Bordeaux
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| Bordeaux | |
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| Pays | France Image:Flag of France.svg |
| Région | Aquitaine (Chef-lieu) |
| Collectivité | {{{collectivité}}} |
| Département | Gironde (préfecture) |
| Province | {{{province}}} |
| Subdivision | {{{subdivision}}} |
| Arrondissement | Bordeaux (Chef-lieu) |
| Canton | Chef-lieu de 8 cantons |
| Code INSEE | 33063 |
| Code postal | 33000, 33100, 33200, 33300, 33800 |
| Maire (mandat) | Alain Juppé (UMP) (2006-2008) |
| Intercommunalité | Communauté Urbaine de Bordeaux (CUB) |
| Latitude Longitude | 44° 50’ 18’’ Nord 00° 34’ 41’’ Ouest |
| Latitude Longitude | 44.838611 -0.578333 |
| Altitude en mètres | min 1 m max 42 m moy 6 m |
| Superficie | 49,36 km² (4 936 ha) |
| Population sans.. | 230 000 habitants (2005) |
| Répartition éthnique | {{{etnies}}} |
| Densité | 4 363 hab./km² |
| Nom des habitants | Bordelais |
| Site(s) Web | Ville de Bordeaux |
| Google Earth Mapquest Carte Michelin | |
Bordeaux (en occitan gascon Bordèu [burˈðɛw]) est une ville du sud-ouest de la France, chef-lieu de la région Aquitaine et du département de la Gironde. La commune est peuplée de 229 900 habitants, tandis que l'aire urbaine en compte 925 200. Elle est traversée par la Garonne. Ses habitants sont appelés les Bordelais.
La ville est connue dans le monde entier pour ses vignobles (voir Vignoble de Bordeaux), surtout depuis le XVIIIe siècle, qui fut pour elle un véritable âge d'or. Capitale de l'ancienne Guyenne (approximativement l'Aquitaine actuelle), Bordeaux fait partie de la Gascogne et elle est située en bordure des Landes de Gascogne.
Sommaire |
[modifier] Héraldique
Les armes de la ville sont « De gueules, à la Grosse Cloche ouverte, ajourée et maçonnée de sable et sommée d'un léopard d'or ; à la mer d'azur chargée d'un croissant d'argent ; au chef de France ancien. »
Dans les anciennes armoiries de la Ville de Bordeaux, les Fleurs de lis représentent les armes des rois de France ; le léopard rappelle les armes de la province de Guyenne dont Bordeaux était la capitale ; le Château reproduit les tours de l'ancien hôtel de ville dont il reste aujourd'hui la Grosse Cloche ; le Croissant figure la courbe décrite par la Garonne devant la ville qui était nommée "port de la Lune" ; les eaux du fleuve baignent les tours de l'hôtel de ville.
Les croissants entrelacés qui sont les petites armoiries ou le chiffre de Bordeaux ont pour origine le croissant symbolique qui figure seul dans les armes de la ville. Ils furent aussi le chiffre de Diane de Poitiers.
On ne les trouve pas avant le milieu du XVIIe siècle. Au XVIIIe siècle, on les trouve fréquemment par exemple sur le fronton de la fontaine Saint-Projet (1736). De nos jours, ils figurent un peu partout et marquent discrètement tout ce qui est la propriété de la ville.
Pour couronne, Bordeaux a une couronne murale à sept créneaux (ville de premier ordre) d'or. En lieu et place de cette couronne murale, on fait souvent figurer sur les armes de cette ville une couronne comtale, qui rappelle que la jurade de Bordeaux (conseil municipal, sous l'Ancien Régime) possédait le comté d'Ornon (comprenant approximativement les actuelles communes de Gradignan et de Villenave d'Ornon) depuis le XVIe siècle. Ainsi la ville de Bordeaux est l'une des très rares collectivités locales, en France, qui "porte" un titre de noblesse remontant avant la Révolution française !
Comme supports : deux antilopes blanches colletées d'une couronne fleurdelisée d'or et enchaînée du même.
[modifier] Devise
LILIA SOLA REGVNT LVNAM, VNDAS, CASTRA, LEONEM, « Les lis seuls règnent sur la lune, les flots, le château et le lion ».
[modifier] Histoire
[modifier] L'Antiquité
Bordeaux fut fondée au IIIe siècle av. J.-C. sous le nom de Burdigala<ref> Au niveau linguistique, Burdigala pourrait être un nom basco-aquitain. Burdi signifierait fer et Gala se traduirait par fonte. Burdigala pourrait donc signifier « Fonte du fer », désignant ainsi un lieu où on forgeait des armes et des objets de la vie courante. Le nom aurait ensuite évolué en Bordigala, puis en Bordale en euskara (basque), Bordèu en gascon et finalement en « Bordeaux ».</ref> en latin, par les Bituriges Vivisques (littéralement 'Bituriges déplacés'), qui sont un peuple gaulois de la région de Bourges. Le premier emplacement est situé à l'embouchure de la Devèze, un affluent de la Garonne, proche de la Gironde. La naissance de Bordeaux n'est pas liée aux qualités du site, car, ville d'embouchure située sur une avancée du plateau landais, elle fut longtemps cernée de marais pestilentiels.
Il s'agissait à l'époque d'un emporium, c'est-à-dire un comptoir de commerce, contrôlant les routes de l'étain et du plomb entre les ports gaulois de la Loire et la République romaine. Après l'occupation romaine, Burdigala se développa et finit par devenir une des villes les plus opulentes de la Gaule. Au IIIe siècle, elle ravit même à Mediolanum Santonum (Saintes) le titre de capitale administrative de la province d'Aquitaine. La ville fut particulièrement prospère sous la dynastie des Sévères (193-235), elle englobait alors le mont judaïque, actuel quartier Saint-Sernin. Mais en 276, la ville fut pillée par les Vandales et s'enferma dans ses murs. La ville continua à briller pendant près d'un siècle, illustrée par ses poètes chrétiens (Ausone, 309-394) et ses saints (saint Paulin de Nôle, 353-431).
Mais cette période de prospérité de Burdigala fut interrompue par différentes invasions: les Vandales en 409, les Wisigoths en 414 et les Francs en 498. Au Xe siècle la ville fut également pillée par les Normands. La ville de Bordeaux sombre alors dans une longue période d'obscurité.
Le seul vestige de l'époque antique : l'amphithéâtre Gallien
[modifier] Le Moyen Âge
Il faut attendre le XIIe siècle pour que Bordeaux retrouve sa splendeur. En effet, suite au mariage d'Aliénor d'Aquitaine, ancienne épouse de Louis VII, avec Henri II Plantagenêt en 1154, la ville devient anglaise. Elle le restera pendant trois siècles, tout comme l'Aquitaine, qui, prononcée à l'anglaise, devient la Guyenne. Bordeaux s'agrandit et se dote d'une deuxième enceinte. C'est au cours du XIIIe siècle que Bordeaux redevient prospère grâce au commerce du vin avec l'Angleterre. C'est à cette époque que la cathédrale Saint-André est construite. Son archevêque, Bertrand de Got, devient pape sous le nom de Clément V en 1305. De 1362 à 1372, sous le règne du Prince Noir, Bordeaux devient capitale d'un État indépendant, mais le Prince Noir dû renoncer à son projet d'ériger la Guyenne en État souverain.
En 1453, suite à la bataille de Castillon, la ville redevient une possession française et la guerre de Cent Ans s'achève. Mais la ville n'apprécie guère la tutelle du roi de France. Afin de surveiller la ville devenue hostile, le roi Charles VII fait bâtir à Bordeaux le château Trompette et le fort du Hâ. Le commerce du vin avec l'Angleterre s'arrête et la ville perd alors sa prospérité. En 1462, le roi Louis XI rend ses libertés à la ville en lui donnant un Parlement.
[modifier] L'époque moderne
En 1585, Montaigne devient maire de Bordeaux. La ville s'apaise et trouve une nouvelle source de profit dans le commerce du pastel de Garonne.
Pendant les luttes de la Fronde entre la noblesse française et le Roi, les bourgeois bordelais forment la Conjuration de l'Ormée. Ce n'est qu'en 1653, après que le jeune Louis XIV eut fait son entrée dans la ville soumise par les armes, que Bordeaux acceptera enfin de faire partie du royaume de France.
Bordeaux connaît sa seconde apogée du milieu du XVIIe siècle jusqu'à la Révolution française. Cette prospérité provient à nouveau de son port. La ville commerce le vin, mais aussi le sucre colonial et les esclaves. Au même titre que Nantes, elle devient en effet un centre négrier et s'enrichit beaucoup grâce au commerce triangulaire. Les archevêques, les intendants et les gouverneurs installés par le roi, embellissent la ville, assèchent les faubourgs marécageux et insalubres et aménagent les anciens remparts. Les intendants Tourny et Boucher feront, à moindre échelle, ce que fera 100 ans plus tard le baron Haussmann à Paris. L'architecte Nicolas Portier construit, à la place des portes fortifiées de la vieille ville, des arcs de triomphe majestueux comme la porte d'Aquitaine (place de la Victoire), la porte Dijaux (place Gambetta/ Rue Porte Dijaux), la porte de la Monnaie (quai de la Monnaie) ou encore la porte de Bourgogne (place Bir-Hakeim). La ville se dote également d'un opéra construit par Victor Louis.
L'architecte de Louis XV, Ange-Jacques Gabriel, crée à la demande de Tourny le Jardin Public, voulu comme un espace vert et un haut lieu de promenade qui rencontre très vite la faveur des Bordelais. Gabriel construit aussi la vitrine de la ville : la place de la Bourse, magnifique ensemble XVIIIe de type versaillais, qui donne sur les quais. Elle sert dans un premier temps d'écrin à la statue équestre du roi Louis XV, statue fondue en 1792 et remplacée en 1869 par la fontaine des Trois Grâces, réalisée d'après des plans de Louis Visconti<ref>Voir un historique de la fontaine des Trois Grâces sur le site de l'office de tourisme de Bordeaux.</ref>. La ville deviendra une des capitales européennes des Lumières dont Montesquieu fut le précurseur.
Bordeaux va beaucoup souffrir pendant la Révolution, le Consulat et le premier Empire. En effet pendant ces trois périodes, la ville ne peut plus commercer via l'Atlantique. La ville songera alors à se révolter à l'appel des députés girondins, mais Jean-Lambert Tallien y fait régner la Terreur.
[modifier] L'époque contemporaine
Quand le premier Empire s'effondre, la ville sera la première à accueillir les princes de la maison de Bourbon. La période révolutionnaire rendit obligatoire le doctorat ; à partir de 1824, l’entrée à l’École exigea le baccalauréat. Les trois écoles au XIXe siècle auront une haute réputation, souvent désignées sous le nom d'Écoles de Santé navale.
À partir de 1840, la ville redevient un grand port colonial et commerce à nouveau avec l’Afrique. À la fin du siècle, la ville s'industrialise avec des entreprises chimiques, métallurgiques, alimentaires et les huileries. Au même moment le phylloxéra touche le vignoble.
Le 7 mai 1841, la première ligne de chemin de fer est ouverte entre Bordeaux et la Teste. Les trains partent alors de la première gare de Bordeaux, la gare Bordeaux-Ségur située rive gauche. En 1852, la ligne entre Bordeaux et Angoulême est ouverte permettant de relier Bordeaux à Paris. Les trains à destination de la capitale partaient de la gare de Bordeaux-Orléans située rive droite.
En 1870, Léon Gambetta forme un gouvernement à Tours qui devra se replier à Bordeaux. Antoine Alfred Eugène Chanzy rejoint le gouvernement à Bordeaux où il prône la poursuite de la résistance.
Dans les années qui suivirent la guerre de 1870, le corps de Santé de la Marine va connaître une crise et un déclin de ses trois écoles. C'est en 1890 que le projet du ministre Édouard Barbey fut adopté, projet prévoyant la création d'une École du Service de Santé pour la Marine puis d'une Faculté d'État et l'existence de trois annexes.
C’est à Bordeaux, le 5 novembre 1890, qu’est inaugurée l’École Principale du Service de Santé de la Marine et des Colonies dans un ancien asile d’aliénés. Elle a pour mission de former des médecins et des pharmaciens. L’emplacement de l’École devait être provisoire mais il devient définitif avec la construction d'un bâtiment sur le cours Saint-Jean et d’un autre sur la rue Ferbos.
Pendant la Première Guerre mondiale, Paris étant menacée par l’avancée des armées allemandes, le gouvernement français se replia vers Bordeaux. La ville connaîtra alors une certaine prospérité grâce aux usines d’armement. En 1917, la ville devient le point de passage des soldats des "États-Unis d'Amérique". Elle est aussi à cet instant la ville de l’Action française et des ligues qui rendent le climat politique agité.
La Seconde Guerre mondiale, marque une nouvelle période de troubles pour Bordeaux. La ville devient en 1940, pour la troisième fois de son histoire, le siège du gouvernement. Le fait que Bordeaux ait été le siège du gouvernement lorsque la France était en danger lui a valu le surnom de "capitale tragique". En juin 1940, alors que le gouvernement français s’apprête à signer l'armistice, le consul du Portugal, Aristides de Sousa Mendes délivre près de 30 000 visas à des réfugiés fuyant l’avancée de l’armée allemande. La ville est ensuite occupée par les Allemands avec des collaborateurs zélés comme le maire Adrien Marquet ou le préfet Maurice Papon. Le port de Bordeaux acquiert durant la guerre un rôle nouveau et majeur dans l’économie de guerre du Reich (voir Histoire du port de Bordeaux durant la Seconde Guerre mondiale). Une base sous-marine bétonnée est construite et des cargos forcent le blocus britannique pour approvisionner l’Allemagne en matières premières (caoutchouc naturel notamment) venus d'Extrême-Orient. Le maire de Bordeaux, Adrien Marquet, s’engage dans la collaboration aux côtés de Marcel Déat avec lequel il avait fondé avant-guerre le parti des Néo-Socialistes, proches des idées fascistes. Après avoir quitté Périgueux et Agen le 19 août 1944 et Pau le 20, les Allemands quittent Bordeaux le 28 août 1944.
En 1947, Jacques Chaban-Delmas, général de la Résistance, devient maire. Il industrialise la ville alors que le négoce s’effondre. Il restera maire jusqu'en 1995, année où Alain Juppé obtient le poste de maire et qui tenta de redonner à la ville un second souffle et pour ce faire engagea une rénovation de la ville, une réhabilitation de certains quartiers, la construction d'un tramway. Suite à sa condamnation en 2004, Alain Juppé est remplacé par Hugues Martin, provisoirement. La mairie d'Hugues Martin démissionne alors le 28 août 2006, et sont organisées les élections municipales anticipées le 8 octobre 2006. Alain Juppé, ayant purgé son année d'inéligibilité, est ainsi réélu au premier tour, avec 56,24 % des suffrages.
[modifier] Géographie
Bordeaux est situé près de la cote Atlantique, dans le sud-ouest de la France.
[modifier] Généralités
La ville est traversée par la Garonne. C’est un port accessible aux navires de haute mer. Mais la plupart s’arrêtent plus en aval sur la Gironde, principalement au Verdon. Elle possède le dernier pont en aval sur la Garonne, le pont d’Aquitaine. Au-delà, la Garonne, puis la Gironde, ne sont franchissables que par des bacs.
L’agglomération s’est développée à un rythme rapide, du fait d’un fort étalement urbain. Cet étalement est notamment lié au fait que les habitations de l’agglomération bordelaise excèdent rarement trois, voire deux niveaux, y compris dans les faubourgs proches du centre-ville.
En centre-ville, l'opération de transformation du quartier de Meriadeck a visé à séparer les circulations piétonnes et automobiles, en construisant une dalle piétonne au-dessus de la voirie. Le bilan de cette opération est contesté.
Bordeaux, à l’image de son climat, est une ville charnière. Encore du Nord, et déjà du Sud. De la domination anglaise au Moyen Âge, elle cultive un certain flegme, une grande classe. Des courants commerciaux avec les pays de la Hanse et de la Hollande, elle garde le professionnalisme, l’ouverture sur le monde. De l’époque de Louis XIV, elle garde une architecture droite, alignée, classique, que l’on retrouve dans les innombrables châteaux en pierre blonde. Mais Bordeaux se vit aussi au rythme latin. Elle se montre gourmande et fêtarde, car sa population vient de toute l’Aquitaine, cette belle province qui touche l’Espagne. On est ici plus près de Bilbao et de Toulouse que de Paris.
[modifier] Géologie
La rive gauche de la Garonne, où se situe la majeure partie de la ville, se compose de grandes plaines, souvent marécageuses (comme vers Bordeaux-Lac). Bien qu'il y ait quelques collines, l'altitude moyenne de la rive gauche est faible. Ces plaines sont formées de sédiments et le sous-sol est principalement composé de gravier. Les sols y sont maigres, perméables à l'eau et stockent facilement la chaleur. Ces sols sont cependant tout à fait adaptés à la viticulture. La ville de Bordeaux est située entre le Médoc (en aval) et les Graves (en amont) qui sont très semblables au niveau géologique. La rive droite est très différente puisque l'on passe presque directement à un plateau de chaux. L'altitude passe alors de façon abrupte à 90 mètres. C'est sur ce même plateau, à environ 20 kilomètres, que se situent des domaines viticoles mondialement connus comme Saint-Emilion, Pomerol et Fronsac, où l'on trouve certains des vins les plus chers au monde.
[modifier] Climat
Le climat de Bordeaux est de type océanique ce qui se caractérise par un écart plus faible entre les températures hivernales et estivales. Les hivers y sont très doux et les étés sont chauds. Les précipitations sont fréquentes et réparties tout au long de l'année avec 820 mm d'eau et environ 150 jours pluvieux par an. L'été, les précipitations sont souvent dues à des orages de chaleurs. En juillet 1883, les plus importantes précipitations jamais tombées en France en 30 minutes ont été observées à Bordeaux.
Les températures moyennes sont de 3,5°C en janvier et de 20°C en août soit une moyenne annuelle de 14,5°C. Bordeaux connaît en moyenne 18 jours en été où les températures dépassent les 30°C. Des températures extrêmes peuvent aussi être observées comme lors de l'été 2003 où la température a atteint 41°C. Ce même été, il y a eu 12 jours consécutifs où les maximales ont atteint ou dépassé les 35°C. Bordeaux bénéficie d'un ensoleillement élevé avec environ 2000 heures de soleil par an.
Bordeaux a connu des hivers très froids en 1985 et en 1987, puis une sécheresse de 1988 à 1992. Plus récemment Bordeaux a connu une sécheresse importante de 2002 à 2005 avec des années remarquables comme 2003 et 2005.
[modifier] Urbanisme et géographie urbaine
La ville de Bordeaux est divisée en huit arrondissements (voir carte des cantons). Les arrondissements 1 à 6 sont situés sur la rive gauche de la Garonne en bordure du fleuve. Le septième correspond à la rive droite et au quartier de la Bastide. Enfin, le huitième correspond au quartier de Caudéran. Cette division purement administrative n'ayant rien d'historique, les habitants s'identifient plus à leur quartier qu'à leur arrondissement.
La ville peut aussi être divisée en trois parties :
- la vieille ville de Bordeaux
- les anciens faubourgs (partie située à l'intérieur des boulevards)
- les quartiers extérieurs (comme Bordeaux-Lac ou Caudéran). Les types de logement et d'activité sont très différents dans ces trois parties de la ville.
[modifier] La vieille ville
La vieille ville de Bordeaux est la partie située à l'intérieur des anciens murs de la ville, qui correspondent aujourd'hui aux cours de Verdun, Clemenceau, place Gambetta, cours d'Albret, cours Aristide Briand, place de la Victoire, et cours de la Marne. À l'est, la vieille ville est délimitée par la Garonne.
On trouve deux grands axes qui traversent la partie historique de la ville: la rue Sainte-Catherine qui coupe la ville du Nord au Sud et le cours Victor-Hugo, prolongé par le pont de Pierre qui coupe la vieille ville d'Ouest en Est.
La rue Sainte-Catherine, rue piétonne de près de 1,5 kilomètre, relie la place de la Comédie (Grand Théâtre) et la place de la Victoire, où se situe encore des vieux bâtiments de l'Université (Université Bordeaux 2). La rue Sainte-Catherine et les quartiers situés à l'Ouest de cette rue sont très commerçants. À l'Est de la rue, jusqu'aux quais, se situent des quartiers de logement.
L'axe Est-Ouest, formé par le pont de Pierre, seule traversée de la Garonne de la vieille ville, et le cours Victor-Hugo, coupe le vieux Bordeaux en une partie Nord, plus aisée, et une partie Sud, plus pauvre.
Dans le quart Nord-Ouest de la vieille ville (quartier des Quinconces et de l'hôtel de ville), se situent des restaurants et des cafés aisés, des établissements bancaires et des prestataires de services financiers, ainsi que des commerces de luxe. C'est dans cette partie Nord-Ouest que se situe le "Triangle d'Or" de Bordeaux. Ce secteur, dont la forme est un triangle presque équilatéral délimité par les cours Clemenceau, de l'Intendance et les allées de Tourny, est considéré comme la vitrine du luxe bordelais. En 1789, l'actuel "Triangle d'Or" n'était qu'un espace de couvents, mais lors de la révolution, ces biens du clergé furent réquisitionnés et la ville se trouva en possession de vastes terrains vacants. C'est en 1790 que l'architecte Chalifour proposa un plan de réorganisation du quartier, avec une place centrale (place des Grands-Hommes) et des rues rayonnantes. Les travaux commencèrent en 1792, mais furent interrompus par la Terreur et ne reprirent qu'en 1797. Les rues furent baptisées du nom des grands esprits ayant inspiré la Révolution Française (Montesquieu, Rousseau, Voltaire). De nos jours, le cours de l'Intendance, rénové et devenu piéton avec l'arrivée du tramway, permet d'admirer les façades du XVIIIe et du XIXe siècle de ces bâtiments luxueux.
Dans la partie Nord-Est (quartiers Saint-Pierre et Saint-Eloi), se trouvent de nombreux restaurants, hôtels et bistros. Au bord de la Garonne se situent les quais, en plein réaménagement depuis l'arrivée du tramway. L'aménagement de la face Est de la ville, tournée vers le fleuve, date du XVIIIe siècle. Le but était de donner une bonne impression aux voyageurs arrivant du fleuve. La place de la Bourse, ancienne place Royale, fut inaugurée en 1755.
La partie Sud-Ouest de la vieille ville (autour de la place de la Victoire) se caractérise par la présence de nombreux étudiants. Le quartier est en effet proche d'une partie de l'Université Bordeaux 2 et est aussi bien desservi par les transports en commun en direction du domaine universitaire (notamment la ligne B du tramway), ce qui explique en partie la présence de nombreux étudiants. Ce quartier est aussi un lieu de résidence de la classe moyenne.
Enfin, la partie sud-est du centre ville (autour des Capucins, de Saint-Michel et de Sainte-Croix) est un lieu de résidence des populations aux revenus plus faibles (personnes âgées, ouvriers, chômeurs et immigrés). C'est également dans ce secteur de la ville que se situe la gare Saint-Jean, construite au XIXe siècle.
[modifier] Les anciens faubourgs
À l'extérieur des murs de la ville, les cours actuels, des faubourgs sont apparus. De nos jours, ces faubourgs, compris entre les cours et les boulevards, entourent la vieille ville. Malgré quelques exceptions, le développement de ces quartiers s'est fait de façon semblable.
Au Nord, le long de la Garonne, se situent les quartiers du Grand-Parc et des Chartrons. Ces quartiers abritaient de nombreux commerçants en vin.
Le quartier des Chartrons doit soit nom au couvent des Chartrons fondé en 1381, lors de la guerre de Cent Ans par des chartreux du Périgord venus se réfugier dans ce quartier marécageux. L’intendant Tourny, a relié les Chartrons à la ville par une promenade, (l'actuel cours Xavier-Arnozan) et une grande allée (l'actuel Cours de Verdun), et a fait construire de somptueuses demeures de style Louis XV et XVI, par les frères Laclotte, ainsi que le jardin public. La rénovation actuelle des quais du quartier des Chartrons et l'arrivée prochaine du tramway B dans ce quartier ont entraîné une augmentation importante du prix de l'immobilier. Le quartier du Grand Parc, au nord du quartier Saint-Seurin, quant à lui est très différent. Bien que compté dans le même arrondissement, il a pris son essor dans les années 60 et 70 avec la réalisation de grands ensembles urbains qui aujourd'hui vieillissent, malgré la réalisation de vastes projets immobiliers non loin de là, telle la place Ravezies.
Le quartier Saint-Seurin (du nom de la basilique Saint-Seurin), situé au Nord-Ouest et construit autour du palais Gallien, est un lieu d'habitation aisé. Ce quartier et le quartier des Chartrons accueillent de nombreux consulats.
Image:Immeuble cub bordeaux.jpg
À l'ouest de la ville s'élève le quartier Mériadeck. Le quartier doit son nom au prince cardinal de Rohan, Ferdinand Maximilien Mériadec, archevêque de Bordeaux qui y fit construire le palais Rohan en 1771 (qui, en 1835, deviendra l’hôtel de ville) et qui offrit les terres à la ville, alors à l'étroit dans ses limites géographiques héritées du Moyen Âge. C'est un quartier moderne, essentiellement commercial et administratif. Pendant longtemps, cette partie de la ville ne fut qu'un vaste marais bordant la ville. Mais les maladies dues à la présence de ce marais (et notamment la peste) ont conduit au XVIIe siècle à son assèchement. Au XIXe siècle, des échoppes y sont construites et une population pauvre, ouvrière et artisane s'y installe. Des maisons closes, cafés et bals animent ce quartier cosmopolite. En 1955, la municipalité dirigée par Jacques Chaban-Delmas décide la rénovation totale de ce quartier pauvre. Le projet prévoit la construction d'immeubles "barres" typiques de ces années. En 1963, la rénovation devient restructuration et le quartier Mériadeck sera finalement le quartier "des affaires" de Bordeaux avec des bâtiments modernes commerciaux et administratifs, ainsi que des équipements sportifs (patinoire…). De nombreuses administrations et services sont regroupés dans ces grands bâtiments, dont la hauteur a finalement été limitée, construits autour d'un jardin central. De plus, la circulation automobile et celle des piétons ont été séparées par la construction d'une dalle, l'actuelle esplanade Charles de Gaulle. Ce quartier abrite de nos jours des centres commerciaux, la Communauté urbaine de Bordeaux, la préfecture de la région Aquitaine, le conseil général de la Gironde et certains services du Trésor public. Ce quartier voulu par Jacques Chaban-Delmas a de nombreux détracteurs, notamment à cause de l'architecture du quartier (typique des années 1960-1970), de la séparation des voitures et des piétons et de l'utilisation massive du béton. Cependant certains bâtiments plus récents (comme la préfecture d'Aquitaine) tendent à rajeunir l'architecture vieillissante de ce quartier. Ce quartier a quand même eu des points positifs, il a notamment permis la construction de bâtiments administratifs et commerciaux à proximité du centre ville sans dégrader l'architecture historique du vieux Bordeaux. Les quartiers autour de Mériadeck sont composés de nombreuses échoppes, maisons à un étage typiquement bordelaises, qui accueillent des habitants de la classe moyenne. Il est également à quelques pas du centre " officiel", c'est-à-dire de la Place Gambetta ( où se trouve une borne en pierre d'où partent les numérotations des maisons), ensemble XVIIIeme qui tranche avec Meriadeck.
Au Sud-Ouest, le quartier Saint-Genès abrite une population aisée voire bourgeoise. Enfin, les quartiers Sud (Nansouty, barrière de Toulouse, Saint-Jean, Belcier…) accueillent une population aux revenus modestes. La présence de zones industrielles, de nombreuses voies ferrées de la SNCF et d'infrastructures telles que les abattoirs centraux ternissent nettement l'image des quartiers Sud, notamment de ceux situés près de la Garonne. D'une manière générale, que ce soit dans la vieille ville ou dans les anciens faubourgs, la partie Sud accueille une population plus pauvre que les quartiers Nord.
[modifier] Les quartiers extérieurs
Rive Droite - La Bastide - La Benauge
La rive droite de la ville s'est longtemps développée loin du regard des urbanistes de la rive gauche, et de manière plus anarchique. Les quartiers de la Bastide et de Benauge qui composent cette partie de la ville accueillent une population modeste mais aussi de nombreuses industries. La rive droite comporte aussi de nombreuses friches industrielles qui dégradent fortement l'image de ces quartiers qui font face à la rive gauche. Cependant depuis une dizaine d'années, des plans de rénovations de cette partie de la ville ont vu le jour. De nouveaux bâtiments résidentiels devraient être construits ainsi qu'un pôle universitaire qui devrait être inauguré à la rentrée 2006. L'arrivée du tramway sur la rive droite a également permis de rénover une partie de ces quartiers comme la place Stalingrad ou l'avenue Thiers. Aujourd'hui le quartier de la Bastide c'est considérablement orienté vers le futur avec la reconversion de l'ancienne gare d'Orléans en Multiplex. Un projet de nouveau pont entre l'esplanade des Quinconces et la Bastide ou entre la Place de la Bourse et la Bastide, il est prévu pour 2009-2011.
Le Lac - Bacalan
Sur la rive gauche, au Nord de la ville se situent les quartiers de Bordeaux-Lac et de Bacalan. La construction du quartier de Bordeaux-Lac fut entreprise par la municipalité dirigée par Jacques Chaban-Delmas, après l'assèchement de marais et la création d'un lac artificiel. Ce quartier accueille des tours de logement, quelques bureaux et des centres commerciaux. Le parc des expositions y a aussi été construit. Le bilan de la construction de ce nouveau quartier est mitigé, ce quartier étant peu attractif et trop excentré. C'est dans ce quartier que se situe le pont d'Aquitaine construit avec la rocade à la même époque. L'arrivée du tramway en 2007 ou en 2008 pourrait redynamiser ce quartier. Le quartier de Bacalan est construit près des bassins à flot et de l'ancienne zone portuaire de Bordeaux. Ce quartier qui abritait autrefois les dockers accueille aujourd'hui une population modeste. Là aussi, l'arrivée du tramway et la restructuration du quartier et des anciens hangars devraient modifier profondément ce quartier.
Caudéran
À l'ouest se situe Caudéran. Cette ancienne ville de l'agglomération a fusionnée avec Bordeaux en 1965 et est maintenant un des quartiers de la ville. Cette ancienne banlieue "chic" de Bordeaux est maintenant un des quartiers les plus calmes de la ville. Sa fusion a permis le développement de Bordeaux vers l'ouest. Le parc bordelais, plus grand espace vert de la ville se situe dans ce quartier. Au Sud-Ouest, Saint-Augustin accueille une population de la classe moyenne supérieure. C'est dans ce quartier que se situent le stade Chaban-Delmas (ou Lescure), l'hôpital Pellegrin (CHU de Bordeaux) et la faculté de médecine (Université Bordeaux 2).
[modifier] Démographie
La ville de Bordeaux compte 229 900 habitants (recensement 2004), l'agglomération compte 753 931 habitants (recensement 1999). C'est la septième agglomération française après Paris, Lyon, Marseille, Lille, Nice et Toulouse. L'aire urbaine compte 925 253 habitants (recensement 1999), c'est la septième aire urbaine française. Après une période de rapide dépeuplement (280 000 habitants en 1946, 208 159 habitants en 1982) et d’importants travaux de rénovation des quartiers les plus anciens, la population de la ville centre recommence à augmenter. La commune de Bordeaux, qui a gagné plus de 20 000 habitants en 20 ans, connaît actuellement un bel essor démographique. Un projet de fusion de communes est à l'étude, semblable aux cas de Lille-Lomme ou Cherbourg-Octeville, afin de porter la population communale au dessus de 300 000 habitants ; certains y voient un moyen de la rendre plus compétitive et de lui permettre de jouer un véritable rôle de métropole européenne.
Les recensements menés par l'INSEE en 2004 et 2005 montrent que la population bordelaise compte 126 046 ménages et 139 707 logements. Parmi les 229 900 bordelais, la part des hommes représente 46 %, celle des femmes 54 %. L'état matrimonial de la population bordelaise de 15 ans et plus indique que 54 % de la population est célibataire, 32 % marié(e), 8 % divorcé(e) et 6 % veuf ou veuve. Le nombre moyen de personnes par ménage est de 1,8.
| 1350 | 1375 | 1420 | 1660 | 1750 | 1790 | 1801 | 1936 | 1946 | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 30 000 | 10 000 | 20 000 | 40 000 | 60 000 | 111 000 | 91 000 | 258 000 | 280 000 | ||
| 1954 | 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2004 | 2005* | ||
| 284 494 | 278 000 | 266 000 | 223 000 | 208 159 | 210 336 | 215 363 | 231 500 | 229 900 | ||
| Estimations avant 1801 ; recensements à partir de 1801; * Estimation de l'INSEE au 1er juillet 2005 | ||||||||||
[modifier] Économie
[modifier] Viticulture
Bordeaux est la capitale mondiale du vin. À proximité de Bordeaux, un vignoble important produit de nombreux vins, dont certains parmi les plus prestigieux du monde, collectivement désignés sous le terme de vins de Bordeaux, ou simplement de bordeaux. Il y a autour de Bordeaux 14 000 producteurs de vin, 117 514 hectares de vigne, 400 négociants et un chiffre d'affaires de 14,5 milliards d'euros. La production annuelle est de 700 millions de bouteilles, vins de consommation courante et vins de qualité supérieure confondus.
La mosaïque des terroirs de Bordeaux a deux origines principales. Sur la Rive gauche de la Garonne et le long de l’estuaire, les alluvions dominent le vignoble sur plus de 150 km. Mais pas n’importe lesquels. Ce sont essentiellement des Graves : galets et graviers roulés en provenance des Pyrénées, où le fleuve prend sa source 600 Km plus loin. Ces Graves sur sable constituent des terrasses bien drainées, chaudes et parfaites pour la vigne et le Cabernet sauvignon en particulier. De l’autre côté du fleuve, c’est un univers plus rond, plus charnu qui vous attend, avec des côtes et des collines argilo-calcaires et des sols plus profonds, parfaits pour le Merlot, par exemple. Ces terroirs ont une origine différente, sédimentaire et alluviale avec toujours une présence importante de calcaire.
Ce sont des vins blancs ou rouges, ces derniers sont à l'origine de la couleur bordeaux. Les vins rouges sont généralement produits à partir de cépages Cabernet-sauvignon, Merlot, Cabernet franc, Petit Verdot, Malbec, et de moins en moins fréquemment de Carménère. Les vins blancs sont produits à partir de cépages Sauvignon blanc, Sémillon et Muscadelle.
Le vignoble bordelais est subdivisé en cinq régions : l'Entre-Deux-Mers, le Libournais, le Bourgeais-Blayais, les Graves et le Médoc. Les terroirs les plus célèbres sont ceux de Saint-Émilion, Pauillac, Saint-Estèphe, Sauternes et Pomerol. Un classement des vins de Bordeaux est établi depuis 1855, mais il est fortement remis en question par la critique et certains producteurs du fait de son caractère presque immuable.
Actuellement, le vignoble bordelais connaît une relative crise en raison de la concurrence internationale et de la baisse des prix. Ces dernières années, le nombre de producteurs a diminué de façon significative.
[modifier] Industrie
Mais Bordeaux est aussi une ville industrielle. Bien que l'industrie bordelaise ait souffert ces dernières décennies (rive droite de Bordeaux), la ville a su se repositionner dans les technologies de pointe et les nouvelles technologies, notamment l'aéronautique. L'agglomération bordelaise est en effet un pôle majeur dans le secteur aéronautique spatiale et de défense, qui y emploie plus de 20 000 personnes. Sont notamment implantées à Bordeaux les entreprises Dassault, Safran (l'ancienne Snecma) et Thales. C'est notamment en périphérie de Bordeaux que sont construits les avions Falcon, le cockpit de l'Airbus A380, les propulseurs d'appoint de la fusée Ariane et le missile servant de vecteur à l'arme nucléaire, embarqué dans les SNLE, le M-51. Il est prévu que le laser Mégajoule soit implanté en périphérie de Bordeaux : ce projet, capital pour le renouvellement du dispositif de dissuasion nucléaire français, dans lequel le ministère de la Défense compte investir plus de deux milliards d'euros, serait associé à un pôle industriel en industrie optique et laser de niveau européen.
Sont aussi présentes la pétrochimie et l'industrie pharmaceutique (Sanofi-Aventis, ainsi que l'industrie agroalimentaire (LU), et en particulier les vins et spiritueux (Marie Brizard, Ricard), mais aussi bien sûr les vins de Bordeaux, secteur dans lequel certaines entreprises peuvent être considérées comme de véritables industries.
[modifier] Services
Le secteur tertiaire reste dominant dans la capitale girondine notamment grâce à la forte attractivité commerciale et à une concentration des services liés aux entreprises. De plus, le tourisme est en plein essor, Bordeaux disposant d'un riche patrimoine historique et servant de relais vers les côtes d'Aquitaine et l'arrière-pays qui bénéficie considérablement des progrès du tourisme rural.
Bordeaux est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux. Elle gère l'aéroport de Bordeaux - Mérignac, l'École supérieure de commerce (ESC) de Bordeaux et l'Aire de Cestas.
[modifier] Port autonome de Bordeaux
La ville de Bordeaux a également une activité portuaire importante. En effet, le port autonome de Bordeaux accueille chaque année 1 600 navires et traite environ 9 millions de tonnes de marchandises (dont 4,1 millions de tonnes d'hydrocarbures). Le port autonome de Bordeaux accueille également les éléments de l'A380 en transit vers Toulouse.
[modifier] Chômage
Le chômage reste élevé, touchant près de 20 000 personnes.
Répartition des actifs (1999, INSEE):
- Secteur primaire: 0,3 %
- Secteur secondaire: 10,7 %
- Secteur tertiaire: 89 %
- Taux de chômage: 12 % (2004)
[modifier] Entreprises
Quelques sociétés de renom basées à Bordeaux ou dans son agglomération :
[modifier] Administration
[modifier] Maires de Bordeaux
- Jacques Chaban-Delmas (RPR) (1947-1995)
- Alain Juppé (UMP) (1995-2004)
- Hugues Martin (UMP) (2004-2006)
- Alain Juppé (UMP) (2006- )
Parmi les projets dont Hugues Martin a hérité au départ d'Alain Juppé, figurent notamment : le développement et l'amélioration du réseau Tramway dans la CUB, l'amélioration du cadre de vie avec aménagement des quais, étude de diverses lignes TGV rapides et plus directes vers différentes grandes villes…
Le 19 juin 2005, Hugues Martin inaugure sur la place de la Victoire l'Obélisque, un monument dédié à la gloire du vin.
Le 28 août 2006, les conseillers municipaux de la majorité municipale UMP-UDF-DVD démissionnent afin de déclencher des élections municipales anticipées et de permettre le retour d'Alain Juppé à la tête de la ville, après des élections que ce derniers remportera avec 56,24 % des votes.
[modifier] Quartiers administratifs
En 1995, la mairie de Bordeaux a divisé la ville en 12 quartiers administratifs pour permettre la mise en place de conseils de quartiers. Ces conseils permettent un meilleur lien entre les bordelais et leurs élus ainsi qu'un traitement plus efficace des problèmes locaux. Les 12 quartiers créés regroupent plusieurs quartiers historiques (22, voir partie quartiers historiques de Bordeaux).
Ces douze quartiers sont les suivants :
- Quartier du Lac
- Quartier de Bacalan
- Quartier Grand-Parc - Chartrons - Paul Doumer
- Quartier de la Bastide
- Quartier Hôtel de Ville - Quinconces - St-Pierre - St-Éloi
- Quartier St-Seurin - Fondaudège
- Quartier de Caudéran
- Quartier St-Augustin - Quintin - Loucheur - Tondu
- Quartier St-Bruno - St-Victor - Mériadeck
- Quartier Capucins - Victoire - St-Michel - Ste-Croix
- Quartier Nansouty - St-Genès - Simiot - Barrière de Toulouse
- Quartier St-Jean - Belcier - Carle Vernet - Albert 1er - Sacré Cœur
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[modifier] Cantons
En 1965, la commune de Caudéran a été rattachée à Bordeaux, elle forme maintenant le 8e canton.
Bordeaux est divisée en 8 cantons :
- Le 1er canton compte 24 453 habitants;
- Le 2e canton compte 23 855 habitants;
- Le 3e canton compte 31 634 habitants;
- Le 4e canton compte 30 994 habitants;
- Le 5e canton compte 25 184 habitants;
- Le 6e canton compte 27 302 habitants;
- Le 7e canton compte 12 993 habitants;
- Le 8e canton compte 38 948 habitants.
Pour un total de 215 363 habitants en 1999 selon l'INSEE <div style="clear:both;" />
[modifier] Universités
L'université de Bordeaux trouve son origine dans la bulle du pape Eugène IV datée du 7 juin 1441. L'initiative de cette création doit être attribuée à l'archevêque Pey Berland.
L'université de Bordeaux est supprimée sous la Révolution française en 1793, avant de renaître en 1808 avec Napoléon Ier.
Bordeaux accueille environ 70 000 étudiants sur l'un des plus grands campus d'Europe (235 ha) à cheval sur 4 communes: Bordeaux, Talence, Pessac et Gradignan. L'Université de Bordeaux est divisée en quatre :
- l'Université Bordeaux 1 (Sciences et Technologies), 10 693 étudiants en 2002
- L'IUT Bordeaux 1 dépend de Bordeaux 1.
- l'Université Victor Segalen Bordeaux 2 (Sciences de la Vie, de l'Homme et de la Santé), 15 038 étudiants en 2002
- l'Université Michel de Montaigne Bordeaux 3 (Arts, Lettres, Langues et Sciences humaines), 14 785 étudiants en 2002.
- L'IUT Michel de Montaigne dépend de Bordeaux III.
- l'Université Montesquieu Bordeaux 4 (Droit, AES, Économie et Gestion), 12 556 étudiants en 2002.
- L'IUT Bordeaux-Montesquieu ainsi que l'IUP commerce dépendent de Bordeaux IV.
[modifier] Grandes écoles
- Écoles d'ingénieurs (et niveaux assimilés)
- École nationale supérieure d'arts et métiers (ENSAM)
- École d'ingénieurs en modélisation mathématique et mécanique (MATMECA)
- École nationale supérieure d'électronique, informatique, radiocommunications de Bordeaux (ENSEIRB)
- École supérieure de technologie des biomolécules de Bordeaux (ESTBB)
- École nationale d'ingénieurs des travaux agricoles de Bordeaux (ENITA)
- École nationale supérieure de chimie et physique de Bordeaux(ENSCPB)
- Institut des sciences et techniques des aliments de Bordeaux (ISTAB)
- Institut de cognitique (IdC)
- École supérieure d'informatique (eXia : Groupe CESI)
- École supérieure d'informatique (SUPINFO)
- École privée des sciences informatiques (EPSI)
- École supérieure d’ingénierie informatique (ESII)
- Écoles de commerce
- Bordeaux école de management (ESC Bordeaux)
- EBP International (Bordeaux École de Management)
- Institut des hautes études économiques et commerciales (INSEEC)
- École de commerce européenne (ECE) (Groupe INSEEC)
- Institut universitaire professionnalisé de commerce de Bordeaux (IUP commerce de Bordeaux)
- Autres grandes écoles
- Sciences Po Bordeaux (Institut d'études politiques)
- École nationale de la magistrature (ENM)
- École du service de santé des armées de Bordeaux (Santé navale)
- École d'architecture et de paysage de Bordeaux
- École des beaux-arts de Bordeaux
- École française des attachés de presse et des professionnels de la communication (EFAP)
- Conservatoire national des arts et métiers d'Aquitaine (CNAM)
- École d'administration des affaires maritimes
[modifier] Transports
[modifier] Routes et autoroutes
Bordeaux est un nœud routier et autoroutier important de la façade Atlantique, c'est notamment un passage obligé pour se rendre de Paris et de l'Europe du Nord à la façade atlantique de l'Espagne. La ville est reliée à Paris par l'autoroute A10, à Périgueux et à Clermont-Ferrand par l'A89, à Toulouse par l'A62, et à l'Espagne par l'A63. Bordeaux est équipé d'une rocade (N230 et A630) qui est souvent saturée l'été et lors des grands départs en vacances. Un projet de grand contournement de Bordeaux est à l'étude. Pourtant très critiqué, il devrait relier l'A10 à l'A63 à travers le Blayais et le Médoc situés à l'ouest de Bordeaux pour tenter de dévier une partie du trafic routier international. À péage et quasiment sans échangeur, il a pour but de faciliter le trafic de poids lourds sur l'axe Atlantique. Cependant, n'ayant pas été conçu dans ce but, ce projet autoroutier ne désengorgera pas la rocade bordelaise essentiellement saturée par le trafic local péri-urbain (voir rapport CNDP 2003 p.37). Avec ou sans contournement de Bordeaux, de lourds aménagements des infrastructures existantes, souvent retardés, s'avèrent aujourd'hui incontournables.
Sorties
Image:Sinnbild Autobahnausfahrt.svg 02 -> Bordeaux-Bastide
Image:Sinnbild Autobahnausfahrt.svg 04 -> Bordeaux-Centre, Bordeaux-Nord, Bordeaux-Lac, Parc des expositions, Centre routier
Image:Sinnbild Autobahnausfahrt.svg 04a -> Parc des expositions
Image:Sinnbild Autobahnausfahrt.svg 04b -> Centre hôtelier du lac
Image:Sinnbild Autobahnausfahrt.svg 05 -> Bordeaux-Fret
Image:Sinnbild Autobahnausfahrt.svg 09 -> Bordeaux-Caudéran
Image:Sinnbild Autobahnausfahrt.svg 11a -> Mérignac zone d'activité
Image:Sinnbild Autobahnausfahrt.svg 11b -> Mérignac aéroport
Image:Sinnbild Autobahnausfahrt.svg 21 -> Bordeaux-Centre, Gare St Jean, M.I.N. (Marché d'Intérêt National)
Image:Sinnbild Autobahnausfahrt.svg 24 -> Bordeaux-Centre, Haut-Floirac, Bergerac, Tresses
[modifier] Chemin de fer
Les chemins de fer font leur apparition en 1841 à Bordeaux avec l'ouverture de la ligne entre Bordeaux et la Teste par la Compagnie de chemin de fer de Bordeaux à La Teste. La première gare de Bordeaux (Bordeaux-Ségur) est alors inaugurée. Cette gare fut remplacée par une caserne et se situait au niveau de l'actuelle rue de Pessac.
En 1852 la Compagnie du Paris-Orléans ouvre la ligne entre Bordeaux et Angoulême permettant la liaison entre Bordeaux et Paris. Les trains partent alors de la gare de Bordeaux-Orléans (Bordeaux-Bastide, devenue aujourd'hui un cinéma), ouverte rive droite. En 1853, la Compagnie de chemin de fer de Bordeaux à La Teste est reprise par Compagnie des chemins de fer du Midi. En 1855, la gare de Bordeaux-Ségur est supprimée et remplacée par la gare Bordeaux-Saint-Jean. On a alors deux réseaux principaux avec deux gares principales appartenant à deux compagnies différentes. Cette situation s'explique par le fait qu'il n'y avait pas de pont ferroviaire permettant de traverser la Garonne. Les voyageurs partant de Paris et souhaitant se rendre vers le Sud de l'Aquitaine devait descendre à la gare de Bordeaux Orléans, traverser la Garonne et reprendre le train à la gare Saint-Jean. Une passerelle de liaison est construite entre les deux gares en 1860 par Gustave Eiffel. La gare d'Orléans reste cependant la tête de ligne de la Compagnie du Paris-Orléans (vers Clermont-Ferrand, Lyon, Paris). En 1898, la gare Saint-Jean actuelle est construite afin d'accueillir plus de voyageurs. La gare d'Orléans perd alors peu à peu son utilité et la fusion des deux compagnies ferroviaires (Paris-Orléans et Midi) en 1934 et la création de la SNCF en 1938 sonne le glas définitif de cette gare au profit de la gare Saint-Jean. De nos jours, le bâtiment de la gare d'Orléans sert de cinéma.
Bordeaux est de nos jours un nœud ferroviaire important entre Paris et l'Espagne. La gare principale de Bordeaux (gare Saint-Jean) est desservie par de nombreux TGV. Bordeaux est en effet reliée par TGV à Paris-Montparnasse, à Toulouse, à Irun, à Dax, à Hendaye, à Pau… Bordeaux est également reliée par trains corail et par TER à Nantes, Périgueux, Arcachon… Bordeaux possède également deux gares desservies par les trains régionaux, Bénauge et la gare Saint-Louis.
Le réseau ferroviaire bordelais tend à la saturation, due essentiellement au bouchon ferroviaire bordelais. Des concertations et un second pont ferroviaire sur la Garonne parallèle à la passerelle Eiffel sont actuellement en cours pour faire sauter ce bouchon et préparer l'arrivée d'une ligne TGV à grande vitesse à Bordeaux. <ref>Site internet officiel consacré à ce sujet et administré par RFF</ref>.
[modifier] Transports aériens
Bordeaux est équipé d'un aéroport international, l'aéroport de Bordeaux - Mérignac. Il se situe sur la commune de Mérignac et est accessible depuis la rocade sortie 11b. L'aéroport de Bordeaux a accueilli 2 928 873 passagers en 2004. Les principales liaisons sont à destination de Paris-Orly, de Lyon, de Londres-Gatwick, de Marseille, de Nice et de Strasbourg.
[modifier] Transports en commun
Bordeaux et son agglomération (la CUB) possède un important réseau de transport en commun. L'ensemble de ces transports en commun est regroupé sous l'appellation TBC pour 'Tram et Bus de la CUB'. Cette entreprise appartient à Connex Bordeaux, société du groupe Connex qui gère le réseau par un contrat de délégation de service public. La TBC a remplacé la CGFTE le 3 juillet 2004 après la réorganisation du réseau suite à la mise en service de la ligne B du tramway de Bordeaux.
Le réseau est composé de :

