Facteurs de risque cardio-vasculaire
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Un facteur de risque correspond à un état physiologique, pathologique ou une habitude de vie corrélée à une incidence accrue d'une maladie.
Les facteurs de risque cardio-vasculaire accélèrent considérablement le phénomène physiologique d'artériosclérose entraînant un remaniement de la paroi des artères : l'athérome.
Sommaire |
[modifier] Les facteurs de risque
[modifier] Facteurs irréversibles
- âge (le risque augmente inévitablement avec l'âge) :
- pour les hommes : plus de 45 ans
- pour les femmes : plus de 55 ans ou ménopausées
- sexe (masculin)
- facteurs génétiques (hérédité)
[modifier] Facteurs évitables ou curables (dits indépendants)
- hypertension artérielle
- diabète de type 1 ou de type 2
- tabac
- dyslipidémies : entre autres l'excès de cholestérol dans le sang (hypercholestérolémie), et surtout le "mauvais" cholestérol (LDL) par excès de consommation de graisses saturées
- surpoids, obésité
[modifier] Facteurs non indépendants ou non prouvés
[modifier] Prévention
Elle passe tout d'abord bien évidemment par un dépistage réalisé par un médecin (par un interrogatoire, un examen clinique complet et un prélèvement sanguin).
[modifier] Prévention (primaire notamment)
On peut réduire les risques de maladie coronaire en adoptant des comportements simples :
- exercice physique régulier et bien évidemment adapté à la personne, de type marche, vélo ou natation (par exemple 3 séances hebdomadaires d'une heure)
- correction d'un surpoids ou actions sur une obésité
- arrêt du tabac (diminue l'incidence de l'IDM) et lutte contre le tabagisme passif
- diminution de l'apport en sel, souvent double ou triple du maximum recommandé. Voir l'exemple de la Finlande, où une réduction de 30 à 35% des apports en sel, au cours des 30 dernières années, a largement contribué à la chute de 75% de la mortalité cardiovasculaire chez les moins de 65 ans. Principalement grâce à une baisse de plus de 1 point de la pression artérielle moyenne de la population<ref>"Les méfaits du sel confirmés", Le Point, 9 novembre 2006</ref>.
- régime pauvre en graisses saturées et favorisant les graisses végétales (non hydrogénées) en s'orientant vers une alimentation de type méditerranéen (régime crétois) :
- pauvre en viande rouge (sauf un peu de viande ovine) et produits laitiers (sauf fromages frais ou yogourts)
- riche en poisson, légumes et fruits frais, fruits secs, céréales (base de l’apport énergétique), notamment les céréales non raffinées riches en fibres alimentaires, légumineuses, huile d'olive, acides gras omega-3
[modifier] Prise en charge médicale
Les facteurs de risque peuvent être diminués en cas d'échec des mesures citées ci-dessus, ou s'il faut de manière urgente agir sur ces facteurs de risque (par exemple en cas de prévention secondaire, après un accident cardiaque) :
- traitement médicamenteux d'une hypercholestérolémie en cas d'échec du régime alimentaire seul
- traitement d'une hypertension artérielle (diminution de l'incidence des AVC, action non prouvée dans le cadre de l'infarctus (IDM))
- équilibre glycémique optimal
- antiagrégants plaquettaires en prévention secondaire
Ne pas oublier qu'il s'agit là de médicaments, donc non dépourvus d'effets secondaires, surtout s'ils sont pris à vie : "Plus de la moitié des patients qui commencent un traitement anticholestérol n’ont pas essayé au préalable un régime pauvre en graisses. Or ces médicaments, pris à vie, présentent des risques d’atteintes musculaires", selon La Mutualité Française.
Et que ces médicaments peuvent aussi interagir avec d'autres médicaments.
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