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Boston

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Boston (Massachusetts)
Image:Us-ma-bo.gif Image:Boston city seal.jpg
Drapeau Armoiries
Pays Image:Flag of the United States.svg États-Unis
État Massachusetts
Surnom : Bean town (« La ville des haricots »), The Hub of the Universe (« Le centre de l'univers »), The City of Higher Learning (« La ville de l'enseignement supérieur »), The Athens of America (« L'Athènes de l'Amérique »), Puritan City (« La ville puritaine »)
Image:MAMap-doton-Boston.png
Emplacement de Boston
Fondation 1630
Comté Suffolk
Maire Thomas Menino (Démocrate)
Superficie 232,1 km²
Population (2000) 589 141 habitants
Densité 4 696,9 hab./km²
Fuseau horaire Est (UTC – 5)
Latitude 42.3604° N
Longitude 71.0573° O
www.cityofboston.gov

Image:Boston-Statue Adams.jpg La ville de Boston est la capitale et la ville principale de l’État du Massachusetts, au nord-est des États-Unis d’Amérique. Elle constitue le centre économique et culturel de la Nouvelle-Angleterre. La commune, dirigée par le maire Thomas Menino, compte 589 141 habitants en l’an 2000, alors que la zone métropolitaine concentre environ 5,8 millions d’habitants. Boston est connue pour son excellence culturelle mise en œuvre par ses universités, ses bibliothèques et ses festivals. Fondée en 1630 par des puritains anglais fuyant les persécutions religieuses de leur pays, elle s’est rapidement développée dès le XVIIe siècle sur un site particulier, dont elle a su tirer profit. Son économie a longtemps reposé sur les activités portuaires et textiles, avant sa reconversion dans les industries de haute technologie. Aujourd’hui, les secteurs les plus dynamiques sont l’enseignement, la santé et la finance. Enfin, la ville ne ressemble pas aux autres métropoles américaines : son centre a gardé de nombreux édifices de l’époque coloniale, ses rues ne sont pas rectilignes et la cité réserve de nombreux axes aux piétons ou aux vélos.

Sommaire

[modifier] Histoire

Image:Searchtool.svg Voir les articles Histoire de Boston et Chronologie de Boston.

Avant l’arrivée des colons européens, les Amérindiens algonquins occupent la région de l’actuelle Boston. Fondée en 1630, la cité reprend le nom d’une ville anglaise du Lincolnshire (Nord-Est) dont sont originaires ses fondateurs anglais. Aux XVIIe et XVIIIe siècle, elle se développe et s’enrichit grâce à son port, par les relations commerciales maritimes avec la Grande-Bretagne et les Antilles. Boston devient le chef-lieu de la colonie de la baie du Massachusetts. Elle s’impose aussi comme la capitale intellectuelle de la Nouvelle-Angleterre, notamment avec l’ouverture d’Harvard en 1636 et la naissance de plusieurs journaux. La culture bostonienne est alors très influencée par les valeurs du puritanisme et la théologie. Mais la cité acquiert également une réputation d’intolérance religieuse lorsqu’elle condamne Mary Dyer, une quaker en 1660.

Vers 1750, Boston compte 15 000 habitants<ref>Jacques Binoche, Histoire des États-Unis, Paris, Ellipses, 2003, p.23</ref> ; elle est alors la troisième ville la plus peuplée des treize colonies britanniques d’Amérique du Nord. L’activité industrielle est florissante (la construction navale, la métallurgie, le textile, la pêche et la distillerie) et le trafic transatlantique est placé sous le monopole anglais. Le port exporte du bois, de la farine, de l’huile de baleine, de la viande et du poisson ; les marchands bostoniens reviennent des Antilles avec du sucre, du rhum, des mélasses et du tafia<ref>Fernand Braudel, Civilisation matérielle, économie et capitalisme, XVe-XVIIIe siècle, tome 2, Paris, Armand Colin, 1979, p.511</ref>. L’essor économique enrichit la bourgeoisie marchande qui contrôle les affaires de la cité.

Boston joue un rôle central avant et pendant la Révolution américaine contre la Grande-Bretagne. Lorsque Londres impose une série de taxes et renforce sa présence militaire dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, les Bostoniens entrent en rébellion et réclament une représentation politique des colonies au Parlement anglais. Image:Boston Massacre.jpg En 1770, le massacre de Boston alimente la rancœur des habitants. En 1773, ces derniers s’emparent de la cargaison de thé d’un navire britannique et la jettent par dessus bord : cet épisode, appelé la partie de thé de Boston (Boston Tea Party), est l’un des événements les plus célèbres de la Révolution américaine. L’année suivante, le gouvernement anglais fait bloquer le port et envoie des soldats.

La guerre d’indépendance commence en 1775 avec la bataille de Lexington et Concord qui se déroule à une trentaine de kilomètres de Boston. Le 17 juin 1775 s’engage la bataille de Bunker Hill (Charlestown) qui se solde par la défaite des insurgés américains. En 1776, George Washington conquiert Boston, tenue jusqu’ici par les troupes du général britannique William Howe. Pendant cette période, Paul Revere, le fils d’un huguenot (son nom de naissance était Paul Rivoire), fait sa fameuse chevauchée. Boston est surnommée le berceau de la Liberté et plusieurs de ses sites historiques restent des attractions touristiques populaires à ce jour. La guerre se termine en 1783 par le traité de Versailles et la création des États-Unis d’Amérique. Le Massachusetts devient un État fédéré de l’Union en 1788 et son gouverneur siège à Boston.

Après la Guerre d’indépendance, la ville continue à se développer en même temps que le port de commerce international, exportant du rhum, du poisson, du sel et du tabac. Une charte lui octroie son autonomie municipale en 1822, et au cours des années 1850 Boston devient l’un des plus grands centres manufacturiers des États-Unis, célèbre pour la confection, l’industrie du cuir, la construction navale et la fabrication de machines. La Guerre de Sécession stimule la production industrielle destinée au ravitaillement des troupes.

La ville reste longtemps dominée par de riches familles dont plusieurs sont toujours présentes à Boston. Leur généalogie remonte aux premiers colons et certaines sont surnommées les « brahmanes de Boston », en allusion au système de castes indien. À partir des années 1840, de nombreux immigrants Européens arrivent à Boston, en particulier des Irlandais, qui fuient la Grande Famine. Ils sont employés dans l’industrie textile<ref>Roger Brunet (dir.), Géographie universelle : États-Unis, Canada, Paris, Hachette, 1992, p.124</ref>. Avec les Italiens, ils forment une importante population catholique qui inquiète les WASPs.

Malgré la concurrence de New York, Boston reste un foyer intellectuel et culturel de premier ordre au XIXe siècle. La ville accueille de nombreux écrivains américains (Ralph Waldo Emerson, Nathaniel Hawthorne, Henry James, etc.). Image:Ann Street, 1881.jpg

L’Entre-Deux-Guerres est une période de crises pour la ville : en septembre 1919, une grande grève touche la police de Boston. Le 23 août 1927, les anarchistes italiens Sacco et Vanzetti sont exécutés. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Boston reconvertit son économie pour les besoins de l’industrie de guerre. Mais après le conflit, l’économie connaît une récession, qui touche en particulier le secteur halieutique. Les usines ferment et les entreprises vont s’établir dans le Sud du pays où la main-d’œuvre est meilleur marché. Les quelques atouts de Boston, d’excellentes banques, ses hôpitaux, ses universités, son savoir-faire technique, comptent alors peu à l’échelle de l’économie des États-Unis. La crise économique entraîne une crise sociale et urbaine. Dans les années 1960, 13 femmes sont assassinées par le tueur en série Albert Henry DeSalvo.

Boston connaît un renouveau économique depuis les années 1970. À ce moment, l’importance des institutions financières dans l’économie américaine s’accroît, beaucoup de particuliers plaçant leur épargne en bourse et Boston se développe dans le secteur financier. Alors que le poids des dépenses de santé augmente aux États-Unis, de nombreux hôpitaux de la ville dégagent des bénéfices. Les universités attirent des dizaines de milliers d’étudiants et des fonds très importants sont investis par le gouvernement dans la recherche. L’agglomération devient le deuxième pôle américain pour les hautes technologies (informatique, biotechnologies), derrière la Silicon Valley californienne. La construction de nouveaux gratte-ciel dans le quartier des affaires témoigne du réveil économique de Boston.

[modifier] Géographie

[modifier] Situation et site

Image:Boston situation.PNG Boston se situe au nord de la mégalopole du Nord-Est des États-Unis appelée BosWash. Elle est la ville la plus importante de la Nouvelle-Angleterre et se trouve sur la côte orientale de l’État du Massachusetts. Elle est entourée par les villes de Revere, Chelsea, Everett, Somerville, Cambridge, Watertown, Newton, et Quincy. Plusieurs autres villes en périphérie constituent le Grand Boston.

Boston a longtemps profité d’une situation très favorable sur la côte de l’Océan Atlantique : plus proche de l’Europe occidentale que sa rivale New York, elle a développé son trafic maritime et son industrie jusqu’au XIXe siècle. La baie du Massachusetts offrait un abri en eaux profondes pour les navires et son site péninsulaire lui donnait une défense naturelle. La ville du XVIIe siècle s’étalait sur la péninsule de Shawmut, reliée au continent par un isthme étroit. À l’ouest s’étendaient des marais envahis par la marée : de nos jours, cette partie correspond au quartier de Back Bay. Le centre de la Boston coloniale se trouvait autour de l’Old State House. Enfin, la ville était entourée à l’origine par trois collines, les Trimoutains, dont il ne reste aujourd’hui que celle de Beacon Hill ; les autres ont été arasées pour combler le port de Boston et le secteur de Back Bay. La physionomie de la ville a donc été considérablement transformée entre sa fondation et le XXe siècle (voir le paragraphe urbanisme plus bas). Tout comme San Francisco, Boston est aujourd’hui en grande partie implantée sur des terre-plein artificiels qui ont fait disparaître son caractère péninsulaire.

Les deux cours d’eau de la Charles River et de la Mystic River permettent une communication facile avec l’intérieur des terres. Avec le percement du canal Érié au début du XIXe siècle, Boston perd son avantage au profit de New York. La croissance du trafic dans le bassin du Mississippi et des Grands Lacs éclipse également l’influence de Boston. Aujourd’hui, la Charles River sépare Boston de Cambridge et Charlestown. À l’est de la ville se trouvent le port de Boston et ses îles. La rivière Neponset délimite la frontière entre Boston et les villes voisines de Quincy et Milton, au sud-est. Plus du quart<ref>Article « Boston » dans Encyclopædia Britannica, 1994, p.173</ref> du territoire de la commune est sous le niveau de la mer, qu’il s’agisse de la Charles River ou du quartier du port.

[modifier] Climat

Le climat de Boston est à l’image de celui de la Nouvelle-Angleterre : il s’agit d’un climat tempéré de façade orientale, qui se caractérise par une amplitude thermique relativement importante (25°C). La Nouvelle-Angleterre ne bénéficie pas du rôle de régulateur thermique de l’Océan Atlantique, ni des effets du Gulf Stream. La position de Boston expose la ville aux flux méridiens froids en hiver et chauds en été, qui apportent des perturbations. Le total annuel des précipitations, sous forme de pluie ou de neige, est de 1 054 mm. La région est assez régulièrement arrosée tout au long de l’année, avec un maximum des précipitations en novembre. Les températures sont contrastées entre l’hiver et l’été, celui-ci se prolonge jusqu’en septembre et octobre : on désigne cette période par l’expression « été indien ». Lorsque les masses d’air tropical chaudes et humides remontent du golfe du Mexique, les Bostoniens connaissent alors des périodes de canicule, comme celle de l’été 2006. En leur temps, les colons anglais s’étaient trouvés désemparés lorsqu’ils virent leurs récoltes de céréales pourrir en juillet<ref>G. Viers, Éléments de climatologie, Paris, Nathan, 1990, p.130.</ref>. Les hivers sont quant à eux froids et venteux, les tempêtes de neige sont fréquentes : par exemple, le blizzard de février 2006 a paralysé les infrastructures de transport de toute la région.

Climat de Boston</ref>
J F M A M J Jt A S O N D
Températures (°C) -1,9 -0,9 3,7 8,9 14,6 19,8 23,1 22,2 18,2 12,7 7,4 0,9
Précipitations (mm) 91,2 91,9 93,7 91,4 82,6 78,5 72,1 82,3 77,7 83,8 107,2 101,9
Insolation journalière (h) 5,3 6,0 6,9 7,6 8,6 9,6 9,7 8,9 7,9 6,7 4,8 4,6

[modifier] Quartiers, paysage urbain et urbanisme

Image:Searchtool.svg Voir l’article Quartiers de Boston.

Image:Oldandnewboston.jpg

Tout au long de son histoire, l’urbanisme de Boston a connu d’importants bouleversements, liés à la croissance démographique et économique de la cité. Ces mutations peuvent être résumées en trois phases : poldérisation au XIXe siècle, suburbanisation et construction de gratte-ciel au XXe siècle. La capitale du Massachusetts a su préserver son patrimoine historique et s’adapter aux besoins de la modernité.

Boston est l’une des plus anciennes villes des États-Unis. Sa prospérité économique au XIXe siècle permet aux élites enrichies de se faire construire de belles demeures victoriennes à Beacon Hill. L’urbanisme des premières décennies du XIXe siècle est marqué par les réalisations de l’architecte Charles Bulfinch : celui-ci transforme la ville coloniale en une cité américaine moderne. Il dessine plusieurs maisons en briques, notamment à Louisburg Square, ainsi que la Massachusetts State House, en style néoclassique. De nouvelles rues sont percées comme la Commonwealth Avenue, large de 60 mètres<ref>Article « Boston » dans Encyclopædia Britannica, 1994, p.175</ref>.

Avec la croissance économique et l’immigration, la ville ne cesse de s’étendre : enserrée au nord d’une péninsule, la ville coloniale se trouve vite à l’étroit. Le comblement et l’assèchement des marécages tout au long du XIXe siècle permet d’aménager de nouveaux quartiers. À la fin du XIXe siècle, le quartier de Back Bay est complètement poldérisé ; la hauteur des maisons est limitée par une législation stricte. Entre 1630 et 1890, la superficie de Boston est multipliée par trois. La ville crée de nouveaux parcs et jardins publics : le Boston Common, acheté par la ville en 1634, est agrandi dans les années 1830. L’architecte-paysager Frederick Law Olmsted (1822-1903) fait aménager le Fenway Park à West Roxbury. Les magnats de l’industrie, de la finance et du commerce fondent les grandes institutions culturelles et sociales, ce qui entraîne le déplacement du centre de gravité de la ville vers l’ouest.

Tout au long du XIXe siècle, la ville se dote des infrastructures et des institutions d’une ville moderne : les premiers égouts sont aménagés à partir de 1823. Une police en uniforme est organisée en 1845. Le métro est mis en place en 1896, avant celui de New York et fut ainsi le premier métro d’Amérique du Nord. En 1910, l’achèvement d’un barrage crée le bassin de la Charles River, au nord-ouest. L’apparition de l’omnibus, du métro puis de l’automobile, entraîne un processus de périurbanisation. Une partie des classes moyennes quittent le centre pour s’installer en banlieue. Les quartiers dégradés sont laissés aux immigrants récents. L’étalement urbain s’accompagne de l’annexion de communes périphériques telles que Dorchester, Roxbury, West Roxbury, Brighton et Charlestown. Un organisme de coopération entre les municipalités de l’agglomération est mis en place : c’est la Metropolitan District Commission (1919).

Dans les années 1960, le code de l’urbanisme est modifié et autorise les tours de bureaux. Jusque là, Boston n’avait aucun édifice très élevé, à part les bâtiments administratifs et les clochers des églises. Dès lors, l’allure de la skyline se transforme avec l’apparition de gratte-ciel. Le premier est la Prudential Tower (1964, 229 mètres). D’autres buildings sortent de terre dans les années 1970 : le One Boston Place (183 m.), la John Hancock Tower (241 m.) ou encore le Federal Reserve Bank Building (196 m.). En 2006, 18 bâtiments dépassent les 150 mètres.

Aujourd’hui, le plan des rues présente des singularités par rapport à ceux des autres métropoles américaines : la configuration du site a entraîné l’élaboration d’un plan circulaire. À la différence des autres centres-villes du pays, le quartier des affaires n’est pas organisé selon un plan en damier. Le réseau des rues et des routes forme plutôt un plan radioconcentrique. Ce dessin accentue la centralité et provoque des embouteillages à l’intersection des principaux axes. La municipalité tente de pallier ces difficultés de circulation en faisant la promotion des moyens de transports en commun, mais aussi en perçant des tunnels comme le Big Dig. Une partie des activités industrielles et tertiaires se sont installées en périphérie et se sont implantées à proximité des échangeurs autoroutiers. Malgré le grand incendie de 1872 et plusieurs destructions, le centre a su garder et rénover les édifices de l’époque coloniale. On peut en parcourir une partie à pied grâce à des rues piétonnes ainsi qu’au Freedom Trail. Les opérations de réhabilitation lancées depuis quelques années ont pour but de revitaliser le centre.

[modifier] Démographie

Evolution de la population<ref>Source : article Boston,Wikipédia en anglais</ref>
Année Habitants
1700 7 000*
1790 18 320
1800 24 937
1810 33 787
1820 43 298
1830 61 392
1840 93 383
1850 136 881
1860 177 840
1870 250 526
1880 362 839
1890 448 477
Année Habitants
1900 560 892
1910 670 585
1920 748 060
1930 781 188
1940 770 816
1950 801 444
1960 697 197
1970 641 071
1980 562 994
1990 574 283
2000 589 141
2006 ~600 000+
(*) Estimation

Au début du XVIIIe siècle, Boston était l’une des villes les plus peuplées des treize colonies britanniques. Malgré sa croissance démographique spectaculaire, elle n’a cessé de reculer dans le classement des villes américaines. Elle est notamment dépassée par New York dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle. En 1690, Boston compte 7 000 habitants, en 1742, environ 16 000<ref>Sophie Body-Gendrot, Les villes américaines, 1997, p.13</ref>. Dans les années 1830, la population augmente de 52 %, grâce à l’immigration<ref>Article « Boston » dans Encyclopædia Britannica, 1994, p.176</ref>.

La crise des années 1950-1970 a fait partir une partie des Bostoniens. Mais depuis les années 1990, l’agglomération gagne à nouveau des habitants, notamment grâce aux rénovations urbaines, aux reconversions industrielles et à la gentrification. Le retournement de situation reste fragile car, entre 2000 et 2005, la commune de Boston a perdu 30 107 résidents<ref>Michael Levenson, Yuxing Zheng, « Immigrant numbers up 15% in state since 2000 », dans le Boston Globe du 16/08/2006, [lire en ligne]</ref>. Cependant, trois quartiers se distinguent par leur croissance démographique : il s'agit de Central Boston, East Boston et North Dorchester. L’aire métropolitaine de Boston, soit un territoire allant jusqu’à Lawrence, Salem, Nashua et Worcester, compte aujourd’hui près de six millions d’habitants.

L’originalité de la commune vient de sa petite taille (232 km²) comparée à celle de villes américaines d’importance semblable. La densité y est relativement élevée (4 696 hab./km² contre 3 127 hab./km² à Washington DC par exemple), ce qui la rapproche des villes européennes<ref>Londres a une densité de 4 700 hab./km²</ref>.

[modifier] Répartition ethnique

Boston est devenue une ville cosmopolite au XIXe siècle. Elle est alors avec New York l’une des portes d’entrée aux États-Unis pour de nombreux Européens (Irlandais, Italiens, Allemands et Russes). Une partie des immigrants ne reste pas à Boston, comme le montre le film Horizons Lointains : ils deviennent les pionniers de la conquête de l’Ouest. Après la Guerre de Sécession, de nombreux Noirs migrent vers les cités industrielles du Nord-Est des États-Unis. À Boston, ils s’établissent dans le quartier de Roxbury, au sud du centre-ville ainsi qu'à Mattapan et North Dorchester<ref>D'après les données de Boston's population 2000, Boston Redevelopment Authority, 2000, [lire en ligne]</ref>. De nos jours, la part de la population afro-américaine est relativement importante : elle représente environ 1/4 des habitants. Les minorités de Latinos les plus nombreuses sont dans le quartier de Roxbury<ref>D'après les données de Boston's population 2000, Boston Redevelopment Authority, 2000, [lire en ligne]</ref>.

En 1900, près de la moitié des Bostoniens est d’origine irlandaise<ref>Article « Boston » dans Encyclopædia Britannica, 1994, p.175</ref>. Aujourd’hui, les descendants d'Irlandais ne représentent plus que 16 % de la population<ref>D’après les chiffres du bureau du recensement</ref> et se concentrent essentiellement dans le quartier de South Boston. La plus célèbre famille d’origine irlandaise, les Kennedy, vient d’ailleurs de l’agglomération de Boston.

[modifier] Disparités sociales

Le revenu moyen des ménages bostoniens s’élève à 55 183 $ en 2004<ref>D’après http://www.tbf.org/indicators2004/economy/indicators.asp?id=2430</ref> : il est inférieur à celui de San Francisco mais plus élevé que celui de New York. Les dépenses affectées au logement sont importantes, en partie à cause de la gentrification. Le taux de chômage s’établit à environ 5 %<ref>4,6 % pour Boston-Cambridge-Quincy en mai 2006 d’après http://www.bos.frb.org/economic/neei/summaries/ma.pdf ; voir l’évolution du chômage sur les 15 dernières années sur http://lmi2.detma.org/lmi/lmi_town.asp?Area=000 051</ref> et se situe dans la moyenne nationale. La part des actifs est supérieure à la moyenne de l'État et du pays. Boston souffre des mêmes maux que les autres villes-centres américaines : certains quartiers connaissent une grande pauvreté, en particulier dans la communauté afro-américaine de Roxbury. L'importante présence d'étudiants (Allston et Brighton) et de populations défavorisées peuvent expliquer en partie la relative faiblesse du revenu moyen par foyer.

Répartition de la population par âge en 2000<ref>D’après les données du bureau de recensement ; NB pour les USA, chiffres 2002</ref>
Classe d’âge Boston Massachusetts États-Unis
< 18 ans 19,8 % <center> 23,6 %
21 %
18 - 65 ans 69,8 %
62,9 %
66,4 %
> 65 ans 10,4 %
13,5 %
12,6 %

</center>

Répartition de la population par groupe ethnique en 2000<ref>D’après les données du bureau de recensement ; le groupe blanc inclut les Hispaniques ; le groupe amérindien prend aussi en compte les populations autochtones d’Alaska ; la catégorie "autres" désigne les autres origines et les personnes se déclarant métis</ref>

Groupe Boston Massachusetts États-Unis
Blancs 54,5 % <center> 84,5 %
77,2 %
Noirs 25,3 %
5,4 %
12,9 %
Asiatiques 7,5 %
3,8 %
4,2 %
Amérindiens 0,4 %
0,2 %
1,5 %
Autres 12,3 %
6,1 %
4,2 %

</center>

Quelques indicateurs socio-économiques pour l’année 2000<ref>Source pour Boston et le Massachusetts : http://quickfacts.census.gov/qfd/states/25/2 507 000.html ; source pour les États-Unis : [1]</ref> :

Indicateur Boston Massachusetts États-Unis
Niveau bac<ref>Highschool graduate</ref> ou plus 78,9 % <center> 84,8 %
80,4 %
Deux ans d’études<ref>Bachelor’s degree</ref> ou plus 35,6 %
33 %
24,4 %
Pauvres<ref> Pourcentage de la population vivant sous le seuil de pauvreté</ref> 19,5 %
9,3 %
12,4 %
Taux de chômage 4,6 %
3 %
3,7 %
Revenu moyen par foyer 39 629 $
50 502 $
41 994 $

</center>

[modifier] Culture

[modifier] Festivals et événements

Chaque année plusieurs festivals de cinéma se tiennent à Boston : le plus important est le festival du film de Boston (Boston Film Festival) qui dure une semaine, en général au début du mois de septembre. Le festival du film français (Boston French Film Festival) est organisé chaque année depuis 1996 : il a lieu en juillet en coopération avec les services culturels de l’ambassade française. Le festival du film juif (Boston Jewish Film Festival) a été mis en place en 1989<ref>Voir la présentation sur le site en anglais</ref>. Enfin, le festival du film underground (Boston Underground Film Festival) et celui du film gay et lesbien (Boston Gay & Lesbian Film/Video Festival) existent depuis quelques années et représentent le cinéma indépendant.

Dans le domaine de la musique, Boston organise un festival de musique baroque (The Boston Early Music Festival) depuis 1980 qui attire les spécialistes du monde entier.

Tout au long de l’année, de nombreuses parades défilent dans les rues de la ville et témoignent de sa diversité culturelle : Gay pride et parade haïtienne en juin, fête porto-ricaine en juillet, dominicaine en août, etc.

[modifier] Cinéma et télévision

Boston a inspiré de nombreux réalisateurs de cinéma : plusieurs films reprennent les caractères originaux de la ville. Ainsi, les personnages principaux de Mystic River, réalisé par Clint Eastwood (2003), ont été élevés dans la communauté irlandaise. The Departed (Martin Scorcese, 2006) évoque le quartier irlandais de South End. Will Hunting (Gus Van Sant, 1997) met en valeur l’importance de l’enseignement supérieur et de la recherche dans l’agglomération. Dans Terrain d’entente des Frères Farrelly (2005), l’héroïne tombe amoureuse d’un joueur des Red Sox de Boston.

Par ailleurs, Boston a été rendue célèbre dans le monde grâce à la télévision. Trois séries judiciaires créées par David Edward Kelley ont pour cadre Boston : The Practice : Bobby Donnell & Associés, Boston Justice et Ally McBeal. Cette dernière montre à chaque épisode des plans de la skyline et du palais de justice. La série Cheers raconte le quotidien d’un bar de Boston. La Vie de palace de Zack et Cody a pour décor un palace de la ville. Les intrigues de deux séries policières, Preuve à l’appui et Banacek se déroulent également dans les rues de Boston. La série Sabrina, l’apprentie sorcière joue sur la proximité de Salem.

[modifier] Littérature

[modifier] Les écrivains de Boston


L’évolution de la littérature à Boston est le reflet de l’histoire de la ville. Les premières formes de littérature se manifestent dans les écrits des pasteurs de la colonie de la baie du Massachusetts. Cotton Mather (1663-1728) est représentatif de ces premiers auteurs : il laissa une œuvre écrite de plus de 450 livres et pamphlets.

Le mouvement des Lumières inspire les écrits politiques du Bostonien Samuel Adams et la presse de la ville (Independant Advertiser, Boston Gazette, Massachusetts Spy, etc.) se fait l’écho des revendications des patriotes. The Power of Sympathy (en français : Le Pouvoir des affinités, Boston, 1789), écrit par William Hill Brown (1756 - 1793) est considéré comme le premier roman américain. Il fit d’ailleurs scandale dans la bonne société bostonienne et dut être publié anonymement pendant plusieurs années.

Le courant abolitionniste se développe parmi les auteurs résidant à Boston : Samuel Sewall (1652 - 1730) ou William Ellery Channing (1780 –1842) ont écrit contre l’esclavage. Image:Phillis Wheatley statue.jpg Phyllis Wheatley, (1753-1784) a vécu à Boston ; elle est considérée comme la première poétesse afro-américaine des États-Unis. En 1770, elle écrivit un hommage poétique au calviniste George Whitefield, qui eut une large audience à Boston. Dans les années 1830, Boston est l’un des foyers du transcendantalisme : la ville est en effet le berceau du Transcendental Club qui entendait s'opposer à l’intellectualisme de Harvard. La première réunion, auquel assistait notamment Ralph Waldo Emerson, eut lieu à la maison de George Ripley, le 8 septembre 1836.

Au XIXe siècle, de nombreux écrivains américains (Ralph Waldo Emerson, Nathaniel Hawthorne, Henry James, etc.) habitent dans l’agglomération de Boston. Le poète et romancier Edgar Allan Poe (1809-1849) est né à Boston. Au XXe siècle, la ville accueille des écrivains européens réfugiés comme le Libanais Khalil Gibran (1883-1931), l’Espagnol Pedro Salinas (1891-1951) ou le Roumain Elie Wiesel (né en 1928).

[modifier] Les œuvres littéraires sur Boston

En 1850, Nathaniel Hawthorne (1804 - 1864), publie La lettre écarlate qui raconte le sort d’Hester Prynne, une jeune femme vivant dans une communauté puritaine à Boston. L'action du livre se situe entre 1642 et 1649. The Bostonians, un roman d'Henry James (1843-1916), aborde le thème du rôle des femmes dans la société de la fin du XIXe siècle. Dans l’une des nouvelles de Jacques Futrelle (1875-1912) la ville de Boston est le lieu de résidence de la Machine à Penser et accueille des championnats du monde d'échecs. Une partie du roman Le Bruit et la fureur (1929) de William Faulkner (1897-1962), se déroule à Boston. Enfin, Stephen King choisit la capitale du Massachusetts pour faire évoluer les personnages de son roman Cellulaire (2006).

[modifier] Musique

L’académie de musique de Boston (The Boston Academy of Music) est la compagnie d’opéra la plus célèbre de la ville. Le conservatoire de musique de Boston (The Boston Conservatory of Music) est un lieu important de la vie culturelle. Il programme des spectacles de danse, de théâtre ou de musique. L’orchestre symphonique de Boston (The Boston Symphony Orchestra) est l’une autre institution dynamique de l’agglomération. Il est considéré comme l’un des dix meilleurs du monde<ref>Éric Dahan, « L’âge d’or du Boston Symphony », dans Libération du 12/10/2005, [lire en ligne]</ref>. La société Handel et Hayden (The Handel and Hayden Society) propose depuis 1815 des concerts de musique classique. Depuis 1996, le Boston Modern Orchestra Project organise des concerts dans différents endroits de la ville, tout comme le Berklee College. En été des orchestres de rue se produisent à Faneuil Hall, Copley Square ou sur l’esplanade de la Charles River.

[modifier] Œuvres musicales sur Boston

Le premier mouvement des Three places in New-England composé par Charles Ives, et intitulé The "Saint-Gaudens" in Boston Common, fait référence à un bas-relief situé au nord-est du parc Boston-Common, sculpté par Augustus Saint-Gaudens qui rend hommage au colonel nordiste Robert Gould Shaw et à son bataillon de soldats noirs volontaires.

[modifier] Arts du spectacle

Le bâtiment du Huntington Theatre abrite depuis 1925 le premier théâtre public américain. Les Bostoniens le connaissent sous le nom de Boston University Theatre. Le Majestic Theatre propose des spectacles divers (opéra, danse, théâtre ...) dans un bâtiment du début du XXe siècle en style Beaux-Arts. La ville compte de nombreux autres lieux de représentation comme le Boston Center for the Arts, le Virginia Wimberly Theatre, le Nancy and Edward Roberts Studio Theatre, le Shubert Theater (1910) ou encore le Wang Theater (1925), l’Orpheum, etc.

[modifier] Bibliothèques

Image:Boston Public Library1.jpg La Bibliothèque publique de Boston conserve environ 14,9 millions de livres<ref>D’après l’ American Library Association, http://www.ala.org/ala/alalibrary/libraryfactsheet/alalibraryfactsheet22.htm</ref>, et des centaines de milliers d’autres documents (photographies, cartes anciennes, manuscrits, dessins …) couvrant tous les domaines du savoir. En 1895, l’architecte Charles Follen McKim, se voit confier le projet de la bibliothèque sur le Copley Square. À cette époque, la première bibliothèque de Mason Street, ouverte en 1854, était devenue trop petite. En 1972, le site est encore agrandi grâce aux travaux de Philip Johnson. Aujourd’hui, l’institution compte 27 bibliothèques de quartier dans toute l’agglomération. L’intérieur est décoré par les fresques du Français Pierre Puvis de Chavannes et de l’Américain John Singer Sargent. Le Boston Athenæum sert de lieu d’exposition et de bibliothèque : elle conserve plus de 500 000 documents, parmi lesquels de vieux livres, des manuscrits et des photographies. L’édifice, construit au milieu du XIXe siècle et agrandi en 1913-1914, a été classé monument historique. Il est l’un des hauts lieux de la culture et de la recherche bostonienne. Les bibliothèques universitaires, la Massachusetts Historical Society, la bibliothèque d’État (State Library) participent également au prestige culturel de la ville.

[modifier] Musées

Musées d’art et d’histoire, vieux bateaux, ateliers d’artistes, les musées de Boston réunissent des collections exceptionnelles et variées. Certains organisent chaque année des expositions prestigieuses.

Fondé en 1870 et ouvert au public en 1876, le Musée des Beaux-Arts de Boston est le principal musée de la ville. Il présente un large choix d’œuvres (peintures, objets d’art, photographies) provenant de tous les continents. Situé dans un petit palais de style renaissance vénitienne, le musée Gardner a été inauguré en 1903. Ses collections, riches de plus de 2 500 œuvres et objets, illustrent différentes époques de l’art, de l’Antiquité au XIXe siècle. L’Institut d’Art Contemporain de Boston propose des expositions temporaires dans une ancienne station de police et de pompier.

D’autres musées reflètent l’intérêt des Bostoniens pour l’histoire (musée et bateau de la Boston Tea Party, musée d’Histoire afro-américaine, Bibliothèque Kennedy, Boston Historical Society and Museum), la mer et les activités portuaires (aquarium de Nouvelle-Angleterre, Boston National Historical Park, Charlestown Navy Yard, USS Constitution) ou les sciences et techniques (musée de la science, musée des transports). Le Boston Children’s Museum propose des activités ludiques et pédagogiques. D’autres musées attendent les visiteurs sur le Freedom Trail.

[modifier] Patrimoine historique

Le chemin de la Liberté (Freedom Trail) est une ligne rouge peinte dans les rues de Boston et qui permet aux touristes de suivre un circuit de découverte des principaux monuments et hauts-lieux de la ville, sur environ six kilomètres. Les 16 sites officiels de ce parcours sont :

  1. Boston Common, un jardin public fondé au XVIIe siècle
  2. Massachusetts State House, qui abrite les assemblées législatives de l’état
  3. Park Street Church, une église édifiée au début du XIXe siècle
  4. Granary Burying Ground, cimetière du XVIIe siècle
  5. King’s Chapel, église anglicane du XVIIe siècle
  6. Le cimetière de la King’s Chapel, le plus ancien de Boston
  7. Statue de Benjamin Franklin et site de la première école publique de Boston
  8. Old Corner Bookstore, maison du début du XVIIIe siècle
  9. Old South Meeting House, siège d’assemblées politiques et religieuses au XVIIIe siècle
  10. Old State House, le premier parlement de la ville
  11. Site du Massacre de Boston
  12. Faneuil Hall et Quincy Market, anciens marchés et halles
  13. Maison de Paul Revere, la plus ancienne des maisons bostoniennes (XVIIe siècle)
  14. Old North Church, église construite au début du XVIIIe siècle
  15. USS Constitution, navire de guerre du XVIIIe siècle
  16. Site de la bataille de Bunker Hill
Quelques sites du chemin de la Liberté :

[modifier] Enseignement supérieur et recherche

Image:BCburnslawnsunset.jpg

La forte concentration d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche explique le surnom de Boston, l’ « Athènes de l’Amérique ». L’agglomération compte une centaine d’institutions publiques ou privées qui concourent à sa réputation d’excellence depuis la période coloniale. Parmi elles, les 65 colleges et universités<ref name="Geo">Jacques Bethemont, Jean-Michel Breuil, Les États-Unis, une géographie régionale, Paris, Masson, 2e édition, 1996, ISBN 2225850216, p.15</ref> font de Boston une ville étudiante. Cependant, le MIT et Harvard ne se trouvent pas dans les limites de la commune, mais sont installés à Cambridge, sur l’autre rive de la Charles River.

Le Boston College fut créé en 1827 dans le South End avant de déménager à Chestnut Hill. L’université de Boston, fondée en 1869, est aujourd’hui la quatrième plus grande université du pays avec environ 30 000 étudiants et le second employeur de la ville<ref>Site officiel de l’université de Boston</ref>. L’université du Massachusetts est un établissement d’enseignement supérieur public situé dans le quartier de Dorchester. Le collège Emerson (3 700 étudiants) est situé non loin du Boston Common et propose des formations dans les arts et la communication. La Northeastern University dispose d’un grand campus sur l’avenue Huntington dans le quartier de Fenway. Le Wentworth Institute of Technology propose plusieurs formations de haut niveau en architecture ou en informatique par exemple. L’université Suffolk (4 600 étudiants) est une école de droit qui garde un campus sur Beacon Hill. Il existe bien d’autres établissements d’enseignement supérieur : le Simmons College (1899), l’Emmanuel College (1919)… Boston compte également de nombreux lieux de formation aux arts du spectacle, à la musique (New England Conservatory of Music, Boston Conservatory, Berklee College of Music).

Les publications médicales de Boston sont deux fois plus nombreuses que celle de la France entière<ref>Jean-Claude Prager, « Mondialisation et santé : la France décroche » dans Libération du 23/05/2006</ref>. La ville dispose d’une importante concentration de laboratoires et de lieu de formation en relation avec la santé : les écoles de médecine de Harvard et de l’Université de Tufts ne sont pas à Cambridge mais bien à Boston. C’est à Boston qu’eut lieu, en 1954, la première greffe de rein.

[modifier] Religion

L’histoire de l’immigration à Boston permet d’expliquer la diversité des confessions présentes dans la ville. Depuis le XIXe siècle, la capitale du Massachusetts est un centre majeur du catholicisme aux États-Unis : le Boisi Center for Religion and American Public Life, qui fait partie du Boston College, demeure la plus ancienne université jésuite du pays. Boston est le siège d’un archevêché catholique. L’archidiocèse métropolitain rassemble six diocèses. L’archevêque de Boston porte le titre de cardinal, ce qui l’autorise à participer aux élections pontificales. En 2002, la ville est secouée par le scandale des abus sexuels dans le clergé catholique, qui a mené à la destitution de l’archevêque Bernard Law. Les descendants des migrants d’Europe de l’Est forment une communauté orthodoxe importante encadrée par deux métropolites (Mgr Ephraim et Mgr Moses). Le judaïsme est également bien représenté.

[modifier] Gouvernement municipal et administration

[modifier] Institutions

Les institutions municipales de Boston sont réglementées par une charte. La municipalité a un système de « maire fort » : celui-ci dispose d’un droit de veto<ref>Sophie Body-Gendrot, Les villes américaines, 1997, p.96</ref> et de prérogatives importantes. Le maire est élu pour quatre ans au suffrage universel. Il est secondé par un administrateur en chef pour la gestion des affaires courantes.

Le conseil municipal est élu tous les deux ans dans le cadre des neuf arrondissements. Les habitants de chaque arrondissement élisent un conseiller. Il y a quatre sièges pour les conseillers qui représentent la ville entière. Le Comité des écoles est nommé par le maire, de même que les chefs de service de la ville.

[modifier] Tendances politiques

Dans le passé, Boston a montré à la fois son attachement aux valeurs conservatrices des puritains, mais aussi sa capacité d’ouverture et de non-conformisme : pendant la guerre de Sécession, Boston fut le foyer le plus actif de la lutte antiesclavagiste<ref name="Geo"/>. La ville a souvent été le lieu de la contestation pacifique, pendant la guerre du Viêt Nam ou la guerre en Irak. La tradition démocrate est importante, surtout depuis le mandat présidentiel de John F. Kennedy. Depuis 1929, tous les maires de Boston sont de cette tendance politique. En 2004 a eu lieu la convention démocrate pour l’élection présidentielle du candidat John Kerry. Ce dernier possède une maison dans le quartier de Beacon Hill.

[modifier] Boston, capitale du Massachusetts et de la Nouvelle-Angleterre

Image:Boston State House MA.JPG Boston est un centre de décision : elle est le chef-lieu du comté de Suffolk, le centre de l’administration américaine pour la Nouvelle-Angleterre et le siège du premier district de la réserve fédérale des États-Unis. En tant que chef-lieu du Massachusetts, la ville est le siège du pouvoir législatif de l’État : la Chambre des Représentants et le Sénat se réunissent dans la Massachusetts State House et possèdent des services près du Government Center. La cité fait partie du Metropolitan Area Planning Council, une institution d’urbanisme qui regroupe 101 communes autour de Boston<ref>Michael Levenson, Yuxing Zheng, « Immigrant numbers up 15% in state since 2000 », dans le Boston Globe du 16/08/2006, [lire en ligne]</ref>. Enfin, Boston est le quartier général du premier district naval. On y trouve plusieurs représentations diplomatiques comme les consulats français, belge, suisse et canadien.

[modifier] Économie

[modifier] Passé économique

L’économie de Boston a d’abord reposé sur le commerce transatlantique et le cabotage. Pendant la période coloniale, le port reçoit des produits venant d’Angleterre. Il expédie les productions des colonies du sud et du centre (riz, tabac et indigo). Le trafic des marchandises avec les Antilles est important : au XVIIIe siècle, Boston exporte du bois, de la farine, de l’huile de baleine, de la viande et du poisson ; ses marchands reviennent avec du sucre, du rhum, des mélasses et du tafia<ref>Fernand Braudel, Civilisation matérielle, économie et capitalisme, XVe-XVIIIe siècle, tome 2, Paris, Armand Colin, 1979, page 511</ref>). Dès le XVIIe siècle, ces activités portuaires stimulent la construction navale, la métallurgie, le textile, la pêche et la distillerie. L’essor économique colonial enrichit la classe de marchands. Au milieu du XIXe siècle, Boston accueille des milliers d’Irlandais qui fuient la famine dans leur pays. Ils sont employés dans l’industrie textile<ref>Roger Brunet (dir.), Géographie universelle : États-Unis, Canada, Paris, Hachette, 1992, p.124</ref>. La confection et l’habillement connaissent une expansion considérable. En 1906, New Balance voit le jour à Boston. Le secteur secondaire a connu une crise importante après la Seconde Guerre mondiale et a vu fondre ses effectifs.

[modifier] Aujourd’hui

Image:ConleyTerminalBoston 2.jpg Le secteur industriel emploie 12 339 personnes soit 2,3 % de la population active<ref>http://lmi2.detma.org/lmi/lmi_town.asp?Area=000 051</ref>. Les industries de haute technologie se sont développées en liaison avec les centres de recherche et les grandes universités. Elles ont permis la reconversion industrielle de l’agglomération de Boston dans les années 1980 et ont fourni de nombreux emplois. L’industrie pharmaceutique est représentée par les groupes Millennium Pharmaceuticals, Millipore Corp. ou Biogen Idec. Le secteur de la santé se développe en liaison avec les instituts de recherche et le principal hôpital de la ville (Massachusetts General) : Boston Scientific est l’un des géants de l’appareillage médical. Plusieurs entreprises informatiques (DEC, Data General ...) se sont implantées le long de la Route 495 et de la Route 128, qui traverse une trentaine de communes de l’agglomération et est connue mondialement pour longer une grande concentration de haute technologie<ref>Jean-Pierre Paulet, Géographie urbaine, Paris, Colin, 2000, ISBN 2200250444, p.96</ref>. Les parcs technologiques symbolisent la reconversion industrielle de la métropole. La ville reste également l’un des principaux foyers d’édition et d’imprimerie d’Amérique du Nord (voir le paragraphe sur les médias ci-dessous). Les usines de confection, d’agro-alimentaire et de fabrication de machines complètent le tissu industriel de la commune.

Le secteur tertiaire salarie des milliers de personnes. L’enseignement supérieur reste l’un des employeurs principaux de l’agglomération. Les services bancaires et financiers se concentrent dans le quartier des affaires avec Fidelity Investments ou le siège régional de Bank of America. La compagnie Gilette a installé son siège social à Boston, de même que les cabinets du Boston Consulting Group et du Boston Globe Consulting. Le secteur de la santé et les services sociaux constituent le premier employeur de la commune<ref>http://lmi2.detma.org/lmi/lmi_town.asp?Area=000 051</ref>.

  • Le port de Boston : 83 352 conteneurs sont passés par le terminal Conley en 2002<ref name = MassaTrans>Massachusetts Transportation Facts 2004 [lire en ligne]</ref>. Le trafic total du port était en 2001 de 14 millions de tonnes de marchandises manutentionnées<ref name="IEM">André Gamblin, Images économiques du monde 2004, Paris, Colin, 2003, p.355</ref>, ce qui le situe très loin derrière le port de Houston (176 millions de tonnes) ou de New York (73 millions de tonnes). Les produits transportés sont pour l’essentiel le papier, le bois, le poisson, le pétrole et l’alcool.

[modifier] Médias

[modifier] Presse

Boston possède une vieille tradition dans le secteur de l’édition et de la presse : dès 1690 paraît un premier journal imprimé, Publick occurrences, suivi en 1704 du Boston News-Letter<ref>KASPI André, DURPAIRE François, HARTER Hélène, LHERM Adrien, La civilisation américaine, Paris, Presses Universitaires de France, 2004, page 261</ref>. En 1765, le Stamp Act provoque le mécontentement des imprimeurs contre la métropole anglaise. Au début du XIXe siècle, plusieurs journaux défend l'abolition de l'esclavage : en 1828, le journaliste William Lloyd Garrison (1805-1879) devient le directeur du National Philanthropist à Boston ; il fut aussi l'éditeur du journal abolitioniste, The Liberator, et comme l'un des fondateurs de l'American Anti-Slavery Society. The Atlantic Monthly est un magazine fondé à Boston en 1857 et par l'essayiste et poète Ralph Waldo Emerson : l'écrivain William Dean Howells y écrit plusieurs articles. Le nombre de journaux se multiplie après la Guerre de Sécession : le Boston Globe est fondé en 1872 par des hommes d’affaires.

Aujourd’hui, l’offre de journaux et de magazines reste importante ; cela témoigne du dynamisme de la vie culturelle bostonienne : le mensuel Boston Magazine, diffusé à 70 000 exemplaires, est entièrement tourné vers Boston<ref>Site du Boston Magazine</ref>. Le bimestriel littéraire Boston Review, diffusé à 10 000 exemplaires, est destiné aux écrivains et aux universitaires ; il expose les débats d’idées des campus bostoniens. Fondée en 1975, la Boston Review est rédigée par le bureau du département de sciences politiques du Massachusetts Institute of Technology. La revue doit son renom à des écrivains tels que Noam Chomsky, Ralph Nader ou Tom Paine<ref>Site de la Boston Review</ref>. The Boston Globe, diffusé à 435 000 exemplaires, représente le grand quotidien de la Nouvelle-Angleterre. En 1993, il a été racheté par le New York Times<ref>Site du Boston Globe</ref>. Les quotidiens The Boston Herald, The Boston Phoenix et Christian Science Monitorest sont aussi basés dans la ville.

[modifier] Radio

Sept principales radios émettent sur la région de Boston : WRKO 680 AM, WEEI 850 AM, WBZ 1030 AM, NPR, WBUR, WGBH. Des radios universitaires complètent l’offre avec WZBC (Boston College), WERS (Emerson), WUMB (UMass Boston) et WMFO (Tufts University).

[modifier] Sports

Image:Fenway park.jpg

Equipe Ligue Stade Création Titres
Boston Red Sox MLB (baseball) Fenway Park 1893 6
Boston Celtics NBA (basketball) TD Banknorth Garden 1946 16
New England Patriots NFL (football américain) Gillette Stadium 1960 3
New England Revolution MLS (football) Gillette Stadium 1996 0
Boston Bruins LNH (hockey sur glace) TD Banknorth Garden 1924 5
Boston Frenzy ABA (basketball) 2004 0
Boston Cannons MLL (crosse) Nickerson Field 2001 0

Si Boston bénéficie surtout d’une réputation de ville intellectuelle, cela ne l’empêche pas d’avoir aussi de grandes équipes sportives. En base-ball, la rivalité est exacerbée entre les Red Sox et les New York Yankees. En moins acharnée, la rivalité en basket entre les Celtics et les Lakers de Los Angeles, personnifiée par l'opposition entre un Larry Bird aux racines irlandaises et campagnardes et l'urbain Noir Magic Johnson, a passionné l'Amérique dans les années 80. Les Celtics ont le record historique de titres NBA (16). L’équipe de football américain, les Patriots de la Nouvelle Angleterre a vu le jour en 1960 et a remporté la finale du Super Bowl en 2005.

La ville compte de nombreux équipements sportifs : le TD Banknorth Garden reçoit les deux grandes équipes des Boston Bruins et des Boston Celtics. Le Fenway Park, construit en 1912 dans le Fenway Kenmore, est l’un des plus vieux stades en activité du pays. Il est le domicile des Red Sox de Boston et peut accueillir un peu plus de 38 000 spectateurs. Il faut noter que le Gillette Stadium, inauguré en 2002, ne se trouve pas à Boston même, mais à Foxboro. Il accueille les grands matches de football et de football américain.

Signalons que le sport universitaire contribue au dynamisme et au rayonnement national de Boston. Les équipes de hockey des quatre grands établissements supérieurs<ref>Boston College, Université de Boston, Northeastern University et Harvard</ref> se rencontrent lors d’un tournoi appelé The Beanpot.

Le Marathon de Boston est organisé chaque année depuis 1897 : la course part de Hopkinton et se termine dans le quartier de Back Bay. Plus de 5000 coureurs viennent du monde entier pour y participer <ref>Article « Boston Marathon » dans The New Encyclopaedia Britannica, volume 2, 1994, ISBN 085229591X, p.405</ref>. Depuis 1969, il a lieu le troisième lundi d’avril. Il s’agit du premier marathon ouvert aux femmes en 1972.

Sur mer, The Transat est une course transatlantique en solitaire reliant Plymouth en Angleterre à Boston.

[modifier] Transports

Dès le XVIIe siècle, Boston est rattachée au reste du monde par des liaisons transatlantiques et un système de ferrys constitue les premiers transports en commun. En 1826 est construit le premier chemin de fer du pays. Les transports se sont développés en parallèle avec l’industrialisation et l’urbanisation de la région. Dans les années 1960, le Massachussetts Bay Transportation Authority (MBTA) est fondé pour s’occuper du réseau de transport en commun.

[modifier] Aéroport

L’ aéroport international Logan connecte Boston au reste du pays. Il se trouve à quelques kilomètres dans le quartier d’East Boston. Il se place au 35e rang des aéroports américains<ref>Carly Chynoweth, « Boston, a city of good sports », dans The Times du 16/06/2005 [lire en ligne]</ref> et au 39e rang mondial pour le nombre de passagers (22,6 millions en 2002<ref name="IEM"/>). Il s’agit surtout d’un aéroport d’importance nationale ou régionale. Des navettes gratuites de bus relient l’aéroport au réseau du métro. Depuis les attentats du 11 septembre 2001, la sécurité a été particulièrement renforcée : le vol 11 d’American Airlines et le vol 175 United Airlines qui effectuaient ce jour-ci la liaison Boston-Los Angeles, se sont écrasés dans les tours du World Trade Center, à New York. En 2002, 162 236 tonnes de courrier et de marchandises sont passées par l’aéroport<ref name = MassaTrans/>.

[modifier] Transport ferroviaire

Les trains de banlieue desservent la région de Boston sur environ 2 700 km² et concernent 175 communes regroupant 2,6 millions d’habitants. Le réseau est géré par la Massachusetts Bay Transportation Authority (MBTA) et il comprend 13 lignes sur près de 750 km de voies ; il est utilisé chaque jour par 140 000 personnes en moyenne<ref>Chiffres 2006, d’après le site de Veolia environnement</ref>. Il existe deux grandes gares ferroviaires : South Station est l’une des plus importantes de la ville, avec ses 13 quais et ses liaisons avec le bus et le métro. North Station permet de prend le train vers Concord.

[modifier] Métro et bus

Image:Silver Line.jpg Les transports urbains sont gérés par la Massachusetts Bay Transit Authority (MBTA). Un tiers des Bostoniens prennent les transports en commun pour aller travailler<ref>D’après le bureau de recensement</ref>.

Il existe cinq lignes principales de métro - en fait 3 lignes de métro et 2 lignes de tramway représentant environ 100 km de voies - qui desservent l’ensemble de l’agglomération ; chacun de ces lignes est identifiée par une couleur. Les Bostoniens désignent leur métro par la lettre "T".

Il existe 159 lignes de bus dans toute l’agglomération et le parc a été récemment remplacé par des véhicules plus modernes et moins polluants<ref name = MassaTrans/>. Des liaisons en car sont disponibles au terminal de South Station : plusieurs compagnies proposent des dessertes vers les états voisins et le Canada.

[modifier] Bateau

Water Shuttle Boat : des navettes par bateau relient l’aéroport au Long Wharf, à deux pas du centre ville, et à la rive sud de la ville (Quincy et Hull).

[modifier] Vélo

Le vélo est un moyen de transport plébiscité par les étudiants de l’agglomération. Développé à partir des années 1970, le réseau de bandes et de pistes cyclables s’est développé sous l’impulsion du Boston Bicycle Advisory Committee. L’une des plus anciennes est celle qui longe la Charles River

[modifier] Autoroutes, ponts et tunnels


Boston est le terminus est de l’I-90, aussi appelée « Mass Pike ». La Route 128 représente un tronçon de l’I-95, qui ceinture la ville à l’ouest. La route 1 et l’I-93 parcourent l’agglomération du nord au sud. Face aux problèmes d’embouteillages, l’artère centrale (« Central Artery ») qui traverse le centre-ville a été remplacée par un tunnel appelé Big Dig.

[modifier] Bostoniens célèbres

Les personnages historiques les plus célèbres nés à Boston sont le physicien Benjamin Franklin (1706-1790), le poète Ralph Waldo Emerson (1803-1882) et enfin l'écrivain Edgar Allan Poe (1809-1849). Leur point commun est d'avoir connu une renommée nationale et un rayonnement international. Boston est également le berceau de nombreux hommes politiques tels que Samuel Adams (1722-1803) ou Robert Francis Kennedy (1925-1970). D'autres politiciens sont originaires de l'agglomération ou apparentés aux grandes familles bostoniennes : le président américain Franklin Delano Roosevelt descend de la famille Delano par sa mère ; John Fitzgerald Kennedy est né dans la banlieue sud de Boston. Les peintres John Singleton Copley (1738-1815) et Winslow Homer (1836-1910), l'architecte Louis Sullivan (1856-1924) sont également natifs de la cité. Actuellement, plusieurs Bostoniens font une belle carrière au cinéma (Edward Norton (1969-) et Uma Thurman (1970-)).

[modifier] Jumelages

La première église congrégationaliste de Roxbury Liste des villes jumelées à Boston<ref>Sister cities sur le site de Boston</ref> :

[modifier] Voir aussi

[modifier] Notes

<references/>

[modifier] Bibliographie

  • Ouvrages et revues en français :
    • Mark Jay Mirsky, Boston, éditions Autrement, (ISBN 286260240X)
    • J. Broustail, R. Greggio, « Rénovation urbaine et gestion publique : l’exemple de Boston », Revue de la société de géographie, n°80, déc. 1989, p.3-12.
    • Sophie Body-Gendrot, Les villes américaines, Paris, Hachette Supérieur, 1997, (ISBN 201145218X)
  • Ouvrages en anglais :
    • Patricia Harris, David Lyon, Boston, Oakland, Compass American Guides, 1999, (ISBN 0679002847)
    • Peter Vanderwarker, Boston Then and Now, Courier Dover Publications, 1982, (ISBN 0486243125)
    • Article « Boston » dans Encyclopædia Britannica, 1994, 15e édition, (ISBN 085229591X), tome 15, Macropaedia, pages 173-178
    • Michael P. Conzen, George K. Lewis, Boston : A Geographical Portrait, 1976, (ISBN 088410432X)
    • Stephan Thernstrom, The Other Bostonians, Poverty and Progress in the American Metropolis. 1880-1970., Harvard U.P, 1974. (ISBN 1583484434)Compte-rendu de l'ouvrage par Olivier Zunz dans les Annales ESC (1977) consultable sur Persée

[modifier] Liens internes

Le centre-ville et le quartier Back Bay, vus de l’autre rive du fleuve Charles

[modifier] Liens externes

Wikimedia Commons propose des documents multimédia sur Boston.

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