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Diaphragme (photographie)

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Note :

Il est vivement conseillé de consulter également les articles suivants :

qui forment un ensemble cohérent et sont nécessaires à la compréhension de ce dernier article.


Le diaphragme est "un disque opaque percé d'une ouverture réglable, pour faire entrer plus ou moins de lumière" d'après le dictionnaire. En photo il s'agit d'un mécanisme dont l'intérêt principal est la gestion de la profondeur de champ. Le mot "diaphragme" est aussi utilisé pour désigner le résultat de l'action du mécanisme (la taille du trou). On parle aussi d'ouverture de l'objectif.

Diaphragmer est l'action d'agir sur le diaphragme pour diminuer l'ouverture. Ouvrir est l'action inverse.

Sommaire

[modifier] Aspects mécaniques

[modifier] Structure

Sur les appareils les plus simples ou les plus anciens, le diaphragme est une simple lamelle métallique (elle fut en bois sur les premiers appareils) percée d'un trou. Avoir une lamelle percée de plusieurs trous et mobile permet déjà un réglage. Le diaphragme, sur ces appareils, est souvent couplé avec l'obturateur dans un même mécanisme.

Le diaphragme à pleine ouverture, ouverture intermédiaire et ouverture minimum

Le plus souvent, il s'agit d'un assemblage de lamelles mobiles (6, 8, 10 suivant la taille de l'objectif et son luxe), disposé entre les groupes de lentilles avant et arrière.

Un mécanisme fait tourner les lamelles et permet donc de régler l'ouverture. La graduation du diaphragme est particulière (voir ouverture). Plus le chiffre indiqué (sur l'objectif, dans le viseur) est petit plus l'ouverture est grande.

[modifier] Les appareils réflex

Avec un appareil réflex, la visée passe par l'objectif et donc par le diaphragme. Si on diaphragme fortement pour augmenter la profondeur de champ, l'image devient sombre et la visée difficile.

Dès les tout premiers réflex (par exemple l'Alsaflex) on avait donc prévu une "présélection", pour laisser l'objectif ouvert en grand jusqu'au déclenchement.

Mais, du coup, il n'est plus possible de juger "à l'œil" de la profondeur de champ. Les appareils experts sont donc munis d'une commande (levier, bouton...) permettant de fermer manuellement le diaphragme à sa valeur de prise de vue si nécessaire. La visée s'assombrit alors, ce qui est normal et la netteté perçue dans le viseur donne une idée de celle qui se retrouvera sur la photo.

[modifier] Qualités et défauts d'un diaphragme

La forme de l'ouverture a peu d'influence sur la qualité du diaphragme, tout au plus modifie-t-elle la forme de certains artéfacts dus aux réflexions.

Mais il faut se rappeler que le diaphragme est situé au milieu de l'objectif et que s'il constitue une barrière pour les rayons lumineux qui viennent de l'extérieur, il constitue aussi un réflecteur pour les rayons lumineux qui viennent de la cible.

Cette cible, pellicule ou capteur, est toujours très brillante. Elle renvoie donc une grande quantité de lumière qui revient sur le diaphragme, est réfléchie par les lamelles et retourne vers la cible. Diaphragme par jdd Il est donc de toute première importance que les lamelles soient parfaitement noires et mates. Il est très facile sur les anciens objectifs d'agir sur le levier de présélection du diaphragme et de voir que les objectifs bon marché (Zénith ou Praktica, par exemple) ont des lamelles très réfléchissantes, ce qui n'est pas le cas des objectifs de bonne qualité et beaucoup plus coûteux.

On peut utiliser le testeur de profondeur de champ pour visualiser ce phénomène sur les appareils modernes (en espérant que les deux côtés des lamelles ont le même traitement).

[modifier] Utiliser le diaphragme

Note : Ce chapitre est initialement issu de l'article profondeur de champ qui a fait l'objet d'un découpage pour former ou compléter les articles mentionnés en tête de celui-ci.

[modifier] A quoi sert-il ?

Le diaphragme est avant tout un dispositif de réglage de la profondeur de champ, un élément essentiel de la mise au point.

Il a également la particularité d'arrêter une partie de la lumière quand on le ferme. Il ne devrait jamais être nécessaire de l'utiliser pour régler le flux lumineux qui pénètre dans l'appareil (note externe à l'auteur : dans le cas de "pauses longues", destinées à capter un mouvement (l'objectif reste ouvert plus longtemps, et la pellicule ou capteur est donc impressionnée plus longtemps) il est tout à fait judicieux de diaphragmer, afin que l'image ne soit pas surexposée). Chaque fois que c'est possible il est préférable de jouer sur la sensibilité du film (c'est facile avec les capteurs des appareils modernes, dont la sensibilité est réglable au coup par coup), sur la vitesse d'obturation ou d'intercaler un filtre gris neutre sur le trajet des rayons lumineux. C'est d'ailleurs ce qui est prévu sur certains grand angulaires.

Ces deux photos montrent clairement l'influence du diaphragme sur l'étendue de la zone de netteté. La première a été prise avec une ouverture relative de 3,3, la seconde avec une ouverture de 9,9 ; naturellement, la vitesse d'obturation a été ajustée en conséquence, mais tous les autres paramètres sont restés identiques.

diaphragme ouvert diaphragme fermé
Image:Page 01.jpg Image:Page 02.jpg

[modifier] Quand fermer le diaphragme

Pour la macrophoto, la nature morte, etc., une grande profondeur de champ est généralement nécessaire pour bien mettre en valeur le sujet. Des zones floues sur la photo d'un insecte, par exemple, perturbent considérablement la vision.

Trop ouvert : raté ! Certaines parties de cette punaise (une antenne, l'extrémité de l'abdomen) sont floues. Bonne ouverture : réussi ! Pour cette mouche minuscule (6 mm), l'ensemble du sujet est net.
Image:Punaise.jpg Image:Mouche indéterminée.jpg

[modifier] Quand ouvrir le diaphragme

Dans le cas du portrait, au contraire, une faible profondeur de champ améliore la sensation de relief et met en valeur le sujet principal net bien détaché sur un fond flou.

Trop fermé : raté ! L'arrière-plan est trop net, trop présent et il nuit à la lisibilité de la photo. Plus ouvert : c'est mieux ! Le sujet se détache du fond, dont les détails ne sont plus guère identifiables.
Image:Portrait 01.jpg Image:Portrait 02.jpg

Le « floutage » du fond est grandement facilité si l'on prend soin d'éloigner le modèle de l'arrière-plan. On peut aussi effectuer l’opération avec des logiciels de retouche d’image, mais c'est toujours plus long, plus difficile et en général assez flagrant.

[modifier] Remarque

  • Attention à ne pas trop fermer le diaphragme. Au-delà des ouvertures moyennes, en effet, on ne peut pas échapper à la diffraction.

[modifier] L'hyperfocale

L'usage du principe de l'hyperfocale est fréquent en photoreportage d'action.

Quel est son principe :

L'hyperfocale est la plus courte distance où l'on assure la netteté d'un sujet donné, lorsqu'on effectue la mise au point sur l'infini. Exemple : en format 24X36mm, au soleil, équipé d'une optique de 50mm de focale, un film de 125 iso, une vitesse de 1/125ème de seconde et un diaphragme de f/16 (cas le plus fréquent) , l'hyperfocale se situe à 5 mètres. En d'autres termes, et dans ces conditions, tout sera net entre 5 mètres et l'infini.

L'hyperfocale présente une propriété que tous les reporters utilisent à leur profit chaque fois qu'ils photographient une scène d'action et que la mise au point sélective est rendue impossible par la rapidité de déroulement de l'événement.

Ainsi, au lieu de régler la mise au point sur l'infini, on la règle sur la distance hyperfocale et l'on gagne ainsi la moitié de cette distance. Dans notre précédent exemple, si l'on effectue la mise au point sur 5 mètres au lieu de l'infini, tout sera net entre 2,5 mètres et l'infini. Tant que l'action ne se déroule pas à moins de 2,5 mètres de notre objectif, la mise au point ne nécessite aucune correction.

Avec une optique de 35mm de focale (courante en reportage), dont la profondeur de champ est plus importante que celle d'une optique de 50mm, et une mise au point effectuée sur 1,75 mètres (les autres conditions étant identiques), la zone de netteté s'étend de 0,87 mètre jusqu'à l'infini.

Remarque sur l'usage de l'hyperfocale : avec un appareil automatique avec priorité à la vitesse (on choisit la vitesse et l'appareil règle le diaphragme automatiquement), il est impossible de régler l'hyperfocale en fonctionnement automatique, puisqu'on ne peut pas fixer le diaphragme.

[modifier] Voir aussi

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