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Brunehaut (reine)

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Brunehaut, dont le nom exact est Brunehilde (du germanique Brunia-Khildis - Khildis, déesse de la Victoire, en broigne ou armure, latinisé en Brunichilda), née en Espagne à Mérida vers 534 (selon des sources plus logiques elle serait née en 547) et morte exécutée en 613 à Renève (France) est une princesse wisigothe devenue reine des Francs.

Sommaire

[modifier] Biographie

Fille d'Athanagild, roi des Wisigoths, et de Goïswinthe ou Godesvinda, elle épouse Sigebert Ier, roi franc mérovingien d'Austrasie, en 566.

L'assassinat en 567 de sa sœur aînée Galswinthe, femme de Chilpéric Ier, lui-même frère de Sigebert et roi de Neustrie, va déclencher une longue guerre meurtrière entre l'Austrasie et la Neustrie au nom de la faide germanique, sorte de « vendetta » d'époque.

Son mari est assassiné en 575, par 2 sicaires de Frédegonde, à Vitry (près de Tournai) alors qu'il venait d'être porté sur le pavoi. Son beau-frère, Chilpéric sera assassiné en 584, en revenant d'une partie de chasse (Chelles, 575), elle est faite prisonnière et emmenée en exil à Rouen. Son fils Childebert II est quant à lui sauvé et proclamé roi par les Austrasiens à Metz.

Brunehaut, réussit néanmoins à séduire et à épouser son neveu Mérovée, fils de Chilpéric Ier. Ce dernier ayant fait exécuter son fils, Brunehaut retourne en Austrasie. Son propre fils, Childebert II, étant trop jeune pour gouverner, elle assure la régence au grand mécontentement des Meilleurs, une aristocratie à l'origine de la féodalité, qui cherche à accaparer le pouvoir.

Devant l'hostilité de cette dernière, Brunehaut se rapproche alors du roi Gontran Ier, frère de son premier époux Sigebert et roi de Burgondie et de Paris. En 587, elle signe un traité avec Gontran. Celui-ci adopte alors Childebert II sous l'influence de la reine.

À la mort de Gontran en 592, Brunehaut règne en fait sur l'Austrasie et sur la Burgondie mais doit faire face aux attaques de Frédégonde (l'assassin présumé de sa sœur ou du moins, l'instigatrice) et du fils de cette dernière, Clotaire II.

En 595, à la mort de Childebert II, elle exerce encore la régence au nom de ses deux petits-fils, Théodebert II en Austrasie et Thierry II en Burgondie. Ces derniers s'opposent, encouragés par les Meilleurs.

Toujours en guerre contre Clotaire II et en butte à l'opposition de l'aristocratie austrasienne, Brunehaut doit chercher refuge auprès du roi Thierry.

Thierry mène alors la guerre contre son frère, Théodebert II ; ce dernier est sous l'influence des Meilleurs. Il est battu et tué en 612. Thierry meurt quant à lui peu après, probablement empoisonné, en 613. La noblesse d'Austrasie se révolte alors et décide de livrer Brunehaut à Clotaire II. Ce dernier exécute ses arrières petits-fils et la fait supplicier durant 3 jours, elle est ensuite attachée par les cheveux, un bras et une jambe à la queue d'un cheval indompté, et son corps est mis en lambeaux. Ses restes, finalement recueillis, sont apportés à l'abbaye de Saint-Martin d'Autun qu'elle avait fondée.

Abhorrée par de nombreux chroniqueurs, rusée, belliqueuse, manipulatrice et marquée par la tradition germanique de la faide qui déchira les Mérovingiens sous son « règne », Brunehaut, comme sa rivale Frédégonde, est restée dans l'Histoire comme une « mauvaise » figure. Elle fut pourtant très cultivée (plutôt rare pour l'époque même parmi les rois et la noblesse) et eut cependant des partisans, s'efforçant de conserver l'autorité royale sur une aristocratie toujours un peu plus rebelle prompte à la confisquer.

[modifier] Postérité

[modifier] Déformée par l'historiographie franque

Dans un monde où s'imposait la coutume des Francs, elle a constamment cherché à préserver les restes d'une conception romaine de l'État et de la justice. La misogynie de l'époque et des temps postérieurs explique en grande partie les légendes noires dont est encore victime sa mémoire.

[modifier] Legs

Elle s'attacha à entretenir les routes de communication, ainsi les nombreuses voies romaines qu'elle restaura portent le nom de chaussée Brunehaut. Comme Mélusine, elle est dans le légendaire des "batisseuses".

[modifier] Bibliographie

en:Brunhilda of Austrasia es:Brunegilda it:Brunechilde (regina) no:Brunhilda av Austrasia ru:Брунегильда sk:Brunichilda

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