Cirque (romain)
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Dans le monde romain, un cirque est un édifice public où étaient organisées des courses de chars.
L'image du cirque romain a été popularisée par le roman Ben Hur, de Lew Wallace (1880), et plus encore par les différentes reprises cinématographiques et scénographiques :
- Ben-Hur, film muet de Sidney Olcott (1907)
- Ben-Hur, film muet de Fred Niblo (1925)
- Ben-Hur, film de William Wyler (1959)
- Ben-Hur, film d'animation de Bill Kowalchuk (2003)
- Ben-Hur, spectacle de Robert Hossein (septembre 2006 au Stade de France)
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[modifier] La piste et les gradins
Le cirque romain était constitué d'une piste oblongue tournant autour d'un mur bas central, et de gradins construits en maçonnerie, souvent sur arcades, ou plus simplement, en bois ou même adossés sur un talus. Plusieurs de ces méthodes de construction pouvaient être appliquées au même monument, pour compenser les accidents du terrain.
[modifier] Le mur : Spina
Le mur central (spina, pluriel spinae), très peu élevé, mais large de plusieurs mètres, était orné de marbres, de statues et d'obélisques, plus ou moins prestigieux. Les plus beaux obélisques égyptiens de Rome proviennent des spinae des différents cirques.
[modifier] Les bornes : Metae
Les extrémités du mur étaient protégées par des bornes très solides (meta, pluriel metae), autour desquelles tournaient les équipages de chars, avec auriges (conducteurs de chars) et chevaux.
[modifier] Les deux extrémités
L'une des extrémités de la piste et des gradins était en demi-cercle (sphendonè), l'autre accueillait les stalles de départ (carceres), inscrites dans un bâtiment d'écuries appelé oppidum ("la place forte").
[modifier] La tribune d'honneur
Une loge monumentale, aménagée au-dessus d'une tribune, accueillait l'empereur ou les responsables locaux, ainsi que les généreux commanditaires du spectacle.
[modifier] Plan d'un cirque romain
Chaque fois que c'est possible, on observe des dissymétries dans le plan des cirques romains :
- la spina est rarement dans l'axe, mais plutôt disposée un peu en biais, pour faciliter le départ des équipages et la prise du virage en bout de piste.
- l'oppidum n'est pas perpendiculaire à la piste, mais disposé en oblique, de manière à compenser les handicaps résultant des positions de départ plus ou moins avantageuses.
[modifier] Principaux cirques romains
Certains cirques romains ont été conservés, du moins en partie, jusqu'à nos jours :
- Circus Maximus, à Rome ;
- Cirque de Caligula, au Vatican ;
- Cirque de Maxence, magnifiquement conservé, sur la Via Appia, à Rome ;
- Vienne (Isère) conserve un très bel obélisque (in situ), juché sur un tétrapyle ;
- Mérida (Espagne) possède un cirque excellemment conservé et dégagé sur toute sa surface, avec une spina en très bon état.
- l'Hippodrome de Constantinople, aujourd'hui At Meydanı la "place aux chevaux", présente encore, en place, trois ornements de la spina :
- l'obélisque de Théodose,
- l'obélisque "muré" (en maçonnerie), jadis plaqué de bronze,
- la Colonne serpentine en bronze, qui supportait autrefois le trépied delphique de la bataille de Platées ;
Une quantité d'autres cirques sont attestés ou connus, mais invisibles de nos jours. La disposition des chemins, des rues, du cadastre ou des bâtiments, ou bien des excavations caractéristiques permettent souvent d'en déceler le plan sur les vues aériennes ou depuis des points élevés.
[modifier] Cirques, stades et amphithéâtres
- Il ne faut pas confondre les cirques, destinés aux courses de chars, avec les stades de Rome (piazza Navona : Stade de Domitien), et des pays de tradition héllénique (Grèce continentale, Iles Égéennes, Asie Mineure), de forme à première vue similaire, mais destinés aux exercices d'athlétisme, et donc de dimensions plus modestes et dépourvus de mur central et de stalles.
- Il ne faut pas non plus confondre les cirques avec les amphithéâtres (de forme elliptique, type Colisée ou Arènes de Nîmes, Arènes d'Arles), destinés aux combats de gladiateurs, aux venationes (spectacles de combats avec des fauves) et naumachies, souvent nommés, un peu à tort, jeux du cirque. Il est vrai qu'en latin, on a toujours appelé circenses les jeux de l'amphithéâtre.
L'expression latine Panem et circenses ("du pain et des jeux") comprenait tous les jeux, ceux de l'amphithéâtre comme ceux du cirque.
[modifier] Les obélisques
Des obélisques, égyptiens ou non, décoraient la spina des cirques romains : obélisque du Latran provenant du Circus Maximus, obélisque du Vatican du cirque de Caligula, ou obélisque de Théodose encore en place au centre de l'Hippodrome de Constantinople.
[modifier] L'orgue hydraulique
L'orgue "hydraulique" de Ctésibios ou hydraule (hydraulos), dont le débit d'air est régulé par un réservoir d'eau, semble être l'instrument par excellence des jeux du cirque. On peut en voir un ou deux exemplaires sur le piédestal de l'obélisque de Théodose.
[modifier] Articles liés
- Circus Maximus
- Circus Vaticanus
- Cirque (Arles)
- Hippodrome de Constantinople
- Course de chars
- Jeux (Rome antique)
- Chronologie du sport dans la Rome antique
- Ctésibios (Orgue hydraulique de)
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