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Effets spéciaux

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Les effets spéciaux, sont l'ensemble des techniques visant à donner l'impression au spectateur de voir un événement qui n'a pas été filmé. On parle aussi de trucage. Ils font partie à la fois du tournage et de la post-production.

L'utilisation de l'optique pour créer une illusion était déjà un des fondements des lanternes magiques et des praxinoscopes. Le père des effets spéciaux était un prestidigitateur, le Français Georges Méliès, utilisant des effets de trompe-l'œil, ainsi que des arrêts de caméra (on change la position des objets ou des acteurs entre deux images) ou des surimpressions (on rembobine la pellicule et on retourne des images par-dessus les premières). À la même époque, l'Espagnol Segundo de Chomón utilisa des procédés semblables, ainsi que d'autres techniques, comme par exemple filmer de haut en faisant croire que la caméra est posée sur le sol, permettant ainsi des acrobaties impossibles.

Le cinéaste burlesque états-unien Charley Bowers utilisa énormément d'effets spéciaux, notamment des animations d'objets image par image.

De nombreuses techniques des années 1920-1930 sont toujours utilisées, comme par exemple l'emploi de câbles (que maintenant on masque par traitement numérique), de décors peints (technique du matte painting) et de maquettes. On pourra par exemple citer les films Metropolis de Fritz Lang (1927) ou bien Faust de F. W. Murnau (1926), et de manière générale tous les films de l'expressionnisme allemand.

Les frères Fleischer, inventèrent le rotoscope, un procédé permettant de transformer une scène filmée en un dessin animé. Un des principaux progrès des effets spéciaux fut l'incrustation, technique consistant à intégrer des objets filmés séparément.

Les effets spéciaux font un grand usage de maquillage, mais aussi de maquettes et de marionnettes ; dans ce dernier domaine, on peut citer Ray Harryhausen (Le Choc des Titans), Jim Henson et Frank Oz (le Muppet Show, Dark Crystal, Yoda du Retour du jedi). John Dykstra (La Guerre des étoiles, Star Trek I) développa le procédé Dykstraflex permettant de contrôler le mouvement des maquettes et de la caméra par ordinateur. Les marionnettes, dont chacun des mouvements était initialement commandé manuellement (fils, câbles ou moteurs électriques) sont maintenant également commandées par ordinateur.

Les premiers mélanges images filmées-images numériques ont été réalisé dans Tron (Steven Lisberger, 1982) et dans The Last Starfighter (Nick Castle, 1984), mais les premiers vrais trucages numériques sont sans doute le morphing de la transformation de Fin Raziel dans Willow (Ron Howard, 1988) ainsi que l'« Australien » (un couteau lancé qui obéit à Louison/Dominique Pinon) de Delicatessen (Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro, 1991). LES EFFETS SPECIAUX


Introduction :


Les effets spéciaux sont une Technique étendant la gamme de l’image et du son au-delà de la réalité courante pour créer l’illusion d’action ou la simulation d’évènements.

Il est différent de l’effet visuel : il est fait en Post-Prod grâce à des ordinateurs. Il est en fait considéré comme un « trucage »

L’effet spécial est lui fait sur le tounage lui-même grâce aux maquillages, costumes, cascades, explosions…

L’inventeur : MELIES (cf l'historique)

Le plus paradoxal est que plus l’effet spécial paraît réel, mieux il est aprécié. Le but de l’effet spécial est de s’effacer.

Un film qui n’utilise que des effets spéciaux tombera dans «le merveilleux » (les dessins animés par exemple). L’effet spécial à besoin du réel pour exister


L’historique :


1920’ : Mélies, le père effet spécial.

Lors d'un tounage la caméra s’emballe, puis s’arrête. Mélies la remet en marche et se rend compte au montage qu’il est passé une rue déserte qui, d’un coup, est noire de monde : l’effet spécial est né. En effet, vous obtenez le même résultat si vous prenez votre caméra, si vous tournez dans une rue pleine de monde, si vous l'arrêtez et la remettez en route quand la rue est vide, vous verez que le contraste est impressionant.

Mélies, Voyage dans la Lune

       1928, Benhur 

1930’: Le développement de l’effet visuel

Création du département de l’optique, ce qui donne la formation de spécilisation des catégories.

Création de studio: on fait venir l’extérieur à l’intérieur.

1933 : King kong, Cooper et Shoedack. Il y a 2 effets spéciaux : dans les plans larges (l’animatrique) et dans les gros plans (l’animatorique).

1933 : Invisible Man, James Whale. C’est ici le « cache contre cache » et une tireuse optique qui sont utilisés.


1940’: Les années de guerres

Avec les guerres, les films de propagande envahissent le cinéma . Mais les film historiques prennent aussi de l’importance (The rain skame). Le documentaire aussi se développe avec Franck Copra dans Pourquoi nous battons nous ?


1950’ : La série B

C’est le développement du « minimalisme » : on cherche à faire un effet fonctionnel qui demande une force de mise en scène et de scénario


1960’ : Quand l’effet spécial fait le film

L’effet spécial est considéré comme une partie intégrante du film. L’exemple type est l’analyse de l’on peut faire des effets de Cubrique dans notamment 2001 l’odysée de l’espace. On joue en effet sur le vide grace à l'espace du aux effets visuels (en post-prod)


1970’ : Les grosses machineries

2001 l’odyssée de l’espace joue sur le vide et par opposition Lucas jouera sur le plein dans Stars War. Lucas donne alors une nouvelle vision au tournage de film en créant l’ILM, une maison de post prod et de production qui permet aux équipes de travailler même après le tournage.


1980’ : L’effet spécial à la pointe

Les effets visuels et spéciaux sont désormais présent dès le début du projet. On réalise alors des remake grâce à la technologie de l’informatique. On peut citer Superman, Abyss ou encore Terminator comme exemple.


1990’ : Le morphing.

C’est la folie du numérique qui s’empare des productions. Les maison de production se multiplies comme la maison Duboi (AlienIV). Dans la fin des années 90, le numérique est utilisé autrement, comme Titanic où l’on utilise une maquette géante et où l’opposition des échelles change totalement la vision du film. Le numérique demande ainsi un résonnement, il n’est plus utilisé au hasard.


XXIè siècle : Retour au source

Les techniques anciennes sont réutilisées pour donner un côté documentaire et réaliste comme l’a fait Peter Jackson . On fait alors un mélange savant entre numérique et analogique. Cependant une nouvelle technologie prend vie : le « boulet time » (le Muybrige). Les films comme Matrix utilideront le mélange entre l’influence asiatique et le Muybrige avec la décomposition des mouvements des acteurs.


L'effet spécial pose ainsi un problème important: l’animation se bat-elle avec le réel?





[modifier] Voir aussi

Image:Applications-multimedia.svg Portail du cinéma – Accédez aux articles de Wikipédia concernant le cinéma.
bs:Specijalni efekat

de:Spezialeffekt en:Special effect fi:Erikoistehoste he:אפקטים מיוחדים בקולנוע it:Effetti speciali ja:SFX lt:Specialieji efektai pl:Efekty specjalne ru:Спецэффект tr:Özel efekt

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