Dadaïsme
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Le dadaïsme, dit aussi dada est un mouvement intellectuel, littéraire et esthétique d'avant-garde qui, entre 1916 et 1925, se caractérisa par une remise en cause de toutes les conventions et contraintes idéologiques, artistiques, cinématographiques, politiques.
Il fut l'un des mouvements artistiques internationaux parmi les plus importants et peut être le plus novateur du XXe siècle. La majeure partie des plus grands artistes de ce siècle y sont passés (voir 1) ou ont été influençés par lui (voir 2).
Ce mouvement a mis en avant l'esprit d'enfance, le rejet de la raison et de la logique, l'extravagance, la dérision et l'humour. Ses artistes se voulaient irrespectueux, extravagants, avec un mépris total pour les vieilleries du passé et recherchaient la plus grande liberté de créativité pour laquelle ils utilisèrent tous les matériaux et formes disponibles. Ils cherchaient aussi cette liberté particulièrement dans le langage qu'ils aimaient lyrique et hétéroclite.
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[modifier] Le mouvement Dada
[modifier] Création du mouvement
Le mouvement a été fondé autour de Hugo Ball en 1916 à Zurich en Suisse, pendant la Première Guerre mondiale, dans les milieux intellectuels et artistiques occidentaux, et s'est traduit par une remise en question radicale des modes d'expression traditionnels, un questionnement foisonnant sur l'art.
Ce mouvement n'est « ni un dogme, ni une école, mais plutôt une constellation d'individus et de facettes libres », précisait à l'époque Tristan Tzara. Dada est donc hétéroclite, spontané, sans véritable chef de file. Son début date d'une soirée capharnaüm au cabaret Voltaire de Zurich le 14 juillet 1916 (création du Manifeste DaDa par Hugo Ball), par une assemblée cosmopolite de jeunes gens marqués par les carnages de la grande guerre, et s'étend vers différents points du monde occidental pour s'éteindre en 1923.
On peut voir Johannes Baader (1875-1955) interpeller un pasteur en plein sermon dans la cathédrale de Berlin, Kurt Schwitters (1887-1948) élaborer un collage raffiné de bouts de papier soigneusement ramassés dans le caniveau, ou Sophie Taeuber-Arp (1889-1943) se lancer dans une danse endiablée après s'être vêtue d'un costume de carton peint.
[modifier] Source de la dénomination
Usuellement, il est dit qu'il fut ainsi nommé par pur hasard ludique. À l'aide d'un coupe-papier, quelques artistes européens ouvrent au hasard un dictionnaire et tombent sur le mot «dada». En réaction à l'absurdité et à la tragédie de la Première Guerre mondiale, ils baptisent le mouvement qu'ils viennent de créer en ce nom et aussi en opposition avec tous les mouvements se finissant en -isme.
En fait, selon Giovanni Lista, il s'agissait plutôt d'une volonté délibérée d'ancrer le mouvement dans un retour aux valeurs de l'enfance :
- À la fin du XIXe siècle, lors de la polémique sur la représentation exacte du cheval dans l'art, Gauguin avait déclaré : « Quant à moi, j'ai reculé dans mon enfance jusqu'à mon dada ».
- Hugo Ball, le fondateur du mouvement déclara aussi juste avant guerre qu'il devait « sauver le petit cheval de bois ». C'est ce qui l'incitera à donner ce nom au mouvement
[modifier] Développement du mouvement
Un peu avant la fin de la guerre le mouvement dada s'installe en Allemagne, en particulier à Berlin, où il s'accompagna d'une révolte politique à tendance marxiste, à Hanovre et à Cologne.
Succédant à des révoltes individuelles et solitaires contre la civilisation occidentale (Arthur Rimbaud a « assis la beauté sur ses genoux et l'a trouvée laide »), cristallisée par l'épreuve du conflit de 1914-1918, la contestation culturelle de Dada se manifeste par la truculence provocatrice et la dérision, souvent au cours de manifestations publiques. Hannah Höch qui dessinait des patrons de couturier pour une revue, les utilisait en découpage sauvage pour en faire des collages politiques.
De façon générale et pour la première fois, les femmes sont acceptées comme artistes à part entière, comme camarades de jeu, comme complices, et complémentaires des hommes, « traitées comme des collègues », et non plus seulement comme des amantes, des « amatrices douées» ou des « objets de sublimation dans l'art ».
Le mouvement dada s'est déployé dans le monde entier et son esprit s'est conservé dans le temps, influençant des artistes comme Ernst, Breton, Crevel, Desnos, Jacob, Soupault, Robert et Sonia Delaunay.
[modifier] La fin du dadaïsme
Dès 1920, le mouvement Dada commence à s'essoufler et à se déliter; il n'était pas fait pour durer et s'institutionnaliser et aucun de ses fondateurs ne l'a d'ailleurs jamais envisagé.
On s'accorde peu en réalité sur la fin du Dadaïsme. Il faudrait davantage montrer les dates de décès avancées par les différents dadas :
- Aragon, dans son Projet d'histoire littéraire contemporaine, fait mourir dada dès 1921-1922. Il dit aussi que les « Vingt-cinq poèmes » de Tristan Tzara « l'avaient soûlé toute sa vie ».
- En novembre 1921, la revue belge Ça Ira !, dans un numéro dirigé par Clément Pansaers et Francis Picabia, proclame que Dada est mort.
André Breton, trouve que « Dada tourne en rond » et usuellement, il est dit que la publication en 1924, du « Manifeste du surréalisme », signe la fin historique du dadaïsme. Beaucoup de surréalistes sont d'anciens dadas mais le surréalisme n'est pas l'héritier culturel du dadaïsme. Le surréalisme est certes chahuteur mais surtout très inquisiteur et très soucieux de syntaxe impeccable et de beautés inaccessibles.
[modifier] Autour du mouvement
[modifier] Le mouvement dada et l'humour
Après la première guerre mondiale, les jeunes ont besoin d'exprimer leur jubilation d'être en vie, la fin de la guerre et la paix retrouvée. La vie a vaincu la mort, la paix a vaincu la guerre, l'enfance et l'insouciance sont de retour et vont pouvoir s'exprimer. En 1963, Tristan Tzara a dit : « Dada n'était pas seulement l'absurde, pas seulement une blague, dada était l'expression d'une très forte douleur des adolescents, née pendant la guerre de 1914. Ce que nous voulions c'était faire table rase des valeurs en cours, mais, au profit, justement des valeurs humaines les plus hautes. »
[modifier] Le mouvement dada et l'érotisme
En 1920, Tristan Tzara nomme des « présidentes dada », les plus anticonformistes possibles et à l'originalité débridée. Les « jeunes filles dada », les « dada's girls » dansent en solo avec ou sans masque, comme Sophie Taeuber. Elles font tourner les têtes et suscitent l'enthousiasme, mais aussi les huées. Emmy Hennings, compagne de Hugo Ball, fonda avec lui, le cabaret Voltaire à Zurich, dont elle devint l'âme en animant ses soirées, par la danse, le chant et la poésie.
L'américaine Clara Tice, peintre caricaturiste et poète, horrifie la prude société américaine avec ses dessins de femmes nues accompagnées d'animaux, illustrant de manière érotique les Fables de La Fontaine. Ses œuvres seront confisquées par la police. Une autre américaine, Beatrice Wood réalise aussi des œuvres à forte connotation érotique.
Valeska Gert crée ses « danses surréalistes ». Bien loin du classique Lac des cygnes, elles ouvrent la voie à la libération du corps des femmes et au nudisme. Renée Dunan, élevée au couvent, mais grande admiratrice du marquis de Sade, se libère, se proclame « dadaïste de la première heure », et défraie la chronique, sous divers pseudonymes, dont « Marcelle La Pompe » et « M. de Steinthal », en hommage à Stendhal et à l'écrivain aventurier Casanova de Seingalt.
[modifier] Le mouvement dada et la politique
(à développer)
[modifier] Principaux foyers
- Zurich (1915-1919), avec notamment Tristan Tzara, Jean Arp, les poètes allemands Hugo Ball et Richard Huelsenbeck, le peintre roumain Marcel Janco, le peintre et cinéaste allemand Hans Richter ;
- New York (1915-1921), avec Marcel Duchamp, Francis Picabia, Man Ray ;
- Berlin (1917-1923), avec Richard Huelsenbeck, George Grosz, Raoul Hausmann (l'un des créateurs du photomontage, suivi par John Heartfield) ;
- Cologne (1919-1921), avec Jean Arp, Max Ernst (aux collages inventifs), J.T. Baargeld ;
- Hanovre avec Kurt Schwitters ;
- Paris (1919-1923), où Dada connaît son apogée en tant que mouvement, avec Tristan Tzara, Francis Picabia, Man Ray, André Breton, Paul Eluard, Louis Aragon, Philippe Soupault, et sa fin avec la victoire de la dissidence surréaliste.
[modifier] Artistes Dada
- Louis Aragon, Céline Arnauld, Maria d'Arezzo, Jean Arp
- Johannes Baader, Alfred Grünewald Baargeld, Matthias Grünewald Baargeld, Hugo Ball, Jacques Baron, André Breton, Gabrielle Buffet-Picabia
- Serge Charchoune, Paul Citroën, Jean Cocteau, Arthur Cravan, Jean Crotti
- Paul Dermée, Otto Dix, Theo van Doesburg, Arthur Dove, Katherine Dreier, Marcel Duchamp, Suzanne Duchamp, Raymond Duchamp-Villon
- Viking Eggeling, Gala Eluard, Paul Eluard, Max Ernst, Agnes Ernst Meyer, Germaine Everling, Julius Evola
- Wilhelm Fick, Otto Flake, Théodore Fraenkel, Otto Freundlich, Elsa von Freytag-Loringhoven, Salomon Friedländer (Mynona)
- William Glackens, Valeska Gert, Camille Goemans, Ivan Goll, Jeff Golyscheff, Max Goth, George Grosz
- Marguerite Hagenbach, Marsden Hartley, Raoul Hausmann, Paul Haviland, John Heartfield, Jean Van Heeckeren, Walter Helbig, Franck Hellens, Georges Herbiet, Wieland Herzfelde, Julius Heuberger, René Hilsum, Hannah Höch (Dadasophin), Jacob Van Hoddis, Angelica Hörle, Richard Huelsenbeck, Vicente Huidobro
- Marcel Janco, Paul Joostens
- Alfred Kreymborg
- Adon Lacroix, Mina Loy, Oscar Lüthy
- Vladimir Mayakovski, Émile Malespine, Kasimir Malevitch, Rolph de Maré, John Marin, Pierre de Massot, Walter Mehring, E.L.T. Mesens, Robert Motherwell
- Katherine Nash Rhoades, Alan Norton
- Georgia O'Keeffe
- Ivo Pannagi, Clément Pansaers, Francis Picabia
- Raymond Radiguet, Man Ray, Otto van Rees, Pierre Reverdy, Georges Ribemont-Dessaignes, Hans Richter, Jacques Rigaut, Henri-Pierre Roché, Mies van der Rohe, Raymond Roussel
- Erik Satie, Christian Schad, Morton Schamberg, Kurt Schwitters, Franz Seiwert, Walter Serner, Claude Sernet, Philippe Soupault, Edward Steichen, Kate Steinitz, Alfred Stieglitz, Paul Strand
- Sophie Taeuber-Arp, Dorothea Tanning, Vladimir Tatline, Clara Tice, Guillermo de Torre, Tristan Tzara
- Jacques Vaché, Edgar Varèse, Henry van de Velde, Ilarie Voronca
- Beatrice Wood
- Marius de Zayas, Ilya Zdanévitch (Iliazd)
[modifier] Autres personnalités et mouvements
D'autres personnalités et d'autres mouvements ont été profondément marqués par le mouvement dada, dont : Louise Arensberg, Walter Conrad Arensberg, Arman,, Ben, Daniel Buren, Maurizio Cattelan, César, Christo, Robert Delaunay et Sonia Delaunay, Katherine Dreier, Renée Dunan, Robert Filliou, le mouvement Fluxus, Eva Grosz, Emmy Hennings, Thomas Hirschhorn, Jasper Johns, Lavier, Malaval, Annette Messager, le mouvement Néo-dadaïste, le mouvement nouveaux réalistes, le mouvement Pop art, Rauschenberg, Niki de Saint Phalle, Helma Schwitters, Jean Tinguely, Manuella Kohou.
[modifier] Citations
- Jean Arp : « Vous aussi, bel homme, jolie femme, vous êtes dada, seulement vous ne le savez pas. Demain dada aura un visage différent d'aujourd'hui et pour cette raison sera dada. Dada, c'est la vie. »
- Hugo Ball : « Ce que nous appelons dada est une bouffonnerie issue du néant. »
- Hannah Höch a développé, avec son compagnon Raoul Hausmann, le photomontage « en voulant suggérer, avec des éléments empruntés au monde des machines, un monde onirique, nouveau et parfois terrifiant. » né de l'envie de « faire une chose belle et une joie pour toujours, d'éléments dont on n'attendait plus ni beauté ni joie. »
- Francis Picabia : « Rien pour demain, rien pour hier, tout pour aujourd'hui. »
- Tristan Tzara :
- « Dada ne signifie rien. »
- « Dada est un microbe vierge. »
- En 1922, lors d'une conférence à Weimar et Iéna, il dit : « Dada met une douceur artificielle sur les choses, une neige de papillons sortis du crâne d'un prestidigitateur. »
- Plus tard, il dira :
- « Dada est la danse des impuissances de la création. »
- « Les débuts de dada n'étaient pas les débuts d'un art mais ceux d'un dégout. »
- En 1963, il dit : « Dada n'était pas seulement l'absurde, pas seulement une blague, dada était l'expression d'une très forte douleur des adolescents, née pendant la guerre de 1914. Ce que nous voulions c'était faire table rase des valeurs en cours, mais, au profit, justement des valeurs humaines les plus hautes. »
[modifier] Œuvres
Les artistes dadas ont été aussi bien des écrivains que des peintres, cinéastes, photographes. On préférera ne pas catégoriser les publications, mais montrer ce qu'ont réalisé chacun de ces artistes. L'exposition 2005 du Centre Georges-Pompidou a présenté plus de deux mille pièces.
- Symétrie pathétique broderie d'apès un dessin de Jean Arp.
- Fleurs-marteau
- Roue de bicyclette (1915), première œuve du ready-made, il s'agit d'une roue de bicyclette fixée sur un tabouret.
- L'Urinoir (1917), qui a ouvert la voie de la théorie du ready-made, concernant des objets du quotidien qui en sont pas fondamentalement de l'art, mais le deviennent si on le décide.
- L.H.O.O.Q (elle a chaud au cul) (1919, huile sur toile désacralisant la Joconde, avec moustache, barbiche...
- Tu m' (1920).
- Rotative plaques verre (1920), art pré-psychédélique.
- Marcel Duchamp as Belle Haleine (1921), photographie en collaboration avec Man Ray.
- Disques avec spirales (1923), art pré-psychédélique.
- la Mariée mise à nu par ses célibataires, même d(1923).
- Flacon de parfum Belle Haleine avec Rrose Sélavy (Éros c'est la vie) sur l'étiquette.
- La Chute d'eau
- Le Gaz d'éclairage
- Ariette. D'oubli de la chapelle étourdie (1920).
- Ready-made malheureux de Marcel (1919), traité de géométrie à suspendre à son balcon.
- "Lautgedicht" (1924).
- La bicyclette graminée garnie de grelots, les grisons grivelés et les échinodermes courbants l'échine pour quêter des caresses (1920-1921).
- Remember Uncle August, the Unhappy Inventor (1919).
- L'Esprit de notre temps, (Der Geist unserer Zeit), tête mécanique (1919).
- Paire de mariés bourgeois (1927), huile sur toile représentant un mannequin en bois habillé de voile blanc aux côtés d'un marié en frac.
- Da-Dandy, collage.
- Jeune fille (1920), une encre sur papier.
- Volucelle II (1922).
- Dresseur de chien (1923) qui annonce le Dresseur d'animaux (1937).
- Merz Picture 46 A (1921), un cadre et des petits objets fixés.
- Gardes (1918), une sculpture articulée évoquant l'univers des marionnettes.
- Triptyque abstrait (1918), une huile sur toile avec application de feuilles d'or.
- Masque de Janco (1918), masque.
- Tête dada (1918).
- Composition abstraite (1919), un collage
- Un peu d'eau dans du savon (1917), collage loufoque avec un dessin de femme nue dont le sexe est caché sous un vrai savon.
[à continuer]
[modifier] Bibliographie
- Publications par les Dadas
- Sept Manifestes Dada de Tristan Tzara - 1924 Cet ouvrage est publié alors que Dada est officiellement mort. La publication est une sorte de concurrence avec le surréalisme naissant (Manifeste du surréalisme, André Breton, 1924).
- Fac-similés
- Tristan Tzara :
- La Première Aventure céleste de M. Antipyrine, illustré par Marcel Janco - Reprint 2005 de l'édition originale de 1916. Disponible chez Dilecta
- Cinéma calendrier du cœur abstrait. Dessins de Arp, illustré par Arp - Reprint 2005 de l'édition originale de 1920. Disponible chez Dilecta
- Sept manifestes Dada et quelques dessins de Francis Picabia, illustré par Picabia - Reprint 2005 de l'édition originale de 1924. Disponible chez Dilecta
- Publications critiques
- François Buot : Tristan Tzara, éd. Grasset
- Marc Dachy :
- Journal du mouvement Dada, 1915-1923, éd. Skira, Genève, 1989
- Archives dada, éd. Hazan
- Dada, éd. Gallimard
- Gérard Durozoi : Dada et les arts rebelles, éd. Hazan, coll. Guide des Arts
- Serge Lemoine : Dada, éd. Hazan, coll. L'Essentiel
- Giovanni Lista : Dada libertin & libertaire, éd. L'insolite
- Christian Nicaise : Tristan Tzara : Les Livres, éd. L'Instant perpétuel, Rouen, octobre 2005. ISBN 2-905598-90-5.
- Michel Sanouillet : Dada à Paris, éd. Flammarion, Paris, 1993 (réédition 2005, éd. du CNRS), une étude complète du mouvement
- Expositions
- Catalogue de l'exposition 2005 du Centre Georges-Pompidou, 1 024 pages.
[modifier] Liens externes
- Digital Dada Library
- Dadaisme
- DadaTextes
- 391.org Dada contemporaines
- Mémoire sur Dada
- Editions-dilecta.com La collection Dada chez Dilecta
- L'exposition Dada en janvier 2006 au Centre Georges-Pompidou rassemblait plus de 1000 œuvres de 50 artistes en provenance de collections publiques et privées.
- Dossier sur l'exposition Dada au Centre Pompidou
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