Diana Spencer
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Diana Spencer, la princesse de Galles (Diana Frances Mountbatten-Windsor, née Spencer) (1er juillet 1961 à Sandringham, en Angleterre – 31 août 1997 à Paris), fut la première femme de Son Altesse Royale, Charles, prince de Galles. De son mariage le 29 juillet 1981 jusqu'à son divorce en 1996, elle était Son Altesse Royale la Princesse de Galles et Comtesse de Chester, Duchesse de Cornouailles, Duchesse de Rothsay, Comtesse de Carrick, Baronne de Renfrew, Dame des Îles, Princesse d'Écosse, mais avait comme titre, Son Altesse Royale, la Princesse de Galles. Elle est connue en tant que Lady Di ; la presse l'appelait également Princesse Diana, bien que ce titre soit usurpé car réservé aux princesses de sang.
Bien qu'elle soit connue pour ses actions de bienfaisance, son mariage à scandale a terni ses tentatives philantropiques. Ses accusations acerbes d'adultère, de cruauté mentale et sa détresse émotionnelle fascinèrent le monde pendant les années 1980 et les années 1990, inspirant les biographies, les articles de journaux, et les films de télévision.
De ses fiançailles avec le Prince de Galles en 1981 jusqu'à sa mort en 1997 lors d'un accident de voiture controversé à Paris, Diana fut la femme la plus célèbre du monde, la célébrité féminine prééminante de sa génération, une figure emblématique de la mode, idéal de la beauté féminine, admirée et imitée pour son rôle dans la lutte contre le sida et sa campagne internationale contre les mines antipersonnel. Pour ses admirateurs, Diana, était un modèle – après sa mort, il a même été question d'en faire une sainte – alors que ceux qui l'avaient critiquée trouvaient sa vie édifiante.
Sommaire |
[modifier] Vie personnelle
[modifier] Sa jeunesse
L'honorable Diana Frances Spencer est la fille cadette d'Edward Spencer (1924 - 1992), vicomte Althorp et de sa première femme l'honorable Frances Burke Roche (1936 - 2004). En partie d'origine américaine par son arrière grand-mère, l'héritière américaine Frances Work), elle était aussi une descendante de Charles Ier d'Angleterre.
Pendant le divorce acrimonieux de ses parents pour une question de l'adultère de la vicomtesse avec l'héritier d'une fortune de papier peint, Peter Shand Kydd, la mère de Diana poursuivit son mari en justice pour la garde de Diana et de son frère.
À la mort de son grand-père paternel, Albert Spencer, le 7e comte Spencer, en 1975, le père de Diana devint le 8e comte Spencer, elle acquit le titre de courtoisie de Lady Diana Spencer.
Un an plus tard, après avoir été nommé l'autre parti dans le divorce de Raine, comtesse de Dartmouth et le comte de Dartmouth, le comte Spencer se maria avec la comtesse, la fille unique de la romancière Barbara Cartland.
Diana fit des études médiocres à Riddlesworth Hall à Norfolk et à West Heath School dans le Kent. À 16 ans, elle étudia un bref moment à l'Institut Alpin Videmannette, une institution pour jeunes filles de bonne famille à Rougemont, en Suisse. Elle avait des talents de pianiste, était excellente en sport et songeait à être danseuse.
[modifier] Mariage et famille
La famille de Diana, les Spencer, a été proche de la famille royale britannique pendant des décennies. Sa grand-mère maternelle, la douairière Lady Fermoy était une amie de longue date de la reine mère et le Prince de Galles a eu une brève liaison avec Sarah Spencer, la sœur aînée de Diana pendant les années 70.
Les amours du prince ont toujours été le sujet de prédilection de la presse qui lui a prêté de nombreuses liaisons. Vers ses trente cinq ans, il fut quasiment sommé de se marier. Pour satisfaire sa famille et ses conseillers, surtout son grand-oncle, Lord Mountbatten, une éventuelle fiancée devait être d'extraction aristocratique, célibataire et, de préférence, vierge et protestante. Diana répondait à toutes ces exigences.
Une précédente liaison du Prince, (plus tard, sa deuxième femme), Camilla Parker Bowles l'aida à choisir, comme future épouse, Diana Spencer, âgée de dix-neuf ans et assistante au jardin d'enfants 'Young England' à Knightsbridge. Buckingham Palace annonça les fiançailles le 24 février 1981. Lord Mountbatten avait rejeté Camilla Parker Bowles en raison de son âge (elle est l'aînée du prince de 16 mois), de son expérience de la vie et de son absence de sang suffisamment aristocratique.
Les noces eurent lieu à la cathédrale Saint-Paul à Londres le mercredi, 29 juillet devant 35.000 invités (dont Mrs. Parker Bowles et son mari, filleul de la reine-mère) et un milliard de téléspectateurs dans le monde. Diana était la première anglaise mariée avec un héritier présomptif au trône britannique depuis 1659, date à laquelle Anne Hyde se maria avec le Duc de York, le futur Jacques II d'Angleterre. Dès son mariage, Diana devint Son Altesse Royale la Princesse de Galles et, du même coup, la femme de rang le plus élevé au Royaume-Uni, après la reine et la reine-mère.
Charles et Diana ont eu deux enfants, William Arthur Philip Louis Windsor, né le 21 juin 1982, et Henry Charles Albert David Windsor (souvent appelé Prince Harry), né le 15 septembre 1984.
Après la naissance de William, Diana eut une dépression, devint boulimique et tenta de se suicider plusieurs fois. Dans une interview, publiée après sa mort, elle déclara que, pendant qu'elle attendait William, elle s'était jetée dans un escalier et avait été découverte par sa belle-mère. On a dit que Diana ne voulait pas attenter à sa vie et que ses tentatives de suicide étaient simulées : son comportement était un appel au secours. Dans cette même interview, elle dit que Charles l'avait accusée de crier au loup quand elle menaçait de se suicider. Si ses tentatives de suicide avaient effectivement eu lieu, elle aurait risqué une fausse couche.
La ruine de son mariage au milieu des années 1980 fut un évènement que le presse internationale a commencé par étouffer, mais qu’elle a dramatisé par la suite. Le prince et la princesse de Galles, s’adressaient à la presse par le truchement de leurs amis en s'accusant l'un l'autre d'adultère. Charles renoua avec Camilla Parker Bowles, tandis que Diana eut des liaisons avec plusieurs hommes, dont James Gilby, impliqué dans l’affaire Squidgygate. Elle confirma plus tard (dans une interview avec le journaliste britannique Martin Bashir) qu'elle avait eu une liaison avec son moniteur d'équitation, James Hewitt (en toute théorie, une telle liaison constituait, pour les deux parties, une haute trahison). Elle aurait eu une autre liaison avec un des gardes du corps affecté à sa sécurité, bien qu’elle ait nié catégoriquement tous rapports sexuels avec lui, ainsi qu'avec Oliver Hoare, un marchand d'art marié.
Le prince et la princesse de Galles se séparèrent le 9 décembre 1992 et le divorce fut prononcé le 28 août 1996. Elle perdit le titre de Son Altesse Royale et devint Diana, Princesse de Galles, une distinction honorifique tout à fait convenable pour une noble divorcée. Elle reçut une indemnité de plus de 10 millions de livres et une pension. Cependant, de ce moment jusqu'à aujourd'hui, Buckingham Palace a maintenu que, puisque Diana était la mère du deuxième et du troisième héritier du trône britannique, elle restait membre de la famille royale britannique.
En 2004, la chaîne de télévision américaine, NBC, a diffusé des vidéos où Diana commentait son mariage avec le prince de Galles et donnait sa version de ses tentatives de suicide. Les vidéos appartenaient à la princesse, mais à sa mort, son majordome en prit possession. Après un nombre incalculable d’actions judiciaires, elles furent remises à son entraîneur de voix qui en avait été l’auteur. Ces vidéos ne sont pas encore diffusées au Royaume-Uni.
[modifier] Œuvres caritatives
Vers la fin des années 1980, la princesse de Galles se fit connaître pour son soutien à des causes humanitaires telles que l'aide aux victimes du sida ou la lutte contre l'emploi des mines antipersonnelles.
[modifier] Sida
En avril 1987, la princesse de Galles a été la première célébrité qui fut photographiée en touchant une personne atteinte du virus HIV. Sa contribution au changement de l'opinion publique envers les séropositifs a été résumée par ces mots de Bill Clinton, en décembre 2001 par au Diana, Princess of Wales Lecture on AIDS :
- En 1987, lorsqu'une large partie de la population croyait qu'il était possible de contracter le sida par de simples contacts, Lady Di s'est assise sur le lit d'un malade du sida et lui a serré la main. Elle a montré au monde que les séropositifs ne méritaient pas l'isolation mais la compassion. Ces prises de position ont contribué à faire évoluer l'opinion mondiale, à donner espoir aux séropositifs et à sauver des vies.
[modifier] Mines antipersonnel
Son investissement dans l’humanitaire peut-être le plus médiatisé concerne son voyage en Angola, quand, en janvier 1997 en tant que volontaire VIP de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, elle visita des survivants de mines antipersonnel, prit connaissance des projets de déminage organisés par le HALO Trust britannique et soutint les programmes d'éducation et de sensibilisation sur les dangers des mines dans l’environnement immédiat des maisons et des villages.
Le monde entier a vu les photos de Diana sur un terrain miné, avec un casque de protection sur la tête et portant un gilet pare-balles (les experts en déminage avaient, bien entendu, déjà neutralisé le parcours que devait emprunter Diana avec son équipement de protection). En août de la même année, elle alla en Bosnie avec le Réseau des survivants des mines terrestres (en anglais 'Landmine Survivors Network'). Elle portait toute son attention aux blessures que les mines antipersonnel occasionnaient bien après la fin d’un conflit et, bien souvent, sur des enfants.
Son influence sur la signature du Traité pour l’interdiction des mines antipersonnel, Traité d'Ottawa le 3 décembre 1997 (donc, peu de temps après son décès) par 122 pays fut prépondérante. En présentant à la Chambre des communes britannique en 1998, le projet de loi concernant les mines terrestres, le ministre des affaires étrangères Robin Cook salua en ces termes la contribution de Diana :
- Tous les membres de cette assemblée seront reconnaissants à la princesse de Galles de nous avoir révélé le coût humain des mines antipersonnel. La meilleure façon de prendre en compte son action ainsi que celle des ONGs qui ont lutté contre les mines, c'est de voter le projet de loi et d'ouvrir ainsi la voie à l'interdiction mondiale des mines.
En janvier 2005, les vœux de Diana pour cette cause n’étaient pas encore totalement réalisés. Les Nations unies ont enjoint les nations qui fabriquent et stockent la majorité de mines dans le monde : la Chine, l'Inde, la Corée du Nord, le Pakistan, la Russie et les États-Unis) de signer le Traité d'Ottawa. Carol Bellamy, la reponsable de l'Unicef rappelle que les mines sont toujours un risque mortel pour les enfants attirés par leur curiosité naturelle et leur attrait pour le jeu.
[modifier] Décès
[modifier] Circonstances
Le 31 août 1997, Diana décéda dans un accident de voiture qui eut lieu à Paris, dans le tunnel sous le pont de l'Alma, avec son amant Dodi Al-Fayed, leur chauffeur Henri Paul et le garde du corps d'Al-Fayed Trevor Rees-Jones.
Samedi 30 août en fin de soirée, Diana et Fayed partirent du Ritz, place Vendôme, et suivirent la rive droite de la Seine. Peu après minuit, leur Mercedes-Benz S 280 entra dans le tunnel de l'Alma, poursuivie par neuf paparazzi français et un coursier à moto. À l'entrée du tunnel, la voiture heurta le mur droit, puis fit une embardée sur la route à deux voies avant de s'encastrer dans la treizième pile du pont et enfin s'arrêter.
Les photographes eurent l'occasion de prendre en photo les victimes dans la voiture accidentée, photos qui connurent un certain succès dans les semaines qui suivirent. Notons que certaines photographies ayant circulé étaient des photographies d'un autre accident : on peut en effet voir que les intervenants ne sont pas français (les casques des sapeurs-pompiers de Paris ont une mentonnière, alors que les casques sur ces photographies sont à jugulaire).
Dodi Fayed et Henri Paul étaient déjà morts ; Trevor Rees-Jones était gravement blessé, mais guérira. On libéra Diana, encore vivante, de l'épave, et après des premiers soins sur place, on la transporta en ambulance à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, où elle arriva peu après 2 h du matin. Elle succomba à ses lésions internes, les médecins la déclarant morte deux heures plus tard. À 5h30, on annonça sa mort lors d'une conférence de presse, tenue conjointement par un médecin de l'hôpital, Jean-Pierre Chevènement (le ministre de l'Intérieur), et Sir Michael Jay, l'ambassadeur du Royaume-Uni en France.
Plus tard dans la matinée, Jean-Pierre Chevènement, le premier ministre français Lionel Jospin, la femme du Président Jacques Chirac, et le secrétaire d'État à la santé visitèrent la salle d'hôpital où se trouvait le corps de Diana pour lui rendre hommage. Après ces visites, l'archevêque anglican de France Martin Draper recommanda l'âme de Lady Diana à Dieu.
Vers 14 h, le prince Charles et les deux sœurs de Diana (Lady Sarah Mc Corquodale, et Lady Jane Fellowes) arrivèrent à Paris pour l'identification et repartirent 90 minutes après.
[modifier] Déroulement des événements
Les premiers reportages affirmèrent que la voiture de Diana était entrée en collision avec la pile à plus de 190 km/h, et que l'aiguille du compteur resta coincée sur ce chiffre. On annonça ensuite que la vitesse de la voiture était en fait entre 95 et 110 km/h, et que le compteur n'avait pas d'aiguille puisqu'il était numérique (d'après les dernières investigations, la vitesse de collision était comprise entre 117 et 152 km/h). La voiture roulait donc bien au-delà de la limite légale de 50 km/h et bien plus vite qu'il n'était prudent dans le tunnel de l'Alma. En 1999, une enquête française conclut que la Mercedes avait heurté une autre automobile (une Fiat Uno blanche) dans le tunnel. Le conducteur ne s'identifia pas, et l'automobile ne fut jamais retrouvée.
D'après les enquêteurs, la collision était le fait du conducteur, qui était en état d'ébriété et roulait trop vite, tentant d'échapper aux paparazzi.
En novembre 2003, Christian Martinez et Fabrice Chassery, qui avaient pris des photos des accidentés après la collision, et Jacques Langevin, qui photographia le départ du couple de l'Hôtel Ritz, furent disculpés de toute infraction à la loi française sur la protection de la vie privée.
Le 6 janvier 2004, une enquête judiciaire menée par Michael Burgess, le médecin légiste de la maison royale, fut ouverte à Londres. L'Opération Paget, a déjà coûté 4 millions d'Euros début 2006, en fait la plus coûteuse de l’histoire britannique.
En mai 2006, Sir John Stevens, le responsable de l'enquête a déclaré qu'il y avait de nouveaux témoins, de nouveaux résultats d'analyse scientifique, et que chacune des théories de conspiration faisait l'objet d'une enquête.
Le 13 juillet 2006, le magazine italien Chi a publié des photographies montrant Diana dans ses derniers instants.<ref name = "CNN">"Diana death picture sparks outrage", CNN, 2006-07-14. URL accessed on 2006-07-14.</ref> La photo noir et blanc montre Diana recevant de l'oxygène dans l'épave de la voiture. La photo est extraite de Lady Diana: The Criminal Investigation, un livre de Jean-Michel Caradec'h.<ref name = "TOI">"Pictures of Diana's final moments", Times of India, 2006-07-15. URL accessed on 2006-07-15.</ref> Malgré les critiques, l'éditeur du magazine a défendu sa décision de les publier.
[modifier] Accident ou assassinat ?
Un débat fait rage entre les tenants d’un assassinat et ceux qui croient à la thèse de l’accident.
Les conclusions de l’enquête française – Henri Paul était ivre – reposent essentiellement sur l’analyse de prélèvements sanguins qui a établi un degré d’alcool trois fois supérieur à la limite légale (selon un rapport de l’ambassadeur Jay de septembre 1997).
Cette analyse initiale fut contredite par un pathologiste britannique à la solde de la famille Fayed. En réponse, les autorités françaises pratiquèrent une analyse du fond de l’œil aux résultats médicalement fiables. Ce troisième test confirma le degré d’alcool dans le sang et montra également que Henri Paul prenait des antidépresseurs.
Les prélèvements montrèrent aussi que son taux de monoxyde de carbone était suffisamment élevé pour lui interdire de conduire (ou même de se tenir debout). Certains affirment que ceci démontre de manière indiscutable que les prélèvements ont été manipulés. Aucun test officiel d’ADN n’a été réalisé et la famille de Henri Paul n’a pas pu en faire réaliser de manière indépendante.
Les familles de Dodi Fayed et de Henri Paul n’ont pas accepté les résultats de l’enquête française. Devant les tribunaux écossais, Mohamed Al-Fayed réclama une enquête et fit appel quand on la lui refusa. Fayed, pour sa part, reste persuadé que la princesse et son fils furent assassinés dans un complot élaboré par le SIS (MI6) et commandité par le prince Philip, duc d’Édimbourg, qui, selon lui, est raciste et n’acceptait absolument pas l’idée que ses petits-enfants puissent avoir des frères ou des sœurs musulmans ou à demi-arabes. (Al Fayed a affirmé à plusieurs reprises que le Prince Philip contrôlait le SIS)
Que Diana ait eu l’intention de se convertir à l’islam et qu’elle fut enceinte d’un enfant de Dodi furent des raisons mises en avant dans la thèse de l’assassinat. En janvier 2004, l’ancien magistrat de la Queen’s Household, le docteur John Burton a dit au cours d’une interview au Times qu’au cours de l’autopsie de la princesse à la morgue de Fulham, il avait personnellement examiné son utérus et qu'elle n’était pas enceinte.
Plus tard en 2004, la chaîne de télévision nord-américaine CBS a montré des images de l’accident où l’on voyait un siège arrière intact ainsi que la partie centrale de la Mercedes avec Diana sans blessures externes, allongée sur le sol de la partie arrière du véhicule, son dos sur le siège du passager de droite – la porte arrière droite de la voiture étant complètement ouverte. Ces images firent sensation au Royaume-Uni et incitèrent Mohammed Al-Fayed à entamer un autre procès.
Rumeurs et complot mis à part, il faut noter que Diana, Dodi et Paul n’avaient pas de ceintures attachées à la différence de Rees-Jones, l’unique survivant. De plus, le tunnel du pont de l’Alma est connu comme étant un point noir, où les voitures peuvent rouler vite sans visibilité suffisante devant elles. Des piliers en béton sur le terre-plein central sont propices aux collisions.
[modifier] Les funérailles et la réaction publique
Dans le monde entier, des millions de personnes assistèrent à la cérémonie à la télévision. La mort de Diana a été ressentie avec une immense tristesse et ses funérailles à l’abbaye de Westminster, le 6 septembre, ont rassemblé environ 3 millions de personnes à Londres, sans compter la retransmission télévisée planétaire. Plus d’un million de bouquets ont été déposés à son domicile londonien à Kensington Palace. On demanda au public de ne plus apporter de fleurs au domaine familial d’Althorp car le nombre de gens et de fleurs sur les routes surchargées mettait en danger la sécurité publique.
La réaction de la famille royale à la mort de Diana causa un tollé sans précédent. Le respect pointilleux du protocole de la Maison de Windsor a été interprété par le public comme une absence de sensibilité. Le refus de Buckingham Palace de mettre en berne l’Union Jack provoqua des manchettes acerbes dans les journaux : « Où est notre reine ? Où est notre drapeau ? » demandait le Sun. La reine, qui était revenue de Balmoral à Londres, accepta une allocution à la télévision. A la demande express de Downing Street, ce qui devait être un enregistrement devint du direct et le texte fut revu par Alastair Campbell pour être « plus chaleureux ».
Le public présent aux funérailles jeta des fleurs au passage de la procession tout au long de son parcours. À l’extérieur de l’abbaye de Westminster, la foule acclamait les douzaines de célébrités qui se trouvaient à l’intérieur : le chanteur Sir Elton John (qui a interprété une version de sa chanson Candle in the Wind, réécrite à cette occasion), Tom Cruise et Nicole Kidman, le metteur en scène Steven Spielberg et l’homme d’affaires britannique Richard Branson. La cérémonie religieuse a été retransmise en direct à la télévision. Des haut-parleurs avaient été placés à l’extérieur pour que la foule puisse entendre le déroulement de l’office. La tradition a été bafouée lorsque les invités applaudirent les paroles du frère de Diana, Lord Spencer, qui attaqua vertement la presse et critiqua indirectement la famille royale pour son comportement vis-à-vis de sa sœur même si Lord Spencer lui-même avait, des années plus tôt, refusé à Diana d’utiliser, comme refuge, un pied-à-terre à Althorp en raison de ses craintes de voir la presse s’introduire dans son intimité familiale.
Diana, princesse de Galles est inhumée à Althorp dans le Northamptonshire sur une île au milieu d’un lac nommé « l’ovale rond » (the Round Oval). Les visiteurs peuvent voir une exposition qui lui est consacrée et faire le tour du lac.
Durant la quinzaine qui a suivi son enterrement, le taux de suicides en Angleterre et dans le Pays de Galles augmenta de 17% , comparé à la moyenne de cette période au cours des quatre dernières années. Les scientifiques pensent que cela est dû à l’effet d’identification. L’augmentation la plus importante de suicides concerne une population très semblable à Diana : le taux de suicides des femmes âgées de 25 à 44 ans augmenta de près de 45%.
Au cours des années qui ont suivi sa mort, l’intérêt porté à la vie de Diana resta élevé. De très nombreux fabricants de pièces de collection continuèrent à produire des objets autour de Diana. Certains ont même suggéré de la canoniser, ce qui provoqua un certain nombre de controverses.
Le public a élu la Flamme de la Liberté, à Paris, pour rendre un hommage provisoire à Diana. Ce monument, commémorant le don de la statue de la Liberté de la France aux États-Unis, se trouve près du tunnel de l’Alma. Les messages de condoléances ont été enlevés et son usage en tant que mémorial de Diana a cessé, même s’il est toujours visité et si des messages sont encore laissés à sa mémoire. Le mur en béton, au coin du tunnel, est toujours utilisé comme un mémorial de fortune où les gens écrivent quelques mots pour Diana.
Un mémorial permanent, le Diana Princess of Wales Memorial Fountain, a été inauguré à Hyde Park, à Londres, le 6 juillet 2004.
Diana est arrivée troisième des personnalités britanniques au cours d’un vote sous l’égide de la BBC en 2002.
En 2003, l’éditeur Marvel Comics a annoncé la publication de cinq tomes ayant pour titre Di Another Day (en référence au film de James Bond, Die Another Day) où Diana, princesse de Galles , est représentée sous les traits d’un mutant aux super-pouvoirs. Après un grand nombre de protestations (comme il fallait s’y attendre), l’idée fut promptement abandonnée. La société Heliograph Incorporated, elle, a produit un jeu de rôle futuriste sur Diana.
Après la mort de Diana, l’acteur Kevin Costner a prétendu qu’il avait négocié la participation de la princesse divorcée à la suite du film « The Bodyguard » qui réunissait Costner et Whitney Houston. Buckingham Palace a catégoriquement démenti.
[modifier] Interrogations
Plusieurs années après, le décès tragique de Diana Spencer suscite toujours les mêmes interrogations.
[modifier] Était-elle vraiment amoureuse de Dodi ?
« Il n'y a jamais eu de romance ». En août 2005, les révélations de Kez Wingfield, l'un des anciens gardes du corps de la princesse de Galles et de Dodi Al-Fayed, réduisent en miettes la légende des deux amants. Le souvenir qu'il garde des neuf jours passés à leurs côtés à bord du yacht Jonikal contraste singulièrement avec les récits idylliques qui, à l'époque, avaient fleuri dans les médias du monde entier. « Cela ne correspondait tout simplement pas à ce que nous avions devant les yeux, raconte-t-il à l'hebdomadaire News of the World. Bien sûr, impossible de savoir ce qui se passait une fois que chacun d'eux regagnait sa chambre, mais on ne pouvait s'empêcher de remarquer que tout ça manquait singulièrement de passion. Il y a même des jours où Diana et Dodi ne se voyaient quasiment pas. » Dans les semaines et les mois qui ont suivi l'accident de l'Alma, le 31 août 1997, le chagrin planétaire causé par la disparition brutale de la Princesse des cœurs et de son compagnon masque sans doute la vérité de leur histoire. Bien qu'en tout, les deux jeunes gens n'aient passé qu'un peu plus d'une vingtaine de jours ensemble, on laisse entendre qu'ils auraient été sur le point de se marier et de partir s'installer aux États-Unis. Le 23 août, peu de temps avant sa disparition la princesse confie pourtant à l'une de ses meilleures amies, Lana Marks, que Dodi sera bientôt "un chapitre clos" de son existence. À Teddy Forstmann, un milliardaire américain avec qui elle aurait été très liée au milieu des années quatre-vingt-dix, elle parle même de simple "amourette estivale". Nombre de ses intimes considérant à l'époque le fils du milliardaire égyptien Mohamed al Fayed comme un parti infréquentable, minimise-t-elle alors volontairement les sentiments qu'elle éprouve pour lui afin de ne pas les inquiéter ? Possible. Reste que depuis son divorce d'avec le prince Charles, un an auparavant, Diana a beaucoup changé. Elle se sent ivre de liberté, forte d'une nouvelle confiance en l'avenir. L'un de ses amis, l'avocat Richard Greene, confirme qu'elle « profite de la vie et s'amuse avec un sentiment d'impunité nouveau », à la manière d'« une gamine lâchée dans une boutique de bonbons ». Dodi lui offre le train de vie rassurant auquel elle a toujours été habituée. De tous les hommes qu'elle a rencontrés, il est le premier à satisfaire ses moindres désirs, à vouloir lui consacrer son temps. Comme elle, il est attiré par Hollywood et ses paillettes et cherche un sens à son existence. Comme elle, il a manqué d'affection étant enfant. La description que fait d'eux Kez Wingfield est celle de deux êtres qui s'aiment comme frère et sœur. La plupart des proches de Diana en sont sûrs : dans l'insouciance d'une relation qu'elle savait sans enjeu, la princesse tentait en réalité de panser les blessures de sa rupture avec Hasnat Khan, un chirurgien d'origine pakistanaise dont elle était follement éprise depuis deux ans, et qui l'avait quittée à la mi-juillet. Espérant qu'il finirait par l'épouser, elle avait pensé se convertir à l'islam et assisté à des conférences sur le Coran. Authentique et simple, dévoué corps et âme à son métier, le docteur Khan vivait mal sa notoriété et savait qu'en dépit de tous ses efforts, un fossé les séparait à jamais. Prête à tout pour le reconquérir, la jeune femme l'appelait du Jonikal presque tous les jours et tentait d'éveiller sa jalousie en se laissant photographier dans les bras de Dodi. Dodi, l'homme de tous les changements. Mais un poignard planté dans le cœur d'Hasnat, son dernier grand amour…
[modifier] A-t-elle été menacée ?
[modifier] Mais où est-elle vraiment enterrée ?
Le 6 septembre 1997, jour des funérailles de l'étoile des Windsor, deux milliards et demi de téléspectateurs assistent, en direct, à l'entrée du corbillard dans l'enceinte du domaine d'Althorp. Du cadre et des circonstances exactes de l'inhumation, une cérémonie d'une trentaine de minutes qui se serait déroulée sur une petite île située au centre d'un vaste plan d'eau au cœur de la propriété, on ne sait que ce qu'en a rapporté l'ancien majordome Paul Burrell dans ses mémoires Confidences royales (Michel Lafon). "Huit soldats (…) transportèrent le corps vers un ponton provisoire aménagé sur le lac, puis jusqu'à l'île où était creusé le tombeau. Il n'y avait pour l'accueillir ni tapis ni fleur. Impossible d'imaginer endroit plus isolé pour celle qui avait tant détesté la solitude." Eviter que la dernière demeure de Diana se transforme en un lieu de pèlerinage pour fans hystériques, assurer la sécurité de sa sépulture pour permettre à ses fils de venir s'y recueillir en paix... Autant de raisons avancées par la famille pour justifier le choix de cet emplacement plutôt que celui de la chapelle Spencer, dans l'église St Mary The Virgin du village voisin de Great Brington, où les membres du clan sont enterrés depuis vingt générations. Dans la soirée du 6 au 7 septembre, des témoignages rapportés par Ian Sinclair, un auteur britannique, font état d'une agitation anormale autour de l'édifice religieux. A en croire plusieurs habitants de la localité, un van noir est aperçu se dirigeant à vive allure vers St Mary. Bizarrement, l'église se trouve fermée au public et bouclée par la police. Beaucoup continuent d'affirmer que l'île d'Althorp a toujours été un cimetière idéal pour les animaux de compagnie des Spencer, la nature de son sol, détrempé par les eaux du lac, le rend impropre à accueillir un cercueil. Diana souhaitait-elle reposer près de son père ? L'enterrement au château aurait-il pu n'être qu'une diversion ?
[modifier] Harry est-il le fils du Major Hewitt ?
Même teint clair, même sourire, mêmes yeux rieurs… Combien de temps encore la troublante ressemblance physique qui unit le prince Harry, né le 15 septembre 1984, à James Hewitt, un ancien amant de la princesse de Galles, continuera-t-elle de les hanter l'un et l'autre ? Enfant, le cadet de Charles et de Diana souffrait en silence sous les quolibets de ses camarades de classe, convaincus qu'il ne pouvait être que le fils naturel de l'ex-officier de la garde royale. dans Princesse amoureuse (Presse de la Cité), le livre qui, en 1994, avait révélé au public quelques-uns des secret de leur idylle, James assurait pourtant n'avoir fait la connaissance de la jeune femme qu'en 1986. Décidé à protéger la mémoire de Lady Di, mais aussi et surtout la sérénité du petit prince, il s'évertuait en fait depuis plus de dix ans à dissimuler la vérité. Las ! Le 22 septembre 2005, il accepte d'être placé sous hypnose par Tony Rae un spécialiste de la régression, dans le cadre d'une émission de télévision diffusée sur la chaîne britannique Five. Privé de tout contrôle de lui-même, il admet ce soir-là avoir embrassé pour la première fois la belle-fille d'Elisabeth II en 1982, chez l'un de leurs amis communs et reconnaît que leur liaison a débuté peu de temps après. Tout en parlant, Hewitt pleure de manière incontrôlable, en proie à une douleur indicible, rongé par des souvenirs qu'il n'est jamais parvenu à chasser de sa mémoire. Aujourd'hui déconsidéré, ruiné et seul, il continue de nier farouchement être le père d'Harry. Et, même si ses aveux font renaître la polémique, il supplie qu'on laisse enfin le jeune homme en paix.
[modifier] Était-elle enceinte au moment de l'accident ?
Au cours de l'été 1997, Diana exhibe une silhouette mâtinée de rondeurs nouvelles, mises en valeur par des maillots de bain sous lesquels pointe un petit ventre. Depuis sa disparition dans un accident de voiture, en août 1997, de nombreux témoignages sont venus étayer l'hypothèse selon laquelle elle était enceinte. Le quotidien Daily Mail dit ainsi avoir la preuve que la star des Windsor avait passé une échographie peu de temps avant sa mort. Mais le plus troublant réside sans doute dans cette toute dernière révélation des médias britanniques : dans l'heure qui a suivi le décès de la princesse à l'aube du 31 août à l'hôpital de la Salpêtrière, le professeur Dominique Lecomte aurait procédé à l'embaumement de la dépouille. La directrice de l'Institut médico-légal aurait obéi aux instructions de Sir Michael Jay, l'ambassadeur du Royaume-Uni en France. La presse britannique croit savoir que l'ordre aurait été donné depuis Londres, en accord avec les conseillers de la famille royale. L'opération, pour laquelle aucune explication valable n'a jamais été donnée d'un côté ou de l'autre de la Manche, paraît d'autant moins justifiée que le corps devait ensuite être autopsié au Royaume-Uni. Or personne ne pouvait ignorer que les produits chimiques utilités pour la momification allaient fausser le résultat de tous les examens pratiqués ultérieurement… en premier lieu, celui d'un test de grossesse. Pour l'immense majorité des sujets de la reine Elisabeth II, la chose ne fait plus de doute : « on » a voulu cacher à tout prix que Diana attendait un enfant. Le Daily Express rapporte les propos d'un avocat français selon lequel plusieurs documents confirmant la nouvelle auraient été volontairement négligés après le crash de la Mercedes par les enquêteurs parisiens, sous prétexte qu'ils ne concernaient pas directement les causes du décès de Diana. Était-elle enceinte de Dodi Al-Fayed ? Peu probable, dans la mesure où leur idylle n'a démarré qu'après la mi-juillet. Le bébé aurait donc pu être celui du chirurgien Hasnat Khan. Peu avant leur séparation, la princesse aurait d'ailleurs interrogé l'une de ses confidentes : « Si je tombais enceinte, il serait obligé de m'épouser, non ? » Le 19 août 2006, Robert Thompson, responsable de la morgue de Londres où a eu lieu l'autopsie, rapporte au Times : "Je ne vois aucune preuve de grossesse pendant la procédure posthume et de fait le médecin-légiste a dit qu'elle n'était pas enceinte". Il affirme également que seule la partie haute du corps de la princesse était embaumée, pour des raisons cosmétiques.[1]
[modifier] Généalogie
Avant son mariage, les généalogistes ont fait des recherches approfondies sur la famille de Diana. Parmi ses ascendants ou collatéraux, on relève :
- l'acteur Humphrey Bogart, cousin au septième degré
- le poète Edmund Spenser, l'auteur de The Faerie Queen
- l'acteur Oliver Platt. Diana et lui sont directement liés à Frances Work, une arrière grand-mère de Diana, héritère américaine de la fin du XIXe siècle qui a été, un temps, l'épouse de l'Honorable James Boothby Burke Roche qui deviendra le troisième baron de Fermoy (Irlande).
[modifier] Titres
Le titre honorifique de Diana a varié selon son statut :
- Honorable Diana Frances Spencer de 1961 à 1975 ;
- Lady Diana Frances Spencer de 1975 jusqu'à 1981, lorsque son père hérita du titre de comte de Spencer
- Son Altesse Royale la Princesse de Galles, de son mariage avec le prince Charles, le 29 juillet 1981, jusqu'à son divorce, le 28 août 1996 ;
- Diana, princesse de Galles à partir de son divorce.
Rappelons que le grand public l'appelait familièrement Lady Di.
[modifier] Bibliographie
- Diana : dernières confidences de Simone Simmons (avec la collaboration de Ingrid Seward). Titre original : The Last Word traduit de l'anglais par Pascal Loubet – Michel Lafon, 2005. – 300 p., 24 cm. – (ISBN 2749903254).
- Diana du Pont de l'Alma, les pèlerins de la Flamme de Guy Lesœurs - Préface du Pr marie Rose Moro, Paris. Ed. Téraèdre, coll. Anthropologie au coin de la rue, 2005 - (ISBN 2912868246).
- Lady died de Francis Gillery, 2006 - (ISBN 2213623724)
- 6 livres de Lady Di référencés par Evene
ar:ديانا سبينسر ast:Diana Spencer bg:Даяна Спенсър bn:প্রিন্সেস ডায়ানা cy:Diana, Tywysoges Cymru da:Prinsesse Diana de:Diana von Wales en:Diana, Princess of Wales eo:Diana Spencer es:Diana Spencer et:Diana Frances Mountbatten-Windsor fi:Walesin prinsessa Diana he:דיאנה, הנסיכה מווילס id:Diana, Princess of Wales io:Diana Spenser it:Diana Spencer ja:ダイアナ (プリンセス・オブ・ウェールズ) la:Diana Francisca Spencer lt:Velso princesė Diana ms:Diana, Puteri Wales nl:Diana Frances Spencer no:Diana, prinsesse av Wales pl:Diana Spencer pt:Diana, princesa de Gales ro:Diana, Prinţesă de Wales ru:Диана, принцесса Уэльская sk:Diana Frances Mountbattenová-Windsorová sl:Diana Spencer sv:Prinsessan Diana th:เจ้าหญิงไดอานา vi:Diana, công nương xứ Wales zh:戴安娜王妃

