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Collégiale Notre-Dame de Melun : rue de la Courtille,
Melun. En pierre . Fondée entre
1016 et
1031 par
Robert II le pieux. En
1031, la nef, les bas-côtés, le transept et la base des clochers, encore visibles aujourd'hui, sont déjà bâtis. Douze chanoines y sont installés. Les chapelles construites sur les bas côtés sont détruites en
1773. Les chanoines sont dispersés à la Révolution. L’Eglise est fermée en
1844, et restaurée grâce aux fonds collectés de
1851 à
1862 par une loterie. La toiture et la plus grande partie des vitraux sont détruits durant les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Les clochers datent du XIeme siècle, et sont restaurés entre
1515 et
1524(la salamandre de François Ier en est le signe). Le portail central est refait au XVIeme siècle à l’initiative de François Ier ; ses vantaux, datant du XVIeme siècle, comportent quatre médaillons représentant des figures humaines avec des bonnets médiévaux sur la tête.
Un moine barbu, priant, est représenté au sommet du montant central. Les vantaux des portes latérales datent du XVIIIeme siècle, et comportent les mêmes figurations. La nef mesure 32 mètres. Piliers carrés et dépouillés, peu d’ouvertures. Le plafond plat était en bois à l’origine. Puis il fut rebâti en pierre, et les colonnes accolées aux piliers de style roman furent ajoutés pour supporter des voutes d’ogive. La tribune comporte un orgue fabriqué en
1855 pour la cantatrice Pauline Viardot, sœur de la
Malibran ; Pauline Viardot la donne en
1885 au curé de l’église. Le chœur, plat à sa construction, est transformé en un chœur de genre gothique primitif. Les vitraux détruits pendant la Seconde Guerre mondiale sont refaits en
1955 par Calixte Poupart, avec pour thème central la Vierge Marie, Saint Aspais et Saint Liesne.
[modifier] Le dyptique de Melun
Le choeur de l'édifice a accueilli jusque vers 1775 le célèbre Dyptique de Melun, réalisé par Jean Fouquet vers 1450 sur commande d'Etienne Chevalier, Trésorier du roi Charles VII de France et originaire de Melun. Ce dyptique était composé de deux panneaux : l'un représentant une Vierge à l'enfant entourée d'anges et l'autre Etienne Chevalier lui-même au côté de saint Etienne, son saint patron. On pense que la vierge emprunte les traits d'Agnès Sorel, maîtresse du roi, proche d'Etienne Chevalier et décédée peu de temps avant la commande du tableau. Après leur départ de Melun, les panneaux sont séparés. Le premier est actuellement conservé au Koninklijk Museum voor Schone Kunsten d'Anvers et le second au Staatliche Museen de Berlin.
[modifier] Ressources externes
Base Mérimée du Ministère de la Culture Fiche concernant la collégiale, accompagnée de photographies.