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Guerre du Koweït (1990-1991)

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La deuxième guerre du Golfe, également appelée guerre du Koweït, est un conflit qui opposa l'Iraq à une coalition de 34 États, soutenue par l'Organisation des Nations unies entre 1990 et 1991. La victoire prévisible de la coalition entraîna la libération du Koweit, dont l'invasion en 1990 par les armées irakiennes avait provoqué le déclenchement du conflit.

La coalition utilisa sa suprématie aérienne pour détruire la structure militaire (et aussi largement industrielle) de l'Irak. Ensuite une attaque terrestre limitée à partir de l'Arabie saoudite pulvérisa les forces armées en face d'eux et les pertes très réduites par rapport aux prévisions de la coalition étaient dues à un quart par méprise.

Image:Operation Desert Storm.jpg

Sommaire

[modifier] Les causes du conflit

Image:Searchtool.svg Voir l’article Chronologie de la Guerre du Koweït (1990-1991).

Image:Colin Powell and Norman Scharzkopf.jpg Pour faire la guerre Iran-Irak ce dernier pays avait beaucoup emprunté notamment à son petit voisin. Ne comprenant pas que l'implosion de l'Union Soviétique changeait la situation mondiale et que les occidentaux ne laisseraient pas perdre leur contrôle sur le Koweït, Saddam attaqua.

[modifier] Le déroulement

Image:Searchtool.svg Voir l’article Chronologie de la Guerre du Koweït (1990-1991).

Image:British gulf war.jpg Image:3 F-111 1EF-111.jpg Image:Sole of shoe at Highway of Death in Iraq.JPG On peut distinguer 4 phases :

[modifier] Les effectifs des belligérants

Effectifs et équipements de l'armée irakienne au Koweit et dans la région :

Effectifs de la coalition :

[modifier] Les conséquences

[modifier] Les pertes

Image:Desert Storm - Prisoner-of-War Cage.jpg

Le "brouillard de guerre" rend les estimations des pertes humaines irakiennes très approximatives.

[modifier] Pertes militaires irakiennes

  • 100 000 morts selon la Coalition, 20 000 morts et 60 000 blessés selon l'Iraq, entre 3 000 et 5 000 morts et entre 8 000 et 15 000 blessés selon plusieurs experts. 175 000 prisonnier de guerres annoncés à la fin du conflit, chiffre réévalué à 86 000 dont 2 500 blessés.
  • 139 avions (plus 114 réfugiés en Iran), 8 hélicoptères, 74 bateaux, 2 089 chars, 856 véhicules de transport, 2 140 piéces d'artillerie.

[modifier] Pertes militaires alliées

Au total, dans toute l'opération "Desert Storm", les pertes alliées au combat comprenaient 240 morts et 776 blessés, qu'il convient d'additionner avec les 138 soldats tués et 2978 blessés hors combat, dans divers accidents, depuis "Desert Shield" ; 41 militaires alliés étaient par ailleurs prisonniers des Irakiens.

  • États-Unis : 148 morts, 458 blessés, 60 avions (34 abattus, 26 accidentés), 15 hélicoptères, 18 char M1 Abrams, 20 VCI Bradley, 1 piéce d'artillerie et deux navires (USS Tripoli et USS Princeton) mis hors de combat par des mines.
  • Royaume-Uni : 6 morts, 6 blessés, 7 avions.
  • Arabie saoudite : 18 morts, 20 blessés, 2 avions.
  • Contingents Arabes : 13 morts, 43 blessés.
  • France : 2 morts, 27 blessés.
  • Italie : 1 avion.
  • Sénégal : 8 blessés.

[modifier] Pertes civiles

  • Iraq : aucun chiffre officiel. 50 000 à 130 000 morts dont 3 000 dans la guerre civile après le cessez-le-feu
  • Koweït : 1 082 morts durant le conflit, 625 disparus, 400 tués par engins explosifs en 1991 (durée estimée pour un déminage total : 20 ans), milliers de blessés.
  • Jordanie : 14 morts, 26 blessés
  • Israël : 2 morts, 304 blessés (par tir de Scud Iraquien sur le pays qui est resté neutre)
  • Arabie saoudite : 2 morts, 76 blessés

A noter que l'utilisation d'uranium appauvri par la Coalition porte à polémique sur la santé des militaires des 2 camps et de la population locale.

[modifier] Coût du conflit

Les pertes économiques, les dépenses militaires et les conséquences écologiques de ce conflit relativement court mais de haute intensité sont énormes.

[modifier] Coût financier

  • Irak : 500 milliards de dollars de destructions pour faits de guerre depuis 1980 en incluant la guerre Iran-Irak (300 milliards de destructions militaires et 200 de destructions civiles), plus 200 de réparations dues a l'Iran et au Koweit. La dette concernant les fournisseurs étrangers dépassant les 50 milliards à été effacée en grande partie après la chute du régime de Saddam Hussein en 2003.
  • Koweit : 20 milliards de $ de destructions.
  • États-Unis : 61,1 milliards de dollars de dépenses militaires, dont 43,1 furent remboursé par des pays alliées (Arabie saoudite : 16,8; Koweit : 11,1; Japon : 9,4; Allemagne : 6,6; Émirats : 4; Corée du Sud : 0,17; autres états : 0,02)
  • Arabie saoudite : 60 milliards de dépenses militaires et d'aides économique.
  • France : 1,2 milliard de $ de dépenses militaires, plus pertes des exportations en Irak estimé à 3 milliards.
  • Royaume-Uni : 1,23 milliard de $ de dépenses militaires, 1,7 milliard de pertes économiques.
  • Turquie : 7 milliards de $ pertes économiques, 2,4 milliards d'aide de la part de l'Arabie saoudite, du Koweit, de l'Allemagne et de la CEE.
  • Jordanie : 3 à 4 milliards de pertes économiques
  • L'ensemble des nations arabes a estimé au total les pertes financières à 800 milliards de $.

[modifier] Coût écologique

En plus des destructions dues à tout conflit militaire et de l'impact sanitaire de l'uranium appauvri, il y eut un désastre écologique régional dû à l'incendie de 732 puits de pétroles koweitiens par les forces irakiennes qui voulaient ainsi obscurcir le ciel et gêner l'activité aérienne de la Coalition.

Sur le quart sud du Koweit, une fumée noire s'éleva à 600 mètres du sol. La visibilité fut réduite de 25 à 4 km dans la région et il y eu une chute de la température jusqu'a - 10°C. Les conditions météorologiques furent modifiées jusqu'a 500 km à la ronde. Des traces de fumée furent retrouvées sur l'Himalaya. Le dernier puits fut éteint le 6 novembre 1991.

Une marée noire due à l'ouverture volontaire du terminal d'Mina al Ahmadi par l'Iraq le 21 janvier 1991 fit que 100 000 tonnes de pétrole brut se répandirent dans le Golfe Persique et polluèrent les côtes koweitiennes, saoudiennes et iraniennes. Un bombardement mené par des F-111 de l'USAF pour limiter l'écoulement du brut et incendier le pétrole ainsi que les mesures prises telles que des barrages flottant ont limité les dégâts.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

[modifier] Bibliographie

  • ABDELKRIME-DELANNE, Christine. Guerre du Golfe : La sale guerre propre, Cherche Midi, 2001, Cherche Midi, ISBN 2862748277
  • ARTAUD, Denise. « La guerre du Golfe : un tournant décisif pour la politique des États-Unis ? », Défense nationale, juin 1991.
  • AYACHE, Georges. « Guerre du Golfe : entre les intérêts et les principes ? », Cosmopolites, n°17, septembre 1990.
  • BONNEFOUS, Marc. « Actions, déclarations, et contradictions devant la crise du Golfe ». Défense nationale, décembre 1990.
  • Commission de la défense nationale et des forces armées. Guerre du Golfe, vérité sur un conflit, 2001, ISBN 2-11-115054-1
  • DUFOUR, Jean-Louis. « Une guerre singulière », Politique internationale, n°51, printemps 1991. Géopolitique, n°32 : Iraq : les clefs pour comprendre. Hiver 1990-1991.
  • GRESH, Alain, VIDAL, Dominique. Golfe, clefs pour une guerre annoncée. Paris : Le Monde éditions, 1991.
  • HAGHIGHAT, Chapour. « Histoire de la guerre du Golfe ». Bruxelles : Editions Complexe, 1992.
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  • LA GORCE, Paul-Marie de. « La division du monde arabe ». Crise du Golfe : les changements stratégiques, dossier 37, FEDN, 1990.
  • POUZOULET, Catherine. « La croisade d'un Président : les enjeux de la guerre du Golfe en politique intérieure américaine », Le trimestre du Monde, premier trimestre 1991.
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  • RYAN, Chris. Celui qui s’est échappé (The One that Got Away), Editions Movie Planet, 1994, ISBN 2-915243-01-8
  • SALAME, Ghassan. « Bush et la crise du Golfe » . Géopolitique, n°32.
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  • SALINGER, Pierre, LAURENT, Eric. Guerre du Golfe, le dossier secret. Paris : Orban, 1990.
  • SWOFFORD, A. Jarhead, 2006, ISBN 2702134556
  • (en) VUONO, Carl E. « Desert Storm and the Future of Conventional Forces ». Foreign affairs, vol. 70, n°2, printemps 1991.
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