Francoprovençal
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- A ne pas confondre avec le provençal. Image:Confusion.svg
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|---|---|---|---|---|
| Parlé en | France, Italie, Suisse | |||
| Région | Savoie, Dauphiné, Lyonnais, Forez, Bresse, Bugey, Franche-Comté, Suisse romande, Valais, Piémont, Val d'Aoste, Pouilles | |||
| Nombre de locuteurs | 77 000 | |||
| Classement | ||||
| Typologie | Syllabique | |||
| Classification par famille | ||||
| - Langues indo-européennes - Langues italiques (Classification SIL - simplifiée)
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| Statut officiel et codes de langue | ||||
| Langue officielle de | Protégée par un statut en région autonome du Val d'Aoste | |||
| Régi par | ||||
| ISO 639-1 | ||||
| ISO 639-2 | roa | |||
| ISO/DIS 639-3 | frp(en)
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| SIL | FRA | |||
| Voir aussi : langue, liste de langues, code couleur | ||||
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Le francoprovençal ou arpitan constitue l'une des trois grandes langues gallo-romanes avec l'occitan (ou langue d'oc) et la langue d'oïl (dont le français qui est l'un de ses dialectes). Cet ensemble de parlers qui n'a jamais connu une norme unique, en régression, a subi un morcellement en de nombreux dialectes. Présentant tantôt des traits communs avec les parlers de langue d'oïl (d'où le nom franco) et ceux de langue d'oc, (d'où le nom de provençal), elle n'en est pas pour autant un mélange de français et d'occitan, mais constitue un groupe linguistique gallo-roman distinct.
Sommaire |
[modifier] Franco-provençal, francoprovençal, arpitan
L'invention du substantif franco-provençal remonte au linguiste italien Graziadio Isaia Ascoli en 1873 : « J'appelle franco-provençal un type linguistique qui réunit, en plus de quelques caractères qui lui sont propres, d'autres caractères dont une partie lui est commune avec le français (un des dialectes de langues d'oïl) et dont une autre lui est commune avec le provençal, et qui ne provient pas d'une tardive confluence d'éléments divers, mais au contraire atteste de sa propre indépendance historique, peu différente de celle par lesquelles se distinguent entre eux les autres principaux types romans.» Ce mot est désormais écrit sans trait d'union afin d'éviter la confusion et de souligner le caractère indépendant de cette langue. Le terme arpitan qui a l'avantage d'être sans rapport ni avec la langue d'oïl, ni avec la langue d'oc lui est de plus en plus préféré. Historiquement il s'agit pour les trois-quarts des territoires définis comme faisant partie de l'ancienne Allobrogie pré-romaine.
La suppression du trait d'union traduit lexicalement la volonté de créer une identité propre et plus marquée ; elle vise également à éviter de suggérer que la langue se borne à une simple juxtaposition d'éléments d'oïl et d'oc. Enfin, « le mot arpitan dépasse le cadre linguistique tout en l'englobant. Ce terme représente, à la fois la langue prise dans sa globalité et la volonté assez nouvelle, de la conserver avec son terreau socioculturel voué lo dzor é pe demàn (pour aujourd'hui comme pour demain).» (Dominique Vuillerot, La Voix des Allobroges).
Ce dernier substantif tend à se répandre de nos jours. Il s'agit d'un terme créé au XXe siècle par des linguistes, forgé à partir de la racine arp-, variante locale de alp-, et qui désigne la montagne - et non pas particulièrement les Alpes. Certains jugent son utilisation impropre pour désigner l'ensemble des dialectes francoprovençaux car il relève, à l'origine, des régions alpines ou jurassiques de la zone linguistique. Ethnologue.com, organisme qui attribue les codes pour le traitement exhaustif des langues, considère toutefois le mot arpitan comme un synonyme de francoprovençal dans sa globalité, tout comme quelques associations et médias situés ou non dans les régions arpitanes / francoprovençales.
À l'instar du mot Occitanie, repris pour désigner l'ensemble des territoires de langue d'oc, le néologisme Arpitanie se retrouve çà et là, depuis les années 1970, pour nommer cet ensemble linguistique sans unité politique. Les locuteurs arpitans utilisent souvent le terme patois pour qualifier leur idiome.
[modifier] Aire de diffusion de l'arpitan
Le territoire linguistique de l'arpitan est délimité, inclusivement, par les régions suivantes (dans le sens des aiguilles d'une montre) :
[modifier] en France
- la majeure partie de la région Rhône-Alpes, soit : le Forez (département de la Loire), la Bresse, la Dombes, le Revermont, le Bugey, l'agglomération de Lyon, le Dauphiné, la Savoie et une partie de la Franche-Comté.
- Note : Ce n'est que la partie Nord du Dauphiné qui est dans la zone franco-provençale. Les départements de la Drôme et des Hautes-Alpes sont occitans ( sauf le nord de la Drôme et La Grave). La majeure partie de l'Isère est francoprovençale.
[modifier] en Suisse
- tout l'espace romand, à l'exception de la frange nord-ouest du canton du Jura qui fait partie des parlers d'oïl.
[modifier] en Italie
- le val d'Aoste (à l'exception de la vallée Walser de Gressoney)
- les hautes vallées piémontaises dans les communes suivantes :
- Ala di Stura, Almese, Alpette, Avigliana/Veillane, Balme/Barmes, Borgone Susa/Bourgon, Bruzolo, Bussoleno/Bussolin, Cantoira/Cantoire, Caprie, Carema/Carême, Castagnole Piemonte, Ceres/Cérès, Ceresole Reale/Cérisoles, Chialamberto/Chalambert, Chianocco/Chanoux, Chiusa di San Michele/L'Ecluse, Coassolo Torinese, Coazze/Couasse, Condove/Condoue, Corio/Cory , Frassinetto/Frassinet, Germagnano/Saint-Germain, Giaglione/Jaillons, Giaveno/Javein, Gravere/Gravière, Groscavallo/Groscaval, Ingria, Lanzo Torinese/Lans-L'hermitage, Lemie, Locana, Mattie, Meana di Susa/Méans, Mezzenile/Mesnil, Mompantero/Montpantier, Moncalieri/Moncallier, Monastero di Lanzo/Moutiers, Moncenisio/Montcenis, Noasca, Novalesa/Novalaise, Pessinetto/Pessinet, Pont-Canavese/Pont-en-Canavais, Quincinetto, Ribordone/Ribardon, Ronco Canavese/Ronc, Rubiana/Rubiane, San Didero/Saint Didier, San Giorio di Susa/Saint-Joire, Sant'Ambrogio di Torino/Saint-Ambroise, Sant'Antonino di Susa/Saint-Antonin, Sparone/Esparon, Susa/Suse, Traversella/Traverselle, Traves/Travey, Usseglio/Ussel, Vaie/Vaye, Valchiusella/Chausselle, Valgioie/Valjoie, Valprato Soana/Valpré, Venaus/Vénaux, Villar Dora, Villar Focchiardo/Villar-Fouchard, Viù/Vieu.
+ une partie de la commune de Trana et le hameau de Grandubbione
- Note : Les vallées plus méridionales (Haute vallée de Suse, Val du Cluson...) du Piémont parlent l'occitan.
- Deux enclaves dans les Pouilles sont dues à l'émigration de locuteurs au XIVe siècle : Faeto/Fayet et Celle di San Vito.
[modifier] Historique
La définition historique du francoprovençal reste au mieux délicate. La région était peuplée dès le paléolithique, comme en témoignent divers restes mégalithiques, notamment le cromlec'h du col du Petit-Saint-Bernard. L'héritage linguistique de ce peuplement primitif se limite à la toponymie et à l'hydronymie (Arrondine, Arve, Alpes, Truc, Bec, etc.) ; le mot chalet, popularisé par J.J. Rousseau, dérive également d'une hypothétique racine ligure (comprendre : préceltique) cal-, abri (le francoprovençal alpin possède un mot cheutâ signifiant abri).
Vinrent ensuite les celtes, dont l'archétype archéologique, la civilisation de La Tène, a précisément pris naissance sur le territoire francoprovençal actuel. Allobroges, Ceutrons en val d'Isère, Salasses en Val d'Aoste, autant de tribus qui se fixeront dans la zone arpitane. Leur influence demeure perceptible isolément dans le lexique commun : méleze, nant (< *nantu, vallée), balme (< *balma, trou), etc. ; elle occupe une place significative en toponymie.
Comme toutes les langues romanes, le francoprovençal dérive cependant majoritairement du latin. Cette descendance a pu être colorée (quoique cela demeure débattu) par la présence du superstrat burgonde. Le philologue Pierre Bec estime que le francoprovençal constituerait la première branche divergente du groupe des parlers d'oïl (cf. Morphologie), et situe cette divergence aux alentours du VIIIe siècle ou IXe siècle. Le bloc d'oïl aurait continué à évoluer, le francoprovençal faisant preuve d'un conservatisme important. Le « patois » moderne continue en effet à recourir à des termes médiévaux pour certains actes courants (bayâ pour donner, pâta pour chiffon, s'moussâ pour se coucher, etc.). Désormaux écrit à ce sujet dans la préface de l'excellent Dictionnaire savoyard : « Le caractère archaïque des patois savoyards est frappant. On peut le constater non seulement dans la phonétique et dans la morphologie, mais aussi dans le vocabulaire, où l'on retrouve nombre de mots et de sens disparus dans le français propre. […] » En outre, le francoprovençal partage certaines évolutions phonétiques primitives avec le vieux français, mais non les plus récentes. Certains traits le rattachent à l'occitan (voir le chapitre Morphologie).
[modifier] Littérature
Cette langue n'a jamais pu s'élever au niveau de ses trois grandes voisines d'oïl, d'oc et « de sì » (italien). Le morcellement politique (découpage entre la France, la Suisse, la Savoie/Sardaigne, le Piémont) et géographique, ainsi que l'abandon, dans les grandes centres urbains comme Lyon, Grenoble ou Genève, du parler vernaculaire en faveur de la langue d'oïl véhiculaire, expliquent la faiblesse du corpus littéraire existant. Les premières traces écrites remontent au XIIe siècle et XIIIe siècle. Il s'agit d'un long texte du XIIIe siècle écrit en dialecte lyonnais, la Vie de sainte Béatrice d'Ornacieux, dû à Marguerite d'Oingt (et non de Duingt, comme l'a cru malencontreusement Champollion), dont voici un extrait :
« § 112 : Quant vit co li diz vicayros que ay o coventavet fayre, ce alyet cela part et en ot mout de dongiers et de travayl, ancis que cil qui gardont lo lua d'Emuet li volissant layssyer co que il demandavet et que li evesques de Valenci o volit commandar. Totes veys yses com Deus o aveyt ordonat oy se fit.»
À partir du XVIe siècle, on recense de nombreuses transcriptions de chansons, poésies, fragments, etc. Nous extrayons ci-après quelques informations biographiques de nouveau du Dictionnaire savoyard de A.Constantin et J.Désormaux (voir Bibliographie).
- 1520 : Chanson de la Complanta et désolation dé Paitré, patois de Genève, retranscrit au XVIIe siècle.
- 1547 : Placard de huit lignes en patois de Genève, dans Recherches sur le patois de Genève, par Eugène Ritter.
- 1555 : Noelz et chansons nouvellement composez tant en vulgaire francois que savoysien dict patois, Nicolas Martin, Lyon. En patois mauriennais.
Etc.
Un poème épique de 10000 lignes du milieu du XIIe siècle, Girart de Roussillon, est parfois considéré comme du franco-provençal, et en présente indubitablement certains caractères, bien qu'une édition moderne le présente comme un mélange de formes françaises et occitanes (Price, 1998).
Une longue tradition littéraire franco-provençale existe bien qu'aucune forme écrite prévalente ne soit identifiée. Un fragment du début du XIIe siècle contenant 105 vers d'un poème sur Alexandre le Grand semble être le plus ancien écrit connu. "Girart de Roussillon", une épopée de 10.002 lignes de la moitié du XIIe siècle, a été rédigée en franco-provençal. Il contient certainement des caractéristiques franco-provençales importantes, cependant l'éditeur d'une édition de ce travail qui fait autorité affirme que la langue utilisée est un mélange de formes française et occitanes (Price, 1998). Un document important de la même période contenant une liste de vassaux du comté du Forez n'est pas sans intérêt littéraire.
Parmi les premiers écrits historiques en ce langage figurent des textes rédigés par des notaires qui apparaissent au XIIIe siècle lorsque le latin commença à être abandonné par l'administration officielle. On peut citer la traduction du Corpus Juris Civilis (connu également sous le terme de Code Justinien) dans la langue vernaculaire parlée à Grenoble. Des ouvrages religieux ont également été traduits ou conçus en dialecte franco-provençal dans des monastères de la région. "La Légende de Saint Barthélemy" est l'un de ces ouvrages, écrit en patois lyonnais, qui ont survécus au 13e siècle. Marguerite d'Oingt (env. 1240-1310), une religieuse de l'Ordre des Chartreux, a écrit deux longs textes particulièrement remarquables en dialecte lyonnais. Voici un extrait du texte original de "La vie de Sainte Béatrice d'Ornacieux" :
- § 112 : « Quant vit co li diz vicayros que ay o coventavet fayre, ce alyet cela part et en ot mout de dongiers et de travayl, ancis que cil qui gardont lo lua d'Emuet li volissant layssyer co que il demandavet et que li evesques de Valenci o volit commandar. Totes veys yses com Deus o aveyt ordonat oy se fit. »
Au début du XVIIe siècle, de nombreux textes en francoprovençal voient le jour à l'occasion des conflits religieux entre les 'réformateurs' calvinistes et les catholiques conservateurs soutenus par le duché de Savoie. Parmi les plus connus, on trouve "Cé qu'é laínô" ("Celui qui est en haut"), rédigé en 1603 par un auteur inconnu. Ce long poème narratif décrit une attaque de l'armée savoyarde qui provoqua de forts sentiments patriotiques. Ce poème est devenu plus tard l'hymne de la République de Genève. Voici les trois premières strophes en dialecte genevois avec leur traduction française:
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Cé qu'è lainô, le Maitre dé bataille, |
<P>
Celui qui est en haut, le Maître des batailles, | </TR>
||||
|
<P>
I son vegnu le doze de dessanbro |
<P>
Ils sont venus le douze de décembre, | ||||
|
<P>
Pè onna nai qu'étive la pe naire |
<P>
Par une nuit qui était la plus noire, |
| Latin | Francoprovençal | Français | Catalan | Occitan | Italien |
|---|---|---|---|---|---|
| clavis | clâ | clef / clé | clau | clau | chiave |
| cantare | chantar | chanter | cantar | cantar | cantare |
| capra | cabra / chiévra | chèvre | cabra | cabra | capra |
| lingua | lenga | langue | llengua | lenga / lengua | lingua |
| nox, noctis | nuet | nuit | nit | nuèit / nuèch | notte |
| sapo, saponis | savon | savon | sabó | sabon | sapone |
| sudare | suar | suer | suar | susar | sudare |
| vitae | via | vie | vida | vida | vita |
| pacare | payer | payer | pagar | pagar | pagare |
| platea | place | place | plaça | plaça | piazza |
| ecclesia | églésé | église | església | glèisa | chiesa |
| caseus (formaticus) | tôma / fromâjo | fromage | formatge | formatge | formaggio |
[modifier] Nombres
Le francoprovençal utilise le système décimal. Cela se retrouve en français régional pour les 70, 80 et 90 (70 sèptanta /sɛˈtɑ̃tɑ/, 80 huitanta /vwiˈtɑ̃tɑ/, 90 nonanta /noˈnɑ̃tɑ/). Cependant les dialectes occidentaux utilisent le vigésimal (base 20) pour 80, i.e. quatro-vingt /katroˈvɛ̃/.
[modifier] Liste des dialectes franco-provençaux
| France | Suisse | Italie | Dialectes de transition (France) |
[modifier] Comparaison dialectale
L'orthographe diffère selon les auteurs. Martin (2005), donne l'exemple entre Bressan et Savoyard.
| Français | Francoprovençal/arpitan | Savoyard | Bressan |
|---|---|---|---|
| Bonjour! | Bonjor ! | /bɔ̃ˈʒu/ | /bɔ̃ˈʒø/ |
| Bonne nuit! | Bôna nuet ! | /bunɑˈne/ | /bunɑˈnɑ/ |
| Au revoir! | A revêr ! | /arˈvi/ | /a.rɛˈvɑ/ |
| Oui | Ouè | /ˈwɛ/ | /ˈwɛ/ |
| Non | Nan | /ˈnɑ/ | /ˈnɔ̃/ |
| Peut-être | T-èpêr / Pôt-étre | /tɛˈpɛ/ | /pɛˈtetrə/ |
| S'il vous plait | S'el vos plét | /sivoˈple/ | /sevoˈplɛ/ |
| Merci! | Grant marci ! | /grɑ̃maˈsi/ | /grɑ̃marˈsi/ |
| Un homme | On homo | /on ˈomo/ | /in ˈumu/ |
| Une femme | Na fena | /nɑ ˈfɛnɑ/ | /nɑ ˈfɛnɑ/ |
| L'horloge | Lo relojo | /lo rɛˈloʒo/ | /lo rɛˈlodʒu/ |
| Les horloges | Los relojos | /lu rɛˈloʒo/ | /lu rɛˈlodʒu/ |
| La rose | La rousa | /lɑ ˈruzɑ/ | /lɑ ˈruzɑ/ |
| Les roses | Les rouses | /lɛ ˈruzɛ/ | /lɛ ˈruze/ |
| IL mange. | Il menge. | /il ˈmɛ̃ʒɛ/ | /il ˈmɛ̃ʒɛ/ |
| Elle chante. | Le chante. | /lə ˈʃɑ̃tɛ/ | /ɛl ˈʃɑ̃tɛ/ |
| Il pleut. | O pluvinye. | /o ploˈvɛɲə/ | |
| Il pleut. | O brolyasse. | /u brulˈjasə/ | |
| Quelle heure est-il ? | Quint' hora est ? | /kɛ̃t ˈørɑ ˈjɛ/ | |
| Quelle heure qu'il est ? | Quâl' hora qu'el est ? | /tjel ˈoʒɑ ˈjə/ | |
| Il est 6:30. | El est siéx hores et demi. | /ˈjɛ siz ˈørɑ e dɛˈmi/ | |
| Il est 6:30. | El est siéx hores demi. | /ˈɛjɛ siʒ ˈoʒə dɛˈmi/ | |
| Comment vous vous appelez ? | Tè que vos éds niom ? | /ˈtɛk voz i ˈɲɔ̃/ | |
| Comment vous vous appelez ? | Coment que vos vos apelâds ? | /kɛmˈe kɛ ˈvu vu apaˈlo/ | |
| Je suis content de vous voir. | Je su bonéso de vos vér. | /ʒə sɛ buˈnezə də vo vi/ | |
| Je suis content de vous voir. | Je su content de vos vére. | /ʒɛ si kɔ̃ˈtɛ də vu vɑ/ | |
| Parlez-vous patois ? | Prègiéds-vos patouès ? | /prɛˈʒi vo patuˈe/ | |
| Parlez-vous patois ? | Côsâds-vos patouès ? | /koˈʒo vu patuˈɑ/ |
Lien externe: Atlas linguistique parlant d'une région alpine: entre francoprovençal et occitan - Site multimédia de l'Université de Grenoble avec plus de 700 mots et expressions recueillis auprès de locuteurs natifs. Quinze thèmes principaux ont été regroupés. Cet atlas montre la transition phonologique et géographique du franco-provençal dans le Nord à l'occitan dans le Sud.
[modifier] Toponymes
La principale source de survivance du franco-provençal se fait dans les noms de hameaux, pays, bourgs et villes de l'aire de l'arpitan. Les suffixes en -az, -oz (-otz), -uz, -ax, -ex, -ux, -oux, et -ieux (-ieu) en sont caractéristiques. Ils indiquaient la syllabe accentuée. La dernière consonne est rarement prononcée, ou bien sa prononciation indique l'origine étrangère du locuteur. Pour les noms multisyllabiques, “z” indique l'accentuation sur la première syllabe, et “x” sur la dernière , ex : Chanaz: /ˈʃɑ.nɑ/ ( shana ); Chênex: /ʃɛˈne/ ( shèné ). Exemples:
[modifier] France
- Ain: Outriaz, Seillonnaz, Ordonnaz, Culoz, Marboz, Contrevoz, Oyonnax, Sonthonnax-la-Montagne, Gex, Echenevex, Chevroux, Lescheroux, Jujurieux, Civrieux, Misérieux, Toussieux, Ceyzérieu, Pugieu, Perrex, Niévroz, Lagnieu, Lompnaz, Lompnieu
- Ardèche : Boulieu,
- Doubs: Saraz, Éternoz, Bolandoz, La Cluse-et-Mijoux, Montmahoux.
- Jura: Saffloz, Vertamboz, Morez, Lajoux, Le Vaudioux.
- Savoie: Chanaz, Sonnaz, Motz, Lovettaz, Séez, La Motte-Servolex, Ontex, Verthemex, Avrieux, Ruffieux, Chindrieux, Champagneux
- Haute-Savoie: La Clusaz, Viuz-en-Sallaz, Marcellaz, Aviernoz, Chevenoz, Charvonnex, Chênex, Seytroux, Combloux.
- Rhône: Jarnioux, Ouroux, Rillieux-la-Pape, Sermenaz, Grézieu-la-Varenne, Vénissieux, Meyzieu.
- Loire: La Tour-en-Jarez, Razoux, Chénieux, Ecullieux, Aveizieux.
- Isère: Vernioz, Proveysieux, Ornacieux, Brussieu, Courzieu, Monsteroux-Milieu.
[modifier] Suisse
- Genève: Athénaz, Choulex, Onex, Laconnex, Saconnex, Troinex, Certoux.
- Fribourg: La Brillaz, La Sonnaz, Chesopelloz, Neyruz, Pont-en-Ogoz.
- Neuchâtel: Val-de-Ruz, Brot-Plamboz, Le Prevoux, Mutrux.
- Valais: Arbaz, Dorenaz, Nendaz, Verossaz, Mazembroz, Vetroz, Nax, Mex, Vex, Massongex.
- Vaud: Saubraz, Cerniaz, Penthaz, Tolochenaz, Cheserex, Trelex, Paudex, Bex.
[modifier] Italie
- Val d'Aoste: Bionaz, Runaz, Lillaz, Cherolinaz, Planpincieux, Echevennoz, Morgex.
[modifier] Bibliographie
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- Stich, Dominique (1998). Parlons francoprovençal : Une langue méconnue. Paris: Editions l'Harmattan. ISBN 2-73-847203-6 Orthographe de référence A, (ORA).
- Tuaillon, Gaston (1988). Le franco-provençal, Langue oubliée. Vingt-cinq communautés linguistiques de la France. (Vol. 1). Paris. pp. 188-207.
- Tuallion, Gaston (2002). La littérature en francoprovençal avant 1700. Grenoble: Ellug. ISBN 2-84310-029
- Viret, Roger (2001). Patois du pays de l'Albanais : Dictionnaire savoyarde-français (2nd ed.) Cran-Gévrier: L'Echevé du Val-de-Fier. ISBN 2-951214-62-6
- Vurpas, Anne-Marie (1993). Le Parler lyonnais. (Martin, Jean-Baptiste, Intro.) Paris: Editions Payot & Rivages. ISBN 2-86930-701-2
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens internes
[modifier] Liens externes
Language: (EN) English, (FP) Francoprovençal, (FR) Français, (IT) Italien.
[modifier] Dictionnaires
- Dictionnaire Freelang - Dictionnaire arpitan savoyard-français/français-arpitan savoyard
- Dictionnaire lyonnais
- Dictionnaire du Dauphinois septentrional
- Liga de la Savouè: Lexique Dictionnaires francoprovençal-français et français-francoprovençal : "ORA", zip files.
- Topio.ch: Un petit lexique Vaudois
- Patois Vivant du Forez.
- Projet Lexilogos Babel: Dictionnaire bressan francoprovençal.
- Emile Bonnot: Le Patois Charolais
- Dialettando.com Franco-Provençal du Val d'Aoste
- Henry Suter: Termes régionaux de Suisse romande et de Savoie
- Henry Suter: Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs
[modifier] Littérature & études
- La Littérature Savoyarde du Moyen-Age au début du XVIIIe siècle
- Assemblée des Pays de Savoie : Patrimoine et littérature
- Région autonome Vallée d’Aoste: La littérature orale Proverbes, chansons et légendes en Valdôtain. (FR) (FP)
- Toutes les littératures des pays de l’Ain Ecrivains historiques et contemporain de l'Ain, dont les Franco-Provençaux. (FR)
- Lyoba.ch: Rencontre du patois Articles en Fribourgeois (Gruyèrienne). (FP) (FR)
- Le Musée de la Maison de Barberine: Patois/Etymologie Musée Vallorcin, Vallorcine, Haute-Savoie. (FP) (FR)
- Parlanne Faitare! Le Faetar, University of New Hampshire (U.S.A.). (FP) (EN)
- Giuseppe Zoppelli: Jean-Baptiste Cerlogne Article sur la poésie de JB Cerlogne. (EN) (FP)
- René Merle: Aire du francoprovençal (18e, 19e siècles) René Merle sur le franco-provençal. (FR)
- René Merle: Études comparatives
- Universidad Complutense de Madrid. Romania Minor: Biblio francoprovençal Université Complutense de Madrid (Espagne). Romania Minor (Projet langues minoritaires d'Europe), bibliographie franco-provençale.
- Tintin en pays arpitanLes traductions des aventures de Tintin en arpitan (orthographe de référence B et graphies phonétiques).
[modifier] Arpitan & sites ethniques
- Arpitania.ch Portail culturel arpitan. (FR) (FP) (EN)
- L'Aliance Culturèla Arpitana Association interrégionale pour la diffusion de l'arpitan, Sciez sur Léman (France) et Fribourg (Suisse). (EN) (FR) (IT)
- Francoprovenzale.it EFFEPI: Association de la minorité franco-provençale du Piémont, Ronco Canavese (Italie). (IT) (FR) (FP)
- Esprit Valdôtain Aosta (Italie). (FR)
- Liga de la Savouè Site de la Ligue savoisienne. (EN) (FP) (FR) (IT)
- La Placette des Arpitans Forum lié au portail Arpitania.eu
[modifier] Autres sites
- Université de Neuchâtel, Centre de dialectologie et d'étude du français régional Université de Neuchâtel (Suisse) (FR)
- Arpitanie Ouest: Comité de liaison de l'ouest francoprovençal (FR)
- Centre d’Études francoprovençales “René Willien” (CEFP) de Saint-Nicolas (Val d'Aoste) (FR) (IT)
- Le BREL un éventail de ressources(Aoste)
- Archives des parlers patois de la Suisse Romande et des régions voisines Radio Suisse Romande (RSR). (FR) (FP)
- UNESCO Red Book on Endangered Languages: Europe, compilé par Tapani Salminen. Dernière modification: 31 Décembre 1995. (EN)
- Mercator-Media: Italy Université de Galles, Aberystwyth (R.U.). Rapport, langues minoritaires en Italie; Francoprovençal. (EN)
- Mercator-Legislation: Linguistic Rights and Legislation CIEMEN, Barcelone (Espagne). (EN)
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