagnols de Castille et Gascons venus par mer, 800 lansquenets allemands, reliefs de la petite armée de Maximilien de 1500 hommes, 300 Anglais, et qui était commandée par plusieurs chefs dont le capitaine Blher et le maréchal des Rieux, à l’armée française de 15000 hommes dont 5000 mercenaires suisses commandée par Louis de La Trémoille. L'artillerie française était la plus puissante d' Europe à L'époque. "6000 Bretons et alliés des Bretons restent sur la lande de Saint-Aubin du Cormier contre 1500 dans le camp français. Le nombre et la supériorité en armement ont fait la différence". (L'État breton tome 2 de l'Histoire de la Bretagne et des Pays Celtiques, Morlaix, Skol Vreizh, 1966)

  • Août 1488 : Découragé, François II doit accepter le traité du Verger. Le traité fut signé le 19 août 1488. Le duc s' engageait à éloigner du duché les princes et tous les étrangers qui s' étaient mêlés de la guerre contre le roi de France; il ne marierait pas ses filles sans l'avis et l'agrément du roi de France; Saint Malo, Fougères, Dinan et Saint-Aubin seraient remis en garantie au roi dont les droits sur la succession ducale seraient réservés pour le cas où le duc décéderait sans enfant mâle.

Pour éviter un sursaut national comme à l'époque de Charles VI, le pacte laisse à la Bretagne son indépendance.Mais les ennemis du roi de France sont expulsés de la cour ducale et Anne, l'héritière du duché ne pourra se marier qu' avec l'accord du roi de France.

  • Septembre 1488 Le duc François II meurt à Couéron "chargé d' ennuy, vieillesse et mélancolie".

François II avait bien à la légère compromis son duché presque irrémédiablement."Les plaies profondes de l'État saignaient. Les forces de la nation étaient épuisées...les peuples foulés, la noblesse découragée, les campagnes désolées et l'épargne sans argent. On faisoit les payements avec des pièces de cuir marquées d' un point d' argent au milieu" C' était grande pitié au duché de Bretagne. Anne de Bretagne n'a que douze ans et pas d' alliés.La situation est désespérée.

Bilan : En dépit de trente ans de politique d' indépendance, le règne de François II aboutit à un échec. La conjoncture internationale privait la Bretagne d' alliés face à une France qui venait de "digérer" l'État Bourguignon et avait donc les mains libres. L'armée bretonne était affaiblie par le double jeu de plusieurs de ses chefs, notamment aux frontières. La bourgeoisie bien qu' active, l'administration, bien que correctement organisée, ne pouvaient dégager suffisamment de moyens pour contrer une France plus forte et désormais libre de ses mouvements. Les Bretons restèrent tout de même assez puissants pour monnayer leur intégration à la France pendant plus de trente ans. (L'État breton tome 2 de l'Histoire de la Bretagne et des Pays Celtiques, Morlaix, Skol Vreizh, 1966)

  • 1490 : Anne se marie par procuration avec Maximilien d'Autriche, mais Charles VIII l'oblige à rompre ce mariage, et épouse Anne en 1491.

[modifier] Époque moderne

  • 1498 : Louis XII rompt son propre mariage avec Jeanne de France pour épouser la duchesse et reine douairière Anne, veuve de Charles VIII.
  • 1514 : Claude de France, fille d'Anne et de Louis XII, hérite de la Bretagne et épouse François Ier, malgré l'opposition de sa mère, Anne, et après la mort de cette dernière. Elle lègue le duché à son époux.
  • 1524 : A sa mort, François, fils de Claude et de François Ier, hérite du duché. Il est couronné à Rennes et reconnu duc sous le nom de François III, son père le roi François Ier conservant l'usufruit du duché.
  • 1532 : union de la Bretagne et de la France requise par les États de Bretagne, l'édit d'union étant précédé et suivi d'autres documents :
  • 1536 : François III meurt, bien avant son père. Son frère Henri lui succède comme dauphin du royaume de France et comme duc de Bretagne, mais ne sera pas couronné.
  • 1547 : Le dauphin-duc Henri monte sur le trône de France sous le nom d'Henri II. Toute allusion à un duc de Bretagne disparaît, mais une certaine autonomie fiscale et réglementaire subsiste, défendue par les États de Bretagne contre les empiètements de la cour royale.
  • 1590-1598 Guerre de la Ligue : Du chef de sa femme la comtesse de Penthièvre, le duc de Mercoeur (gouverneur de Bretagne) ambitionne de se faire proclamer duc de Bretagne et s'allie avec le roi Philippe II d'Espagne. Celui-ci a d'autres vues et pense installer sa fille Isabelle (descendante aînée d'Anne, de Claude et des derniers Valois) à la tête d'un duché de Bretagne reconstitué. Henri IV amènera Mercoeur, brouillé avec Philippe II, à une soumission honorable.

Les insurgés étaient en contact avec la Hollande et attendirent des secours qui ne vinrent pas. La répression est féroce. Des centaines de Bretons sont pendus ou roués. Sebastian Ar Balp, le chef de l'insurrection est assassiné fortuitement d'un coup d'épée par le Marquis de Montgaillard, noble du Languedoc, ancien colonel de l'Armée française au régiment de Champagne, chef de la réaction de la noblesse contre l'insurrection populaire, qui était alors prisonnier des Bonnets Rouges. Madame de Sévigné a raconté dans sa lettre en date du 5 janvier 1675 à Mme de Grignan, sa fille, que des soldats français en garnison à Rennes ont embroché un enfant breton pour le rôtir ! : " Ils s'amusent à voler ; ils mirent l'autre jour un petit enfant à la broche ! ". Une rue entière de Rennes qualifiée de séditieuse est évacuée de ses habitants jetés à la rue sans ménagements et l'ordre est donné le 20 avril 1676 de démolir toutes les maisons jusqu'au niveau de la chaussée. Ils errent ensuite dans les rues de Rennes au grand désespoir du reste de la population. Source: "La Révolte du Papier Timbré advenu en Bretagne en 1675", Arthur de La Borderie, Saint-Brieuc 1884.)

  • 1720 : conspiration de Pontcallec : des membres de la petite noblesse, en contact avec l'Espagne, mènent un soulèvement anti-fiscal contre le Régent. Le marquis de Pontcallec et six autres conjurés furent arrêtés, jugés et exécutés sur la place du Bouffay à Nantes sur l'ordre de l'abbé Dubois, ministre du régent du royaume de France, Philippe d'Orléans.

La Bretagne « province réputée étrangère » perd ainsi son existence juridique, son autonomie, son Parlement, et ses particularités administratives, fiscales et juridiques, garanties par l'édit d'Union de 1532. Cette décision est l'une des causes de la chouannerie. Pour l'anecdote, on retiendra que la première idée d'abolition a été proposée la veille au Club breton à Paris.

Le découpage de la Bretagne en départements, en 1790, prend pour base la division existante de la province en présidiaux. L'évêché et le présidial de Nantes coïncidant à peu près, la Loire-Inférieure en reprend presque exactement l'emprise à quelques aménagements près, notamment à sa frontière sud sur les Marches séparantes entre Bretagne et Poitou. La définition du Morbihan se fait sans difficulté sur un moyen terme entre les limites du présidial et celles de l'évêché de Vannes, cette ville en restant naturellement le chef-lieu. Le Finistère sera établi sur le présidial de Quimper un peu retouché, malgré les contre-projets des députés brestois qui réclamaient d'obtenir le chef-lieu autour d'un Finistère entier ou réduit à sa moitié nord. Le grand présidial de Rennes hérité de l'ancienne Domnonée est divisé entre Saint-Brieuc et Rennes. Les départements des Côtes-du-Nord et d'Ille-et-Vilaine qui en sont issus sont arrondis aux dépends de leurs voisins. Une âpre négociation entre villes fera échouer le projet d'un département autour de Saint-Malo. NB : les présidiaux étaient eux-même issus de l'évolution des baillies médiévales.

[modifier] Époque contemporaine

En 1870 éclate le scandale du Camp de Conlie, où une armée levée en Bretagne, faisant peur au gouvernement français, fut abandonnée dans des conditions sanitaires épouvantables.

Des mouvements autonomistes et indépendantistes se développent à la fin du XIXe siècle et au XXe siècle, n'obtenant jamais une forte audience (voir l'article Emsav). Dans le nombre, quelques-uns mènent des actions terroristes. Pendant la Seconde Guerre mondiale, certains collaborent avec l'occupant nazi, tandis que d'autres s'engagent dans la Résistance.

Suite à un mouvement initié depuis 1917, avec les "régions Clémentel" (voir l'article concernant la Bretagne historique), en 1941, l'État français décide la création des régions administratives. Une région nommée Bretagne administrative apparaît, qui reprend les quatre-cinquièmes du territoire de la province historique, la Loire-Atlantique étant exclue. Cette exclusion fait débat.

La Bretagne d'après-guerre fait face à un exode rural et à une émigration massive, en raison d'un sous-développement général des infrastructures et du tissu économique. En 1950, sous l'impulsion d'hommes politiques locaux, le CELIB (Comité d'Étude et de Liaison des Intérêts Bretons) est créé. Rapidement, ce mouvement réussit à fédérer l'ensemble des forces politiques bretonnes et à exercer un lobbying actif auprès de l'État pour obtenir les moyens du désenclavement, avec notamment la mise en place du Plan routier breton. La Bretagne va en sortir profondément transformée.

Les années 1950 et 1960 voient apparaître un mouvement musical et culturel qui va participer à la modernisation et à la popularité de la Bretagne, par la création et le développement des bagadoù, la relance du kan ha diskan, le renouveau de la harpe celtique et de la lutte bretonne, de nouvelles expériences d'enseignement du breton à l'école. Dans les années 1970, le chanteur et musicien Alan Stivell devient une référence internationale, participant à une nouvelle perception de la Bretagne par les Bretons eux-mêmes et les non-Bretons (voir l'article "musique bretonne").

Dans les années 60, EDF construit une centrale nucléaire expérimentale à Brennilis, dans les Monts d'Arrée, exploitée conjointement par EDF et le CEA. Arrêtée depuis 1985, elle est en démantèlement (déconstruction) depuis 1997 et devrait être totalement déconstruite en 2016. C'est le premier cas de démantèlement de centrale nucléaire en France.

En mars 1972, les ouvriers du « Joint Français », une usine de Saint-Brieuc, font grève pour obtenir une augmentation de salaire. La grève dure huit semaines.

Le 16 mars 1978, l'Amoco Cadiz fait naufrage à quelques centaines de mètres du rivage du petit port de Portsall en Ploudalmézeau. Il s'ensuit une marée noire qui pollue très gravement les côtes du nord et du nord-ouest de la Bretagne.

En février et mars 1980, la population de Plogoff, commune où se trouve la Pointe du Raz, s'oppose à l'implantation d'une centrale nucléaire sur sa commune, malgré l'envoi d'une force publique chargée de protéger le chantier. La protestation reçoit un large soutien médiatique en France et en Europe. Le projet de centrale est abandonné après les élections présidentielles de 1981.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

[modifier] Bibliographie

  • Alain Bouchard, Les grât croniques de Bretaigne : tant de la grande Bretaigne depuis le roy Brutus qui la conquist et la appela Bretaigne iusques au temps de Cadualadrus dernier roy breton etc., Paris,Jehan de la Roche, 1514.
  • Pierre Le Baud, Histoire de Bretagne avec les chroniques des maisons de Vitré et de Laval, 537 pages et 215 pages, Paris,chez Gervais Alliot,1638,in-f°.
  • Bertrand d'Argentré, Histoire de Bretaigne, in-f°, 1174 pages, Paris,J.Dupuys, 1582 et édition de 1588,in-f°de 831 pages - édition de 1582 saisie par le pouvoir royal français -- édition de 1588 censurée puis interdite par le pouvoir royal français du roi de France Henri III.- 3° édition Paris,Nicolas Buon,1618,in-f°.,4° édition Rennes,Vatar, 1668.
  • Dom Lobineau, Histoire de Bretagne, 2 vol. in-folio, Paris, Veuve Muguet, 1707.
  • Histoire des ducs de Bretagne. Dissertation historique sur l'origine des Bretons sur leur établissement dans l'Armorique et sur leur premiers rois, Paris,Rollin et fils,Libraire,1739.
  • Dom Morice et Dom Taillandier, Histoire de Bretagne, 2 vol. in-folio, Paris, Veuve Delaguette, 1750-1756.
  • Dom Morice et Dom Taillandier, Mémoires pour servir de preuves à l'Histoire de Bretagne, 3 vol. in-folio., Paris, Ch.Osmont, 1742-1746.
  • Arthur de La Borderie, correspondant de l'Institut, La Révolte du Papier Timbré advenu en Bretagne en 1675, Saint-Brieuc, 1884.
  • Arthur Le Moyne de la Borderie, Membre de l'Institut, Histoire de la Bretagne, 6 volumes in-quarto, Plihon Editeur, Imprimerie Vatar, Rennes 1905-1914.
  • Collectif d’universitaires des universités de Brest, Nantes, Rennes, Toute l’histoire de Bretagne, dans l'Ile de Bretagne et sur le continent, ouvrage in-8°, 800 pages, éditions Skol- Vreizh, Morlaix 1996
  • Léon Fleuriot, Les origines de la Bretagne, Éd. Payot, 1980. ISBN 2-228-12710-8
  • Myles Dillon, Nora Chadwick, Christian-J. Guyonvarc'h, Les royaumes celtiques, Librairie Arthème Fayard, 1974.
  • Michel de Mauny, 1532 Le grand Traité franco-breton, Rennes, Librairie Bretonne, 1971
  • Michel de Mauny, 1532-1790 Les dessous de l'Union de la Bretagne à la France, Editions France-Empire,Rennes, 1986.
  • Marcel Planiol, Histoire des Institutions de la Bretagne (Droit Public et Droit Privé), 3 vol., Editions du cercle de Brocéliande, Rennes 1953-1955 ; ouvrage couronné par l'Institut, publié avec le concours du Centre National de la Recherche Scientifique.
  • Christian Y.M. Kerboul, Les royaumes brittoniques au Très Haut Moyen Age, Editions du Pontig-Coop Breizh,1997.ISBN 2-84346-030-1.
  • Christiane M.J. Kerboul-Vilhon Gildas Le Sage, Vie et œuvres, Editions du Pontig, Sautron, 1997, ISBN 2-9510310-2-5.
  • François Sagot, La Bretagne Romaine(Isle de Bretagne), in-8°, 417 p., Paris, Fontemoing, 1911.
  • [[E.G.Bowen, Saints seaways and settlements, University of Wales Press, 1977.
  • Patrick Galliou, L'Armorique romaine, Les bibliophiles de Bretagne, Brasparts, 1984.
  • J.C. Cassard, Les Bretons de Nominoë, Edition Beltan, Brasparts, 1990.
  • Erwan Vallerie, Communes bretonnes et paroisses d'Armorique, Edition Beltan, Brasparts, 1986.
  • Ant. Dupuy, Histoire de l'union de la Bretagne à la France, 2 vol. de 447 p et 501 p., Librairie Hachette, Paris, 1880.
  • L'Histoire de la Bretagne et des pays celtiques, Morlaix, Skol Vreizh, 1966
  • Jean Kerhervé, L'État breton aux XIVe et XVe siècles, 2 vol., Maloine, 1987. ISBN 2-22401703-0. 2-224-01704-9
  • Jean-Pierre Legay et Hervé Martin, Fastes et malheurs de la Bretagne ducale 1213-1532, Editions Ouest-France Université, 435 pages, Rennes, 1982
  • Roger Dupuy, La Bretagne sous la Révolution et l'Empire, 1789-1815, éd. Ouest-France, 2004.
  • Reynald Seycher & René Le Honzec, Histoire de Bretagne, éd° Reynald Seycher, BD en 10 tomes parus entre 1991 et 1998.
  • J.De Mey, Les Monnaies de Bretagne, vol. de 158 p., Numismatic pocket, Bruxelles, 1970.
  • Michel de Mauny, Anne de Bretagne, Editions Kanevedenn, Rennes, 1976.
  • Jacques Borgé et Nicolas Viasnoff, Archives de Bretagne, éditions Michèle Trinckvel, 1993. ISBN 2-85132-025-4. La vie en Bretagne à la fin du XIXe siècle, nombreuses reproductions de cartes postales.
  • I.C.Zeuss, GRAMMATICA CELTICA e monumentis vetustis tam Hibernicae linguae quam Britannicarum dialectorum Cambriacae Cornicae Aremoricae comparatis Gallicae priscae reliquis construxit I.C. Zeuss,Phil.Dr.Hist.Prof.,editio altera curavit.H. Ebel,.Ph.Dr.,Acad.Reg.Hib.Soc.Hon.,Acad.Reg.Boruss.Adi.Comm.Epist. Berolini, Apud Weidmannos MDCCCLXXI.
  • Joël Cornette, Histoire de la Bretagne et des Bretons. Tome 1. Des âges obscurs au règne de Louis XIV ; tome 2. Des Lumières au XXIe siècle, 432 et 448 pages, Paris, Le Seuil, 2005. Ce livre a obtenu le Grand prix d'histoire de l'Académie française, 2006.

[modifier] Références et notes

<references/>

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