Effet phi
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L'effet phi est la sensation de mouvement provoquée par l'apparition d'images perçues successives, susceptible d'être raccordées par un déplacement ou une transformation. Le cerveau comble l'absence de transition avec celle qui lui semble la plus vraisemblable. C'est donc le résultat du traitement effectué par le système visuel.
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[modifier] Exemples
Le cas le plus simple est le suivant. On affiche successivement deux taches lumineuses à deux endroits différents. Le sujet a alors l'impression que la première tache a bougé pour aller où apparait la deuxième. On a donc une illusion de translation.
Si on fait varier la taille entre les deux taches, on aura l'illusion qu'une seule tache change de taille.
De manière plus élaborée, la télévision et le cinéma nous donne l'illusion que les personnages et les scènes sont en mouvement, alors que les images se succèdent à environ 25 images par secondes.
[modifier] Fonctionnement
Lorsqu'on perçoit un scène, les images sont reçues par les yeux, transmises au corps genouillé latéral qui effectue un premier traitement pour enfin arriver au cortex visuel pour ce qui concerne la vision consciente. Les différentes aires effectuent différents traitements : analyse de l'orientation, des formes, du relief et, bien sûr, du mouvement. Il semble que ce soit essentiellement l'aire V5 (ou MT) et l'aire MST qui assurent l'analyse des mouvement simples. Ces aires ne sont en fait pas seulement sensible au mouvements continus mais aussi aux mouvements saccadés, qui y ressemblent beaucoup.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens externes
- Neurosciences et philosophie: le cas de la vision. Pierre Jacob (2005), in E. Pacherie & J. Proust (dir.) La Philosophie cognitive, Paris: Ophrys.en:Vision

