Ferdinand Foch
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Ferdinand Foch, maréchal de France, de Grande-Bretagne et de Pologne, est un officier général français né à Tarbes le 2 octobre 1851 et mort à Paris le 20 mars 1929.
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[modifier] Biographie
Le 5 novembre 1883, il se marie avec Julie Bienvenüe à l'église Saint-Michel de Saint-Brieuc (Côtes d'Armor) ; celle-ci était la petite-cousine de Fulgence Bienvenüe, créateur du Métropolitain parisien).
À la déclaration de guerre contre l'Allemagne, en 1870, il s'engage au 4ème régiment d'infanterie de ligne. Il intègre ensuite l'école Polytechnique, dont il sort en 1873 comme officier d'artillerie. Il est affecté comme lieutenant au 24e régiment d'artillerie. Il entre ensuite à l'école supérieure militaire comme élève, et y devient professeur. Il y enseigne plus tard l'histoire militaire et la tactique, et devient l'un des théoriciens français de l'offensive. Il assume le commandement de l'école de Guerre de 1907 à 1911, année où il est nommé général de division, puis général de corps d'armée en 1913 à la tête du 20e corps de Nancy. Durant la Grande Guerre, il commande son corps pendant la bataille de Lorraine, puis la IXe armée lors de la bataille de la Marne. Il coordonne les armées britanniques, françaises et belges durant la course à la mer.
À l'origine des batailles de l'Artois (1915) et de la Somme (1916) il tombe en disgrâce provisoire, conséquence de sanglants échecs. Toutefois, il est rappelé en 1917 comme chef d'état major en remplacement de Philippe Pétain, et est nommé commandant en chef du front de l'ouest le 26 mars 1918. Il bloque ensuite les dernières offensives allemandes de l'année 1918 et mène l'offensive générale qui force l'Allemagne à demander l'armistice.
Il fait partie des signataires alliés de l'armistice à Rethondes. Il est nommé maréchal de France, du Royaume-Uni et de Pologne, à l'issue de la Première Guerre mondiale. Il fut un adepte de l'offensive à outrance en s'inspirant de Clausewitz et de Napoléon Ier. Ses idées eurent une grande influence sur les officiers français en 1914. On lui a reproché par la suite un aveuglement envers les nouvelles armes (l'aviation, les chars…) et son refus d'une dernière offensive en Lorraine en 1918 afin de prendre des gages. Il a donné son nom à une rue de Paris, l'Avenue Foch, et un porte avion francais a porté son nom.
[modifier] États de services
- 1873 : lieutenant.
- 1898 : lieutenant-colonel.
- 1903 : colonel.
- 1907 : général de brigade.
- 1911 : général de division.
- 1913 : général de corps d'armée.
- 1918 : Commandant en chef des troupes alliés
[modifier] Distinctions et décorations
Image:Hitler and german-nazi officers staring at french marechal foch statue june25 1940.png.png
- Maréchal de France, du Royaume-Uni et de Pologne.
- Grand-croix de la Légion d'honneur
- Médaille militaire
- Croix de guerre 1914-1918
- Médaille commémorative 1870-1871
- Officier de l’Instruction publique
- La ville de Fochville, Afrique du Sud, fut baptisée en son honneur.
(voir archives du SHAT à Vincennes).
[modifier] Citation
- « Les aéroplanes sont des jouets scientifiques intéressants, mais ne présentent pas de valeur militaire » (1911)
- «Il faut travailler, toujours travailler pour nous tenir au courant, car les moyens évoluent, les solutions sont chaque jour différentes. Faire la guerre prochaine avec les procédés de la dernière, quelle utopie ! Il faudra que le chef d’alors improvise des solutions nouvelles. Travaillez…les improvisations géniales sur le champ de bataille ne sont que le résultat des méditations antérieures » (conférence à l’Ecole navale – août 1920).
- « Ce n’est pas une paix, c’est un armistice de vingt ans. »(Foch, 1920)
- « De gouverner c'est prévoir, on a fait gouverner c’est attendre (Les Cahiers – 1926) »
- « J’aime mieux une armée de moutons commandée par un lion qu’une armée de lions commandés par un âne »(Les Cahiers – 1926)
[modifier] Ses écrits
- Les principes de la guerre (1903)
- La conduite de la guerre (1904)
- Mémoire pour servir à l'histoire de la guerre 1914-1918 (1918).
| Précédé par Melchior de Vogüé | Fauteuil 18 de l'Académie française 1918-1929 | Suivi par Philippe Pétain |
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