Espace aérien
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L'espace aérien est organisé pour fournir une sécurité optimale à tous les aéronefs qui s'y trouvent.
L'espace aérien est divisé en zones contrôlées et en zones non contrôlées.
Sommaire |
[modifier] Découpage de l'espace aérien
Les territoires nationaux sont découpés en régions d'information de vol (FIR, Flight Information Region). Les FIR vont de la surface (SFC) au niveau 195 (FL 195, Flight Level 195), c'est-à-dire 19 500 pieds à la pression de 1013,25 HPa, soit environ 5 800 m). Les FIR sont gérées par un centre de contrôleur. En France, il y a un centre en route de la navigation aérienne (CRNA) par FIR.
Au-dessus de la FIR, il y a une seule région, la région d'information supérieure (UIR, Upper Information Region). Elle va du niveau FL 195 à l'espace.
Horizontalement, l'espace est divisé en tranches :
- l'espace aérien inférieur (LTA, Lower Traffic Area) du niveau 115 au 195, 3 400 m à 5 800 m, espace contrôlé de classe D, en résumé, contact radio obligatoire ;
- l'espace aérien supérieur (UTA, Upper Traffic Area) du niveau 195 au 660, 5 800 m à 20 000 m, espace contrôlé de classe Cdepuis novembre 2004, en résumé, réservé aux aéronefs en régime de vol aux instruments (IFR) et a certains vfr sur reservation de zone.
Dans les zones montagneuses, comme par exemple dans les Alpes, le plancher de la LTA peut être relevé.
[modifier] Zones de contrôle
Il existe des espaces contrôlés de taille plus petite, pour permettre de gérer le trafic aérien aux abords des aérodromes :
- la zone de contrôle terminale (CTR, Control Terminal Region), souvent de forme cylindrique, placée à la verticale d'un aérodrome, qui permet de gérer les décollages et atterrisages ainsi que les circuits de piste. Elle a une hauteur faible.
- la région de contrôle terminale (TMA, Terminal Aera), de plus grande taille qui chapeaute bien souvent une CTR, qui permet de protéger les trajectoires de départ et d'arrivée d'un aéroport, ou de plusieurs aéroports (exemple TMA de Paris).
- la voie aérienne (ATS, AWY en anglais, Airway), qui relie les TMA entre-elles.
En dehors de ces zones, et en dessous de la LTA, l'espace aérien est non contrôlé. Les aéronefs utilisent le principe voir et éviter.
[modifier] Zones à statut particulier
Ces zones sont beaucoup utilisées par les militaires pour protéger leurs évolutions, mais il en existe quelques unes pour des besoins civils.
Il existe trois types de zones.
Les zones D, dangereuses, définies pour annoncer un danger permanent ou à certaines heures pour les aéronefs. La pénétration dans la zone n'est pas interdite même en cas d'activité. Il s'agit par exemple, de champs de tir militaires ou de zones de barrage en montagne avec de nombreux cables (barrage de Génissiat, etc.).
Les zones R, réglementées, définies pour protéger une zone, principalement d'évolution d'avions militaires. En France, il existe un réseau très basse altitude (RTBA) parcouru à très grande vitesse. Sinon chaque base aérienne possède ses zones où ses avions peuvent s'entrainer. Ces zones peuvent être actives ou non, l'information est donnée par Notam ou par téléphone. Si la zone est active, il est interdit d'y pénétrer, sinon c'est comme si elle n'existait pas.
Les zones P, prohibées, sont complètement interdites à tout aéronef civil. Elles sont peu nombreuses, la ville de Paris est une zone P, quelques bases militaires sensibles (base de sous-marin atomique), etc.
[modifier] Zones franco-françaises
<à compléter> => Zone interdite temporaire (ZIT), Ce sont des zones etablies autour de batiments particuliers, de site industriels pétrochimique ou nucléaire ou d'evenements particuliers dans le but d'interdire l'acces a tout aeronef non autorisé (ex: tour de france...)
Zone réglementée temporaire (ZRT).
Ce sont des zones etablies autour de batiments particuliers ou d'evenements particuliers ,etablissant une reglementation specifique (contact radio obligatoire, transpondeur obligatoire ,altitude de transit...) Activation connue via SUP AIP
[modifier] Évolution
<à compléter>
Les zones militaires en France sont nombreuses. Auparavant totalement fermée aux aéronefs civils celles ci sont aujourd'hui gérées en concertation au sein de cellules mixtes civilo-militaire. Les deux partie faisant part régulièrement de leurs besoins respectifs et s'accordant sur les horaires et périodes d'activation de ces zones. Mais dans un ciel de plus en plus encombré il est de plus en plus difficile de concilier les impératifs de chacun.
Les zones contrôlées destinées à la protection des trajectoires de vol aux intruments (essentiellement l'aviation commerciale)ne cessent de prendre de l'ampleur et à devenir de plus en plus contraignantes, imposant entre autre l'obligation de contact radio ainsi que l'emport de transpondeur(équipement relativement couteux permettant la visualisation et l'identification par le radar de l'aéronef).
Les zones non controlées tendent à disparaître au profit des zones contrôlées. Bien moins contraignantes que ces dernières (pas d'obligation de contact radio, pas d'obligation d'emport de transpondeur, liberté quasi totale de trajectoire,...), elles sont très appréciées par les pratiquants de l'aviation de loisir: aéroclubs, ULM, vol libre, planeurs,... Les aéronefs évoluant dans ces zones appliquent la régle voir et éviter de façon autonome.
L'espace aérien européen est en train de se mettre en place. Ainsi depuis déjà quelques années des organsimes de contrôles frontaliers peuvent avoir des zones de responsabilités au delà de leurs frontières.
[modifier] Voir aussi
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