Francais | English | Espanõl

Glénan

Un article de Wikivisual, l'encyclopédie libre.

      {{{{{3}}}}}
{{{{{3}}}}} {{{{{4}}}}}
Pour les articles homonymes, voir Glénan (homonymie). Image:Disambig.svg

Glénan
Administration
Pays Image:Flag of France.svg France
Statut politique Archipel du Finistère, commune de Fouesnant
Capitale {{{capitale}}}
Géographie
Localisation Océan Atlantique
47° 43’ N, 04° 00’ W
Superficie  ? km²
Nombres d'îles 9 îles, plusieurs îlots
Île(s) principale(s) Saint-Nicolas
Côtes {{{côtes}}} km
Altitude maximale {{{altitude maximale}}} m
Baie principale {{{baie}}}
Plus grand lac {{{lac}}}
Glacier principal {{{glacier}}}
Démographie
Population (2006)  ? hab.
Densité  ? hab./km²
Fuseau horaire UTC {{{fuseau horaire}}}
Découverte {{{découverte}}}
Site Internet {{{site web}}}
{{{notes}}}

L'archipel des Glénan, localement appelé les Glénan est un archipel breton situé à environ 10 milles marins au Sud de Fouesnant, dans le Finistère. Le pluriel les Glénans n'est utilisé que pour désigner la célèbre école de voile du même nom, implantée sur le site depuis 1947.

Les coordonnées de l'île de Saint-Nicolas sont 47° 43’ 18’’ N, 3° 59’ 54’’ W

Sommaire

[modifier] Géographie

Îlot de Guéotec vu de Penfret L'archipel comprend neuf îles principales, un grand nombre d'îlots, rochers et roches plus ou moins découvrantes, dont certains servent d'amers aux navigateurs, et de nombreux hauts-fonds.


  • L'île principale est Saint-Nicolas. Elle est accessible en vedette, pendant l'été, depuis Concarneau, Fouesnant, Bénodet ou Loctudy. On y trouve un important vivier construit en 1872, deux restaurants et plusieurs maisons construites dans les années 1960, utilisées comme résidences d'été. Les derniers habitants permanents ont quitté l'île au début des années 1960. Le Centre International de Plongée des Glénan y est installé depuis 1959, d'abord dans l'ancienne ferme et actuellement dans un bâtiment appartenant au Conseil général du Finistère. Une partie de l'île est classée depuis 1974 en réserve naturelle, la plus petite de France (1,5 ha), pour protéger le Narcisse des Glénan, plante endémique de l'archipel.
  • L'île de Bananec est reliée à Saint-Nicolas par un cordon de sable, un tombolo, découvrant à marée basse. L'école de voile y a construit, dans les années 1960 un bâtiment moderne.
  • La plus grande île est l'île du Loch. C'est une propriété privée avec une ancienne ferme et un étang que l'on envisagea d'aménager en vivier. Il y reste aussi la cheminée d'une ancienne installation de fabrication de soude à partir des algues, construite en 1874. Cette cheminée sert maintenant d'amer.
Image:Maison-et-cheminee-de-l'ile.jpg Image:Crique-ile-du-Loch.jpg Image:Goeland nidification.jpg
  • L'île de Penfret, à l'Est, abrite le phare principal de l'archipel et plusieurs bases de l'école de voile les Glénans, propriétaire de la presque totalité de l'île où elle occupe l'ancienne ferme, l'ancien sémaphore et des bâtiments plus récents.
Île de Penfret Image:Ile-du-penfret-vue-de-saint.jpg
  • L'île de Cigogne, au centre de l'archipel est reconnaissable à son fort construit à partir de 1756. Propriété de l'État, il est loué à l'école de voile.
Fort Cigogne et l'île du Loch ; 31 décembre 2003 Fort Cigogne ; Juillet 1997 Image:FortCigogne Glenans.jpg Image:Fort Cigogne 2.jpg
  • Coucher de soleil sur Drenec L'île de Drenec est la propriété de l'école de voile qui a restauré l'ancienne ferme.
  • Brunec vu depuis Bananec Le petit îlot de Brunec, au Nord, est surnommé la prison, peut-être parce qu'un jour, au XVIIIème siècle, les Anglais qui occupaient Penfret y débarquèrent des pêcheurs de Concarneau accusés de transporter des vivres pour la garnison française de Fort Cigogne.On y trouve une villa des années 1960
  • L'île de Guiautec (ou Guéotec), servait de pâturage aux fermiers de Penfret. Elle est dotée d'une tour servant d'amer.
  • L'ïle de Quignénec, au Sud-Ouest est formée de trois îlots, avec une petit bâtiment en ruine, cabane de goémonnier ou ancienne petite ferme.
  • On rattache aussi à l'archipel l'île aux Moutons qui se situe à mi-chemin entre la côte et l'archipel.

L'archipel a parfois été décrit comme « un aperçu de Tahiti en Bretagne Sud ». Il est célèbre pour la clarté de ses eaux. "La Chambre", la zone protégée par le "cercle des Glénan" a parfois été comparée à un lagon.

[modifier] La réserve naturelle de Saint-Nicolas

L'archipel abrite une plante endémique, le Narcisse des Glénan, Narcissus Triandus ssp capax. Identifiée en 1803, et alors présente dans tout l'archipel, cette sous-espèce n'a cessé de régresser au fur et à mesure de la déprise agricole des îles : ce narcisse se développe en pelouse rase et l'abandon de l'élevage a entrainé l'apparition de landes broussailleuses. Dès 1924, on notait sa dispartition presque complète. En 1974, à l'initiative de la SEPNB (Société pour l'Etude et la Protection de la Nature en Bretagne), une partie de l'Ile Saint-Nicolas fut classée en réserve naturelle dont l'accès fut interdit par une clôture. Sa gestion fut confiée à la commune de Fouesnant. Cette mesure faillit entraîner la disparition complète du narcisse des Glénan : l'arrêt du piétinement et la poussée de la lande à fougères et ajoncs furent néfastes à la reproduction par graines (et non par bulbes) de la plante. En 1985, la réserve fut débroussaillée et la population de narcisse se remit à augmenter. Le maintien en pelouse rase est assuré désormais, soit par débroussaillage, soit par des animaux pâturant la réserve (moutons à l'origine, puis poneys et ânes).


L'archipel est aussi classé réserve de pêche sous-marine.

[modifier] Histoire

[modifier] Administration

L'archipel des Glénan dépend de la commune de Fouesnant.

Les terrains de la réserve naturelle appartiennent au Conseil général du Finistère et sont gérés par une association de protection de l'environnement (la SEPNB).

[modifier] Culture

Sur l'archipel, on peut lire notamment Fort Cigogne (1995), de l'écrivain français Jean-Pierre Abraham, qui a vécu avec sa famille pendant deux ans sur l'île de Penfret, au cours des années 60, avant de travailler à la rédaction du fameux Cours de navigation des Glénans. Au printemps 1994, Abraham est revenu passer quelques temps sur l'archipel, logeant cette fois à Fort Cigogne, au milieu de stagiaires de l'école de voile des Glénans. Son livre mêle le récit de ce séjour à l'évocation des deux années passées sur Penfret, près de 30 ans plut tôt.

[modifier] Monuments et lieux touristiques

[modifier] Économie

L'archipel a longtemps été un abri pour les pêcheurs. Au XIX ème siècle, le vivier de Saint-Nicolas était le plus grand de France pour les homards et les langoustes.

La production de soude pour les verreries, par brûlage des algues, a cessé au début du XX ème siècle.

On y exploité le maërl, d'abord à la pelle, sur les îlots, puis par bateaux sabliers utilisant des dragues : des bennes dans les années 1960, puis des dragues suceuses. Le maërl des Glénan est utilisé comme amendement pour les cultures mais surtout dans le traitement des eaux potables, dans une cinquantaine de départements. L'exploitation trop intensive menace la régénération du maerl et la biodiversité. L'État a accordé, en octobre 2005, une dernière concession aux sabliers, avant la fermeture définitive du site en 2011. Pendant 6 ans, pour les seuls besoins du traitement des eaux et dans une zone de 50 hectares ils sont autorisés à extraire chaque année 45.000 tonnes de maërl.

L'archipel n'est plus fréquenté que par quelques pêcheurs professionnels qui font escale à Saint-Nicolas. Tourisme et loisirs sont désormais les activités principales : liaisons par vedettes pendant l'été, écoles de voile et de plongée, deux restaurants.

Les problèmes à résoudre pour la municipalité de Fouesnant sont l'approvisionnement en eau, en énergie et la gestion des détritus : l'eau provient de citernes ou de puits et n'est plus potable, la production électrique assurée par l'éolienne et les panneaux solaires sur Saint-Nicolas est insuffisante et les détritus doivent être évacués par barges au cours de l'été.

[modifier] Urbanisme

Quelques maisons sont construites sur l'île Saint-Nicolas. Toute nouvelle construction est désormais interdite.

[modifier] Liens externes

Une catégorie de Wikimedia Commons propose des documents multimédia sur les Glénan.

Site de la réserve naturelle
L'archipel des Glénan à Fouesnant
Archipel de Glénan
École de voile les Glénans
Centre International de Plongée des Glénan en:Glénan islands

Pour en savoir plus :

  • Les Glénan, Louis-Pierre Le Maître, Editions Palantines, Plomelin, 2005.
  • Les Robinsons des Glénan, Serge Duigou, Editions Ressac, Quimper, 1998. [l'histoire des populations permanentes des Glénan aux XIXe et XXe siècles, les goémoniers-paysans-pêcheurs]
  • Le cercle de mer, histoire des isles de Glénan, Michel Guéguen et Louis-Pierre le Maître, 1981.
  • L'archipel des Glénan en Basse-Bretagne, Vicomte de Villiers de Terrage, Imprimerie René Prudhomme, Saint-Brieuc, 1906. Reprint par les éditions La Découvrance, 2003.
Image:Flag of France.svg Portail de la France – Accédez aux articles de Wikipédia concernant la France.
  
Image:Gwenn ha du.svg Portail de la Bretagne – Accédez aux articles de Wikipédia concernant la Bretagne.
   {{{{{3}}}}}
Image:Flag of France.svg Portail de la France – Accédez aux articles de Wikipédia concernant la France.
Image:Gwenn ha du.svg Portail de la Bretagne – Accédez aux articles de Wikipédia concernant la Bretagne.
{{{{{3}}}}} {{{{{4}}}}}
Outils personnels