Francais | English | Espanõl

Dieu

Un article de Wikivisual, l'encyclopédie libre.

Cet article (ou cette section) est à recycler. Sa qualité peut être largement améliorée en le réorganisant et en le clarifiant.
L'utilisateur qui appose ce bandeau est invité à énoncer les points à améliorer en page de discussion.


Le mot Dieu est hérité du latin deus, lui même issu d'une racine indo-européenne *deiwos, « une divinité », de la base*dei-, « lueur, briller ». (Webster's New World Dictionary)


Suivant les points de vue, le terme Dieu peut avoir différentes significations. C'est ainsi que :

  • pour les religions monothéistes, entre autres les trois religions dites du Livre, le terme Dieu désigne un être suprême, créateur de notre univers et doué de la perfection absolue.
  • pour les religions polythéistes, il n'existe pas un Dieu, mais plusieurs dieux dont les rôles dans l'Univers sont variables selon les croyances.
  • Pour les religions animiste, Dieu est associée à l'esprit supérieur commandant et ordonnant les autres esprits.
  • Il existe egalement un pheomene de divination d'humain, que l'on retrouve dans le bouddhisme ou sous l'empire romain.
  • en philosophie, dans une perspective croyante, Dieu est l'Être par excellence ; on parle aussi en métaphysique de cause première. Il reçoit traditionnellement les attributs suivants : pour l'existence : infinité, immuabilité et perfection ; pour la volonté et l'entendement : toute-puissance, omniscience, sagesse, justice et bonté.
  • Dieu peut être vu comme étant dieu personnel ou dieu impersonnel
  • le plus souvent il est dieu intemporel et n'intervient pas séculairement , bien qu'il peut être [[dieu temporel] (cf: Christ)
  • il peut être mort(cf Nietzsche) ou vivant(considération chrétienne)
  • Il peut être dans l'univers (cf: jansénisme), ou Hors de l'univers selon les religion.
  • assujettit au destin (cf:dieux scandinaves),soumettant les destins, ou n'y participant pas.
  • dans l'acception occidental, philosophique et judeo-chétienne, il est Omniscient Omnipotent, omniprésent
  • Il peut avoir un Anti-dieu(sous la forme de Déesse, divinité du chaos, d'ange déchu, ou de l'Homme) conditionnant alors ses attributs et qualitées ( Spirituel/matériel passif/actif céleste/terrestre) - Ordre/chaos Bien/mal -Sachant/ignorant, bon/mauvais-
  • ou Anti-dieux: titans, géants,
  • il peut avoir un nom (yahvinisme), ou uniquement des surnoms/attributs (cf:Eholimisme,Islam )
  • Ils peut disposer d'une armée (anges, saints, esprits)
  • il peut être anthropomorphe ou sous forme animal (cf : egyptienne)
  • il peut être sexué ou pas
  • il peut etre unique et/ou tripartite, ou multiple

Pour les agnostiques s'oppose au gnostiques. les déistes, s'opose au théiste Tous s'oposent au athées.


En somme, il existe probablement autant de notion de Divinité qu'il existe de culture humaine.

Sommaire

[modifier] Définitions

Les deux premières conceptions énoncées ci-dessous sont d'auteurs modernes de confessions religieuses différentes, mais relevant du monothéisme. On notera leurs convergences. Une troisième conception, fondée sur la phénoménologie nous en propose une approche moins intellectualiste et plus proche de la simplicité des évangiles. Pour le concept de « dieu » dans les religions polythéistes, on consultera l'article dieux ou Noms de Dieu.

[modifier] Définition de John Hick

John Hick, God Has Many Names, Birmingham University Press, 1988, p. 102

« 

Au premier cercle, nous rencontrons un problème de terminologie auquel aucune solution satisfaisante ne peut être proposée. Comment devons-nous nommer cette réalité transcendante à laquelle nous supposons que la religion constitue la réponse humaine ? On peut pencher initialement pour le rejet de « Dieu », parce que trop théiste - si l'on retient que l'éventail des religions inclut les plus grandes traditions non-théistes comme les théistes - et considérer des alternatives telles que « Le Transcendant », « Le Divin », « Le Dharma », « l'Absolu », « Le Tao », « L'Être en soi-même », « Brahman », « L'ultime réalité divine ».

Le fait est que nous ne disposons pas d'un terme parfaitement libre vis à vis d'une quelconque tradition ou susceptible de les transcender. C'est pourquoi on en vient à utiliser le terme fourni par l'une de ces traditions, toutefois l'utilisant (ou ayant conscience de mal l'utiliser) d'une façon qui force ses frontières. Comme chrétien, je serais assez d'accord pour utiliser « Dieu » mais je ne l'utiliserais pas dans son sens absolument théiste. C'est donc un danger pour l'auteur comme pour le lecteur de passer sans l'avoir remarqué et de régresser au sens strict et standard de ce terme ; tous deux doivent demeurer vigilants contre cela. Je parlerai donc de Dieu dans ce qui suit, avec cette restriction importante que c'est une question ouverte de savoir à ce moment du propos, si Dieu est personnel. Nous serons conduits, je le présume, à distinguer Dieu de « Dieu comme il est conçu et perçu par les hommes ». Dieu n'est ni une personne ni un objet mais la réalité transcendante telle qu'elle est conçue et expérimentée par diverses mentalités humaines, notamment soit de façon personnelle, soit de façon non-personnelle.
La conception générale de cette distinction, d'une part, la Déité dans toute sa profondeur infinie, au-delà de la conscience et de l'expérience humaine et d'autre part, la Déité comme une expérience finie dans l'expérience humaine, est ancienne et très répandue. Peut-être la forme la plus explicite de cette distinction est celle entre Nirguna Brahman, Brahman sans attributs, au-delà du champ de langage humain et Saguna Brahman, avec des attributs, connus dans l'expérience religieuse humaine comme Ishvara, le créateur personnel et prince de l'univers. Chez le mystique occidental Maître Eckhart (Meister Eckhart) est distinguée la Déité (Deitas) et Dieu (Deus) ; et Rudolf Otto, dans son étude « Eckhart et Shankara » dit : « Ici même se rencontre la plus extraordinaire analogie entre Eckhart et Shankara : loin au-dessus de Dieu et du Seigneur personnel se trouve la Déité, entretenant une relation identique à celle que tient Brahman envers Ishvara ». Les Écritures Taoïstes, Tao Te Ching, commencent par affirmer que « Le Tao qu'on peut exprimer n'est pas le Tao éternel ». Les mystiques de la Kabbale juive distinguent entre En Soph, l'absolue divine réalité, au-delà de toute description humaine et le Dieu de la Bible ; chez les Soufis, Al Hacq, le Réel semble être un concept similaire, comme l'abyssale Déité soutenant la personnalité d'Allah. Plus récemment, Paul Tillich a parlé du « Dieu au-delà du Dieu du théisme » et dit que « Dieu est le symbole de Dieu ». Whitehead et les théologiens du Process qui l'ont suivi distinguent entre la nature primordiale et la nature conséquente de Dieu, la première étant la nature de Dieu soi-même, l'autre étant constituée de son inclusion dans le monde et la réponse du monde. » </blockquote>

[modifier] Définition de Marc-Alain Ouaknin

Marc-Alain Ouaknin, Dieu et l'art de pêcher à la ligne, Bayard, 2002, p. 12

« 

Dieu en cent pages. Voilà, j'ai accepté le défi. Mon premier mouvement est d'offrir à l'éditeur cent pages vides. Non par jeu mais par respect. La seule chose qu'on puisse vraiment dire sur Dieu, c'est rien. Ne rien dire ! Théologie négative radicale.
Ne rien dire mais le dire bien !
Je renonce à cette possibilité. Non parce que cela aurait pu être interprété comme une facilité, mais parce que l'idée n'est pas originale. Je retrouve un livre sur les rayons de ma bibliothèque : « tout ce que les hommes savent sur les femmes». 200 pages blanches !
Lucide !  » </blockquote>

[modifier] Définition de Michel Henry

Le philosophe Michel Henry définit Dieu d’un point de vue phénoménologique, dans son livre C'est moi la Vérité, pour une philosophie du christianisme, Éditions du Seuil, 1996, p. 40 :

« 

Dieu est Vie, il est l’essence de la Vie, ou, si l’on préfère, l’essence de la vie est Dieu. Disant cela nous savons déjà ce qu’est Dieu, nous ne le savons pas par l’effet d’un savoir ou d’une connaissance quelconque, nous ne le savons pas par la pensée, sur le fond de la vérité du monde ; nous le savons et ne pouvons le savoir que dans et par la Vie elle-même. Nous ne pouvons le savoir qu’en Dieu.  » </blockquote>

La Vie dont il est question ici n’est pas la vie au sens biologique du terme définie par des propriétés objectives et extérieures, ni un concept philosophique abstrait et vide, mais la vie phénoménologique absolue, une vie radicalement immanente qui porte en elle le pouvoir de se manifester en elle-même sans distance, une vie qui se révèle elle-même à chaque instant. Une manifestation de soi et une auto-révélation qui ne consiste pas dans le fait de voir hors de soi ou de percevoir le monde extérieur, mais dans le fait de sentir et de se sentir soi-même, d’éprouver en soi sa propre réalité intérieure et affective.

Comme le dit également Michel Henry dans ce même livre, « Dieu est cette Révélation pure qui ne révèle rien d’autre que soi, Dieu se révèle. La Révélation de Dieu est son auto-révélation ». Dieu est en lui-même révélation, il est la Révélation primordiale qui arrache toute chose au néant, une révélation qui est l’auto-révélation pathétique et l’auto-jouissance absolue de la Vie. Comme dit Jean, Dieu est amour, parce que la Vie s’aime elle-même d’un amour infini et éternel.

Michel Henry oppose à la notion de création, qui est la création du monde, la notion de génération de la Vie. La création du monde consiste dans l’ouverture de cet horizon d’extériorité où toute chose devient visible. Alors que la Vie ne cesse de s’engendrer elle-même et d’engendrer tous les vivants dans son immanence radicale, dans son intériorité phénoménologique absolue qui est sans écart ni distance.

Puisque nous sommes vivants et donc engendrés à chaque instant par la Vie infinie de Dieu, puisqu’il ne cesse de nous donner la vie, et puisque nous ne cessons de naître dans le présent éternel de la vie par l’action en nous de cette Vie absolue, Dieu est aux yeux du christianisme notre Père et nous sommes ses Fils bien aimés, les Fils du Dieu vivant. Ce qui ne veut pas seulement dire qu’il nous a créés au moment de notre conception ou au commencement du monde, mais qu’il ne cesse de nous générer en permanence dans la Vie, qu’il est toujours à l’œuvre en nous jusque dans la moindre de nos impressions subjectives.

[modifier] Du Dieu des monothéismes

« Or il y a un danger d'idolâtrie dans tout théisme. Tout théisme qui s'exprime est une idolâtrie, car l'expression le signifie et, par là, le fige ; sauf si, d'une certaine façon, son discours se nie lui-même et devient donc athée. Autrement dit, les paradoxes du langage et de ses significations sont tels que le seul discours sur Dieu qui ne soit pas idolâtre ne peut être qu'un discours athée. Ou encore, que dans tout discours, le seul Dieu qui ne soit pas une idole est un Dieu qui ne soit pas un Dieu. » (Henri Atlan, Niveaux de signification et athéisme de l'écriture, La Bible au présent, Idées/Gallimard, 1982).

On en vient donc à ne pas le représenter, même par respect, au moyen d'un objet, d'un symbole ou d'une idée revient à nier toute connaissance possible de Dieu. Cela ne nie peut-être pas l'expérience mystique, l'extase, etc.

Il n'est pas inutile de se demander s'il y a une notion de « Dieu » véritablement commune aux monothéismes. Au-delà des élans œcuméniques et du rêve de la philosophia perennis, demeurent des différences irréconciliables. Y a-t-il quelque chose de commun, par exemple, entre Celui qu'on nomme à tout bout de phrase, au besoin pour en faire la marque du futur dans le langage parlé et Celui dont on repousse sans cesse dans le sacré les périphrases qui le désigne ? D'ailleurs, Thomas d'Aquin ne disait-il pas De Deo nihil scimus (« De Dieu, nous ne savons rien »)?

On peut également se demander quel sens aurait cette question avant les débats unitariens du XVIe siècle européen où le mot monothéisme apparaît dans son acception moderne et qui naît d'une manœuvre théologique pour isoler radicalement les judaïsme, christianisme et islam du reste de l'Humanité « idôlatre », « polythéiste », bref, païenne qui, dépourvue de toute vérité primordiale, peut être objet de colonisation voire d'évangélisation.

On peut penser du mot Dieu ce que Claude Lévi-Strauss disait de mana : Dieu ne serait ni une catégorie ontologique ni un substantif ; il s'agirait d'une catégorie linguistique qui a une fonction sémantique. Sa valeur symbolique de zéro pourrait recevoir divers sens et rendre possible des concepts comme Allah, YHWH, Elohim, Dieu, Ahura Mazda, etc.

De ce que l'on s'entend à mettre sous le symbole algébrique de Dieu dépend forcément dieu : les dieux sont toujours des non-Dieu. Si tel est le cas, il y a autant de listes possibles de non-dieu selon lesquelles le dieu de l'autre est toujours un faux dieu que de version de Dieu.

Inutile de souligner aussi que la valeur de vérité de chacune de ces listes n'intéresse que le théologien et ses préjugés, mais non l'étude scientifique de la religion. Chacun peut dire — en mimant ou non le langage neutre de la science — que Jésus ou Simon le Magicien est ou n'est pas Dieu ; les deux énoncés n'en demeurent pas moins d'ordre théologique, c'est-à-dire non scientifique. Deux options arbitraires, en quelque sorte, car indécidables.

[modifier] La « mort de Dieu »

En Occident, à partir de Descartes et Pascal notamment, l'existence de Dieu est devenue sujette à la démonstration, et de plus en plus exposée à la critique concomitante à la crise de la religion chrétienne et l'apparition du protestantisme.

On doit à Friedrich Nietzsche la formule célèbre « Dieu est mort », qui fait écho aux mutations de la société occidentale moderne : le scientisme, la théorie de l'évolution de Darwin, le socialisme, la psychanalyse entre autres ont en commun une critique des dogmes religieux qui ouvre la voie à l'athéisme qui considère la notion de Dieu comme un construit social étranger à la réalité.

Au XXe siècle, une part importante d'intellectuels ont revendiqué leur athéisme. La loi de 1905, en France, officialisera la séparation du pouvoir politique et celui du pouvoir religieux, laissant la libre conscience aux individus et instaurant ainsi le premier État laïc.

L'URSS et ses États satellites ont également fait de l'athéisme l'un des fondements de leur idéologie, où la religion et l'existence de Dieu sont vues comme des reliquats d'instruments d'oppression. On remarque cependant qu'une plus grande tolérance vis-à-vis des religions classique et nouvelle s'est affichée dans les etats issuent de la chute des États marxistes-léninistes.avec certes des courant athées mais avec un afflux de jeune considérable en comparaison à la France.

De même, la croyance en l'existence de Dieu et l'activisme politique ont souvent été liés, comme le montrent la vie de Gandhi, les premiers militants socialiste chrétiens, ou encore la théologie de la libération dans les pays du tiers monde. La référence à Dieu reste un sujet sensible notamment en Europe, où les origines chrétiennes de l'Union européenne ont provoqué des débats houleux lors de la rédaction de la Constitution européenne.

Même si la laïcité est un principe de gouvernement fortement ancré dans le gouvernement européen, et même si l'Europe semble compter la plus forte proportion d'athées dans le monde, rare sont les pays qui ne possèdent pas une religion nationale (Angleterre, Danemark, Finlande, Grèce, Islande, Malte, Norvège, etc...) ou ont passé des accords de concordat avec une ou plusieurs instances religieuses (Italie, Allemagne, Portugal...), et le système de séparation de l'Église et de l'État "à la française" reste parmi les exceptions.

[modifier] dieu et l'etat de droit

Il peut etre associée à la notion de droit (cf:monarchie, démocratie états uniennes et Ordalie) ou bien strictement séparée (laicisme) bien que comme en France, il est juridiquement possible de jurer sous témoin de la divinité.

[modifier] Citations le concernant

  • « Dieu est amour ; et celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. » (Première épître de Jean 4, 16)
  • « Dieu est lumière, et il n’y a point en lui de ténèbres. » (Première épître de Jean 1, 5)
  • « Dieu est le point tangent de zéro et de l'infini. » (Alfred Jarry, Gestes et Opinions du Docteur Faustroll, pataphysicien — Conclusion d'une suite d'équations mathématiques visant à définir la surface de Dieu)
  • « Dieu est comme le sucre dans le lait chaud : il est là et on ne le voit pas et plus on le cherche, moins on le trouve. » (Michel Colucci)

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Bibliographie

[modifier] Liens externes

Image:Religious symbols.svg Portail Théopédia – Accédez aux articles de Wikipédia concernant les religions.
af:God

an:Dios ar:الله be:Бог bg:Бог bn:ঈশ্বর br:Doue bs:Bog ca:Déu cs:Bůh cu:Богъ da:Gud de:Gott el:Θεός en:God eo:Dio es:Dios et:Jumal fa:خدا fi:Jumala gd:Dia got:𐌲𐌿𐌸 he:אלוהים hi:ईश्वर hr:Bog hu:Isten ia:Deo id:Tuhan ig:Chineke is:Guð it:Dio ja:神 ko:하느님 ku:Xwedê la:Deus lt:Dievas lv:Dievs mk:Бог ms:Tuhan na:Gott nds-nl:God nl:God nn:Gud no:Gud nrm:Dùu pl:Bóg pt:Deus ro:Dumnezeu ru:Бог scn:Diu simple:God sk:Boh sl:Bog sq:Perëndia sr:Бог sv:Gud tl:Diyos tr:Tanrı ug:خۇدا uk:Бог vi:Thiên Chúa yi:גאט zh:神 zh-min-nan:Siōng-tè

Outils personnels