Guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique
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La Guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique a opposé les habitants des 13 colonies d'Amérique du Nord, à leur métropole, la Grande-Bretagne de 1775 à 1783.
Les Anglais désignaient les colons américains révoltés « insurgents » ou encore « New England Patriots ». La guerre d'indépendance américaine est considérée comme l'un des aspects de la révolution américaine qui permit aux États-Unis d'accéder à l'autonomie et de construire des institutions républicaines. Événement fondateur de l'histoire du pays, la guerre entraîna à partir de 1777 d'autres puissances européennes, parmi lesquelles la France tint un rôle important.
La France s'engage dans la guerre d'indépendance américaine d'abord par la fourniture de matériel et d'aides en faveur des insurgés, puis officiellement en 1778. L'aide française navale et terrestre permit la victoire américaine, notamment à la Bataille de Yorktown, et se conclut par le Traité de Paris de 1783.
Il reconnaît l'indépendance des États-Unis d'Amérique, plus de 70 000 loyalistes ont du quitter le pays après la guerre, la plupart sont partis au Canada, en Grande-Bretagne, ou dans les colonies britanniques des Caraïbes.
[modifier] Les origines de la rupture avec la métropole
[modifier] Les conséquences de la guerre de Sept Ans
- Article détaillé : Histoire coloniale des États-Unis d'Amérique.
À la suite de la guerre de Sept Ans (1756-1763), la France vaincue doit céder ses immenses territoires de la Louisiane à la Grande-Bretagne et à l'Espagne. Mais ce conflit a vidé les caisse de la Couronne britannique. Londres décide de faire supporter une partie des frais de guerre aux colons américains. Le Parlement britannique impose de nouvelles taxes en votant une série de lois qui provoquent le mécontentement des colons américains (Sugar Act en 1764, Townshend Acts en 1767, Tea Act en 1773). Ces derniers refusent de payer parce qu'ils ne sont pas représentés politiquement à la Chambre des Communes à Londres. Le gouvernement britannique empêche également aux paysans des treize colonies d'étendre leurs terres à l'ouest des montagnes Appalaches afin en autre d'éviter les conflits avec les Amérindiens.
[modifier] Le contentieux économique
Les colons américains, en particulier les marchands des ports de la Nouvelle-Angleterre reprochaient à la Grande-Bretagne sa politique commerciale : le trafic de certaines marchandises comme le thé était réservé aux navires anglais, en vertu du monopole en vigueur.
[modifier] L'influence de l'Esprit des Lumières
La rupture se produisit définitivement avec la réunion des représentants des colonies au Congrès de Philadelphie, en 1774.
Désormais, les colons d’Amérique non loyalistes devinrent des rebelles, les "insurgents", et le 4 juillet 1776 le Congrès continental adopta la Déclaration d’Indépendance des 13 colonies d'Amérique du Nord.
[modifier] Le rapport de force avant 1778
[modifier] Loyalistes et patriotes
Dès que les États-Unis d'Amérique se sont proclamés indépendants (4 juillet 1776), les résidents eurent à décider ceux qu'ils voulaient soutenir. Ceux qui étaient favorables à l'indépendance ont été appelés « Americans » ou « patriotes » ou encore « Congressistes ». (Le terme d'avant guerre était "Whig" occasionnellement utilisé). Les personnes qui s'opposaient à l'indépendance furent appelés « Loyalistes » ou les « hommes du roi »<ref>N.B. le mot « Tory » était rarement employé</ref>. Le terme a été utilisé des deux côtés, sans ambiguïté. Le Congrès disposait de 40 ou 45 % d'opinions favorables dans la population. Près de 15 ou 20 % de la population<ref>Sur le pourcentage des loyalistes, lire Robert M. Calhoon, « Loyalism and Neutrality » dans The Blackwell Encyclopedia of the American Revolution, p. 247</ref>, les Loyalistes, étaient partisans du roi durant la guerre. Quelques uns (particulièrement dans les Carolines) changèrent de camp, et d'autres restèrent neutres. Les Loyalistes eurent jusqu'à 50 000 soldats durant les années de guerre pour soutenir l'Empire britannique. Certains historiens affirment que la révolution américaine fut une guerre civile entre loyalistes et patriotes.
[modifier] Les forces américaines
Au départ, les insurgés n'ont pas d'armée mais seulement des milices. Le congrès continental nomme George Washington commandant en chef de l'armée continentale (qui deviendra après guerre l'US Army). Bien que plus de 250 000 hommes<ref>Sur l'importance numérique des armées, lire Mark M. Boatner, Encyclopedia of the American Revolution, p. 264 et 663</ref> servirent du côté américain, l'armée ne dépassa jamais 90 000 hommes, et Washington n'en commanda directement pas plus de 17 000<ref>Dans Mark M. Boatner, Encyclopedia of the American Revolution, p. 264, l'historien avance le chiffre maximal de 17 000 soldats américains. Pour Christopher Duffy (The Military Experience in the Age of Reason, 1715–1789, p. 17), l'effectif maximum devait être de 13 000 insurgés</ref>. De plus, cette armée américaine est moins bien organisée que l'armée britannique.
[modifier] Les forces britanniques
La Grande-Bretagne n'a pas assez de soldats pour mater la rébellion et dispose d'environ 50 000 soldats, parmi lesquels des mercenaires allemands (les Hessiens) et des colons américains loyalistes. Parce que tout le monde n'était pas favorable à la guerre, créer une armée était difficile. Dans un premier temps, elle n'était constituée que de milices des États américains ; par conséquent les soldats étaient indisciplinés et inexpérimentés. Le refus du Congrès d'aider Washington le frustrait. Ses hommes avaient désespérément besoin de tentes, de chaussures, de nourriture, de fusils et de munitions.
Former une armée était le premier objectif de George Washington. Les Britanniques pensaient que les forces américaines n'étaient seulement que des rebelles désorganisés. Une victoire décisive et les Américains se rendraient. Au contraire, le seul but de Washington était de survivre, de remporter quelques petites victoires et d'éviter une lourde défaite.
- Article détaillé : Comportement des troupes britanniques pendant la Guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique.
[modifier] Les Noirs et les Amérindiens
Les Afro-américains, qu'ils soient esclaves ou libres, ont participé à la guerre dans les deux camps, loyaliste et insurgent. Des Noirs se sont engagés dans les milices américaine alors que cette pratique inquiétait les planteurs du sud qui refusaient que les esclaves soient armés. On estime que 5 000 Noirs ont combattu aux côtés des insurgents<ref>Sidney Kaplan and Emma Nogrady Kaplan, The Black Presence in the Era of the American Revolution, pp. 64-69</ref>. En novembre 1775, le gouverneur de Virginie Lord Dunmore promit l'affranchissement à tous les esclaves qui seraient soldats dans l'armée britannique. En 1779, Sir Henry Clinton édicte une loi similaire pour la région de New York. La plupart des esclaves servirent comme plantons, mécaniciens, ouvriers ou éclaireurs. Plus de la moitié mourut dans les épidémies de variole qui frappèrent les armées britanniques. En dépit des promesses de certains gouverneurs anglais, la majorité des esclaves ne furent pas affranchis<ref>Sidney Kaplan and Emma Nogrady Kaplan, The Black Presence in the Era of the American Revolution, pp. 71-89</ref>. Du côté des troupes insurgées, on recense de nombreux cas d'affranchissement<ref>Nicole Bacharan, Faut-il avoir peur de l’Amérique ? , Paris, éditions du Seuil, 2005, ISBN 2020799502, p.117</ref>.
[modifier] Opérations dans les colonies du nord (1775-1777)
[modifier] Débuts heureux des Américains
Les débuts du conflit furent heureux pour les Américains. Leurs milices battirent à Lexington (avril 1775) un détachement anglais. On assiégea le général Gage dans Boston. Le Congrès confia à Washington la tâche difficile d'organiser les bandes de miliciens et de les mettre en état de vaincre les troupes aguerries de la Grande-Bretagne.
Les Américains envahirent le Canada et prirent Montréal; mais leur chef Montgomery ayant été tué devant Québec, Carleton les chassa de toute la province (décembre 1775). Cet échec fut en partie compensé par la prise de Boston (17 mars 1776), où Washington avait déjà forcé les Britanniques à évacuer Boston.
Puis il a dirigé son armée sur New York, où il avait prévu que les Britanniques iraient après Boston. Un des objectifs britannique était de repousser les attaques des villes côtières pour que les renforts venus par la mer puissent arriver.
Le ministère anglais n'avait pas cru d'abord à une résistance si énergique.<ref>Pour la vaincre, il acheta aux princes allemands, qui étaient dans sa dépendance depuis la guerre de Sept-Ans, une armée de dix-sept mille mercenaires.</ref> Les colonies, mises au ban des nations par la métropole, prirent alors une mesure à laquelle presque personne n'avait songé au commencement de la lutte.
[modifier] Congrès à Philadelphie, 1776
Le Congrès de Philadelphie, en proclamant l'indépendance des treize colonies réunies en une confédération où chaque État conserva sa liberté religieuse et politique (4 juillet 1776), rompit irrévocablement avec l'Angleterre.
Les volontaires américains, sans magasins, sans ressources, ne purent d'abord tenir tête aux vieux régiments qu'on envoyait contre eux. Le général Howe prit New-York, Rhode-Island. Howe arriva à New York avec 9 000 mercenaires en juin 1776. Pendant plusieurs mois, Howe et Washington se battirent pour l'État de New York et finalement Washington dut se retirer par le New Jersey.
Washington, obligé de battre en retraite, eut la douleur de voir un grand nombre de ses soldats l'abandonner. Cependant il ne céda le terrain que pied à pied et s'arrêta après le passage du Delaware qui sera terrible.
De là, il fit une tentative imprévue et d'une audace remarquable. À Noël 1776, l'armée continentale a besoin d'une victoire. Il franchit le fleuve sur la glace pendant la nuit du 25 décembre 1776, surprit à Trenton un corps de mille Allemands commandés par Rahl, tua cet officier et fit ses soldats prisonniers<ref>Les soldats passent la rivière Delaware, marchent et attaquent par surprise les mercenaires Hessiens. 900 d'entre eux sont tués et les autres (8 100) rejoignent le camp américain.</ref>.
Ce succès, qui dégageait Philadelphie, releva l'esprit public. De nouveaux miliciens accoururent de la Pensylvanie, et Washington, reprenant l'offensive, força Cornwallis à se replier jusqu'à Brunswick.
L'armée de Washington gagnera une autre victoire lors de la bataille de Princeton le 3 janvier 1777. Ces succès redonnent confiance aux insurgés et entraînent l'enrôlement de nouveaux volontaires dans l'armée continentale.
[modifier] Des Français qui devancèrent le traité conclu plus tard entre la France et l'Amérique
Le Congrès, rassuré sur le sort de Philadelphie, était rentré dans cette ville le 27 février 1777. L'arrivée des volontaires européens<ref>On trouve encore parmi les volontaires français qui accompagnèrent La Fayette, le précédèrent ou le suivirent de très-près: de Mauroy, qui l'avait accompagné dans sa fuite de France; de Gimat, son aide de camp intime, Pontgibaud, qui fut aussi son aide de camp; Armand de la Rouerie, plus connu sous le nom de colonel Armand, de Fleury, le héros de Stony-Point, Mauduit du Plessis, le héros de Redbank, Thomas Conway, de Ternant, de La Colombe, Touzard, le major Pierre Charles L'Enfant et d'autres. Enfin, parmi les étrangers: Pulaski et Kosciusko, qui ont tous deux joué des rôles importants dans les révolutions de Pologne; de Steuben, officier prussien, venu vers le commencement de 1778, et qui organisa la discipline et les manœuvres dans l'armée américaine.</ref> apportait plutôt aux Américains un secours moral qu'une aide effective<ref>Le 24 juillet 1778, le général Washington écrivait au Gouverneur Morris, à Philadelphie: La prodigalité avec laquelle on a distribué les grades aux étrangers amènera certainement l'un de ces maux: de rendre notre avancement militaire méprisable, ou d'ajouter à nos charges actuelles en encourageant les étrangers à tomber sur nous par torrents, que nos officiers nationaux se retireront du service… Non, nos officiers ne verront pas Injustement placés au-dessus d'eux des étrangers qui n'ont d'autres Titres qu'un orgueil et une ambition effrénés..... Mémoires de Gouverneur Morris, I, 135. Paris, 1842.</ref>. Ils étaient de beaucoup inférieurs en nombre à leurs adversaires; mais l'habileté des chefs et l'opiniâtreté des soldats suppléèrent à cette infériorité numérique.
- Article détaillé : La Fayette.
La tactique de la Grande-Bretagne est d'isoler la Nouvelle-Angleterre des autres régions en s'emparant de la vallée de l'Hudson. Pour cela, trois armées étaient nécessaires. Le Général Burgoyne enverrait des troupes au sud depuis le Canada, le colonel St Leger irait avec son armée et Howe suivrait l'Hudson. Ce plan ne marchera jamais car le général Howe préférera envahir la Pennsylvanie et capturer Washington.
[modifier] Howe débarque à Maryland, 1777
Dès le mois de juin 1777, on apprit que sir William Howe, parti de New-York, se dirigeait avec seize mille hommes sur les côtes de la Pensylvanie. Il débarqua ses troupes dans le Maryland, et Washington s'avança au-devant de lui avec onze mille hommes.
[modifier] Les Américains perdent la bataille de Brandywine
Les deux armées ne tardèrent pas à se rencontrer sur les bords de la Brandywine, et le 11 septembre elles se livrèrent un combat dans lequel les généraux américains furent battus en détail. Howe battit Washington mais ne put le capturer à la bataille de Brandywine.
[modifier] Le Congrès évacue Philadelphie
Sir William Howe entra à Philadelphie et le Congrès se transporta à Lancastre.
D'un autre côté, le général Horatio Gates avait succédé à Saint-Clair dans le commandement des troupes qui avaient abandonné Ticonderoga au début de la campagne. Il se réunit aux généraux Arnold et Morgan, qui avaient dû abandonner le Canada, et résolut de s'opposer à la marche hardie du général Burgoyne.
[modifier] Les Anglais sont battus le 19 septembre et le 7 octobre à Saratoga
Le général Burgoyne, qui avait remplacé Carleton, avait besoin de renforts. Il se rendit dans le Vermont pour voir ce qu'il y trouverait. Il attendit les Américains sur les hauteurs de Behmis-Hights. Une bataille opiniâtre s'y livra le 19 septembre<ref>On trouva sur le champ de bataille le cadavre d'une femme qui avait été tuée dans les rangs des milices américaines; ses armes étaient encore disposées pour le combat et ses mains étaient pleines de cartouches. (Fait rapporté par le capitaine Anbury, des troupes royales; Voyages, Londres, 1789, I, 437; Paris, I, 311).</ref>. Les Anglais furent battus, sans perdre toutefois leur position. L'armée y subit une défaite par les troupes de la Nouvelle-Angleterre à la bataille de Bennington. Puis ses hommes, coupés de leur retraite, durent marcher vers Albany. En chemin ils rencontrèrent une force continentale le 7 octobre menée par Horatio Gates. Cette armée attendait sur la rive près de Sarratoga.
[modifier] Burgoyne est obligé de capituler
Une succession de batailles conduit à la reddition finale de Burgoyne. La victoire de Saratoga marqua un tournant dans la guerre d'Indépendance. C'était le plus beau succès que les Américains eussent encore remporté depuis le commencement de la lutte: une artillerie nombreuse, des armes et dix mille prisonniers tombèrent en leur pouvoir.
Les ennemis européens de la Grande-Bretagne prirent conscience que la guerre pourrait finir à la faveur des continentauxréf. nécessaire. La France de Louis XVI, suivie de l'Espagne et de la Hollande s'engagent alors du côté des Américains.
[modifier] Washington reprend l'offensive
Cependant Washington reprenait l'offensive. Au moment où les Anglais le croyaient en pleine retraite, à la suite de sa défaite de Brandywine, il s'approcha d'eux par une route détournée et les attaqua avec vigueur dans leurs lignes. Un brouillard qui mit le désordre dans ses corps d'armée lui ravit une victoire certaine. Il fut forcé à la retraite après avoir fait essuyer à l'ennemi des pertes bien supérieures aux siennes à la bataille de Germantown (4 octobre 1777).
[modifier] Défense du fort Redbank par Duplessis-Mauduit
C'est à cette même époque qu'il faut placer la défense du fort Red-Bank par le capitaine volontaire Duplessis-Mauduit à la tête de quatre cents hommes, contre le colonel Donop, d'un régiment hessois qui ne comptait pas moins de seize cents soldats. Ce régiment fut en partie détruit et son colonel tué. Les Américains durent pourtant abandonner cette place, ainsi que le fort Mifflin.
[modifier] Continuation et résumé des opérations
A la fin de 1777, le général Howe força Washington à se replier de Philadelphie. En hiver 77-78, Washington et son armée campaient dans Valley Forge, dans le sud-est de la Pennsylvanie. A cause du manque cruel de vêtements appropriés et de vivres, l'hiver de Valley Forge fut l'hiver le plus dur le la guerre révolutionnaire. L'endurance de Washington et de ses hommes fut incroyable. Le quart de ses soldats mourut à cause de la malnutrition et/ou de sous-nutrition, et de la maladie, notamment de la fièvre typhoïde. Malgré cela, ils tinrent bon. D'après le colonel John Brocks, si les soldats restaient, c'était à cause de George Washington. Ils l'adoraient et seraient mort pour lui.
[modifier] L'engagement des ennemis européens de la Grande-Bretagne (1777-1783)
Devant l'enlisement militaire, les insurgés américains cherchent des soutiens étrangers : ils font appel aux Canadiens français qui, en raison de l'acte de Québec, refusent d'apporter leur aide et demeurent fidèles à la couronne britannique. La défaite britannique de Saratoga en 1777 encourage la France à entrer en guerre contre la Grande-Bretagne. Dès 1778, la France passe une alliance et un traité d'amitié avec les insurgés américains.
[modifier] L'engagement français
- Article détaillé : La France dans la guerre d'indépendance américaine.
[modifier] En Amérique, Clinton abandonne Philadelphie devant les forces de Washington et du comte d'Estaing
Clinton, menacé d'être enveloppé dans Philadelphie par l'armée de Washington et par la flotte du comte d'Estaing, se replia sur New-York, où il ne rentra toutefois qu'après avoir essuyé un échec à Monmouth (28 juin 1778).
[modifier] Diversion dans le Sud
Pour diviser les forces qui le poursuivaient, il envoya le colonel Campbell dans la Géorgie, et la guerre s'étendit alors aux colonies du Sud.
C'est ensuite l'Espagne, puis les Provinces-Unies qui s'opposent à la puissance britannique, faisant basculer le rapport de force. En 1779, la France persuade l'Espagne et les Provinces Unies, deux autres ennemies de la Grande-Bretagne, à cause des colonies, d'aider les Américains. Le gouverneur de la Louisiane, le général Bernado de Galvez prit les forteresses de Natchez et de Baton Rouge, le long du Mississippi. De là, il attaqua Mobile et Pensacola dans l'ouest de la Floride. Ces victoires empêchèrent les Britanniques d'attaquer depuis le sud-ouest. Les Britanniques durent se battre sur plusieurs fronts et furent contraints ainsi d'éparpiller leurs ressources militaires. L'aide européenne arriva au moment où les Américains en avaient désespérément besoin.
[modifier] Exactions des Anglais dans la Caroline et la Géorgie
Le général anglais Prévost vint rejoindre Campbell, et le chef des milices américaines, Lincoln, fut forcé de leur abandonner, avec la Géorgie, toute la Caroline du Sud. Les Anglais faisaient de ce côté une guerre d'extermination qui soulevait contre eux les populations, aussi le général Lincoln put-il bientôt reprendre l'offensive et forcer l'ennemi à lever le siège de Charleston (mars 1779).
En même temps, sir H. Clinton envoyait des détachements sur les côtes de la Virginie et de la Nouvelle-Angleterre pour tout ravager. Ce général concentra ses troupes sur le bord de l'Hudson et vint attaquer les forts de Verplanck et de Stoney-Point. Cette dernière place fut prise, puis reprise par Wayne. Le lieutenant-colonel de Fleury se précipita le premier dans les retranchements qu'il avait fait construire et saisit le drapeau anglais. Les Américains accordèrent la vie sauve à la garnison anglaise, bien qu'elle eût commis d'horribles massacres. Washington dut pourtant abandonner ce poste après en avoir enlevé les munitions et en avoir détruit les défenses.
[modifier] Savannah et Charlestown
Les Britanniques pensaient que les sudistes étaient plus loyaux. Ainsi, en 1778, ils décidèrent de déplacer la guerre au Sud en l'attaquant. Les Britanniques savaient qu'ils n'avaient connu que des petits succès au Nord pendant trois ans et que la victoire serait difficile. Ils espéraient ainsi d'avantage de succès. Ils promirent de plus à beaucoup d'esclaves noirs la liberté s'ils rejoignaient l'armée. En réalité, les officiers britanniques les vendirent comme esclaves en Inde.
[modifier] Échec des troupes alliées devant Savannah
Ils capturèrent alors la ville portuaire de Savannah, et de là, ils envahirent la plupart de la Géorgie. En Décembre 1778, une armée britannique sous les ordres du général Henry Clinton arriva de la Caroline du Sud et encercla l'armée américaine à Charlestown. Quand les 5 000 défenseurs se rendirent, les américains perdirent pratiquement toute leur armée au Sud. Ce fut la plus grande défaite américaine dans la guerre.
Le pavillon français eut à partir de 1779 l'empire de la mer dans les Antilles et d'Estaing put se diriger vers les côtes de la Géorgie pour reconquérir cette province en soutenant le général Lincoln. Le siège de Savannah (septembre 1779), attaque infructueuse, fut immédiatement entrepris.
- Article détaillé : Siège de Savannah.
[modifier] La diversion de Clinton dans la Géorgie
La diversion tentée par Clinton dans la Géorgie avait complètement réussi par l'échec de d'Estaing devant Savannah. Ce général profita du moment où Washington était réduit à l'inaction par la misère de son armée pour faire quitter New-York à une partie de ses troupes et pour s'emparer de Charleston, dans la Caroline du Sud, où il fit 5 000 Américains prisonniers (mai 1780). Il laissa ensuite dans cette province lord Cornwallis, qui battit tous ceux que le Congrès chargea de le chasser.
[modifier] Rochambeau
- Article détaillé : Traversée de l'Atlantique du corps expéditionnaire français (1780).
En juillet, le corps expéditionnaire aux ordres du vicomte de Rochambeau et fort de 6 000 hommes débarqua à Newport. Il était amené sur une escadre de dix vaisseaux aux ordres du chevalier de Ternay. C'est pendant que Washington s'était rapproché de New-York, pour mieux correspondre avec Rochambeau, que le traître Benedict Arnold entama des négociations avec Clinton pour lui livrer West-Point, dont Washington lui avait confié la garde.<ref>On sait comment le complot fut découvert et comment le major André, de l'armée anglaise, périt victime de ses relations avec le traître.</ref>
- Article détaillé : Arrivée au États-Unis du corps expéditionnaire français (1780).
Avant de commencer ses opérations, Rochambeau attendait des renforts que le comte de Guichen devait lui amener de France; mais celui-ci avait rencontré dans les Antilles, l'amiral Rodney, qui obligea le convoi français à se réfugier à la Guadeloupe. Washington ne put qu'envoyer quelques renforts, avec La Fayette, aux patriotes du Sud, et se résigna à remettre à la campagne prochaine l'expédition décisive qu'il concertait avec Rochambeau. De son côté, Cornwallis recevait des troupes qui portaient son armée à 12 000 hommes. La situation des Anglais paraissait donc aussi prospère que par le passé.
Même les batailles dans le sud peuvent être utiles aux Américains. Par exemple, la Bataille de la Montagne des rois, à la frontière de la Caroline du Sud et de la Caroline du Nord, en octobre 1780. Le gros des forces britanniques et des 1 000 miliciens furent tué. Les survivants furent presque tous fusillés ou pendus.
[modifier] Coalition contre l'Angleterre
Une vaste coalition se formait pourtant contre le despotisme maritime de l'Angleterre. Cette nation s'arrogeait le droit de visite sur les bâtiments neutres, sous prétexte qu'ils pouvaient porter des secours et des munitions à ses adversaires. Catherine II de Russie, la première, proclama, en août 1780, la franchise des pavillons, à la condition qu'ils ne couvriraient pas de contrebande de guerre.
[modifier] Déclaration de guerre à la Hollande
Pour soutenir ce principe, appelé droit des neutres, elle proposa un plan de neutralité armée qui fut successivement adopté par la Suède et le Danemark, la Prusse, le Portugal, les Deux-Siciles et la Hollande. Cette dernière nation, en donnant asile à des corsaires américains, avait excité au plus haut degré la fureur des Anglais. Ils lui déclarèrent la guerre. C'est alors que l'amiral Rodney leur enleva Saint-Eustache. Les Espagnols prirent de leur côté Pensacola, dans la Floride, tandis que de Grasse ravageait les Antilles anglaises et que Bouillé reprenait Saint-Eustache.
[modifier] L'expédition décisive
[modifier] Opérations simultanées de Washington et de Rochambeau
Ces victoires permirent à Washington et à Rochambeau d'exécuter enfin une expédition qui fut aussi décisive qu'habilement menée. Pendant l'hiver, l'armée américaine, privée des choses les plus nécessaires, avait supporté les plus rudes épreuves. Quelques régiments de Pensylvanie et de New-Jersey s'étaient même mutinés. Les partisans américains Marion et Sumpter avaient trop peu de troupes pour entreprendre contre Cornwallis autre chose qu'une guerre d'escarmouches.
Le corps de Gates fut battu à Camden (août 1780) et de Kalb y fut tué. Pourtant Morgan<ref>La Chesnais a communiqué à Thomas Balch une lettre manuscrite trouvée dans les papiers de Blanchard et signée Daniel Morgan. Elle donne une relation authentique de cette affaire. Elle est datée du camp de Craincreek, le 19 janvier 1781, et est adressée au général Green.</ref>, à la tête d'un corps de troupes légères, battit Tarleton au Cowpens (17 janvier 1781). Par une retraite habile, Green amena Cornwallis jusqu'au delà du Dan, qui sépare la Virginie de la Caroline septentrionale. Il se renforça des milices de Virginie et tomba à l'improviste sur les corps récemment levés par Cornwallis, qu'il jeta dans un désordre tel qu'ils s'entre-tuèrent et que Cornwallis fit tirer des coups de canon contre ses propres troupes, mêlées aux milices.
Green livra un nouveau combat à Cornwallis, le 15 mars, près Guilford-House, et lui fit éprouver des pertes qui le forcèrent à rétrograder sur Wilmington. Par une marche habile, il coupa la retraite de la Caroline du Sud au général anglais, et il manoeuvra si bien qu'après la sanglante bataille de Eutaw-Springs il ne resta plus aux Anglais dans la Géorgie et la Caroline que la ville de Savannah et le district de Charleston.
[modifier] Lafayette dans la Virginie
- Article détaillé : Préparation du corps expéditionnaire français aux États-Unis (1780).
Pendant ce temps, La Fayette, chargé d'opérer en Virginie contre des forces quatre fois supérieures en nombre, sacrifia encore une partie de sa fortune pour maintenir ses soldats sous ses ordres, et, joignant la prudence au courage, il sut, par des marches forcées et des retours subits, tellement fatiguer Cornwallis et harceler ses troupes, que le général anglais, après avoir méprisé sa jeunesse, fut forcé de redouter son habileté<ref>«La nation était loin d'être prête pour les éventualités. Un esprit de lassitude et d'égoïsme régnait dans le peuple. L'armée, mal disciplinée et mal payée, était très-inquiète. Les milices de Pensylvanie et de New-Jersey s'étaient révoltées au commencement de l'année. Le gouvernement était encore impuissant, la Confédération faible, le Congrès inerte, quoique existant toujours. Quand on lit que ce corps était prêt à livrer le Mississipi à l'Espagne, bien plus, à abandonner la reconnaissance expresse de l'Indépendance de l'Amérique, comme le préliminaire indispensable des négociations avec la Grande-Bretagne, quand on lit cela, on peut bien se figurer qu'il y avait quelques préparatifs pour se soumettre aux exigences du moment. Le baron allemand de Steuben, qui rassemblait des troupes en Virginie au moment de l'invasion, fut rejoint après par La Fayette, dont les troupes avaient été habillées pendant la marche aux frais de celui-ci. Sur mer, la flotte française était occupée à défendre les côtes contre les envahisseurs. Il semble que les étrangers étaient les seuls défenseurs de la Virginie et de l'Amérique.» Manual of United States History, de Samuel Eliot. Boston, 1856, 258.</ref>.
- Article détaillé : Bataille de Cap Henry.
- Article détaillé : Défense de la Virginie par La Fayette.
Tout à coup, les troupes de Rochambeau quittent leur position de New-Port et de Providence, où étaient établis leurs quartiers d'hiver, et s'avancent vers Hartford. Washington arrête quelque temps l'armée coalisée devant l'île de New-York. Il fait des reconnaissances devant la place et entretient son adversaire dans cette idée qu'il va diriger tous ses efforts contre cette ville. Mais il n'attendait que la promesse du concours de la flotte pour changer ses dispositions.
[modifier] La campagne de 1781
Le comte de Barras arrive de France sur la Concorde. Il venait remplacer dans son commandement le chevalier de Ternay, et était accompagné du vicomte de Rochambeau, qui avait été chargé de hâter l'envoi des renforts et des secours promis.
- Article détaillé : Envoi de renforts français aux États-Unis (1781).
- Article détaillé : Campagne franco-américaine aux États-Unis (début 1781).
- Article détaillé : Campagne franco-américaine aux États-Unis (août-septembre 1781).
Ces renforts n'arrivent pas; mais en revanche on apprend que la flotte de l'amiral de Grasse, après avoir pris Tabago et tenu Rodney en échec, s'avance avec 3 000 hommes tirés des colonies sous les ordres du marquis de Saint-Simon, pour forcer la baie de Chesapeak défendue par Graves, et bloquer dans Yorktown Cornwallis, que La Fayette poursuit dans sa marche rétrograde.
- Article détaillé : Bataille de la baie de Chesapeake.
Les camps sont levés devant New-York, et tandis que le comte de Barras, malgré son ancienneté de grade, va se mettre avec un noble désintéressement sous les ordres de de Grasse, les généraux alliés se dirigent à marche forcée vers la Virginie. C'est vers Yorktown que, pleins de confiance désormais dans le nombre et la bravoure de leurs troupes, ils font converger tous leurs efforts. L'armée est divisée en deux corps. L'un suit la voie de terre et, par Philadelphie et Baltimore, arrive bientôt à Williamsbourg pour donner la main aux troupes de Saint-Simon et de La Fayette. Un autre corps, sous les ordres de Custine, s'embarque à Head-of-Elk, touche à Annapolis, et, sous la direction de Choisy et de Lauzun, prend position devant Glocester. De son côté le comte de Grasse occupait la baie de Chesapeak et coupait aux Anglais toute communication par eau.
Quelques jours suffirent pour tracer la première et la seconde parallèle. Deux redoutes arrêtaient les travaux des alliés. On décida de leur donner l'assaut. La Fayette avec une colonne de milices américaines fut chargé de s'emparer de celle de droite, tandis que Guillaume de Deux-Ponts montait à l'assaut de celle de gauche. Les troupes alliées rivalisèrent d'ardeur. En quelques minutes ces obstacles furent enlevés.
- Article détaillé : Campagne franco-américaine aux États-Unis (octobre 1781).
En vain Cornwallis, reconnaissant que la résistance était désormais impossible, essaya-t-il de forcer le passage du York River en abandonnant ses canons et ses bagages. Sa tentative ne réussit pas et il dut capituler. La garnison fut faite prisonnière de guerre. Les vaisseaux anglais furent le partage de la flotte française, tandis que plus de 150 canons ou mortiers, la caisse militaire et des armes de toute sorte furent remis aux Américains (11 octobre 1781).
- Article détaillé : Bataille de Yorktown.
- Article détaillé : Capitulation de Yorktown.
Les insurgés sont victorieux en 1781 à Yorktown, sous le commandement de George Washington ce qui permit aux Français d'approvisionner les insurgés en armes et en argent. Les Européens fournirent aussi des corps expéditionnaires et des escadres. La France s'engagea car elle avait de la rancune à l'égard de la Grande-Bretagne.
- Article détaillé : Campagne franco-américaine aux États-Unis (fin 1781).
[modifier] Campagne de 1782
La guerre d'indépendance américaine se présenta comme une occasion d'effacer l'affront de sa défaite dans les guerres indiennes et de la perte de ses colonies en Amérique du Nord.
- Article détaillé : Campagne franco-américaine aux États-Unis (1782).
Cependant la dette de l'Angleterre était considérablement accrue. Lord North dut quitter la direction des affaires pour céder la place à un ministère whig qui demanda la paix au cabinet de Versailles. La France, qui n'était pas moins épuisée, accepta ces propositions. Les préliminaires furent arrêtés à Paris, le 30 novembre 1782, entre les plénipotentiaires des puissances belligérantes, au nombre desquels étaient pour les États-Unis Benjamin Franklin, John Adams, John Jay, et Henry Laurens. Le traité définitif fut signé le 3 février 1783. Les britanniques furent vaincus et durent reconnaître l'autonomie des États-Unis d'Amérique en 1783, en signant le Traité de Paris.
Image:Treaty of Paris by Benjamin West 1783.jpg
- Article détaillé : Bataille au large de la Floride.
Cette nouvelle fut rapidement portée en Amérique. Le 11 mars 1783, de Lauzun partit de Wilmington pour ramener dans leur patrie les derniers soldats français. Ainsi l'indépendance des États-Unis était fondée, et le monde comptait une grande nation de plus.
[modifier] Chronologie des événements
Image:Battle of bunker hill by percy moran.jpg
- 1775 :
- 7 juin : La Bataille de Bunker Hill est la première véritable bataille de la guerre d'Indépendance. Si les insurgés connurent la défaite, leur défense héroïque et les pertes limitées qu' ils connurent contribuèrent à renforcer leur moral.
- 1776 :
- 8 juin : Bataille de Trois-Rivières (Québec), opposant les insurgés des Treize colonies aux troupes du roi de la Grande-Bretagne.
- 4 juillet : Déclaration d'indépendance des États-Unis d'Amérique, rédigée par Thomas Jefferson.
- 27 août : Les Britanniques sont victorieux à la bataille de Brooklyn.
- 16 septembre : Les Britanniques débarquent à Kip's Bay, et dans les jours qui suivent remportent la bataille des Hauts de Harlem (Morningside Heights).
- 21 septembre : Un incendie détruit le quart de New York.
- 16 novembre : Les Britanniques prennent le fort de Washington (Washington Heights), ce qui leur assure le contrôle de New York
- 26 décembre : Défaite britannique à Trenton (Delaware).
- 30 000 soldats allemands sont loués à leurs princes par les Britanniques pour combattre l'indépendance américaine.
- A la fin de l'année, la situation militaire est très défavorable aux insurgés.
- 1777 :
- Le marquis de La Fayette offre ses services de soldat au congrès américain.
- Victoire de George Washington à Princeton
Image:Battle of princeton 1777.jpg
- En juin, la bannière étoilée sert d'emblème aux armées américaines ;
- Le général britannique Howe s'empare de Philadelphie ;
- En octobre, la défaite des Britanniques à Sarratoga encourage les français à déclarer la guerre à la Grande-Bretagne au début de l'année suivante.
- Décembre, l'armée américaine à Valley Forge.
- 1778 :
- 6 février : signature d'un traité d'amitié, d'alliance et de commerce entre les français et les américains ; ces derniers peuvent alors compter sur des renforts terrestres et surtout sur la flotte de guerre française.
- 1780 :
- Mai : Les Britanniques prennent Charleston et font capituler 5 000 soldats américains à Camden.
- 11 juillet : Un corps expéditionnaire dirigé par le français Rochambeau débarque à Newport.
- 20 décembre : la Hollande entre en guerre contre la Grande-Bretagne.
Image:Treaty of Paris by Benjamin West 1783.jpg
- 1781 :
- 5 septembre : la France remporte la Bataille de la baie de Chesapeake.
- 19 octobre : défaite britannique lors de la Bataille de Yorktown.
- 1782 :
- 25 janvier : victoire de la France lors de la Bataille de Saint-Kitts
- les préliminaires de paix s'engagent et aboutissent le 5 septembre 1783 au Traité de Paris (1783) qui met un terme à la guerre d'Indépendance américaine.
[modifier] Source partielle
Thomas Balch, Les Français en Amérique pendant la guerre de l'Indépendance des Etats-Unis 1777-1783, 1872 [détail édition]
[modifier] Voir aussi
[modifier] Notes
<references />
[modifier] Bibliographie
- En français :
- Odet-Julien Leboucher, Histoire de la dernière guerre entre la Grande-Bretagne, les États-Unis de l’Amérique, la France, l’Espagne et la Hollande, depuis son commencement en 1775, jusqu’à sa fin en 1783, Brocas, Paris, 1787.
- En anglais :
- Boatner, Mark Mayo, III. Encyclopedia of the American Revolution. New York: McKay, 1966; revised 1974. ISBN 0-8117-0578-1. Military topics, references many secondary sources available at that time.
- Duffy, Christopher. The Military Experience in the Age of Reason, 1715–1789. New York: Barnes & Noble, 1987. ISBN 0-689-11993-3.
- The Patriot, le chemin de la liberté, un film de Roland Emmerich avec Mel Gibson sur la guerre d'indépendance (2000)
[modifier] Liens internes
[modifier] Liens externes
- Textes sur la Révolution américaine (USA - 1776)
- Textes sur l'indépendance des USA Le rôle de la France.
- Textes sur les USA après l'indépendance (fin XVIIIe)
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