Francais | English | Espanõl

Guerre navale

Un article de Wikivisual, l'encyclopédie libre.

32px Cet article n'est pas fini. Son état est provisoire et sera modifié. Une version améliorée est en préparation.
  • Veuillez prendre son état actuel avec prudence : Le plan et le contenu peuvent être incomplets, ou en révision.
  • Pour participer à cette amélioration, il vous est recommandé de consulter la page de discussion au préalable.

La guerre navale est le combat sur les mers et les océans. Autrefois limité à une seule dimension, la surface de la mer, et à la distance de l'horizon, le combat sur mer s'est aujourd'hui étendu aux milieux sous-marin, aérien et spatial et les portées de détection et l'allonge des armes couvrent désormais plusieurs centaines, voire milliers de kilomètres.

Sommaire

[modifier] Les quatre dimensions du combat naval

[modifier] La surface

C'est le milieu traditionnel de la lutte sur mer. En dehors des grandes routes maritimes, la haute mer est un désert qui occupe les trois quarts de la surface du globe. En raison de cette immensité et malgré le radar, l'avion et le satellite, la surface de la mer demeure un milieu beaucoup plus difficile à surveiller que l'espace aérien. L'horizon du radar est limité par la courbure de la Terre ; les caprices de la météorologie viennent compliquer les détections. Les satellites d'observation, sur leur trajectoire fixe qu'imposent les lois de Keppler, ne permettent pas un pistage en temps réel.

[modifier] Le milieu sous-marin

C'est un domaine obscur et impénétrable aux ondes électromagnétiques. La lumière n'y pénétre qu'une trentaine de mètres ; les ondes radio et radar que quelques mètres. En revanche, l'eau est un excellent conducteur des vibrations acoustiques. Mais, la vitesse de propagation y est deux cent mille fois moins rapide que les ondes électromagnétiques dans l'atmosphère. Surtout, cette propagation est soumise à l'hétérogénéité du milieu marin : variations de température et de pression, bruits biologiques, influence du fond, diffractions, réfractions et réflexions parasites, font que le son ne se propage pas en ligne droite et que les absorptions sont inégales et variables. La détection sous-marine est donc complexe et souvent aléatoire.

[modifier] Le milieu aérien

Par ses caractéristiques de rapidité et d'allonge, le fait aérien a totalement bouleversé la guerre navale. Mais l'espace aérien est un mileu où la détection est aisée. En haute altitude, les aéronefs et les missiles sont détectables par les radars des bâtiments de surface jusqu'à plusieurs centaines de kilomètres. Mais au ras des vagues, ils peuvent se dissimuler sous l'horizon. C'est pourquoi les missiles mer-mer et air-mer ont des trajectoires en vol rasant (sea-skimming) et les pilotes de l'aéronautique navale utilisent des tactiques à très basse altitude (quelques mètres au dessus de l'eau).

[modifier] L'espace

Le domaine spatial est utilisé par les marines modernes pour trois fonctions d'importance stratégique :

  • communiquer : les satellites de communication permettent de s'affranchir des difficultés des transmissions par ondes terrestres et ionosphèriques (portée limitée à l'horizon pour les très hautes fréquences, fluctuation de la ionosphère) et d'utiliser les très hautes frèquences seules capables de transmettre une très grande quantité d'information (transmission de données). Placés en orbite géostationnaire, ils permettent l'intercommunication instantanée des navires, des aéronefs et des stations à terre ;
  • observer : les satellites d'observation (optique ou radar) en orbite basse permettent de surveiller les zones sensibles et les infrastructures à terre, repèrer la présence la présence de navires et éventuellement les identifier. D'autres sont capables de détecter les émissions radars.
  • naviguer : les systèmes de navigation par satellites (GPS...) permettent non seulement d'assurer aux marins en tout temps et en tout lieu une navigation d'une précision de quelques mètres mais aussi d'assurer la précision de tir de leurs armes.

[modifier] Les formes du combat naval

[modifier] La lutte de surface et au dessus de la surface

Avec l'arrivée des avions dans la guerre navale (première moitié du XXe siècle) et celle des missiles (deuxième moitié), l'artillerie de marine a perdu son rôle traditionnel d'arme principale du combat sur mer.

  • L'assaut aérien à la mer :
  • Lutte antiaérienne et antimissiles :
  • Combat entre navires de surface

[modifier] La guerre sous-marine

Image:Searchtool.svg Voir l’article guerre sous-marine.


Le sous-marin d'attaque bénéficie d'avantages tactiques considérables :

  • la discrétion qui lui permet d'être le seul à pouvoir pénétrer dans une zone contrôlée par l'adversaire ;
  • le préavis, car il est généralement prévenu de la présence d'unités adverses bien avant que celles-ci ne puissent le détecter ;
  • la puissance de frappe des torpilles et des missiles à changement de milieu.

Les sous-marins agissent le plus souvent de manière indépendante car la coopération avec d'autres unités est peu compatible avec la discrétion qui constitue leur atout principal.

Les sous-marins d'attaque peuvent recevoir trois types de missions :

  • opérations offensives :
    • contre le trafic marchand de l'adversaire dans une stratégie de blocus naval, stratégie employée par les Allemands au cours des deux guerres mondiales autour des îles britanniques et par les Américains, pendant la seconde guerre mondiale dans le Pacifique contre les Japonais ;
    • contre les forces navales ennemies.
  • opérations défensives : les sous-marins sont disposés dans des secteurs qui constituent des barrages au large de côtes amies, de détroits que l'adversaire doit emprunter ou pour protéger une zone d'opération. C'est ainsi que les sous-marins alliés avaient été disposés aux entrées de la Manche en protection du débarquement de Normandie. Si la menace sous-marine est particulièrement forte, elle peut interdire une zone à une flotte de surface ou à sortir du port (stratégie d'interdiction), comme l'ont montré les forces sous-marines britanniques pendant la guerre des Malouines avec le torpillage du croiseur argentin "Belgrano", protégeant ainsi leur zone d'opération.
  • opérations spéciales : débarquement ou récupération d'agents ou de commandos en zone hostile, mouillage de mines, surveillance et reconnaissance de côtes ennemies.

[modifier] La lutte anti-sous-marine

La lutte anti-sous-marine désigne l'ensemble des tactiques de combat et de protection contre la menace représentée par les sous-marins.

La lutte anti-sous-marine est une « chasse » pratiquée avec plusieurs moyens complémentaires, navires de surface équipés de sonars, avions de patrouille maritime, hélicoptères ASM et sous-marins d'attaque.

Image:Searchtool.svg Voir l’article Lutte anti-sous-marine.

[modifier] La lutte contre la terre

Il s'agit de l'utilisation des forces navales pour venir à l'assaut de la terre. De tous temps, la mer a servi de voie d'invasion (exemples des Phéniciens, des Vikings, des Polynésiens ou plus récemment des conquêtes coloniales). Elle revêt deux formes :

[modifier] L'assaut amphibie

Image:Searchtool.svg Voir l’article assaut amphibie.

La projection de forces ou l'opération de débarquement est la forme moderne de l'invasion par la mer

[modifier] La projection de puissance

Image:Searchtool.svg Voir l’article projection de puissance.

C'est l'assaut sans invasion, forme moderne de la « politique de la cannonière » du XIXe siècle.

Elle comporte quatre possibilités :

  • l'appui feu par artillerie
  • l'assaut et le bombardement par avions en provenance de porte-avions
  • l'attaque par missiles de croisière
  • l'attaque par missiles balistiques

[modifier] La guerre des mines

La guerre des mines désigne toutes les opérations et tactiques relatives aux mines marines : le mouillage de mines, la lutte contre les mines (dragage et chasse aux mines), et les contremesures préventives.

Image:Searchtool.svg Voir l’article Guerre des mines.

[modifier] La sauvegarde maritime

La sauvegarde maritime qualifie l'ensemble des missions qui visent à assurer la protection et la sécurité des approches maritimes d'un territoire national. La sauvegarde maritime ressort davantage des missions de police maritime (lutte contre les trafics illégaux sur mer) et de sécurité civile (secours et sauvetage maritime) que de la guerre navale.

Image:Searchtool.svg Voir l’article Sauvegarde maritime.

[modifier] La conduite des opérations navales

[modifier] Liens externes

Image:Anchor.svg Portail maritime – Accédez aux articles de Wikipédia concernant le monde maritime.
de:Seekrieg

en:Naval warfare he:היסטוריה של ספינות המלחמה it:Battaglia navale ja:海戦 no:Sjøkrig sv:Marinhistoria

Outils personnels