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Cercle de médecine de l'ULB

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Le Cercle de médecine de l'ULB, CM en abrégé, est une association estudiantine folklorique regroupant les étudiants de la faculté de médecine de l'Université libre de Bruxelles ce qui signifie les carabin(e)s mais aussi les étudiant(e)s en médecine vétérinaire, en biologie médicale et en dentisterie. Il est constitué en association sans but lucratif et fait partie de l'Association des cercles étudiants.


Sommaire

[modifier] Caractéristiques folkloriques

Les couleurs du cercle sont le rouge et le noir, couleurs reprises sur les toges des comitards de baptême. De même, le bordereau de la penne du CM est en tissu de velours rouge. Le chant du cercle est le Chant de médecine aussi connu sous le nom de Chant des vérolés. Le cri qui daterait de la fin des années septante est le Et ric et rac....

[modifier] Historique

[modifier] Origines

Des premiers temps, il ne reste que peu de trace. Fondé en 1891, il suit la création du Cercle polytechnique (CP) en 1884 et du Cercle des sciences (CdS) en 1890. Dans les quelques documents (places de bal, affiches,…) issus de ces temps héroïques que l’on retrouve au service des Archives de l’ULB, le mention CM laisse souvent la place au terme Association des étudiants en médecine . Ensuite dans les années 1920 et 1930, on parle du Cercle de médecine et pharmacie. L’identité du plus ancien président qui soit arrivé jusque nous est G. Dufour pour l’année 1895. L’année suivante, on apprend que l'Association des étudiants en médecine possède un local situé à « la nouvelle cour de Bruxelles (Place Fontainas) » où est organisé un bal de rentré.

[modifier] Année 1920

On apprend dans le journal du cercle (l'Universitaire médical ou UM) possède une bibliothèque et une salle de lecture où sont disponibles diverses revues. La convocation pour l’assemblée générale du cercle au 22 février 1922 fait mention d’un projet de voyage de Pâques au Grand-duché du Luxembourg. Notons au passage qu’en 1938 le CM se rendit à Utrecht afin de rendre visite aux étudiants néerlandais venus l’année précédente. Au programme : visite d’hôpital, de labo, cours et surtout guindaille !

Dans les statuts du cercle datant du 12 mars 1924, on apprend que le comité administrant le cercle se composait à l'époque d’un président, 2 vice-présidents, 1 secrétaire, 1 trésorier, 1 déléguée des étudiantes, 5 délégués (1 par année). S’y ajoutent les anciens présidents et le directeur du service éditions (ayant statut de VP) ainsi que l’administrateur général de l'Universitaire médical. Le service édition chargé de l’édition des cours échappe au contrôle du président et possède une caisse indépendante de celle du cercle mais il est responsable de celle-ci devant le cercle. L’UM est également un service fonctionnant de manière indépendante vis-à-vis du CM. Il a aussi sa caisse propre dont le directeur est responsable devant le cercle. Le cercle doit approuver les articles avant publication. L'indépendance du journal par rapport au cercle ne fut pas toujours sans problème comme cela sera raconté plus loin.

[modifier] Année 1930

Dans les années trente si le cercle se déclarait apolitique, il veillait à ce que ses membres ne fassent partie d'aucun parti rexiste ou fascisant. N’hésitant pas à «faire le coup de poing» contre des groupuscules d'extrême droite. Il participa comme d'autres cercles facultaires pendant l’occupation nazie, à la confection de cours clandestins pour les étudiants en cours d'études.


[modifier] Vie académique et activités socio-culturelles

Dès le début le cercle s’occupait également de la vie académique de ses membres et de la représentation de ceux-ci auprès des autorités universitaires (il n’y avait pas de Bureau Etudiant à l’époque). Ainsi, il veillait également à l'édition des cours enseignés à la faculté. Le cercle invitait régulièrement à sa tribune des personnalités du monde scientifique qui venaient entretenir ses membres des problèmes les plus divers de l'actualité médicale. Entre 1957 et 1982, il organisa à 6 reprises un Festival international du film médical au cours duquel étaient projetés pendant une semaine les films les plus récents dans le domaine médical. Ce festival très sérieux et placé sous le patronage de la reine Elisabeth et de divers ministres accueillait de nombreuses participations étrangères : USA, URSS, France, Allemagne, Belgique... Gros succès relayé par la presse de l'époque, il nécessita jusqu’à l’engagement à plein temps de 2 secrétaires.

[modifier] Festivités

Coté guindaille et festivité, il est fait dès le début référence à des bals annuels dont l’animation était assurée à l’époque par un orchestre. C’était encore le cas au moins pour une partie de la soirée jusqu’en 2000. Le bal était aussi l’occasion d’inviter les stars de l’époque à se produire en début de soirée : Marie Laforêt (1972), Toots Thielemans, Guy Béart (1974), Nicoletta (1977), Claude Nougaro... Le chant 80 chasseurs terminant le bal, on déplorait régulièrement la destruction de nombreuses chaises...

En 1937 est annoncé dans l’UM la tenue le 27 novembre du "premier Thé Dansant organisé par le CM". Il se déroula à la Maison des étudiant de 17h à 22h !

En 1949, on apprend, toujours dans l’UM, qu’après un accueil mi-octobre (date de la rentrée à l’époque), on baptisa en novembre presque une centaine de bleus. Le cercle baptisait déjà les filles mais leur baptême se déroulait un autre jour que celui des garçons ! Après la Saint-Verhaegen, avait lieu la remise des diplômes de baptême. Dans les années 50 il en va de même : un accueil-parrainage puis le baptême avec une centaine de bleus.

Dans les années 60, le nombre de bleus passe au dessus de 100. En 1961, on trouve le récit d’ « activités guindailleuses » avec le Cercle de droit et le Cercle Solvay. Celles-ci comprenaient notamment une course de chaises à porteurs, la chaise du CM étant un cercueil… On y mentionne des toges rouges pour les comitards CM et non noir à bande rouge. Il est vrai que la toge CM du Manneken-pis (offerte le 29 janvier 1975) est entièrement rouge. Le baptême fut précédé de déambulations dans les rues des bleus déguisés en momies. Le thème du baptême était Les Combats à travers les ages, pièces en 10 tableaux dont Combats des chrétiens aux arènes, Combats du mur de Jérusalem qui ne résista qu’un éphémère instant à l’assaut des poils , Le combats de Goedentrip, et La bombe atomique, gag des para-couille) mandos.

[modifier] Journaux du cercle

Le journal le plus ancien concervé au service des Archives de l’ULB est un mensuel qui se nomme Revue de médecine et pharmacie, bulletin officiel du Cercle de Médecine et de Pharmacie de l’ULB datant de 1921. Il s’agit déjà de la 5ème année de ce journal d’après la couverture. Détail amusant, il est précisé que la faculté de médecine a donné son approbation à sa publication ! Cela s’explique sans doute par le faite qu’il s’agit d’une revue sérieuse contenant principalement des articles à caractère scientifique écrits par des professeurs, ce qui sera les cas de toutes les revues écrites dans l’ Entre-deux-guerres. Le secrétariat de la rédaction est situé au palais d'Egmont à Bruxelles.

Ensuite dans les années 30, vient l’ Universitaire Médical ou UM. Vers 1934-35, le CM publie un journal: le Cehem auquel succéda à nouveau l'UM (qui était toujours dirigé par un comité plus ou moins indépendant du CM). En janvier 1936 on retrouve dans la liste du comité au poste de vice-président et directeur du service d’édition un certain G. Van Keerbergen qui est également présenté comme le « Fondateur de l’UM ».

L’indépendance relative du journal vis-à-vis du cercle sembla avoir été la source de discordes acharnées (rapportées dans l’UM de janvier 1936) entre le comité du CM et les responsables de l’UM. Les controverses portaient notamment sur son contenu : scientifique pour les rédacteurs de l’UM, Albert De Loz (Directeur) et G. Fisher (Secrétaire de l’UM), « amusant, estudiantin, humoristique » pour le président du CM Louis Leborgne. Les responsables de l’UM accusant notamment l'Ordre des frère macchabées (dont faisaient apparemment partie plusieurs membres du comité de cercle) de saboter celui-ci avec l’aide de l’imprimeur qui est qualifié de « président d’honneur du Club Secret ». Ce conflit alla, nous apprend l’UM de février 1936, jusqu’à la démission du comité du CM à l’AG du le 28 janvier 1937. La majorité des membres de l’AG approuvant l’action des responsables de l’UM que contestait le comité. On proposa de voter entre le maintien du comité ou celui de l’équipe de l’UM. Le comité refusa et démissionna en bloc.

En 2003, le journal changa de nom délaissant l'appelation Universitaire Médical jugée viellote pour l'Organe.

[modifier] La revue

La tradition de la revue, spectacle interprété par les étudiants et parodiant professeurs et vie de la faculté, existe depuis fort longtemps et précéda même l’existence du cercle, en voici quelques titres dont certains sont des poèmes à eux seul :

  • 1890 : revue de la candi en médecine Foedi-proie ou le Mâle Sans Glandà la salle de l’Union
  • 1891 : idem: Candide = Arthur ou les Mésaventures d’un copépode
  • 1892 : idem Chocolat, revue d’amphithéâtre en 3 actes
  • 1893 : Les amours d’un gonocoque et d’une once de sel anglais, Idylle dramatico-medico-estudiantine en un prodrome, 2 stades et une terminaison apothéotique par quelques futurs célébrités du monde littéraire et médical belgeau théâtre du Nord
  • 1922 : : Fais voir tes os verts ou Kismet à poil et Pie XI, grande éjaculation estudiantine, antiseptique, laxative et excito-sécrétoire en 3 spasmes voluptueux au théâtre Flamand
  • 1936 : Mets 2 seins en folies
  • 1950 : La revue de l’Anus Sanctus ou les Folies Culines
  • 1979 : Une faculté sans prix ou nos folles années
  • 1984 : Revue des revues : Best of de 1950-58-65-72-79
  • 1995 : 1492, l’Odyssée
  • 2000 : Med Wars
  • 2007 : En préparation...

Un enregistrement de 2 disques, sous la direction d'Alex Scorier (qui anima plusieurs bal avec son orchestre), reprenant les meilleurs chansons des revues de médecine de 1965, 1972, 1979 fut réalisé.

[modifier] Festival de la chanson estudiantine

Le cercle mis un point d’honneur à participer assidûment au Festival de la chanson Estudiantine organisé par le Cercle polytechnique, rappelons que la seule personne à porter le titre de triple barde d’honneur, Paul Hanson, était un carabin notoire ! Le cercle remporta le premier prix en 2000 avec le Visa chanson sur le numerus clausus interprétée par Katia Cermak et Martin Caillet et en 2005 avec l'Ode à la Jefke sur l’air de « Moskau » du groupe Dschinghis Khan interprétée par Sacha Swierczynski, Christophe Beruck, Céline Kral , Françoise Hulet et Pia Callewaert.

[modifier] Le local du cercle

Quand au local du cercle il fut longtemps situé dans un café de la porte de Hal nommé le Coin Perdu, avant d'aller occuper en 1963 un immeuble de la rue du Trône, puis de s'installer dans la Maison facultaire qu’il venait de créer au 162 de la rue aux Laines, près de l'hôpital Saint-Pierre . Celle-ci pouvait loger 15 étudiants et comprenait aussi 2 grandes places servant de salle de conférences et de réunions. Il s’agissait d’une location à un particulier via une compagnie d’assurance La médicale. Cette dernière mettant à disposition du CM les locaux. Une partie des frais était payé par de la publicité. Le cercle occupera un puis deux étages de ce bâtiment.

En 1991, la faculté déménagea à Anderlecht près de l' hôpital Erasme et les premiers travaux de la grange du 6, rue Meylemeersch démarrèrent. Pendant presque 15 ans le CM y organisa guindailles et thé dansant (TD) à l’ambiance de feu ! Si bien que celui-ci s’y déclara vraiment par un triste soir de février 2001 au cours d'un TD du Bureau Etudiant de Médecine. Le feu prit à cause du système électrique de la cuisine et se solda par la désaffectation de la moitié gauche du cercle et des étages. Il tient vaillamment jusqu’en 2005 où le CM se vit attribuer un chapiteau en attendant la destruction du 6, rue Meylemeersch et la construction d’une maison des étudiants.

[modifier] Sources

  • documents divers (journaux, affiches, etc.) conservés au service des Archives de l’ULB.
  • Uyttebrouck et A. Despy-Meyer, Les 150 ans de l’ULB, Editions de l’Université de Bruxelles, Bruxelles, 1984


[modifier] Lien interne

Folklore étudiant en Belgique


[modifier] Lien externe

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