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François Bayrou

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<tr><td colspan="2" style="text-align: center;"> Image:François Bayrou.jpg</td></tr> <tr><th valign="top" style="text-align: left;">Naissance :</th><td>25 mai1951
Bordères, Pyrénées-Atlantiques, France </td></tr> <tr><th valign="top" style="text-align: left;">Nationalité :</th><td>Image:Flag of France.svgFrançaise</td></tr> <tr><th valign="top" style="text-align: left;">Profession :</th><td>Homme politiquefrançais</td></tr> <tr><td colspan="2" style="font-size: smaller; font-style: italic; border-top: 1px solid;">Photo : François Bayrou aux RMLL2006</td></tr>
François Bayrou

François Bayrou (se prononçant /fʀãswa bajʀu/ d'après l'API) est un homme politique français, né le 25 mai 1951 à Bordères (Pyrénées-Atlantiques), président de l'Union pour la démocratie française.

Sommaire

[modifier] Biographie

Il est né le 25 mai 1951 à Bordères, entre Pau et Lourdes. Il est le fils de Calixte Bayrou, cultivateur, et d'Emma Sarthou, agricultrice.

Il se marie à 20 ans et suit des études à l'Université Bordeaux III où il obtient son agrégation de lettres classiques à 23 ans après avoir échoué au concours de l'École normale supérieure. Son père meurt d'un accident du travail, et, tout en enseignant, il aide sa mère à tenir l'exploitation. Il réussit à vaincre son bégaiement.

Il est l'auteur d'une biographie d'Henri IV, qui a remporté un grand succès. Grâce à ses droits d'auteur, il s'est lancé avec un certain succès dans l'élevage de chevaux, ce qui lui permet également de « se ressourcer » loin du monde politique.

Avec son épouse Elisabeth, il a six enfants (Hélène, Marie, Dominique, Calixte, Agnès, André) et onze petits-enfants.

[modifier] Parcours politique

Jeune, François Bayrou est proche des mouvements non-violents, notamment de la communauté de Lanza del Vasto. À 30 ans, en 1982, il devient conseiller général, puis quatre ans plus tard député UDF des Pyrénées-Atlantiques. D'inspiration démocrate-chrétienne, catholique pratiquant, c'est un fervent partisan de l'Europe fédérale.

En 1993, il est nommé ministre de l'Éducation nationale dans le gouvernement de cohabitation d'Édouard Balladur. Bien qu'il ait soutenu Édouard Balladur lors de l'élection présidentielle de 1995, et qu'il se soit opposé au projet de référendum sur l'éducation proposé par le candidat Jacques Chirac, il obtient dans le premier gouvernement d'Alain Juppé un portefeuille élargi à l'enseignement supérieur, à la recherche et à la formation professionnelle. Il perd cette dernière attribution dans le deuxième gouvernement Juppé. Opposé à la dissolution de 1997, il quitte le ministère à la suite de l'arrivée au pouvoir de la gauche plurielle. Sa présence à ce ministère est très remarquée pour sa méthode prudente et concertée en matière de réformes (critiquée par exemple par Claude Allègre, approuvée par Jack Lang) ; il y dirige une réflexion approfondie sur la condition des professeurs et des élèves qui inspire les documentaires de la réalisatrice Marie Desmeuzes.

Élu en 1994 président du CDS, il crée en 1995, au congrès de Lyon, Force Démocrate (FD) en fusionnant le CDS et le Parti social-démocrate, de tradition laïque, d'André Santini. Il est élu en 1998 à la tête de l'UDF qui regroupe des partis du centre, dont FD, et de droite, dont Démocratie libérale (DL). Après les élections régionales de 1998, Alain Madelin et d'autres leaders de DL approuvent les présidents de région réélus grâce au soutien des élus Front national : François Bayrou réaffirme alors son refus de toute compromission avec l'extrême-droite. DL quitte alors l'UDF, dont les autres composantes fusionnent la même année pour créer un parti unifié, la "Nouvelle UDF". François Bayrou conduit, lors des élections européennes de juin 1999, la liste UDF, qui recueille 9,28% des voix ; il tient son engagement de siéger à Strasbourg et entre donc au Parlement européen, dont sa seconde de liste, Nicole Fontaine, obtient la présidence.

François Bayrou se présente comme candidat de l'UDF à l'élection présidentielle de 2002. Cette campagne connaît des débuts difficiles, notamment des sondages le créditant longtemps de moins de 5% des voix. Plusieurs leaders de l'UDF appellent à voter pour Jacques Chirac dès le premier tour. François Bayrou se classe quatrième, avec 6,84% des voix. Il appelle Jacques Chirac, opposé au second tour à Jean-Marie Le Pen, à constituer une large coalition à partir de sa majorité de second tour. Jacques Chirac tente au contraire avec Alain Juppé de fusionner la droite et le centre dans un parti unique, l'Union pour la majorité présidentielle rebaptisée ensuite Union pour un Mouvement Populaire. La majorité des parlementaires UDF quitte ce parti pour l'UMP. Cependant, 30 députés UDF sont élus et constituent un groupe parlementaire pour la XIIe législature (2002-2007), dont François Bayrou qui revient à l'Assemblée Nationale, élu dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques.

S'affirmant, dès la première question de confiance posée par le nouveau gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, opposé à "'l'Etat-UMP", il annonce l'intention de se prononcer librement sur chacun des actes du gouvernement.

L'UDF obtient 12% des voix aux élections régionales et aux élections européennes de 2004, où progressent le nombre de ses élus conseillers régionaux et députés européens ; aux cantonales de la même année, le nombre de ses conseillers généraux et présidents de conseils généraux progresse également.

Cependant, François Bayrou échoue à conquérir l'Aquitaine, arrivant en troisième position derrière la liste PS du président Alain Rousset, qui sera réélu, et celle de l'UMP radical Xavier Darcos, Ministre délégué à l'Enseignement scolaire. Devancée dans toutes les régions par l'UMP, l'UDF accepte la fusion de ses listes avec celles de l'UMP au second tour, car elle n'arrive nulle part dans le couple de listes en tête.

Dans la nouvelle assemblée européenne, l'UDF quitte le groupe parlementaire de droite du Parti populaire européen auquel appartient l'UMP, pour rejoindre, avec ses alliés du Parti démocrate européen, le groupe de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe. François Bayrou affirme, en décembre 2004, son opposition à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne et demande - en vain - un vote de l'Assemblée nationale sur cette question. L'année suivante, il fait campagne en faveur du Traité établissant une Constitution pour l'Europe, que les électeurs français consultés par référendum rejettent le 29 mai 2005.

Il a déclaré à plusieurs reprises souhaiter le passage à une VIe République. Le 5 avril 2006, il estime que la crise du CPE s'était soldée par "un effondrement des institutions" tel que "le moment est venu".

En 2005 et 2006, il s'oppose de plus en plus à la politique du gouvernement de Dominique de Villepin, qu'il juge inadaptée et dont il dénonce les modalités d'adoption en réduction des droits du Parlement, notamment via les procédures d'urgence. Pour la première fois depuis son arrivée à la tête du parti en 1998, il vote la deuxième motion de censure déposée par le Parti Socialiste le 16 mai 2006 contre le gouvernement Villepin dans le cadre de l'Affaire Clearstream 2, la première ayant eu lieu en février 2006 lors de la crise du CPE.

[modifier] Perspectives

La candidature de François Bayrou à l'élection présidentielle française du printemps 2007 a été officialisée le 2 décembre 2006 par une annonce dans son fief, le Béarn, à Serres-Castet.

Par ailleurs, son parti, l'UDF, a fait enregistrer, dès le 25 avril 2003 et jusqu'au 25 avril 2008, les noms de domaine bayrou2007.com, bayrou2007.net et bayrou2007.org.

Depuis 2 ans, il s'est démarqué de l'UMP, rejoignant parfois certaines revendications de membres du PS comme Dominique Strauss-Kahn. Il s'est ainsi vu contester la suprématie de son parti par l'actuel Ministre de l'Éducation nationale, Gilles de Robien qui est favorable à un rapprochement avec l'UMP.

A l'occasion de la motion de censure votée le 16 mai 2006 contre le gouvernement Villepin, François Bayrou a joint sa voix à celles de la gauche, entraînant avec lui 10 des députés UDF, sur les 30 que compte son groupe. Il a ouvertement parlé d'une « censure franche » par opposition à celle des « couloirs ». Cette participation à la motion de censure (la deuxième contre Villepin) est un signe fort de la volonté qu'a François Bayrou de ménager à son parti un véritable espace politique au centre, se libérant ainsi de la tutelle de l'UMP.

Le 10 juin 2006, à Issy-les-Moulineaux, à l'occasion d'un Conseil national statutaire de l'UDF, François Bayrou jette les grandes lignes de ses ambitions présidentielles en proposant de mener une Révolution Civique. François Bayrou souhaite une gouvernance d'Union nationale capable de rassembler des personnalités de droite, de gauche et du centre ; il prend ainsi en exemple Henri IV (qui a gouverné avec des catholiques et des protestants après les guerres de religion) et Charles de Gaulle (qui lors du GPRF en 1945 a gouverné avec des communistes, des socialistes, des centristes, des gaullistes) qui ont surmonté les crises de cette manière (éviter la possibilité d'une deuxième guerre de religions d'une part et d'une guerre civile entre collaborateurs, communistes et résistants d'autre part). Le Congrès d'Issy-les-Moulineaux est également celui où Gilles de Robien s'est fait « bousculer ».

Le 30 juin 2006, il exprime son opinion contre la loi DADVSI.

À l'automne 2006, il fait publier un essai intitulé Pour le Tiers-Etat dans lequel il fustige les politiques de François Mitterrand et de Jacques Chirac qui auraient détruit l'espoir et la modernité des politiques du général de Gaulle et de Valéry Giscard d'Estaing. Dans cet ouvrage, il entame aussi une réflexion sur les origines du mal français, selon François Bayrou c'est le pouvoir clanique (le pouvoir des clans) qui en serait à l'origine : le clan Mitterrand d'un côté et celui de Chirac de l'autre. En effet ceux-ci se sont appropriés la direction du pays grâce à leurs clans de 1981 à maintenant, les amis respectifs de Mitterrand et de Chirac bénéficiant des postes importants de l'État. Il bénéficie à cette occasion d'une grande popularité dans les sondages. Selon le journaliste Serge Moati il pourrait devenir une surprise de l'élection présidentielle de 2007. Sur LCI, dans leur débat hebdomadaire, Jacques Julliard et Luc Ferry, ainsi que Christophe Barbier notent que François Bayrou veut un peu recréer le MRP de la IVe République, en voulant faire de l'UDF le pivot incontournable des grandes formations ; et ils notent aussi que, du même coup, la seule véritable alternance résiderait dans les extrêmes.

[modifier] Dénonciation de la subjectivité des médias

Il a souvent remis en cause l'objectivité des médias français appartenant à de grands groupes industriels. Le 2 septembre 2006 par exemple, interviewé durant le journal de 20 heures de la chaîne française de télévision privée TF1 (détenue par le groupe Bouygues) par la présentatrice Claire Chazal, en direct de l'université d'été de son parti l'UDF à La Grande-Motte, il déclarait :

« 

Les grands médias ont orchestré pour les Français un choix dicté à l'avance. L'argent et la politique doivent être séparés ; notamment lorsque des puissances économiques détiennent de puissants médias (...) c'est un problème républicain<ref name="lepers">Bayrou sort ses griffes</ref>. » </blockquote> et

« 

Il y a des puissances très importantes qui, en particulier, ont des intérêts dans les médias, et qui poussent à ce choix tout fait : Nicolas Sarkozy d’un côté, Ségolène Royal de l’autre<ref name="acrimed">Acrimed, 13 septembre 2006, Le Monde réplique à François Bayrou : « Au-delà de la vieille thèse du “complot médiatique” »</ref>. » </blockquote>

Dans son blog [1], le journaliste français John-Paul Lepers publie la vidéo d'une interview de François Bayrou durant laquelle il détaille la teneur des conversations qu'il aurait eues selon lui, suite à cette intervention, avec Patrick Le Lay, président de TF1, et Étienne Mougeotte, vice-président et directeur d'antenne de TF1, le 4 septembre 2006 dans les locaux de la chaîne LCI. Il rapporte qu'Étienne Mougeotte y aurait déclaré qu'il était pour la bipolarisation de la politique française, François Bayrou jugeant ces propos irrecevables<ref name="lepers"/>.

[modifier] Anecdotes

Durant la campagne présidentielle de 2002 à Strasbourg, il gifle un enfant de dix ans qui essayait de lui voler son portefeuille. Quelques jours plus tard, il se fait entarter sur le marché de Rennes par quatre jeunes gens qui disent vouloir se venger<ref>L'Humanité, avril 2002,Présidentielles le carnet de la semaine</ref>.

En 2006, on apprenait que le gamin giflé par François Bayrou était mis en examen pour agression sexuelle.

[modifier] Œuvres et bibliographie

Wikisource propose un ou plusieurs textes de ou sur François Bayrou dans le domaine public
  • La Décennie des mal-appris, François Bayrou, Flammarion, 1990, ISBN 2-08-066472-7
  • Le roi libre, François Bayrou, Flammarion, 1994, ISBN 2-08-066821-8
  • Le droit au sens, François Bayrou, Flammarion, 1996 ISBN 2-08-067204-5
  • François Bayrou : portrait, Gelly Violaine, ISBN 2-84100-048-6
  • François Bayrou : "et si la Providence veut", Michelland Antoine - Séguy Philippe, Éd. du Rocher, 1996, ISBN 2-268-02400-8
  • Saint-louis, François Bayrou, Flammarion, 1997, ISBN 2080672088
  • Henri IV raconté par François Bayrou, Perrin jeunesse, 1998, ISBN 2-262-01301-2
  • Ils portaient l'écharpe blanche : l'aventure des premiers réformés, des Guerres de religion à l'édit de Nantes, de la Révocation à la Révolution, François Bayrou, Grasset, 1998, ISBN 2-246-55981-2
  • Hors des sentiers battus : entretiens avec Sylvie Pierre-Brossolette François Bayrou, Sylvie Pierre-Brossolette, Hachette littératures, 1999, ISBN 2-01-235258-8
  • Relève, François Bayrou, Grasset, 2001, ISBN 2246618215
  • Oui : Plaidoyer pour la Constitution européenne, François Bayrou, Plon, 2005, ISBN 2259201830
  • Au nom du tiers état, François Bayrou, Hachette Littératures, 2006, ISBN 2012372503

[modifier] Postes

  • 1979-1981 : Chargé de mission au cabinet de Pierre Méhaignerie, ministre de l'Agriculture.
  • 1981-1982 : Chargé de mission au cabinet d' Alain Poher, président du Sénat.
  • 1984-1986 : Conseiller de Pierre Pflimlin, président du Parlement européen.
  • 1986-1993 : Président du Groupe permanent de Lutte contre l'Illettrisme.
  • En 1994, il prend la présidence du CDS qu'il transforme en Force démocrate.
  • En 1998, il devient président de l'UDF.
  • Le 22 janvier 2005, il est réélu président de l'UDF avec 98,46% des voix.

[modifier] Mandats électifs

  • Conseiller municipal
  • Conseiller général
    • 22/03/1982 - 02/10/1988 : membre du conseil général des Pyrénées-Atlantiques
    • 03/10/1988 - 27/03/1994 : membre du conseil général des Pyrénées-Atlantiques
    • 30/03/1992 - 27/03/1994 : président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques
    • 28/03/1994 - 18/03/2001 : membre du conseil général des Pyrénées-Atlantiques
    • 28/03/1994 - 22/03/1998 : président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques
    • 23/03/1998 - 18/03/2001 : président du conseil général des Pyrénées-Atlantiques
    • depuis le 18/03/2001 : membre du conseil général des Pyrénées-Atlantiques
  • Député
    • 02/04/1986 - 14/05/1988 : député des Pyrénées-Atlantiques
    • 13/06/1988 - 01/04/1993 : député des Pyrénées-Atlantiques
    • 02/04/1993 - 01/05/1993 : député des Pyrénées-Atlantiques
    • 01/06/1997 - 21/12/1999 : député des Pyrénées-Atlantiques
    • depuis le 17/06/2002 : député des Pyrénées-Atlantiques
  • Député européen

François Bayrou a démissionné de son mandat de député européen en 2002 afin de pouvoir à nouveau siéger à l'Assemblée nationale, estimant sa circonscription menacée par la candidature UMP.

[modifier] Fonctions gouvernementales

  • 30/03/1993 - 11/05/1995 : ministre de l'Éducation nationale
  • 18/05/1995 - 07/11/1995 : ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Insertion professionnelle
  • 07/11/1995 - 02/06/1997 : ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
Wikimedia Commons propose des documents multimédia sur François_Bayrou.


Précédé par
Jack Lang
Ministre français de l'Éducation nationale Suivi par
Claude Allègre

[modifier] Notes

<references/>

[modifier] Liens externes

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