Charlemagne
Un article de Wikivisual, l'encyclopédie libre.
| Image:Codex Manesse Hartmann von Aue.jpg | Cet article est une ébauche à compléter concernant le Moyen Âge, vous pouvez partager vos connaissances en le modifiant. |
- Pour les articles homonymes, voir Charlemagne (homonymie). Image:Disambig.svg
| Charlemagne | ||
|---|---|---|
| Image:Charles Ier le Grand ou Charlemagne.jpg | ||
| Charles Ier le Grand ou Charlemagne Bibliothèque Nationale de france | ||
| Naissance | 2 avril 742 </br> Liège | |
| Décès | 28 janvier 814 </br> Aix-la-Chapelle | |
| Titre | Roi des Lombards (774 - 814) Roi des Francs (768 - 814) Empereur d’Occident (800 - 814) | |
| Prédécesseur | Pépin III | |
| Successeur | Louis le Pieux | |
| Fils de | Pépin III et de Bertrade de Laon | |
| Conjoint | Himiltrude Désirée de Lombardie Hildegarde de Vintzgau Fastrade de Franconie Liutgarde d'Alémanie | |
| Enfants | Pépin (v.770-v.811) Adélaïde (?-774) Rotrude (v.775-810) Pépin d'Italie (777-810) Louis Ier (778-840) Lothaire (778-?) Berthe (v.779-823) Gisèle (781-ap.814) Hildegarde (782-783) Hiltrude ou Rotrude (v. 787-?) concubines qui lui donnèrent encore de nombreux enfants</small> | |
Charles Ier dit Charles le Grand (en latin Carolus Magnus, en français Charlemagne) est né vraisemblablement le 2 avril 742 à Liège (Belgique), et mort à Aix-la-Chapelle (Aachen, en Allemagne), le 28 janvier 814.
Il fut roi des Lombards (774-814), roi des Francs (768-814) et empereur d’Occident (800-814).
Il peut être considéré comme le « Père de l'Europe » avant l’heure. Il a posé les principes de gouvernement dont ont hérité les grands États européens.
Sommaire |
[modifier] Biographie
Charlemagne est le plus illustre représentant des souverains de la dynastie carolingienne.
Petit fils de Charles Martel, il est le fils de Pépin III, dit le Bref et de Berthe de Laon dite au Grand Pied.
[modifier] Histoire
[modifier] Date et lieu de naissance
La naissance et l’enfance de Charlemagne restent obscures, faute de documents d’époque.réf. nécessaire
Charlemagne serait vraisemblablement né à « La Préalle » à Herstal. Il fut ensuite emmené à Jupille, où résidait son père Pépin le Bref. (Herstal et Jupille se situent aujourd'hui dans la banlieue de la ville de Liège en Belgique et étaient à l’époque le lieu de résidence d’une bonne partie des souverains des dynasties mérovingienne et pippinides, ancêtres des Carolingiens). D’autres lieux de naissance sont également évoqués : Aix-la-Chapelle, Düren, Prüm, Quierzy-sur-Oise.
Charlemagne serait vraisemblablement né le 2 avril 742, mais là-aussi, certaines analyses suggèrent le 1er avril 747, le 15 avril 747 ou le 1er avril 748.
[modifier] Arrivée sur le trône
À la mort de Pépin le Bref, le 24 septembre 768, ses deux fils Charles (futur Charlemagne) et son frère Carloman furent tous deux élus rois, le 9 octobre 768, par une assemblée populaire ; Charles se vit attribuer la partie de territoire que possédait son père, et Carloman le royaume qui avait été celui de leur oncle Carloman. En 771, soit après un peu plus de trois années de règne et de paix relative entre les deux frères, Carloman décède. Charles usurpe alors rapidement la place de ses neveux. La veuve de Carloman, Gerberge, se réfugie en Italie avec ses fils et quelques partisans, et Charles, alors âgé de vingt-neuf ans, est élu souverain de tout le royaume franc.
Il avait remporté dès 770 une victoire complète sur les peuples d'Aquitaine, qui voulaient se rendre indépendants. Lorsqu'il se trouva seul maître de la France, il étendit partout ses conquêtes. Charlemagne commenca à agrandir son royaume vers le nord et l’est (Bavière, Saxe, Frise), vers l’ouest (Bretagne) et vers le sud (nord de l’Èbre en Espagne en 778, établissement de marches). Il fit, à partir de 772, une guerre acharnée aux Saxons, qui, commandés par Witikind, lui opposèrent une vigoureuse résistance, et il n'acheva de les soumettre qu'en 804 ; il se vit même contraint, pour prévenir leurs révoltes, d'en transplanter les habitants. En 774, il défit Didier, roi des Lombards, qui menaçait le pape, et s'empara de ses États. Il passa en Espagne en 778, et, malgré un échec subi à Roncevaux par son arrière-garde, que commandait Roland, présenté comme son neveu par la célèbre chanson qui porte son nom, il remporta plusieurs victoires sur les Sarrasins et conquit toute la Catalogne. Les Bretons n'aiment pas Charlemagne, qu'ils considérent comme un monarque germain (allemand). Pour se venger, Charlemagne envoie des forces considérables en l'an 786. Les envahisseurs ravagent la Bretagne, mais les Bretons ne se soumettent pas. Nouvelles invasions en 799 et 811, causant des ravages effroyables, mais sans soumettre les Bretons. En 788, il réduisit Tassillon, duc de Bavière, qui conspirait contre lui avec les Saxons, et ajouta ses États à son empire. De 791 à 798, il détruisit l'empire des Avars.
Image:À Noël 800, Charlemagne est couronné empereur des Romains par le pape Léon III. Toutefois dans ses actes le souverain se titrait « empereur gouvernant l’Empire romain, roi des Francs et des Lombards » (Karolus, serenissimus augustus, a Deo coronatus, magnus et pacificus imperator, Romanum gubernans imperium, qui et per misericordiam Dei rex Francorum et Langobardorum) Il est à noter que selon Eginhard, le biographe de Charlemagne, l'empereur serait sorti furieux de la cérémonie. En effet, Léon III a posé la couronne sur la tête du souverain, puis s'ensuivirent les acclamations et selon les Annales Royales, le rituel de la proskynèse, c'est-à-dire que le pape se serait agenouillé devant l'empereur. Charlemagne aurait préféré qu'on suive le rituel byzantin, c'est-à-dire acclamation, couronnement et enfin adoration. Selon les lettrés tels que Alcuin, le prince idéal a un but religieux, il doit lutter contre les hérétiques et les païens, y compris hors des frontières mais il a aussi un but politique : ne pas se contenter de la dignité royale et devenir empereur d'Occident. Léon III va dans ce sens mais pour lui le pouvoir spirituel l'emporte sur le pouvoir temporel, ce qui expliquerait cette organisation lors du couronnement de Charlemagne.
Il entretient des relations diplomatiques avec le calife de Bagdad, Harun ar-Rachid duquel il reçoit en cadeau, entre autres, un éléphant blanc nommé Abul-Abbas, en 797 ou 801 selon les sources.
En 813, il associa son fils Louis à l'empire. Il mourut peu après, en 814. Le vaste empire de Charlemagne était borné à l'ouest par l'océan Atlantique (sauf la Bretagne), au sud, par l'Èbre, en Espagne, par le Volturno, en Italie ; à l'est par la Saxe, la rivière Tisza, les monts Krapacks et l'Oder ; au nord par la Baltique, le fleuve Eider, la mer du Nord et la Manche ; l'empereur résidait le plus souvent à Aix-la-Chapelle, il faisait visiter chaque année toutes les provinces de son vaste empire par des Missi dominici, hauts commissaires chargés d'en assurer l'unité et de faire respecter partout le pouvoir central.
Cet empereur fut mis au nombre des saints par l'antipape Pascal III ; sa fête fut fixée au 28 janvier. Il est le patron de l'université de Paris, qui le fête encore annuellement au XIXe siècle.
[modifier] Chronologie
- 2 avril 742 : Naissance de Charlemagne.
- 768 : Début du règne de Charlemagne, roi des Francs. Couronnement à Noyon. Il règne avec son frère Carloman jusqu’en 771.
- 770 : Charlemagne remporte une victoire complète sur les peuples d'Aquitaine, qui voulaient se rendre indépendants.
- 771 : Charlemagne règne seul, après la mort de son frère Carloman.
- 772 : Début des guerres de Saxe.
- 774 : Soumission des Lombards.
- 778 : Début des guerres contre les Maures.
- 788 : La Bavière perd son indépendance.
- 25 décembre 800 : Charlemagne, roi des Francs, est couronné empereur d’Occident à Rome par le pape Léon III. Début du nouvel Empire d'Occident.
- 804 : Soumission des Saxons après 32 ans de guerres.
- 812 Par le traité d’Aix-la-Chapelle, l’empereur d'Orient Michel Ier reconnaît Charlemagne comme empereur d’Occident.
- 813 : Il associe son fils Louis à l'empire.
- 28 janvier 814 : Mort de Charlemagne.
<div style="clear:both;" />
[modifier] La renaissance carolingienne
Les lettrés du temps utilisaient le terme renovatio pour qualifier le mouvement de renouveau en Occident qui caractérisait la période carolingienne, après deux siècles de déclin. La chute du royaume Wisigoth lors de l'invasion de l'Espagne par les Sarrasins fait que de nombreux intellectuels et éclésiastiques, comme Théodulf d'Orléans ou Benoît d'Aniane, rejoignent la cour de Pépin le Bref. C'est ainsi que les Carolingiens vont bénéficier de connaissances venues du royaume qui se voulait l'héritier de l'empire romain et le conservateur de sa culture. De la même manière le monachisme s'est développé très fortement en Irlande et en Northumbrie depuis le VIème siècle. Ces monastères ont conservés les connaissances latines et grecques et sont le siège d'une vie intellectuelle intense. Les invasions perpétrées par les Vikings vont faire venir des îles britanniques des érudits qui vont contribuer, avec l'instauration de la règle de saint Benoît d'Aniane, à l'essor de la vie monastique dans le royaume carolingien. Enfin le premier iconoclasme, ou Querelle des Images, fait fuir de nombreux artistes Byzantins à Rome où l'art se développe rapidement. Du fait du soutien de Rome à la constitution d'un empire d'occident capable de défendre la papauté contre les Lombards et les Byzantins, des érudits italiens viennent fréquenter aussi la cour de Charlemagne.
Plusieurs personnages clés ont participé à cette renaissance :
- Alcuin, arrivé d’Angleterre en 782, l’un des principaux conseillers de l’empereur, a participé au renouveau biblique : la bible d’Alcuin est l’un des plus anciens manuscrits d’Occident.
Alcuin a aussi institué à Aix-la-Chapelle une école palatine pour former les futures élites laïques et religieuses, et mis en place un vaste programme d'éducation reprenant la structure des sept arts libéraux de Martianus Capella, Cassiodore, Boèce, transmise par Bède le Vénérable.
- Théodulf, Wisigoth (originaire de l’actuelle Espagne), poète, théologien, s’oppose à Constantinople sur la question de l’iconoclasme.
- Benoît d'Aniane a instauré une réforme religieuse en Aquitaine, puis a unifié la liturgie (817). Il forme des centaines de moines qui vont essaimer dans tout l'empire pour répandre la règle bénédictine.
- Eginhard, historien et biographe de Charlemagne (voir ci-dessous),
- Paul Diacre, auteur d'une histoire des Lombards,
- Pierre de Pise, lettré italien.
Charlemagne développe l’utilisation de l’écrit comme moyen de diffusion de la connaissance, et particulièrement l’usage de la langue latine. Les scriptoria se développent dans les abbayes carolingiennes : Saint-Martin de Tours, Corbie, Saint-Riquier, etc. Le succès de ces ateliers de copiage est dû à l’invention d’une nouvelle écriture, la minuscule Caroline, qui gagne en lisibilité car les mots sont séparés les uns des autres, et les lettres sont mieux formées. L’Évangile de Godescalc, un évangéliaire écrit par un scribe franc entre 781 et 783 sur ordre de Charlemagne, est le premier exemple daté d’écriture minuscule caroline.
Charlemagne prévoyait l’établissement d’une école dans chaque évêché.
À la cour de Charlemagne, on s’intéressait à certains auteurs de l’Antiquité : Platon était connu. Aristote ne sera redécouvert qu’à partir du XIIe siècle en Occident.
Environ 80 cathédrales seront construites dans l’empire à cette époque. La plupart seront reconstruites lors de la renaissance des XIe et XIIe siècles (appelée ultérieurement romane / gothique). La chapelle palatine d'Aix la Chapelle en est un exemple. Certains de ces monuments reprennent le plan hexagonal des églises d’Orient. Un autre témoin est la petite église de Germigny-des-Prés entre Orléans et Saint-Benoît-sur-Loire.
Au début de son règne, Charlemagne n’avait pas de lieu de résidence fixe. Il se déplaçait avec sa cour de villa en villa. L’empire était administré par les missi dominici, qui allaient par deux : un comte et un évêque. Les directives élaborées à la cour étaient communiquées par les capitulaires.
Charlemagne a aussi mis en place une monnaie unique dans l’empire.
L’héritage administratif de Charlemagne sera repris dans les Flandres, ainsi que par les Normands qui appliqueront ces principes après avoir conquis l'Angleterre.
La poussée monastique et la facilitation de l'écriture vont aboutir à un meilleur partage des connaissances qui seront avec le développement des pèlerinages les raisons du puissant développement démographique, technique et culturel de toute l'Europe autour de l'an mil (renaissance clunisienne).
[modifier] Généalogie
[modifier] Ascendance
┌─ Charles dit Martel (v.685-† 741), maire du palais d’Austrasie (719), │ maire du palais de Neustrie (719), maire du palais de Bourgogne (719) ┌─ Pépin III dit le Bref (v.715-† 768), maire du palais de Bourgogne (741), │ │ maire du palais de Neustrie (741), maire du palais d’Austrasie (747), │ │ roi des Francs (751) │ └─ Rotrude de Tréves (?-?) │ Charles Ier dit le Grand ou Charlemagne │ │ ┌─ Caribert ou Héribert (?-?), comte de Laon └─ Bertrade ou Berthe de Laon dite au Grand Pied (?-† 783) └─ Gisèle. (?-?)
[modifier] Descendance
Charles Ier dit le Grand ou Charlemagne 1) x 768 Himiltrude ├─ Alpaïs (?-?) └─ Pépin dit le Bossu ( ca 770-811), enfermé à l’abbaye de Prüm en 792 après une révolte contre son père Charlemagne en 791 2) x 770 Désirée de Lombardie (cf. Lombardie), répudiée un an après son mariage pour un motif inconnu, sans descendance 3) x ca 771 Hildegarde de Vintzgau (cf. Agilolfing) femme d’une des plus │ nobles familles de la nation des Suèves │ ├─ Charles le jeune (ca 772-811) ├─ Adélaïde (?-774) ├─ Rotrude (ca 775-6 juin 810), fiancée pendant six ans à Constantin VI, fils de l’impératrice Irène │ x Rorgon Ier du Maine (cf. Rorgonides) │ │ │ └─Louis (?-† 867), abbé de Saint-Denis, Saint-Riquier, Saint-Wandrille. Chancelier de Charles le Chauve. │ ├─ Pépin d'Italie (777-810), roi d’Italie (781-810) (cf. Herbertiens) │ x Rothais │ │ │ └─ Bernard d'Italie │ ├─ Louis Ier dit le Pieux (778-840), roi d’Aquitaine (781-814), │ empereur d’Occident (814-840) │ 1) x 793 Theudelinde de Sens │ 2) x 798 Ermengarde de Hesbaye │ 3) x 819 Judith (cf. Welfs) │ ├─ Lothaire (778-779), frère jumeau de Louis ├─ Berthe (ca 779-823) │ x 795 Angilbert de Ponthieu dit Saint Angilbert, abbé de Saint-Riquier │ │ │ ├─ Nithard │ └─ Harmid │ ├─ Gisèle (781-ap. 814) └─ Hildegarde (782-783) 4) X [783]] Fastrade de Franconie │ ├─ Théodrade (ca 785-ca 853), abbesse d’Argenteuil └─ Hiltrude ou Rotrude (ca 787-?), abbesse de Faremoutiers 5) X ca 795 Liutgarde d'Alémanie, sans descendance 6) concubine Madelgarde │ └─ Rothilde ou Ruothilde ou Clothilde (790-852), abbesse de Faremoutiers 7) concubine ??? │ └─ Rothaide (?-?) 8) concubine ca 808 Gerswinde de Saxe ou Gersuinthe │ └─ Adeltrude (?-?) 9) concubine ca 800 Régina │ ├─ Drogon (?-?), abbé de Luxeuil (820), puis évêque de Metz, │ vicaire du Saint-Siège (844) └─ Hugues (802-844), abbé de Saint-Quentin (822-823), archichancelier de Louis le Pieux (834-840), abbé de Lobbes et Saint-Bertin (836) 10) concubine ca 806 Adelinde ou Adélaïde │ └─ Thierry ou Théodoric (807-ap. 818), clerc
Voir aussi généalogie des Carolingiens et des Pépinides
[modifier] Le monogramme de Charlemagne
Charlemagne n’apprit à écrire que tardivement, et il ne parvint jamais à maîtriser cette difficile technique, ce qui motiva la création d’une école du palais, afin que les hommes qui devaient le servir soient à même de rédiger des rapports.
Cependant, afin de lui permettre de signer autrement que d’une simple croix, Eginhard lui apprit à tracer ce signe simple, un monogramme, qui contient toutes les lettres de son nom, Charles (Karolus en latin).
Les consonnes sont sur les branches de la croix, les voyelles contenues dans le losange central (A en haut, O est le losange, U est la moitié inférieure).
Bien que ne sachant pas écrire, Charlemagne savait lire ; il parlait le teuton et le roman, et connaissait le latin et un peu de grec.
La vie de Charlemagne fut relatée par le moine Eginhard, qui le suivit tout au long de sa vie.
Voir l'article général Les Carolingiens.
La figure de Charlemagne fut idéalisée dans la culture médiévale, notamment au travers des chansons de geste, dans lesquelles il est assisté de Neuf Preux :
[modifier] Charlemagne vu par...
Dans le chant I de son poème Organt, Saint-Just fait allusion à Charlemagne en ces termes :
«
Il prit un jour envie à Charlemagne
De baptiser les Saxons mécréants :
Adonc il s’arme, et se met en campagne,
Suivi des Pairs et des Paladins francs.
Monsieur le Magne eût mieux fait à mon sens
De se damner que de sauver des gens,
De s’enivrer au milieu des Lares,
De caresser les Belles de son temps,
Que parcourir maints rivages barbares,
Et pour le Ciel consumer son printemps. » </blockquote>
- Éginhard :
Le couronnement de Charlemagne selon Éginhard. Chroniqueur franc, ami et conseiller de Charlemagne, Éginhard a écrit sur lui une biographie plutôt élogieuse.
En voici un extrait :
«
Venant à Rome pour rétablir la situation de l’église, qui avait été fort compromise, il y a toute la saison hivernale. Et, à cette époque, il reçut le titre d’empereur et d’auguste. Il y fut d’abord si opposé qu’il s’affirmait ce jour-là, bien que ce fut celui de la fête majeure, qu’il ne serait pas entré dans l’église, s’il avait pu savoir à l’avance le dessein du pontife. » </blockquote>
[modifier] Honneurs posthumes
- De nombreux bâtiments à Aix-la-Chapelle.
- Un bâtiment de la Commission Européenne à Bruxelles a également pris son nom en référence au boulevard du même nom qui sépare ce bâtiment du Berlaymont (Centre névralgique de la Commission européenne).
- Une statue de Charlemagne devant la Cathédrale Notre-Dame de Paris et une autre sur le boulevard d’Avroy à Liège.
- Chaque année, un prix Charlemagne est décerné à une personnalité qui a œuvré en faveur de l’Europe à Aix-la-Chapelle. En 2006, le prix a été décerné à Jean-Claude Juncker.
- Le général de Gaulle et le chancelier Konrad Adenauer ont pensé au partage de l’empire carolingien (Verdun, 843) lors de la cérémonie de réconciliation entre la France et l’Allemagne dans la cathédrale de Reims.
- Un grand lycée parisien s’appelle le Lycée Charlemagne.
- Un nombre incalculable de rues, d’écoles, d’associations culturelles, de bâtiments communaux, ou encore d’entreprises utilisent le nom de Charlemagne et de ses ancêtres dans les communes de Herstal et Jupille (lieu de résidence d’une bonne partie de la dynastie des Mérovingiens et des Carolingiens à travers les siècles).
- Une division SS prit le nom de Division Charlemagne.
- La Route Charlemagne qui passe par Laon, Vervins, Hirson et en Belgique par Chimay, Couvin, Philippeville, Dinant, Liège et arrive à Aix-la-Chapelle.
[modifier] Bibliographie
- Généralités
- Pierre Riché, Les Carolingiens, une famille qui fit l'Europe, 1983 [détail des éditions]
- Pierre Riché, De Charlemagne à Saint Bernard : culture et religion, Paradigme, coll. « Varia », Caen, 1995, 223 p. (ISBN 2-86878-155-1)
- Philippe Depreux, Charlemagne et les Carolingiens 687-987, Talandier, Paris, 2002, 159 p. (ISBN 2-235-02320-7)
- Etudes scientifiques générales
- Arthur Kleinclausz, Charlemagne, Talandier, Paris, 1935 (réimpr. 2005), 565 p. (ISBN 2-84734-212-5)
- Henri Pirenne, Mahomet et Charlemagne, Presses universitaires de France, coll. « Quadrige / Grands textes », Paris, 1937 (réimpr. 1992, 2005), 224 p. (ISBN 2-13-054885-7)
- Robert Folz, Le Couronnement impérial de Charlemagne : 25 décembre 800, Gallimard, coll. « Folio / Histoire », Paris, 1989, 348 p. (ISBN 2-07-032544-X)
- Renée Mussot-Goulard, Charlemagne, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », Paris, 1984 (réimpr. 1992, 1998), 126 p. (ISBN 2-13-044225-0)
- Jean Favier, Charlemagne, Fayard, Paris, 1999 (réimpr. 2002), 769 p. (ISBN 2-213-60404-5)
- Éric Vanneufville, Charlemagne : Rome chez les Francs, France-Empire, coll. « Histoire », Paris, 2000, 226 p. (ISBN 2-7048-0900-3)
- Reynald Seycher et Ray Saint-Yves, Charlemagne Empereur d'Occident - Du royaume franc à l’empire carolingien (ISBN 2-912064147)
- Alessandro Barbero (trad. Jérôme Nicolas), Charlemagne : un père pour l'Europe, Payot & Rivages, coll. « Biographie Payot », Paris, 2004, 475 p. (ISBN 2-228-89888-0)
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens externes
- Biographie complète et pédagogique (France histoire)
- Le voyage imaginaire de Charlemagne à Jérusalem
<span class="AdQ" id="sv" style="display:none;" />
[modifier] Source partielle
« Charlemagne », dans Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), Dictionnaire universel d'histoire et de géographie, 1878 [détail des éditions] (Wikisource)
| ||||
| Généalogie |
|
|
bg:Карл Велики br:Karl Veur bs:Karlo Veliki ca:Carlemany co:Carulu Magnu cs:Karel Veliký cy:Siarlymaen da:Karl den Store de:Karl der Große el:Καρλομάγνος en:Charlemagne eo:Karolo la Granda es:Carlomagno et:Karl Suur eu:Carolus Handia fa:شارلمانی fi:Kaarle Suuri fy:Karel de Grutte gd:Charlemagne gl:Carlomagno he:קרל הגדול hr:Karlo Veliki hu:Nagy Károly id:Charlemagne io:Karl la Granda is:Karlamagnús it:Carlo Magno ja:カール大帝 ka:კარლოს დიდი ko:카롤루스 대제 la:Carolus Magnus li:Karel de Groete lt:Karolis Didysis nds:Karl de Grote nl:Karel de Grote nn:Karl den store no:Karl den store pl:Karol Wielki pt:Carlos Magno ro:Carol cel Mare ru:Карл Великий scn:Carlu Magnu sh:Karlo Veliki simple:Charlemagne sk:Karol Veľký sl:Karel Veliki sr:Карло Велики sv:Karl den store tr:Şarlman uk:Карл І Великий wa:Tchårlumagne zh:查理大帝

