Jean-Baptiste Camille Corot
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Jean-Baptiste Camille Corot est un peintre paysagiste français, né le 17 juillet (28 messidor) 1796 au numéro 125 de la rue du Bac à Paris et mort à Paris, le 22 février 1875 à 11 h. Son acte de naissance (Archives de la Ville de Paris, V 2 E 869) porte la date du 27 messidor, corrigée en 28 du même mois. Corot est parfois appelé « le père de l'impressionnisme ». Il est enterré au Père Lachaise.
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[modifier] Jeunesse et années de formation
Issu d'une famille de commerçants aisés (son père était marchand de drap, sa mère, d'origine suisse, tenait une boutique de mode réputée), Jean-Baptiste est placé par son père chez un marchand de drap après des études sans éclat, à Rouen. Mais le jeune homme n'a guère de goût pour le commerce, et il finit par convaincre ses parents, en 1822, à l'age de 26 ans, de l'autoriser à poursuivre une carrière de peintre, en obtenant d'eux une rente annuelle de 1 500 francs.
Au printemps de cette même année, il entre dans l'atelier du peintre Achille Etna Michallon, guère plus âgé que lui et qui rentre de Rome où l’a conduit le Grand Prix du paysage historique obtenu en 1817. Michallon inculque à Corot les principes du néo-classicisme et l'encourage à travailler en plein air. Mais il meurt quelques mois plus tard, et Corot poursuit sa formation avec Jean-Victor Bertin, qui a eu Michallon comme élève et qui comme lui enseigne à Corot la science des compositions néoclassiques et du paysage historique. Bertin l’incite à aller travailler en forêt de Fontainebleau. Corot sera ainsi l’un des premiers peintres à travailler dans le village de Barbizon. Le rapport entre les idéaux classiques et l'observation de la nature, lui-même hérité de l'enseignement de Pierre-Henri de Valenciennes, devait rester fondamental tout au long de sa carrière. En 1846, il est fait chevalier de la Légion d'Honneur par le gouvernement français pour son œuvre, et promu officier de la Légion d'Honneur en 1867. Beaucoup de ses amis considerèrent, cependant, qu'il n'avait pas été officiellement reconnu à sa juste valeur, et en 1874, peu avant sa mort, ils lui offrirent une médaille d'or. Il mourru à Paris et fut enterré au cimetière du Père Lachaise.
De nombreux disciples de dirent être des élèves de Corot. Les plus connus étant Boudin, Lepine, Chintreuil, Français, Le Roux, Berthe Morisot et DeFaux.
Pendant les dernières années de sa vie, il gagna de fortes sommes d'argent grace à ses toiles, qui étaient très demandées. En 1871, il donna 20 000 Francs aux pauvres de Paris, qui subissaient le siège des Prussiens (cf: Guerre de 1870.). Pendant la Commune de Paris, il était à Arras avec Alfred Robaut. En 1872, il acheta une maison à Auvers qu'il offrit à Honoré Daumier, devenu aveugle et sans ressources. En 1875, il donna 10 000 francs à la veuve Millet pour l'aider avec ses enfants. Sa générosité n'était donc pas une légende. Il aida également financièrement un centre pour jeunes deshérités, rue Vandrezanne, à Paris.
Aujourd'hui, on retrouve les œuvre de Corot dans des musées en France, aux Pays-bas, en Angleterre et aux États-Unis.
[modifier] Les voyages
Corot se rend en Italie à plusieurs reprises: entre 1825 et 1828 il séjourne à Rome, Naples et Venise. Il se rend une seconde fois en Italie, en 1834 (Toscane, Venise) et à nouveau en 1843. Il parcourt aussi les provinces françaises.
[modifier] Son œuvre
Il travaille vite par des touches rapides et larges et joue sur la lumière grâce à une grande observation.Parmi ces œuvres les plus célèbres, ont peut citer:
- Une Matinée (1850), au Louvre
- Macbeth (1859), dans la Collection Wallace
- Le Lac (1861)
- Meadow by the Swamp' , au Musée National de Serbie
- L'Arbre brisé (1865)
- Pastorale — Souvenir d'Italie (1873), à la Glasgow Corporation Art Gallery
- Biblis (1875)
- Souvenir de Mortefontaine (1864), au Louvre
- La Cathédrale de Chartres (1830
- Le Pont de Mantes (1868)
- Le coup de vent
- Rochers dans la forêt de Fontainebleau
[modifier] Citations et avis
Selon Charles Baudelaire l'œuvre de cet « héritier romantique de Watteau» est «un miracle du cœur et de l'esprit.»
« À la tête de l'école moderne du paysage, se place M. Corot. - Si M. Théodore Rousseau voulait exposer, la suprématie serait douteuse.» Charles Baudelaire, Salon de 1845
« Corot est un peintre de race, très personnel, très savant, et on doit le reconnaître comme le doyen des naturalistes (...) la fermeté et le gras de sa touche, le sentiment vrai qu'il a de la nature, la compréhension large des ensembles, surtout la justesse et l'harmonie des valeurs en font un des maîtres du naturalisme moderne.» Emile Zola, Les Paysagistes, 1868.
« Il est toujours le plus grand, il a tout anticipé…» Edgar Degas, 1883.
« Il y a un seul maître, Corot. Nous ne sommes rien en comparaison, rien.» Claude Monet, 1897.
[modifier] Liens externes
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