Francais | English | Espanõl

Central Intelligence Agency

Un article de Wikivisual, l'encyclopédie libre.

Pour les articles homonymes, voir CIA (homonymie). Image:Disambig.svg

Image:CIA.svg

Emblème figurant sur le premier bâtiment de la CIA à Washington DC

Fondée en 1947, la Central Intelligence Agency ou CIA (Agence centrale du renseignement) est la plus connue des agences de renseignements extérieurs et d'opérations clandestines des États-Unis d'Amérique.

Sommaire

[modifier] Présentation

Le quartier général de la CIA est actuellement et depuis 1961 sur le site de Langley, dans la ville de McLean en Virginie, aux États-Unis, à environ 40 km de Washington. Auparavant elle occupait des bâtiments connus sous le nom de Foggy Bottom, situés 2430 E Street à Washington DC.

Elle a le droit de garder secrètes la plupart de ses caractéristiques : nombre d'employés, organigramme<ref>(en) Organigramme d'ensemble sur le site web de la CIA</ref>, budget, etc. On estime qu'elle emploierait environ 16 000 personnes rien qu'à son quartier général de Langley, et environ 100 000 au total dans le monde entier. Ses budgets successifs ne sont généralement pas connus. Actuellement il serait de 3 à 5 milliards de dollars selon les estimations. À noter que le chiffre de 28 milliards est souvent cité car révélé en 1987 mais il s'agit du budget de toute l'Intelligence Community, dont la part de la CIA à l'époque n'était que d'un milliard.

[modifier] Rôles

La CIA est chargée de fournir et d'analyser des informations sur les gouvernements, les entreprises et les individus de tous les pays du monde pour le compte du gouvernement américain. Elle est également chargée des opérations clandestines (renversement de gouvernements, éliminations, etc.) mais celles-ci, bien que souvent citées, ne représentent qu'environ 3 % des dépenses de l'agence

[modifier] Législation

Actuellement la CIA est sérieusement réglementée et surveillée par les pouvoirs exécutif et législatif américains, bien que ce n'ait pas été toujours le cas par le passé. Elle n'a pas le droit de mener des actions sur le territoire des États-Unis. Toutefois, beaucoup de ses opérations menées à l'étranger (voire ci-dessous) ont été et sont illégalesréf. nécessaire : coups d'étatréf. nécessaire, emprisonnements secretsréf. nécessaire, introduction de virus dans un paysréf. nécessaire (Cuba en a subi les conséquences plus d'une fois et un pourcentage important de ses cochons ont du être tués pour stopper le virus importé), tentatives d'assassinats (sur Fidel Castroréf. nécessaire par exemple) ou tentatives réussies (sur des personnages politiques cubainsréf. nécessaire), manipulations de civils sans leur consentement par l'usage de droguesréf. nécessaire (Projet MKULTRA). Beaucoup d'actions illégales de la CIA ont été prouvéesréf. nécessaire, mais celle-ci continue pourtant à exister sans que personne ne remette en cause sa légitimité.

[modifier] Origine

L'agence est la descendante de l'OSS, dissous en octobre 1945 ; William Donovan, son créateur, propose alors à Harry Truman la création d'une nouvelle agence directement sous l'autorité du président. En dépit de l'opposition des militaires, du Département d'État et du FBI, le Président met en place le Central Intelligence Group en janvier 1946. En 1947, il est transformée en CIA. La NSA sera créée peu de temps après en 1952.

En 1949, la CIA obtient l'autorisation d'utiliser des procédures fiscales et administratives confidentielles et devient exemptée des limitations habituelles dans l'utilisation du budget fédéral. Elle obtient aussi l'autorisation de dissimuler son organisation, ses fonctions, sa hiérarchie, ses salariés et la taille de son personnel.

La CIA répond devant le Congrès des États-Unis, mais aussi directement devant le président des États-Unis. Son directeur est membre permanent du cabinet de sécurité du Président comprenant également le directeur de la NSA, celui de la DEA, etc.

[modifier] Histoire

[modifier] Début de la guerre froide et création de la CIA

La CIA a été créée à cause de la montée de la guerre froide, ce qui explique qu'à l'origine toute l'action de l'"agence" (aussi bien le renseignement que les opérations clandestines) est initialement dirigée contre l'URSS et le bloc communiste, considérés comme le principal adversary (principal adversaire) des États-Unis. La CIA est donc le principal élément de la politique du containment (endiguement) du communisme édictée par Harry Truman agissant au-delà du rideau de fer. Les actions de la CIA concernent surtout l'Europe au début, considérée comme le futur champ de bataille de la troisième guerre mondiale. La CIA s'aide notamment (comme tous les services secrets en fait) d'anciens nazis comme le général Reinhard Gehlen, y compris des criminels de guerre qui échappent ainsi aux poursuites judiciaires ; de véritables réseaux dits ratline sont formés pour les faire fuir (à noter que les services anglais, français et soviétiques ont fait de même, mais qu'ils n'ont jamais révélé leurs secrets contrairement à la CIA)réf. nécessaire. Les actions de la CIA reprennent souvent les tactiques de l'OSS pendant la Seconde Guerre mondiale, comme la propagande et des liens avec des groupes de résistants. Le fait que la guerre avec l'URSS semble inévitable au début de la guerre froide fait que la CIA s'intéresse plus aux opérations qu'au renseignement. Les actions de la CIA contre le communisme sont de plusieurs types :

  • les infiltrations d'agents pour animer des maquis anticommunistes dans les pays est-européens. Parmi les groupes soutenus figurent la résistance albanaise à Enver Hoxha qui fut décimée lors d'une tentative de renversement du pouvoir en avril-mai 1950 (sur 500 Albanais envoyés, on estime que 300 furent tués et une vingtaine faits prisonniers et exécutés par la suite), l'UPA ukrainienne et des groupes werwolf allemands (avec lesquels l'organisation de Reinhard Gehlen sert de lien). Ces opérations échoueront généralement, pour deux raisons : le fait qu'au moins une taupe des services soviétiques, le célèbre Kim Philby, était informée de ces opérations, dont les renseignements permirent souvent aux militaires communistes de neutraliser ces agents dès leur arrivée ; mais aussi la mauvaise évaluation de la situation dans ces pays, qui prive généralement les maquis du soutien attendu de la part des populations locales. Ces maquis seront généralement anéantis à la fin des années 1940 ou au début des années 1950.
  • la constitution (en collaboration avec l'OTAN) de cellules « stay-behind » (littéralement : « laissés derrière »), c'est-à-dire de réseaux de résistance en Europe de l'ouest, devant être activés en cas d'occupation soviétique. La plupart des pays de l'Ouest en auront une ; l'existence de ces réseaux sera rendue publique dans les années 1970. Le plus célèbre est le Gladio italien (en liaison avec la loge maçonnique P2), révélé dans les années 1980, qui regroupait des personnes proches de l'extrême-droite italienne. En 1952 l'US Army ajoute une nouvelle composante indépendante de la CIA en créant les Special Forces ou « bérets verts », force spéciale destinée à agir dans les lignes ennemies et à encadrer des maquis qui se formeraient en temps de guerre.
  • la propagande anticommuniste vers les pays est-européens, notamment par les stations de radio Radio Liberty lancée en 1948, puis Radio Free Europe à partir de 1950.
  • la lutte contre les partis communistes ouest-européens, notamment en France (financement du syndicat non communiste Force ouvrièreréf. nécessaire) et en Italie : 75 millions de dollars furent utilisés pour le financement de la Démocratie chrétienne, pour la propagande et la désinformation avant les élections d'avril 1948, qui donnèrent aux chrétiens-démocrates 48,5% des voix et rendirent le Parti communiste italien financé par le Parti communiste soviétique minoritaire.
  • la constitution de réseaux de renseignement dans les territoires communistes, initialement pour connaître les plans militaires soviétiques d'une invasion de l'Europe. Les Américains sont là aussi largement aidés par les Allemands avec la collaboration de la Gehlen Org, réseau de renseignements du général Reinhard Gehlen qui deviendra plus tard les services de renseignements de la RFA.


[modifier] Espionnage et coups d'État

Après les premières années de la Guerre froide, les USA et l'URSS comprennent que du fait de la dissuasion nucléaire la guerre a peu de chances d'éclater. Dès lors les affrontements changent et s'étendent partout dans le monde. De son coté, la CIA a compris que le bloc soviétique est bien trop solide pour espérer le voir s'effondrer par ses opérations clandestines comme la tentative du coup d'état en Albanie. La CIA commence à opérer hors d'Europe, en Asie-Pacifique notamment à partir de la guerre de Corée, mais ses actions en Corée du Nord sont généralement décevantes, ce qui motive la création par l'US Army des Special Forces en 1952. Parallèlement, dans le bloc soviétique, les opérations paramilitaires sont abandonnées et la collecte du renseignement s'intensifie et se diversifie : renseignements militaires, politiques, scientifiques… C'est ainsi que (pour ne citer que les cas les plus célèbres) au milieu des années 1950 des agents de la CIA creusèrent un tunnel à partir de Berlin-Ouest pour atteindre des câbles souterrains de communications militaires soviétiques sous Berlin-Est et les mettre sur écoute, et qu'est développé l'avion espion U-2. Mais en URSS, bon nombre de tentatives de renseignement, en particulier des défections, sont bloquées par James Jesus Angleton, le chef du contre-espionnage de la CIA.

Les États-Unis et l'URSS vont rapidement se lancer dans une nouvelle rivalité : installer des gouvernements alliés dans un maximum de pays. C'est là que la CIA va mener la plupart de ses actions dans les décennies suivantes, en renversant des pouvoirs considérés comme hostiles et en installant des régimes fidèles aux États-Unis :

Egalement pour contrer l'influence communiste, la CIA parvient à se procurer une copie du rapport secret de Nikita Khrouchtchev dénonçant les crimes de Staline au XXe congrès du PCUS, qui est publiée dans le New York Times le 16 mars 1956 (le discours de Khrouchtchev a eu lieu le 25 février). Mais la CIA va échouer sur ses tentatives de renversement de Castro à Cuba, notamment avec le retentissant échec du Débarquement de la Baie des Cochons le 16 avril 1961, puis plusieurs tentatives d'assassinat du leader cubain. Suite à ces échecs, Allen Dulles, son DDCI Charles Cabell et le DD-P Richard Bissell sont contraints de démissionner par le président John Fitzgerald Kennedy. Celui-ci cherche à reprendre le contrôle de la CIA, devenue un « État dans l'État » en nommant des dirigeants qui lui sont fidèles. Kennedy sera assassiné à Dallas le 22 novembre 1963, et certains partisans de la théorie du complot soupçonnent l'implication d'agents et/ou ex-agents de la CIA dans ce meurtreréf. nécessaire.

[modifier] L'après-guerre froide

Mikhaïl Gorbatchev avait déclaré peu après la chute de l'URSS : « J'ai fait la pire chose qui pouvait arriver aux États-Unis : je leur ai enlevé leur meilleur ennemi ». Cette remarque s'applique particulièrement à la CIA, dont la structure avait été créée pour lutter contre le communisme et l'URSS. À partir de la fin des années 1980 et de la direction de Robert Gates, la CIA cherche à s'adapter à la nouvelle situation mondiale et aux nouveaux problèmes qui menacent les USA. Toutefois elle a eu tendance à adopter un comportement bureaucratique et à manquer d'efficacité. La CIA a ainsi été très critiquée aux États-Unis pour son absence de prévision du 11 septembre 2001. Depuis, l'islamisme est le nouvel ennemi prioritaire de la CIAréf. nécessaire dans le cadre de la guerre contre le terrorisme.

[modifier] Prisons secrètes

Image:Searchtool.svg Voir l’article Prisons secrètes de la CIA.

Le journal The Washington Post révèle l'existence d'un réseau mondial de prisons secrètes géré par la CIA <ref>(en) « CIA Holds Terror Suspects in Secret Prisons », The Washington Post, 2 novembre 2005</ref>. Le quotidien précise que de telles prisons se trouveraient entre autres en Afghanistan et dans un pays de l'Est ; il est aussi expliqué que ces prisons se situeraient à l'étranger en raison du caractère illégal de telles prisons aux États-Unis, les détenus n'ayant aucun statut juridique.

La CIA contrôlerait des prisons secrètes dans plusieurs pays européens, en Roumanie, au Kosovo, en Macédoine, en Bulgarie et en Ukraine. Elle y dissimulerait des actes de torture comme à Guantanamo <ref>« Enlèvements, torture et séquestration - Un rapport accablant pour la CIA », Le Devoir, 27 avril 2006</ref>.

Pour ce qui concerne le Maroc et les graves accusations Article compromettant la neutralité étasunienne

Le président George W. Bush a reconnu le 6 septembre 2006 pour la première fois l'existence de prisons secrètes de la CIA hors du territoire américain, dans lequel il reconnaît implicitement l'usage de la torture : "La source d'information la plus importante sur les endroits où les terroristes se cachent et sur ce qu'ils préparent sont les terroristes eux-mêmes." <ref> http://permanent.nouvelobs.com/etranger/20060906.FAP0186.html?1903 relatant une dépêche AP du 6 septembre 2006 de 20h59 </ref>

[modifier] Actions politiques

La CIA a régulièrement influencé de façon décisive l'histoire politique des États jugés stratégiques pour les intérêts des États-Unis. Elle a soutenu de nombreux mouvements luttant contre des régimes jugés hostiles, en favorisant le déclenchement de conflits - armés (particulièrement en Amérique latine, dans le monde arabe ou en Asie) ou non armés (Solidarność, en Pologne).

[modifier] Opérations à l'étranger

Les opérations les plus célèbres de la CIA sont :

Le scandale éclate en 1967, ces faits deviennent publics bien que la grande presse soit discrète sur le sujet et la revue Monat fut vendue au journal Die Zeit.

[modifier] Directeurs

[modifier] DCI

À noter que le DCI (Director of Central Intelligence) dirige non seulement la CIA mais aussi toute l'Intelligence Community.

[modifier] DNI

Le Intelligence Reform and Terrorism Prevention Act of 2004 supprime le poste de DCI et crée ceux de DNI (Directeur du renseignement national) et D/CIA. Le D/CIA dirige la CIA seule, et le DNI dirige l'Intelligence Community seule.

[modifier] D/CIA

Le poste de D/CIA (Director of the Central Intelligence Agency) a été créé par le décret Intelligence Reform and Terrorism Prevention Act of 2004 qui créé le poste de D/CIA comme directeur de la CIA.

[modifier] DDCI

Le DDCI (Deputy Director of Central Intelligence) est le sous-directeur du DCI. Le premier, Kingman Douglass, avait été nommé par le DCI. En avril 1953, le congrès a ammendé le National Security Act pour permettre au président des États-Unis de nommer lui-même le DDCI. L'amendement stipule que le DCI et le DDCI ne peuvent être simultanément des officiers militaires.

[modifier] DD/CIA

Le DD/CIA (Deputy Director of the Central Intelligence Agency) a pour mission d'assister le D/CIA et de le remplacer en cas d'indisponibilité ou par intérim.

[modifier] DD-P et DD-O

DD-P signifie Deputy Director for Plans. Cette appélation a été changée en mars 1973 en DD-O (Deputy Director for Operations), lorsque le Deputy Directorate of Plans devint le Directorate of Operations.

[modifier] Effectifs, recrutement et formation

Image:CIA New HQ Entrance.jpg

Forte de 17 000 employés, son budget annuel est estimé à 3,1 milliards de dollars.

Après avoir subit une forte baisse des effectifs concernant les agents « sur le terrain » depuis la fin de la guerre froide au profit du renseignement électronique et de la « sous-traitance » par d'autres services américaines (la NSA notamment) et alliés, les événements du 11 septembre 2001 ont fait prendre conscience des lacunes des services de renseignement américains, qui s'efforcent depuis de les combler.

En 2003, la plus importante promotion de nouveaux agents de la CIA depuis 50 ans est arrivée. Elle est composé à 70% de civils n'ayant jamais travaillé pour le gouvernement et d'un tiers de femmes, 12% des recrutés sont issus de minorités ethniques et presque tous pratiquent avec aisance une langue étrangére.

Formés durant un an au centre d'entrainement de la CIA baptisé La Ferme, ces recrues ont intégré le siège de Langley avec un salaire de départ de 45 000 à 60 000 dollars.

Ces personnes ont été choisies parmi les 300 000 CV que l'Agence a reçus entre 2001 et 2002, un quart provenant de l'étranger, le plus souvent de citoyens européens.

à compléter

[modifier] CIA World Factbook

Le CIA World Factbook est une source documentaire sur les pays du monde éditée par la CIA, libre de droits.

[modifier] Anecdotes

  • Le Webby Awards 2005 couronnant les sites les plus marquants du réseau des réseaux, en jugeant de leurs qualités commerciales, artistiques, revendicatives, informatives, etc., a récompensé dans la catégorie « Employment » le site « Career » (carrière) de la CIA.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Bibliographie

  • Nos agents à La Havane, Jean-Marc Pillas, Albin Michel, 1995
  • Les ailes de la CIA, Frédéric Lert, Histoire & Collection, 1998, ISBN 2-908182-65-3
  • La jeune garde, Joël Kotek, Editions du Seuil, 1998
  • La Chute de la CIA, Les Mémoires d'un guerrier de l'ombre sur les fronts de l'islamisme, Robert Baer, JC Lattès, 2002
  • CIA et Jihad, 1950-2001 : Contre l'URSS, une désastreuse alliance, John K. Cooley, Autrement, 2002
  • La fabrique de l'opinion publique, Noam Chomsky, Edward Hermann, Édition du serpent à plume
  • La CIA en guerre: Allende, Gorbatchev, Ben Laden, Saddam Hussein, Catherine Durandin, Grancher, 2003, ISBN 2733908146
  • Qui mène la danse ? La CIA et la guerre froide culturelle, Frances Stonor Saunders, Denoël, 2003
  • Les guerres scélérates : les interventions de l'armée américaine et de la CIA depuis 1945, William Blum,, Parangon, 2004, ISBN 284190116
  • CIA-KGB : le dernier combat, Milt Bearden, Albin Michel, 2004, ISBN 2-226-13803-X
  • Overworld - Confessions d'un espion malgré lui, Kolb Larry J., Albin Michel, 2005
  • Le rapport de la CIA Comment sera le monde en 2020 ? Présenté par Adler Alexandre, Hel Guedj Johan-Frédérik, Editions Robert Laffont, 2005, ISBN 2221105303
  • État de guerre, l'histoire secrète de la CIA et de l'administration Bush, James Risen, Albin Michel, 2006, ISBN 2226170936

[modifier] Documentaires

[modifier] Articles connexes

Wikimedia Commons propose des documents multimédia sur CIA.

[modifier] Liens externes

[modifier] Notes et références

<references/>

Image:Flag of the United States.svg Portail des États-Unis d'Amérique – Accédez aux articles de Wikipédia concernant les États-Unis.
ar:وكالة المخابرات الأمريكية

bg:Централно разузнавателно управление bs:Central Intelligence Agency ca:Agència Central d'Intel·ligència cs:CIA cv:Тĕп йĕрлев управленийĕ cy:Gwasanaeth Cyfrin Canolog da:CIA de:Central Intelligence Agency el:CIA en:Central Intelligence Agency eo:CIA es:Agencia Central de Inteligencia et:CIA eu:CIA fa:سازمان سیا fi:CIA ga:Central Intelligence Agency gl:Central Intelligence Agency he:CIA hr:CIA hu:CIA id:CIA it:Central Intelligence Agency ja:アメリカ中央情報局 ko:미국 중앙정보국 ku:CIA lt:CŽV nl:Central Intelligence Agency nn:Central Intelligence Agency no:Central Intelligence Agency pl:CIA pt:Central Intelligence Agency ro:Central Intelligence Agency ru:Центральное разведывательное управление scn:CIA sh:CIA simple:Central Intelligence Agency sk:Central Intelligence Agency sl:Centralna obveščevalna agencija sr:ЦИА sv:CIA tr:CIA vi:Cục Tình báo Trung ương yi:CIA zh:中央情报局 zh-min-nan:Tiong-iong Chêng-pò-kio̍k

Outils personnels